🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
🏛️ Éclaireur des temps anciens
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Arner DE LAVEDAN ◉ Sosa : 1 875 183 464
Parents
- Mansion Liop DE LAVEDAN ~875-~940
- ? ?
Union(s) et enfant(s)
-
Avec
? ?
dont
- Fortanier DE LAVEDAN ~945-~1023
Événements
- vers 910 :
-
Naissance
L'historien Jean Bourdette (1818-1911), né à Argelès-Gazost où il passa son enfance, était ingénieur agronome de formation.
Il a consacré la fin de sa vie (à partir de 70 ans) à faire découvrir l'histoire du pays de son enfance, le Lavedan.
La vicomté du Lavedan, qui rassemble ces 7 vallées, est créée au début du Xe siècle par les comtes de Bigorre (Bigòrra en occitan) qui sont alors les vassaux du duc de Gascogne.
La Bigorre va passer ensuite sous la suzeraineté de la maison de Foix, puis de celles du Béarn (XIe siècle), de Marsan, de Comminges (XIIe siècle) et de Simon de Montfort (qui vient de conquérir le comté de Toulouse à l'occasion de la croisade dite des Albigeois au début du XIIIe siècle).
À partir de cette date et afin que cette partie de la Gascogne échappe à la mouvance des rois de France, dynastie alors étrangère à l'Occitanie, le comté de Bigorre devient l'enjeu d'une lutte entre ses voisins :
le roi d'Aragon force le comte de Comminges à y renoncer pour le confier à son allié le vicomte de Béarn avant que le roi d'Angleterre, issu d'une lignée de souverains occitans qui, depuis le remariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II, possèdent tout l'Ouest de la Gascogne, en assume la garde (1283).
Mais le roi de France intervient pour séquestrer à son tour le comté de Bigorre avant de l'attribuer à sa femme, la reine Jeanne de Navarre, qui le donne à son troisième fils, le futur Charles IV de France, qui l'unit au domaine royal à son avènement en 1322.
Autant dire que les vicomtes du Lavedan, dont la dynastie va se poursuivre sans interruption jusqu'au XVe siècle en ligne directe, vont, du fait de ces changements incessants de suzerain prééminent, se comporter comme des seigneurs pratiquement indépendants.
Ils le sont d'autant plus que le relief du Labéda, s'il autorise des communications relativement aisées entre les 7 vallées qui le constituent, ne permet pas de communiquer aussi bien avec la Bigorre : avant que l'on ait entaillé, au XIXe siècle, le massif du Pic du Jer pour y faire passer la route actuelle, la seule voie d'accès au Labéda, la vallée du Castelloubon, au-dessus de Lugagnan, était étroite, tortueuse et malaisée.
Les vicomtes du Labéda vont être ainsi, pendant des siècles, à peu près libres de leurs mouvements.
L'autonomie de fait du territoire qu'ils contrôlent est d'autant plus grande que le pouvoir des vicomtes est loin d'être tout puissant : ils ne sont pas les seigneurs directs de toutes les communautés du Lavedan.
Tout au-delà de leur seigneurie propre, ils ne sont que des co-seigneurs ou même ne possèdent que de simples maisons particulières.
Ainsi que l'a démontré Emmanuel Leroy-Ladurie dans son ouvrage d'anthropologie historique sur Montaillou, la noblesse occitane est loin d'être une classe séparée du restant de la société comme dans ce qui est devenu la France septentrionale : dans les Pyrénées, qu'elles soient ariégeoises ou bigourdanes, il n'y a pas de frontières étanches entre les paysans, qui sont des gens libres, et ce que l'on appellera plus tard les cadets de Gascogne.
On passe, insensiblement, d'une classe sociale à l'autre.
Et il en sera longtemps ainsi.
Le futur Henri IV dont la mère, Jeanne d'Albret fut la dernière comtesse de Bigorre, sera élevé comme un petit paysan et l'objet de ses premières amours sera la fille d'un jardinier de Nérac.
Généanet Joëlle SCHMIDT (sjoelle1) - vers 975 :
- Décès