🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
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Humbert III BEAUJEU ◉ Sosa : 934 796 248
Parents
- Guichard III BEAUJEU <1080-1137
- Lucienne DE ROCHEFORT 1090-1137
Union(s) et enfant(s)
-
Marié , avec
Alixe DE SAVOIE ~1120-?
dont
- Humbert IV BEAUJEU ~1140-1189
Frères et sœurs
- Marie BEAUJEU ~1107-?
- Humbert III BEAUJEU ~1110-1174
Demi-frères et demi-sœurs
- Isabelle DE FRANCE 1105-1175 (par Lucienne DE ROCHEFORT)
Événements
- vers 1110 :
-
Naissance - Beaujeu, 69430, Rhône, Auvergne-Rhône-Alpes, FRANCE
Humbert III fils de Guichard de Beaujeu et de Lucienne de Montlhéry. Il devint seigneur de Beaujeu à la mort de son père. Il avait hérité de la seigneurie de Crécy de sa mère (*).
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1909_num_70_1_461119_t1_0556_0000_2
Humbert III ne suivit d'abord pas la même voie de salut que ses prédécesseurs. Sa conduite fut d'une extrême licence, mais bientôt touché de repentir, il passa en Terre Sainte et entra dans l'Ordre des Templiers .
Sa femme Alix , fille du Comte de Savoie, sans le consentement de laquelle il avait pris ce parti , obtint du Pape Eugène III,par lecrédit de l'Archevêque de Lyon et de l'Abbé de Cluny, qu'il fût rendu à la vie séculière , sous la seule condition de faire une fondation pieuse .
Humbert revint alors de Terre Sainte et son retour fut un grand triomphe pour le clergé.
"Les brigands, dit à ce sujet Pierre le Vénérable, Abbé de Cluny, les pillards des biens de l'Église, des veuves et de tout le pauvre peuple qui était sans défense, tremblèrent en le voyant reparaître. Il ne trompa l'attente ni des uns ni des autres. Il atterra tellement le Vicomte de Mâcon, ce loup qui, le matin, le soir et la nuit ravageait nos terres, qu'il lui fut permis de dire avec Job : Je brisais les mâchoires du méchant et j'arrachais la proie de ses dents.".
Humbert n'avait pas perdu, en se convertissant, ses habitudes guerrières et son caractère ambitieux. Il porta ses armes chez les Seigneurs voisins et se fit céder par Renaud III, Sire de Beaugé, de Bresse, et d'une partie de Dombes, quelques châteaux et ce dernier pays. En 1166, un pacte est scellé entre le Comte Guillaume I de Chalon, le Comte Girart de Mâcon, le Sire Humbert III de Beaujeu et le Vicomte Artaudde Dun, contre les Clercs et Religieux de Cluny. Ils mettent le Siège devant la ville et leurs partisans passent au fil de l'épée un certain nombre d'habitants et de moines, l' Abbaye de Cluny est pillée .
L'Abbé Étienne fait appel au Roi de France Louis VII, qui intervient pour rétablir l'ordre et contraint les Seigneurs à offrir réparation à l'Abbaye. Pour s'assurer de sa sécurité, l'Abbaye cède au Roi de France une partie de ses terres à Saint-Gengoux, où s'installe une garnison royale. Mais à peine le Roi est-il parti que le Comte de Mâcon, Gérard,aidé par Humbert III et Artaud se querellent contre Renaud de Bagé, frère de l'Evêque de Mâcon, Pons de Villard, et Raymond III, Comte de Forez. Le Roi intervient de nouveau dans le Comtépour mettre à la raison le Comte de Mâcon Gérard et ses alliés. En 1172, le Comte Gérard qui n'a pas accepté l'intervention royale sur son Comté, consent enfin à déclarer son hommage au Roi par un acte passé au château de Vinzelles. Les deux Vassaux les plus puissants du Comte, les Sires de Beaujeu et de Brancion, contresignent cet acte et s'engagent à se mettre au service du Roi, si le Comte l'enfreint.
Selon Guichenon, il vivait en 1193, comme en fait foi un titre de l'Abbaye de Belleville , du 10 août, signé par Humbert III. Il avait atteint une extrême vieillesse.
Villefranche sur Saône fut fondée par Humbert III le Vieux qui fut seigneur de Beaujeu de 1167 à 1193 : c'est ce que nous apprend une charte dite de Guichard V jurée par luien novembre 1260 Humbert III avait aussi fondé l abbaye de Belleville, et son église servit de nécropole aux sires de Beaujeu.
http://www.beaujeu.fr/cities/326/documents/1tvtwr8bh0dzgxy.PDF Les assauts de toutes parts à l annonce du retrait de Guichard "le Magnifique " et l inexpérience liée à la jeunesse de son successeur placèrent Humbert III dans une situation difficile. Son père, tiré de force de sa retraite de Cluny, est alors revenu combattre pour la cause de son fils, avant de retourner dans l ombre du cloître, où il s adonne à la poésie. Ses vers traversèrent la Manche et valurent à leur auteur une certaine renommée. A la demande du pape, une abbaye sera construite à Belleville en pénitence pour avoir rompu, pour un temps, son vu. A la mort de son premier fils, Guichard, Humbert fait de Belleville le lieu de sépulture de la famille
(Wikipedia) :
Villefranche-sur-Saône fut fondée par Humbert III de Beaujeu , sans doute vers 1140 sur un terrain marécageux en bordure de Saône, de la seule volonté des Seigneursde Beaujeu qui souhaitaient posséder une cité mieux située que Beaujeu et qui pourrait s'imposer face aux prétentions hégémoniques des Archevêques-Comtes de Lyon. ( Possession des Bourbon, puis des Orléans.). La cité fut créée avec des terres prélevées aux paroisses de Limas , Béligny , Ouilly et Gleizé. La création de Villefrancheavait été aussi faite pour profiter du commerce actif dans la vallée de la Saône grâce aux marchands Italiens et provençaux qui se rendaient aux foires de Champagne. L'emplacement de la Tour de péage allait en constituer le noyau à la croisée des routes Lyon-Langres et Roanne-Saône (gué de Riottier).
Ville entièrement fortifiée, Villefranche ( ville-franche) fût très rapidement peuplée grâce aux divers avantages fiscaux que les Seigneurs consentirent aux habitants : statut d'homme libre, offre d'un terrain, impôt unique calculé en fonction de la largeur de la façade des maisons. La charte accordée par les sires de Beaujeu à Villefranche estla seule charte qui accorde des droits politiques . La ville pouvait en effet s administrer seule. Le " consul ou plus tard échevin " choisi parmi les notables prêtait serment au seigneur , lequel promettait de respecter " la Charte ". Pour pouvoir bénéficier des libertés de la charte , il faut être propriétaire dans la ville ou habituer en ville depuis plus d un an. Parmi les avantages accordés par la charte , il faut citer l exemption du service militaire.
La charte de Villefranche a servi d exemple pour celle de Belleville , de Beaujeu ou de Thizy.
(*) Crécy en Brie : (Wikipedia) Crécy-la-Chapelle est née le 1er octobre 1972 de la fusion entre les anciennes communes de Crécy-en-Brie et de la Chapelle-sur-Crécy.
Isabelle, comtesse de Crécy, avait apporté la ville de Crécy en dot à Guy le Rouge , comte de Rochefort . Guy et son fils Hugues de Crécy se joignant aux ennemis du roi Philippe Ier de France dotèrent Crécy d'une redoutable défense. Comme c'était sa dernière possession, Guy le Rouge fit grandir le village qui devint ville et l'entoura d'un fossé alimenté par l'eau du Morin. Outre le château, il fit construire un formidable rempart double, flanqué de 99 tours, dont certaines existent toujours. Quatre portes voutées avec pont-levis y permettaient d'entrer : la porte de Meaux, la porte de la Chapelle, la porte de Dame Gilles et la porte Marchande qui a été supprimée au XVIIe siècle. La rébellion étant finalement matée par Louis VI, celui-ci confisque ses terres de Hugues de Crécy qui se retire alors dans un cloître ou il termine ses jours. À sa mort, sa sur Luciane , mariée à Guichard II de Beaujeu, hérite de ses biens, reprenant ainsi les terres de Crécy. Crécy passe ensuite aux mains de leur fils Humbert III de Beaujeu qui partit pour la Terre sainte.
Crécy était un comté dont dépendaient plusieurs fiefs dont la forêt de Lubeton devenue forêt de Crécy. Le domaine appartint ensuite à Robert II comte de Dreux et de Brie, puis à sa fille Alix, à Beaudoin VIII et par le jeu des mariages, Crécy échut à Gaucher II de Châtillon, vassal des comtes de Champagne. Gaucher III de Châtillon aurait fait restaurer ou reconstruire l'enceinte intérieure du bourg et c'est son fils Hugues qui aurait été le commanditaire de la seconde enceinte, érigée pour protéger le nouveau quartier du marché et l inclure définitivement dans le périmètre protégé de la ville. C'était probablement entre 1225 et 1230. Il fit remplacer l'ancienne église qui tombait en ruine par une chapelle.
Crécy est ensuite possédé par Thibaut V de Champagne, puis par son frère Henri III de Champagne. À la mort de ce dernier sa fille Jeanne de Champagne en hérita. Le domaine fut ajouté à la couronne de France, en 1284, lors du mariage de Jeanne avec Philippe le Bel.
Sa situation, à la frontière de la Champagne sur la route de Troyes et surtout sur une voie d'eau alors navigable, favorise le commerce et en fait une étape où les marchands, allant de foire en foire,s'achalandent au passage en productions locales. Le dynamisme des commerçants de Crécy est un héritage dûment conservé puisque, aux XIIe et XIIIe siècles, on comptait des fabriques de peaux, de laine, de draps, de vins ainsi que le commerce des bestiaux et du bois.
Des quais et un port avec une porte marchande, qui disparaîtra durant la première moitié du XVIIe siècle, existaient le long des brassets et au bord de la rivière. Au commerce florissant s'ajoutait,au XVIIe siècle, une population de magistrats, notaires, etc.
En 1358, la ville est touchée par la Grande Jacquerie. À partir de 1400, Crécy devient l'apanage ou le domaine de différents membres de la famille royale. En 1404, Charles VI le donne à son frère Louis d'Orléans qui le cède au duc d'Angoulème. Le château délaissé, mal entretenu devient difficilement habitable et commence à tomber en ruine. En 1429, Jeanne d'Arc et Charles VII traversent la ville au retour du sacre. En 1436, les anglais s'emparent de la ville, puis les Armagnacs et les Bourguignons s'en disputent la possession puis plus tard c'est au tour des Ecorcheurs. Charles VIIle donne à Denis de Chailly, bailli de Meaux, revient à la couronne en 1465 date à laquelle Louis XI le cède à Antoine de Chabannes, seigneur de Dammartin-en-Goelle qui le possède jusqu'à sa mort en 1488.
Louis Poncher, trésorier de France, l'acquière pour 40 000 livres tournois, avec les terres et seigneuries de Moret, Brie-Comte-Robert, la Ferté-Alais, Torcy et Tournan, que le roi reprendra en totalité le 12 août 1528 en échange d Orbec-en-Auge. Catherine de Médicis la possède de 1562 à 1589, Gabrielle d'Estrées en 1595, puis le duc de Vendôme, son fils vers 1614. En 1574, Henri III alors duc d'Anjou en partance pour la Pologne traverse la ville accompagné par le roi Charles IX et sa mère Catherine de Médicis. En 1635, le roi fait effectuer les réparations du châteaux et des fortifications. En 1641, Louis XIII y fonde un couvent. - 1174 :
- Décès
-
Mariage (avec Alixe DE SAVOIE)
dont
F Ermengarde De BEAUJEU ca 1135
H Dalmas De BEAUJEU ca 1135
H sosa Humbert IV De BEAUJEU ca 1140-1202
H Hugues II De BEAUJEU ca 1140
F Pontia De BEAUJEU ca 1160