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Aymar III POITIERS ◉ Sosa : 102 054 648

Aymar III POITIERS

◉ Sosa : 102 054 648

  • Né en 1223 - Châteauneuf-de-Bordette, 26110, Drôme, Auvergne-Rhône-Alpes, FRANCE
  • Décédé le 20 mai 1277 - Rochemaure, 07400, Ardèche, Auvergne-Rhône-Alpes, FRANCE
  • Inhumé - Bonlieu-sur-Roubion, 26160, Drôme, Auvergne-Rhône-Alpes, FRANCE
  • Comte de Valentinois et de Diois
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Événements

1223 :
Naissance - Châteauneuf-de-Bordette, 26110, Drôme, Auvergne-Rhône-Alpes, FRANCE
Aymar III de POITIERS, Comte de VALENTINOIS et de DIOIS petit fils d'Aymar II par Guillaume son père, succéda en bas âge à son aïeul sous la tutelle de Flotte sa mère qui avait disputé cette fonction, après la mort de son mari, à son beau père et l'avait emportée de force avec le secours de l'Evêque de Valence. Raymond VII Comte de TOULOUSE et cousin d'Aymar, s'étant approché du Rhône au mois de février 1239, le Comte de VALENTINOIS vint le trouver et par acte passé à l'Ile dans le Vénaissin le 9 avril suivant, lui déclara que le château de Bais avec ses dépendances était de son alleu, qu'il en était de même de seize autres châteaux, du nombre desquels étaient Pirvas, Tournon, Saint Alban, tous situés dans le Vivarais et qu'il n'en tenait aucun en fief ou autrement de quelque seigneur temporel que ce fut. Aymar reçut ensuite ces domaines en fief franc du Comte de TOULOUSE, après lui en avoir donné le domaine principal et direct, ne s'en réservant que le domaine utile et la possession naturelle, après quoi il lui en rendit hommage, les mains jointes, en présence de deux évêques et d'un grand nombre de seigneurs. C'était une restitution des droits qu'Aymar Ier avait usurpés sur le Comte Raymond VI après le jugement du Concile de Latran qui le déclarait privé des domaines que les Croisés lui avaient enlevés, jugement dont Raymond VII s'était fait relever en 1229. Aymar confirma aux Chartreux de Silve Bénite, le 12 des calendes de 1230 ce que son aïeul leur avait donné y ajoutant quelques privilèges. Le sceau est d'un homme à cheval tenant un écusson sur lequel sont des besans avec un chef en contre sceau une grand étoile de treize rayons chargée au milieu à un croissant avec une étoile de neuf rais. Il transigea le 22 février 1244 avec Philippe de SAVOIE élu Evêque de Valence et de Die, pour certains règlements de terres, seigneuries, entre autres pour le mandement de l'Etoile que l'Evêque s'obligea de lui restituer, et que le Comte reconnaissait le tenir du Dauphin ainsi que ses prédécesseurs avaient fait. Guigues DAUPHIN Comte d'ALBON et de VIENNE lui promit par acte du 28 octobre 1245, de l'aider et assister en toutes ses guerres et que si il y manquait, il consentait de perdre le droit de fief des biens que le Comte de VALENTINOIS tenait de lui, comme aussi de ceux de Flotte de ROYANS sa mère. Il acheta la terre d'Ourches six mille sols le 6 avril 1247 et le 22 juillet 1248 transigea avec le même Philippe de SAVOIE Archevêque de Lyon et administrateur de l'évéché de Valence et par cet acte il fut dit que les vassaux de l'Evêque qui étaient exempts de péages ne le seraient que pour leurs vivres. Ils y réglèrent aussi leurs droits de juridictions tant de Crest dont l'Evêque avait été obligé de lui restituer une portion, comme successeur de Silvion de CREST, par la transaction de 1244, que d'Alais où ce prélat avait une portion et le Comte deux, et que l'Evêque ne pourrait édifier aucune bastie depuis Valence jusqu'à Livron. Le mercredi après l'Assomption 1250, il fit une transacrtion avec Jeanne de SAVOIE veuve de son petit fils Aymé de POITIERS Seigneur de Taulignan et le 8 mai 1257, étant à Château-Double, il promit au Roi Saint Louis de lui rendre le château de Bidache à grande ou petite force tant que lui ou les enfants de feu Béraud de BIDACHE ou de Guillaume de SOLIGNAC le tiendraient. Il acquit le château de Gloiras en Vivarais, de Girin MALLET Chevalier. Le 24 mai 1259, il transigea avec le Prieur de Saint Michel de Carase, diocèse de Viviers près de Tournon, vers Privas, sur lequel le Comte avait toute juridiction et où il prenait le vingtième de pain et de vinet dont les habitants étaient tenus envers lui de tous subsides, de toutes corvées et clôtures, excepté celles des châteaux de Tournon et de Privas. Cette transaction fut faite le 14 janvier 1261. Le Prince d'ORANGE rendit une sentence arbitrale entre le Comte Aymar de VALENTINOIS et les autres Coseigneurs de Châteauneuf de Mazens, par laquelle tous leurs divers droits furent réglés entre eux le 1er janvier 1262 et le mardi après la Saint Martin, il transigea avec le Bayle de FAY au sujet des droits dus au Comte par les habitants du lieu, lesquels furent réglés. Entre ces droits, il est dit que si aux noces on tue un boeuf ou une vache, la cuisse ronde en appartient au Comte et que si quelque fille sort de Fay pour être mariée ailleurs, il doit en avoir les jarretières et le couvre-chef. Il acquit de Guillaume et Pierre de CHATEAUNEUF une des portions qu'ils avaient à Châteauneuf de Mazens le 13 mai 1263. Le 15 mars suivant il acquit des mêmes une autre portion de cette seigneurie et en mars 1266, il fit encore l'acquisition de la terre de Saint Gervais que lui vendirent Raymonde veuve de Raymond Albert de RAYMONDET, ses enfants et Bertrand Albert leur oncle. Il transigea au mois de mars suivant avec Guigues DAUPHIN qui lui céda les droits sur Crest, Aouste, et Divajeu et les fiefs qui en dépendaient, ensuite de quoi, le samedi avant le dimanche des Rameaux de la même année, il ordonna aux habitants de Clérieu de reconnaître le Dauphin à qui il avait cédé cette terre. Il acquit le 21 septembre 1269 la terre de Chateauneuf de Bontieu, de Pierre de CHATEAUNEUF à qui il la remit, pour la tenir de lui à foi et hommage et le Prieur de Saint Gilles, de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem, après deux sentences arbitrales passées entre lui et le Comte, datées du 13 décembre 1268 et du 22 du même mois de l'année suivante, fit hommage au Comte Aymar de tout ce que son ordre possédait sous sa domination, le 22 janvier 1269. Alphonse Comte de TOULOUSE, fils du Roi Louis VIII lui inféoda le château de Valeirac, le jeudi après la fête de Saint Pierre et Paul 1270 et le 27 novembre 1271 Il prêta hommage au Roi Philippe "Le Hardi" Comte de TOULOUSE en la personne de Florent de VARENNES Amiral de France, envoyé pour le recevoir, de ce qu'il possédait au Comtat Venaissin, qu'il avait autrefois hommagé au Comte de TOULOUSE et procéda en même temps pour la conservation des privilèges accordés à ses prédécesseurs et à lui en particulier par Alphonse de FRANCE, dernier Comte de Toulouse et de Venaissin. Il fit un premier testament le 20 avril 1274 et un second le 20 du même mois 1277. Etant à Roquemaure et par un acte passé en même lieu le 6 mai de la même année, il fit donation entre vifs à son fils Aymar, des châteaux de Bais, Pousin, Saint Alban, Privas et Tournon, tous situés au diocèse de Viviers, de ceux de l'Etoile, Montmayran, Upian, Chateaudouble, Charpey et Grâne, au diocèse de Valence, et de ceux de Crest, Quint, Pontas et de Saône, au diocèse de Die, mourut peu après et fut enterré au monastère de Beaulieu [Bonlieu-sur-Roubion], Ordre de Citeaux, dans le diocèse de Valence, ainsi qu'il l'avait ordonné." (L.Dhuicque)

Il avait épousé :

1 - Florie de Beaujeu, dame de Belleroche, fille d'Humbert V sire de Beaujeu ; 2 - l'an 1268 Alixente, ou Alix de Mercoeur, fille de Béraud sire de Mercoeur, et veuve de Pons de Montlaur.

Du premier lit il eut un fils Aymar IV et deux filles : Philippine alliée à Bertrand seigneur des Baux comte d'Avellino au royaume de Naples, et Marguerite femme de Roger de Clerieu.

Du second lit sortit Guillaume, seigneur de Chaneac.

Dictionnaire biographique et biblioiconographique de la Drôme :"POITIERS (AiMAR III de), comte de Valentinois, petit-fils et successeur d'Aymar II, il s'empara du pouvoir comtal onze ans au moins avant la mort de son aïeul, tout en laissant à celui-ci le titre de comte, et entra en guerre dès le premier jour contre l'évêque de Valence, qui réclamait une somme de 8,000 marcs d'argent que le vieil Aimar II avait été condamné à lui payer, pour réparation de certains dommages. Cette guerre, qui paraît avoir été fort malheureuse pour le pays, aboutit à un traité du 22 février 1244, réduisant à 5,000 livres viennoises la somme à payer par le comte de Valentinois, celui-ci étant en outre confirmé dans la possession d'Etoile, de Ghabrillan et de Chateaudouble, sous condition de les tenir en fief de l'évêque. Le jeune Aimar III n'attendit pas, du reste, cette confirmation pour octroyer une charte de libertés aux habitants d'Etoile; car, cette charte est antérieure d'un jour au traité dont nous venons de parler.

Après, c'est contre le Dauphin que le petit-fils du comte Aimar II guerroya, et cela à cause de Saint-Nazaire en-Royans et de quelques autres terres que lui disputait ce prince, qui lui fit ensuite un grief de ce qu'ilavait prêté aide au roi saint Louis, lorsqu'il s'empara du château del a Roche-de-Glun, au mois de juillet 1248, et le détruisit pour punir Roger de Clérieu, à qui il appartenait,d'avoir voulu faire payer aux croisés, descendant le cours du Rhône,des droits de péage. Des arbitres mirent fin à cesconflits en décidant,le 27 mai 1252, que les terres revendiquées par Aimar IIIlui appartiendraient, sous condition d'en faire hommage au Dauphin. Et il en fut ainsi pendant trente-huit ans, la vie de ce comte de Valentinois, qui poussa la rapacité et l'absence de scrupules jusqu'à vouloir priver de son douaire son aïeule, devenue veuve, n'ayant été qu'une suite de luttes et de querelles avec ses voisins, aux dépens de qui il s'efforça toujours d'agrandir son petit état;ce qui le renditsi redoutable pour eux et particulièrement pour les prélats qui se succédèrent, de son temps, sur le siège épiscopal de Valence, qu'après avoir usé de tous les autres moyens en son pouvoir pour ramener l'ambitieux et belliqueux comte à de meilleurs sentiments, le pape estima qu'il n'y avait plus qu'à réunir les deux évêchés de Valence etdeDie sur une même tête, pour mettre leur titulaire plus à même de résister. La bulle d'union est du 25 septembre1275; mais ce n'est qu'après la mort de l'évêque de Die,Amédée de Genève, qu'elle reçut son plein effet, et cette mort ne précéda que de quelques semaines celle d'Aimar III, qui mourut à Rochemaure, au mois d'avril 1277, laissant deuxfils et deux filles de ses deux mariages, le premier avec Florie de Beaujeu, l'autre avec Alix de Mercoeur.

Aimar III avait augmenté d'autant plus sensiblement les biens de sa maison, qu'au résultat de ses empiétements il avait ajouté plusieurs terres acquises à prix d'argent ou par échange : par exemple, celle d'Ourches, en 1247 ; le haut domaine du château de Rochefort en Valentinois, en 1252 ; le château de Gluiras en Vivarais, et la terre de La Vache, en 1259 ; partie de la terre de Châteauneuf-de-Mazenc, en1263, et celle de Saint-Gervais, en 1266; puis, les droits du Dauphin sur une moitié de Crest et sur Àoùste et Divajeu, en 1267; enfin, ceux du comte de Toulouse sur une partie de Valréas et d'autres possessions de Dragonnet de Montauban."
1237 :
Mariage (avec Sybille Florie BEAUJEU)
dont
F Philippine de POITIERS-VALENTINOIS 1239-1283
F Marguerite de POITIERS-VALENTINOIS ca 1240
H Aymar IV de POITIERS-VALENTINOIS, Comte de Valentinois ca 1245-1329
H Humbert de POITIERS-VALENTINOIS
H Guillaume de POITIERS-VALENTINOIS
H Othon de POITIERS-VALENTINOIS
F Alix de POITIERS-VALENTINOIS
1254 :
Mariage (avec Marguerite DI MONFERRATO)
1268 :
Mariage (avec Alix MERCOEUR)
dont
H Guillaume de POITIERS-VALENTINOIS, Seigneur de Saint-Vallier 1268/-1318
20 mai 1277 :
Décès - Rochemaure, 07400, Ardèche, Auvergne-Rhône-Alpes, FRANCE
En 1277, codicille fait par Aimar de Poitiers, comte de Valentinois par lequel il commet l'administration de Guillaume son fils à noble Guillaume de Chateauneuf (Duchesne p 688). Quelques mois après la mort d'Aymar III de Poitiers, le roi intervient directement dans la succession du comté de Valentinois en donnant l'ordre au sénéchal de Beaucaire de se rendre au château de Baix afin de faire rendre à la veuve d'Adhémar III son fils sans qu'on puisse savoir qui s'en était emparé (Laffont p 177).

Notes concernant l'union Union avec Marguerite de MONTFERRAT

par dispense papale, de 1256, Aymar de Poitiers Valentinois épouse Marguerite de Montferrat, fille de Boniface III et Marguerite de Savoie et "cousine de sa première femme" Sibylle de Beaujeu,
Inhumation - Bonlieu-sur-Roubion, 26160, Drôme, Auvergne-Rhône-Alpes, FRANCE

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