🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
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Robert Ier BIGOD ◉ Sosa : 408 017 412
Parents
- Thurstein D'AVRANCHES ~989-~1053
- Judith DE NORMANDIE 994-1044
Union(s) et enfant(s)
-
Avec
Billeheude DE SAINT SAUVEUR ~1020-?
dont
- Roger III BIGOD 1045-1107
Frères et sœurs
- Robert Ier BIGOD 1015-1071
- Richard Turstin Haldup D'AVRANCHES 1025-1066
Événements
- 1015 :
-
Naissance - Avranches, 50025, Manche, Normandie, FRANCE
A la fin du v e siècle, Avranches devient le siège d'un évêché. D'après la liste dressée au xii e siècle par Robert de Torigni, alors abbé du Mont-Saint-Michel, vingt prélats se succèdent entre la fin du v e siècle et l'an Mil. Malheureusement cette liste semble parfois douteuse à l'image du contexte si obscur du Haut Moyen Age. Parmi ces évêques, certains semblent purement légendaires comme Léontius, qui inaugure la liste, ou Théodovic qui aurait accueilli Charlemagne sans que rien ne prouve que l'empereur soit venu à Avranches. En revanche, l'existence de certains autres est avérée en raison de leur présence lors de conciles tenus à Orléans, Tours, Reims ou Soissons ; c'est le cas de Népus, attesté en 511. Et puis quelques-uns sont entrés dans l'Histoire pour diverses raisons, comme Paterne d'Avranches qui, venu du Poitou pour évangéliser la région et présent en 557 au concile de Paris, fonde les monastères d'Astériac (entre Couesnon et Sélune) et de Sessiac (à Saint-Pair-sur-Mer). Au vii e siècle, vient Ragestranus chargé par l'archevêque de Rouen d'affirmer la frontière religieuse de son diocèse face aux ambitions du clergé de Dol. Son successeur, Aubert, 12 e de la liste, est sans aucun doute le plus célèbre des évêques d'Avranches : il est l'instigateur du premier sanctuaire à l'origine du Mont-Saint-Michel, après en avoir reçu l'ordre de l'Archange venu le visiter. Puis, il faut attendre l'an 990 pour qu'apparaisse Norgod, attesté par des sources historiques indiscutables. Certains évêques dont saint Pair, ou encore ses successeurs saint Senier et saint Sever, ont donné leurs noms aux paroisses homonymes. Dans le contexte troublé des incursions vikings, du milieu du ix e siècle à 933, l'ouest de l'actuelle Basse-Normandie passe sous domination bretonne sans que l'on sache vraiment ce qu'il advint de ce territoire. Seule certitude, plus aucun évêque n'est mentionné à Avranches au cours de cette période ; il est probable que les évêques du diocèse voisin de Dol-de-Bretagne aient purement et simplement annexé l'Avranchin. Époque ducale (933-1204) Un évêque normand, nommé Norgod, apparaît dans les sources vers 990 ; il est installé par le duc de Normandie Richard Ier. Simultanément, un comte est placé à la tête d'Avranches et de sa région. Mentionné dans quatre chartes du début du xi e siècle, Robert est en quelque sorte le premier " homme politique " connu et attesté par des actes officiels. Il porte le titre de comte et contrôle un territoire dont les contours demeurent assez flous ; seules certitudes : toutes les terres qu'il offre, usurpe ou occupe sont situées entre le littoral de la baie du Mont-Saint-Michel et le Mortainais, et tous ces actes indiquent son omniprésence politique entre 1015 et 1025. Dans la plus ancienne de ces chartes, rédigée vers 1015, Robert donne aux moines du Mont-Saint-Michel une propriété du nom de " Thesiacum ". Comme la coutume le veut alors, le document précise que Robert concède ce bien pour le salut de son âme, celui des âmes de ses deux épouses (l'une vivante, Asceline, et l'autre décédée, Billehilde) et de ses trois fils, Guillaume, Robert et enfin Richard qui succéda à son père en devenant le deuxième comte d'Avranches. Parmi les co-souscripteurs de ce document très officiel, figure l'évêque d'Avranches Norgod mais aussi une série de témoins dont les noms fleurent bon l'époque romane : Geraldus, Radulfus, Erembertus, Gauterius, Petrus, Niellus, Drogo, Hasgerius, Griphus, Garmundus, Hutbertus, Gosfridus, Osmundus et Rainaldus. La terre de Thesiacum est facilement localisable : il s'agit d'un petit hameau situé sur la commune de Dragey et aujourd'hui appelé Tissey ; jusqu'à la Révolution, ce village dépendait de la baronnie de Genêts tenue par les moines du Mont. Trois comtes se succédèrent à Avranches dans la première moitié du xi e siècle10 : Robert, suivi de son fils Richard, lui-même remplacé par son cousin Guillaume Guerlenc. C'est certainement dans ce contexte de cette prise en main normande des limites occidentales des anciennes frontières de la province ecclésiastique de Rouen que le donjon d'Avranches fut édifié11. Mais, visiblement, ces comtes étaient assez remuants et attirèrent sur eux les foudres de leur duc ; Richard d'Avranches fut contraint de s'exiler, à la façon scandinave, pour ses écarts et notamment pour avoir usurpé deux domaines appartenant à l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire12. Après labataille du Val-ès-Dunes, en 1047, Guillaume le Batard transfère le siège comtal d'Avranches vers Mortain. L'objectif du duc est clair : ces premiers comtes ont de fortes ambitions et pourraient être tentés de faire passer leurs propres intérêts avant ceux du duché de Normandie, alors en pleine constitution. Pour éviter que ce comté d'Avranches ne mute en principauté, Avranches est rabaissé au rang de vicomté. Guillaume Guerlenc reste cependant comte et apparaît alors dans les sources avec le titre de comte de Mortain. Cependant, peu après, vers 1050, Guerlenc tombe en disgrâce. Banni par le duc, il est aussitôt remplacé par un nouveau comte, le demi-frère de Guillaume : Robert de Mortain. C'est alors qu'entre en scène la famille Goz. Vers 1055, Richard Goz est choisi afin de diriger la vicomté d'Avranches. Une nouvelle ère de stabilité et de coopération avec le pouvoir ducal s'ouvre. Le duc Guillaume trouve en cet homme un véritable " serviteur de la cause ducale " qui remplit à merveille son rôle de fonctionnaire du duché. Richard assura aussi, après la Conquête de l'Angleterre à laquelle il participa, le commandement du château de Saint-James. Richard, de pure ascendance nordique était le fils de Turstain Goz, vicomte de Hiesmois, et petit-fils de Ansfrid le Danois. Et, preuve de ses liens étroits avec la famille ducale, il épousa Emma de Conteville, demi-súur du Conquérant. De cette union naquit Hugues qui prit la suite de son père à la tête de la vicomté d'Avranches. Hugues le Loup encore appelé Hugues d'Avranches, fils de Richard Goz, apparaît dans les textes en 1065 lorsqu'il fonde l'abbaye de Saint-Sever. Après la Conquête de l'Angleterre, en 1066, pour avoir fourni soixante navires au duc Guillaume, il obtint du nouveau monarque le comté deChester, l'un des plus stratégiques d'Angleterre. Ce domaine royal avait en effet la particularité de se situer au contact du pays de Galles alors agité par des révoltes. Assumant pleinement son rôle de représentant du pouvoir anglo-normand, Hugues réprima avec une grande cruauté les agissements de ses turbulents voisins. Devenu le gardien des frontières nord-ouest du royaume, sa fortune immense le propulsa au sommet de l'aristocratie anglo-normande et lui permit de déployer à sa cour un faste hors du commun, digne d'un grand prince. Orderic Vital, moine de Saint-Evroult, n'hésita pas à dresser un portrait sans concession du comte : " soldat capable et dur ", il apparaît comme un des plus sanguinaires barons normands ! Sa cruauté s'exerça non seulement sur ses ennemis, qu'il faisait mutiler ou torturer, mais aussi, parfois, sur ses paysans voire certains membres de sa famille. Orderic le dit également " plus chasseur qu'ami des moines ", " adonné à la gloutonnerie et énormément gras ", " père de nombreux bâtards ". En 1101, devenu impotent et voyant sa fin proche, il prit l'habit bénédictin de l'abbaye Sainte-Walburge à Chester dont il avait été le bâtisseur. Trois jours plus tard, le 27 juillet, il mourait. Des intellectuels italiens à Avranches Les liens entre la Normandie et l'Italie sont à la fois multiples et précoces. Au commencement du xi e siècle, si des chevaliers normands quittent la région à la recherche de nouveaux profits en Méditerranée (c'est peut-être le cas des deux fils aînés de Robert 1 er comte d'Avranches), plusieurs clercs italiens arrivent en Normandie afin d'en assurer le renouveau spirituel et intellectuel. ¿ la suite de Guillaume de Volpiano, réformateur du monachisme normand, de nombreux clercs italiens arrivèrent en Normandie dès les premières années du xi e siècle. Vers 1027, ce furent ses disciples qui réformèrent la vie religieuse à l'abbaye du Mont-Saint-Michel : l'italien Suppo (de 1027-1048) joua un rôle capital dans la construction de l'abbatiale romane et dans le développement de la bibliothèque et du scriptorium. Lanfranc de Pavie, clerc et juriste italien formé à Bologne, se rend à Avranches en 1039. Peut-être venu retrouver son compatriote Suppo, alors abbé du Mont-Saint-Michel, il enseigne jusqu'en 1042 à l'école épiscopale d'Avranches. Le passage de Lanfranc à Avranches marque, au sein de l'évêché, la naissance d'un foyer intellectuel nécessaire à la bonne instruction des futurs évêques et du clergé du diocèse. C'est encore Lanfranc, très proche ami du duc, qui plaida en 1049 la cause de Guillaume et Mathilde, dans le différend lié au mariage de ces derniers, face au pape Léon IX. Peu de temps après, en 1058, Anselme de Cantorbéry, originaire du Piémont, séjourne lui aussi à Avranches avant de devenir l'élève de Lanfranc, devenu prieur et écolâtre à l'abbaye du Bec-Hellouin. Sous l'impulsion de ces deux hommes, devenus archevêques de Cantorbéry, la Normandie acquit un rayonnement intellectuel international. De 1069 à 1094, Michel, un autre clerc italien, occupe le siège épiscopal d'Avranches. Présent à plusieurs reprises dans l'entourage proche deGuillaume le Conquérant, lors des événements importants du duché, Michel était réputé pour sa grande instruction. la pénitence d'Henri II Plantagenêt en 1172 En 1154, Henri II Plantagenêt, comte d'Anjou, duc de Normandie et d'Aquitaine, devient roi d'Angleterre. La Normandie constitue la clef de voûte d'un vaste domaine territorial qui s'étend de l'Écosse aux Pyrénées. En 1162, afin de restaurer la monarchie, Henri II nomme en toute confiance un de ses proches, Thomas Becket, chancelier d'Angleterre et archevêque de Cantorbéry. Mais, deux ans plus tard, le roi tente de limiter l'autorité de l'Église et Thomas, fidèle à Rome, abandonne ses fonctions politiques et choisit l'exil. Cette dispute véhémente oppose les deux hommes pendant plusieurs années, puis, sur la promesse d'une réconciliation, Thomas rentre en Angleterre ; mais la querelle ne tarde pas à se réveiller. Le roi Henri aurait alors incité quatre chevaliers normands à assassiner l'archevêque dans sa cathédrale de Cantorbéry, le 29 décembre 1170. Ce meurtre secoue l'occident chrétien et le pape Alexandre III n'a d'autre choix que d'excommunier le monarque. Afin de lever l'humiliante sanction, le souverain se soumet à plusieurs pénitences publiques ; l'une d'elles eut lieu à Avranches le 21 mai 1172 : reçu sur le seuil de la cathédrale, le roi déchu fait amende honorable et implore le pardon du pape représenté par Albert et Thédouin, deux légats dépêchés pour l'occasion. D'un point de vue logistique, la pénitence d'Henri II à Avranches génère quelques questions : une escorte nombreuse, peut-être deux cents personnes, devait accompagner le souverain et dut se loger à proximité, établissant un campement ou occupant des demeures existantes. Situé à quelques pas seulement de la cathédrale, le vaste manoir des Subligny (aujourd'hui appelé Doyenné), tenu à l'époque par Foulque Paisnel et son épouse Lesceline, aurait pu permettre d'accueillir le roi et une partie de sa suite. Gilbert de Subligny, le frère de Lesceline, était un proche d'Henri II Plantagenêt et il est tentant de croire que celui-ci puisse avoir séjourné en ce " manoir " lors de son passage à Avranches13. Avranches ville royale En Normandie, la fin du xii e siècle est marqué par la volonté constante des monarques anglo-normands d'unir la Bretagne à leur vaste empire. Ce rêve est à deux doigts d'aboutir puisque Ranulf (Ranulph de Blondeville), comte de Chester, vicomte d'Avranches et de Bayeux, devient duc de Bretagne en 1188, par son mariage avec Constance de Bretagne, l'héritière du duché breton. Mais cette union est de courte durée et la Bretagne recouvre rapidement son indépendance. De son côté, Philippe Auguste, le roi de France, ne pense qu'à subtiliser la Normandie aux Plantagenêt. En 1199, meurt Richard Cúur de Lion, le célèbre souverain du royaume anglo-normand. ¿ la même époque, son neveu Arthur, duc de Bretagne, prête hommage à Philippe Auguste ; furieux de cette alliance, Jean sans Terre, jeune frère et successeur de Richard, emprisonne Arthur à Rouen avant de le faire assassiner en 1203. C'est alors son beau-père, Guy de Thouars, qui prend les commandes de la Bretagne. Le roi de France, profite de cette nouvelle crise pour convaincre ses vassaux Bretons de l'aider à reconquérir la Normandie occidentale ; en 1204, à la tête de 400 chevaliers et de nombreux fantassins, le duc breton franchit le Couesnon et fait main basse sur l'Avranchin. Le retour du duché de Normandie à l'obédience française, ne se passe pas sans heurts pour Avranches : la cathédrale est saccagée par Guy de Thouars, la ville pillée et les remparts démantelés. La vicomté d'Avranches est arrachée au comte de Chester impuissant ; comme tous les seigneurs anglo-normands refusant de reconnaître l'autorité nouvelle du roi de France, Ranulf perd toutes ses prérogatives et possessions normandes. De 1226 à 1234, l'Angleterre refuse cette annexion forcée et tente de reprendre pied sur le sol normand en exerçant un harcèlement constant depuis les marches de Bretagne en direction des places fortes de Saint-James et Pontorson. Puis, en 1232, saint Louis obtient de la noblesse du Cotentin, et plus particulièrement la famille Paisnel d'Avranches, qu'elle se ligue contre une Bretagne orientale sous domination militaire anglaise. En 1236, afin de verrouiller définitivement ce secteur de Normandie et surtout de se prémunir contre d'éventuelles agressions étrangères, le roi de France rachète la vicomté d'Avranches ; le roi, qui séjourne à deux reprises dans la cité en 1256 et 1269, s'attache à lui redonner l'apparence d'une place forte désormais royale en la dotant de nouveaux remparts entourés de fossés. Époque moderne Les guerres de religion Avranches fut dévastée par les huguenots en 1562. ¿ la fin du xvi e siècle, l'évêque François Péricard dirigeait la cité avec son frère Odoard qui occupait les fonctions de gouverneur de la place forte. Originaires de Rouen, les frères Péricard appartiennent à la " Sainte Ligue " et font basculer Avranches dans le camp des catholiques qui refuse de reconnaître le roi Henri IV. Entre les mois de novembre 1590 et février 1591, en plein hiver, la ville est assiégée par les troupes royales. Dirigée par le duc de Montpensier, l'artillerie royale bombarde la vieille ville où la population s'est retranchée ; les dommages causés par ce harcèlement sont tels que la capitulation est inévitable. Tandis que son frère quitte la ville, François Péricard conserve ses prérogatives épiscopales et tente de réorganiser son diocèse. La révolte des nu-pieds, 1639 La production du sel dans la baie du mont Saint-Michel remontait à des temps immémoriaux et les salines, petites entreprises réparties sur tout le littoral, faisaient vivre depuis des siècles une grande partie des populations du littoral de l'Avranchin : les " nu-pieds ". Si leur activité a hélas laissé peu de traces, ces sauniers sont cependant entrés dans l'Histoire lorsqu'en 1639 ils se révoltèrent contre Richelieu. Sous l'Ancien Régime, l'actuel territoire de la Basse-Normandie n'était pas soumis à la gabelle mais bénéficiait d'un impôt beaucoup plus léger, le quart bouillon : un quart de la production revenait au roi, qui le revendait après l'avoir taxé, les trois quarts restants étaient commercialisés à bon marché par les producteurs puisque dépourvu de taxe. Au xvii e siècle, la Normandie est l'une des plus riches provinces de France et la royauté, fortement endettée, soumet ce pays à de fortes et régulières contributions. ¿ chaque nouvelle pression fiscale, des troubles se produisent en divers points de l'ancien duché. Depuis le mois de janvier 1639, on ne parle plus que d'une chose dans notre région : le quart bouillon doit être définitivement supprimé et remplacé par la gabelle. Au quotidien cette décision est lourde de conséquences : le prix du sel est multiplié par trois et sa vente intégralement contrôlée par les greniers à sel royaux. Toutes les catégories sociales de la population confondues, paysans, laboureurs, sauniers, clercs et nobles, s'agitent un peu plus avant de se soulever avec force au mois de juillet ; le 16 de ce mois, Charles Le Poupinel, officier de justice du roi, est assassiné à Avranches car on pense qu'il porte sur lui l'édit de la gabelle. Des barricades s'élèvent dans les faubourgs de la ville. Les nu-pieds tiennent le pays, conduits par Jean Quétil, membre de la petite noblesse de l'Avranchin. Rapidement la jacquerie avranchaise prend de l'ampleur et se propage à l'ensemble du territoire bas-normand concerné : Coutances, Saint-Lô, Mortain, Domfront s'enflamment à leur tour. Mais, la répression est impitoyable. L'armée royale envoyée par Richelieu et les troupes en garnison à Avranches, lâchées par le gouverneur Gassion, prennent en tenaille puis massacrent la population. Les meneurs de la révolte sont pendus ou condamnés aux galères. Une centaine d'Avranchinais, sympathisants de la cause, sont bannis. Cependant, les nu-pieds ne sont pas morts pour rien. Richelieu renonce à imposer la gabelle et maintient le privilège du quart bouillon, qui restera en vigueur jusqu'en 1789. La guerre de Vendée Article détaillé : Massacre d'Avranches. Pendant la Virée de Galerne, la ville est prise presque sans combat par les Vendéens le 13 novembre 1793. La ville est abandonnée cinq jours plus tard à la suite de l'échec du siège de Granville et reprise par les Républicains le 21. Ces derniers capturent plus de 800 traînards vendéens, la plupart malades ou blessés, qui sont fusillés au champ de Lansoudière et au plateau de Changeons sur l'ordre du représentant en missionLaplanche14. Seigneur de Maltot de Chanon et des Loges. Les racines normandes des Bigot se trouvent dans le bocage virois, le pays boisé du sud-Bessin. Le premier Bigot mentionné dans les chroniques contemporaines est Robert Bigot, un petit chevalier qui dénonce le complot de Guillaume Werlenc, le comte de Mortain, au duc Guillaume le Bâtard vers 1055. A la suite de ce service, Robert figure parmi les gardes du duc. Guillaume de Jumièges mentionne que ce Bigot était un cousin de Richard Goz , le vicomte d'Avranches. Il pourrait être le père de Roger Bigot.
Dans l'enquête sur le diocèse de Bayeux en 1133, il est mentionné qu'Hugues Bigot détient deux fiefs dans le Calvados : Savenay, dans la commune de Courvaudon et Les Loges à 17 km à l'ouest de Courvaudon. Dans un vers de son Roman de Rou, Wace rapporte que les Bigot tiennent aussi les fiefs de Maltot et Canon, toujours dans le Calvados. Bien que beaucoup d'historiens actuels doutent de la fiabilité de son travail, cet auteur dit probablement la vérité. En effet, en tant que chanoine de la cathédrale de Bayeux, il était bien placé pour connaître les Bigot et leur situation. Par contre, Wace ignore le prénom du père d'Hugues Bigot, ce qui suggère que la famille est de faible importance en Normandie.
Il fut un témoin de la fondation de St-Philibert-sur-Risle, en 1066.Source : Yves LE BRETON (ylebreton3 ) - 1071 :
- Décès