🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
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Baudoin DOUAI ◉ Sosa : 467 301 200
Parents
- Wédéric Sohier Gauthier DOUAI 970-?
- Adéle DE MAUVOISIN 985-?
Union(s) et enfant(s)
-
Avec
Adèle OISY 1000-?
dont
- Hugues DOUAI ~1015-1051
Événements
- 1000 :
-
Naissance - Douai, 59178, Nord, Hauts-de-France, FRANCE
Hugues Ier d'Oisy (avant 1049-1110), seigneur d'Oisy et de Crèvec ur, châtelain de Cambrai Jean, un tyran, avoué d Arras épouse Ermengarde (ou ermentrude), veuve de Gauthier II d'Oisy et brigue auprès de Gérard, évêque de Cambrai, l emploi de châtelain. Le comte Baudoin chasse Jean avec ignominie. Liebert est nommé évêque de Cambrai par l'Empereur Henri, roi des Lothariens et Hugues, neveu du défunt Gauthier III, est mandé, lequel était légitime héritier de cette charge (1049).
Faute d'héritiers directs, c'est Ade d'Oisy, qui hérite des titres et biens de la Maison d'Oisy pour son fils Hugues à la mort de Gauthier III d'Oisy, son frère mort en bas-âge. Il aura pour tuteur choisi par l'évêque sa tante Adèle d'Oisy et son oncle, homme probe et brave, Anselme Ier d'Ostrevent, châtelain de Valenciennes, comte d' Ostrevent, sire de Bouchain, Ribemont, Château-Porcien et bien d'autres fiefs en Flandre, père du fameux AnselmeII de Ribemont, l'un des héros de la première croisade. Châtelain de Cambrai, il est le seigneur du cambrésis. Il augmentera ses possessions en obtenant les droits vicomtiers de la ville forte d'Arleux, qu'ils tiennent en fief de l'évêque d'Arras. Il y construira le château du Forestel dès le début du XIe siècle. Généalogie : Hugues 1er d'Oisy est le petit fils de Wautier d'Oisy et Ermentrude de Chièvres fils de Wautier de Cambrai et N d'Oisy. Marié en 1065 à Ade de Mons , fille de Gossuin Ier de Mons et d'Ermengarde de Chaumont et nièce de Richilde de Hainaut, comtesse de Mons. Il a pour descendants : -Hugues II d'Oisy (1075-1139) -Fastre Ier d'Oisy époux d'Ide d'Avesnes( ? -après 1098), père de Gossuin d'Oisy l'éducateur de Gilles de Chin - Simon d'Oisy-Inchy, (mort avant 1111) - Ade d'Oisy, épouse du seigneur de Marchion -une fille, mariée à Amauri de Vermandois, fils aîné de Sohier de Vermandois. -Simon d'Oisy
Châtelain de Cambrai Malgré son mariage avec une nièce de l'évêque Gérard, Ade de Mons, Hugues prend toujours le parti des bourgeois de Cambrai devant l'évêque. Il est systématiquement décrit par les chroniqueurs de l'évêché comme un homme mauvais et de peu de foi. Dès la majorité d'Hugues, il est présenté comme un homme turbulent, félon et ingrat. Baldéric, chroniqueur du cambrésis et contemporain d'Hugues Ier d'Oisy, nous livre une description détaillée des agissements de ce châtelain de Cambrai particulièrement turbulent : Il a pour tuteur un homme réputé pour sa sagesse et son discernement, Anselme de Valenciennes, mais dès l'approche de sa majorité, il se révèle difficile et incontrôlable. Malgré cela, il pilla les biens de son oncle Liébert sans ménagement et mis en coupe réglée ses possessions. Chassé de ses repaires successifs, il est alors excommunié. Tombé amoureux d'Ade de Mons, il fait amende honorable auprès de son oncle le temps d'obtenir sa main, en 1065, puis recommence dès 1066 ses rapines, avec pour conséquence immédiate d'être déchu de la châtellenie de Cambrai. En 1070, retiré sur ses terres d'Oisy, il enlève et humilie le prélat après avoir assassiné son prévôt de ses mains. Le comte de Flandre, son beau-frère, se résout alors à libérer l'évêque. Liebert, jusque là décrit comme miséricordieux, chasse et contraint à l'exil Hugues qui ne reviendra sur ses terres qu'en 1076, après la mort du prélat. Gérard II, successeur de Liebert, vit le retour d'Hugues à la châtellenie mais lui en refusa le profit. Cela ne tarda pas à provoquer des représailles de la part d'Hugues qui pille les revenus de l'évêché dans l'Arrageois. La réponse ne se fit pas attendre : Hugues est pourchassé à nouveau par le comte de Flandre et se réfugie en Angleterre en 1080. Son frère, Gauthier de Montigny, châtelain de Douai, y possède des fiefs dans le Surrey, Somerset et Devon . De nouveau de retour à la mort de Gérard II en 1092, Hugues poursuivra de manière plus prudente ses exactions. Même déchu de son titre et des profits de la châtellenie de Cambrai, il reste un puissant seigneurs pourvu de bons capitaines, parents ou alliés. L'évêque Manassès, dans une lettre de décembre 1095, l'appelle Illustre Chevalier, son Baron. En 1096, il est à la tête de la noblesse au tournoi d'Anchin. Malgré tout, il n'obtiendra plus la châtellenie qui fut tenue par Godefroy de Ribemont en 1105 puis par Robert, comte de Flandre, en 1107 jusqu'à sa mort en 1110.
Les chroniques de Baldéric ne mentionnent que les différends survenus entre Hugues d Oisy et l évêque de Cambrai, mais les mauvais penchants du seigneur d Oisy ne se limitèrent pas à l usurpation des biens ecclésiastiques. Il faisait en outre piller par ses adhérents ce qui était à sa convenance dans les censes et villages, obligeant le soir les moines de Saint Aubert de recevoir dans leur enclos le butin qu il avait enlevé dans le jour. Il n y avait pour eux de fête que le jour où il avait trouver un riche prieur venant de tenir siège de rentes ou bien quelque marchand gantois qui conduisait sur ses mules des toiles ou draperies flamandes. Quelquefois par grâce spéciale, il était loisible au marchand gantois de racheter ses denrées à prix d or et à beaux deniers comptants. ¿ l aide de ce négoce " Messire d Oisy et ses gens d armes estoient gouvernés et estoffés comme princes et quand ils se mettoient sur la voie, tout le pays trembloient en sa présence "
En 1092, il élève un château à Sauchy. Les chroniques en font un repaire de brigands.
En 1094, il construit le château de Rumilly, Busignies, d Oisy et de Bousies, ils seront détruits par l archidiacre Gaucher.
Le Château détruit par Liebert se releva bientôt aussi fier qu auparavant et l évêque Gaucher, dans sa grande expédition qu il fit en 1095 contre les châteaux du pays, ce qui lui valut la sympathie des cambrésiens, retrouva le fort d Oisy debout et oppresseur comme avant sa ruine. " Il fit assailli, dit Jean du Chastiel, le château d Oisy, qui estoit très fort de murs, le print et le rasa tout par terre, car moult dommage était au Pays ".
Oisy-le-Verger est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais. Connu sous le nom d'Oisy depuis le IXe siècle, il ne porte la mention " le Verger " que depuis le XIXe siècle pour le différencier des autres Oisy en France et en Belgique. Le Verger est en fait le nom de l'abbaye de Sainte-Marie-du-Verger, située autrefois sur son territoire le long de la Sensée et aujourd'hui en ruine.
D'origine sans doute modeste, il fut un fief puissant dès le IXe siècle et le berceau d'une famille qui dominera le Cambrésis jusqu'au XIIIe siècle. Loin de retomber dans l'oubli, il perdurera jusqu'à la Révolution en tant que châtellenie importante. Maison d'Oisy :
Il est fait mention de la Maison d'Oisy pour la première fois au début du IXe siècle, lorsque Charlemagne crée Eudes d'Oisy, ber (baron) d'Oisy et châtelain de Cambrai.
Devenu à partir de cette époque un puissant fief, il relevait en grande partie du comté de Flandre et de l'évêché de Cambrai. Le tempérament querelleur de cette famille les a enclins à construire de puissants châteaux. Le château d'Oisy était situé sur l'actuelle pâture au pied de l'église. Maintes fois détruit et reconstruit, il avait encore fière allure en 1601, date à laquelle il a été peint sur l'Album de Croÿ par Adrien de Montigny.
Les chroniques de l'évêché de Cambrai relatent de nombreux conflits entre les évêques de Cambrai et leur vassal, le sire d'Oisy. Ce tempérament querelleur a conduit un de ses membres, Hugues II d'Oisy à se racheter sous l'instigation de son épouse, Hildiarde et à fonder l'abbaye de Vaucelles en 11314. Cette famille a prospéré jusqu'au XIIIe siècle et le plus illustre de ses membres en fut le dernier du nom : Hugues III d'Oisy (mort aux environs de 1190) connu pour ses qualités de trouvère. Familier de Philippe Auguste, il mit aussi à profit sa puissance pour soustraire la châtellenie d'Oisy à la suzeraineté de l'évêque de Cambrai et du Saint Empire au profit du comté d'Artois et du royaume de France .
La maison des Montmirail :
Tombant en quenouille à la fin du XIIe siècle, la châtellenie d'Oisy revint à son neveu, Jean Ier de Montmirail, renforçant ainsi la puissance et l'influence de cette famille de Champagne. Sous ces seigneurs, Oisy poursuivit son développement. Les Montmirail, pieux et influents, firent de nombreux dons à Oisy, fondèrent l'abbaye du Verger, une maladrerie et le dotèrent d'une charte communale, la charte communale d'Oisy, qui érigea Oisy en ville et lui permit entre autres d'avoir un prévôt et des échevins.
La Maison des Coucy :
La Maison de Montmirail tombe à nouveau en quenouille dans la seconde moitié du XIIIe siècle, et c'est la puissante Maison des Coucy, en la personne du Grand Coucy même, qui en prend possession. Englobée dans de vastes domaines, la seigneurie est démantelée, elle perdra :
Les fiefs et possessions de la châtellenie de Crèvec ur, Les fiefs et possessions de la châtellenie d'Arleux en Paluel et le château du Forestel, Le château de Cambrai.
Objet multimedia: Vue du château d'Oisy en 1601 (détail de la page sur Oisy de l'album de Croÿ). Les Albums de Croÿ sont une collection d albums et cartulaires, richement illustrés de gouaches représentant des paysages et cartes de tous les villages, forêts, cours d eau, villes et propriétés ducales de l'époque.
Ce document est une source unique d'information sur les paysages et l'architecture de la Renaissance dans les régions des anciens Pays-Bas espagnols couvrant lors du passage du XVIe siècle au XVIIe siècle le sud de la Belgique actuelle et le Nord de la France. - 1051 :
- Décès