🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
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Agnès DE POITIERS ◉ Sosa : 937 582 125
Parents
- Guillaume V D'AQUITAINE 969-1030
- Agnès DE BOURGOGNE-COMTE 995-1068
Union(s) et enfant(s)
-
Mariée le 27 novembre 1043, Ingelheim am Rhein, Rhineland-Palatinate, GERMANY, avec
Henri III DU SAINT-EMPIRE 1017-1056
dont
- Mathilde DE FRANCONIE 1045-1060
- Henri IV DU SAINT-EMPIRE 1050-1106
-
Mariée en 1069, avec
Alphonse VI DE CASTILLE 1040-1109
dont
- Elvira DE CASTILLE ~1075->1157
Frères et sœurs
- Agnès DE POITIERS 1020-1077
- Guillaume VIII D'AQUITAINE 1023-1086
- Guillaume VII D'AQUITAINE 1023-1058
- Béatrice D'AQUITAINE 1027-1077
Demi-frères et demi-sœurs
- Eudes D'AQUITAINE 1012-1039 (par Guillaume V D'AQUITAINE)
- Adélaïs D'AQUITAINE †>1036 (par Guillaume V D'AQUITAINE)
- Guillaume VI D'AQUITAINE 1004-1038 (par Guillaume V D'AQUITAINE)
Événements
- 1020 :
-
Naissance - Poitiers, 86000, Vienne, Poitou-Charentes, FRANCE
Agnès de Poitou, d'Aquitaine ou de Poitiers dite Ala (1020 ou 1025-14 décembre 1077) qui épousera en 1043 Henri III le Noir,
Agnès de Poitiers, fille de Guillaume VI, comte de Poitiers et duc Aquitaine (Guillaume VIII), décédée en 1078 ;
impératrice du Saint-Empire romain germanique (25-12-1046/5-10-1056), régente (1056-1062); duchesse de Bavière (1056-1061) (25 décembre 1046 - 5 octobre 1056), régente du Saint-Empire romain germanique (5 octobre 1056 - avril 1062), reine de Germanie (15 février 1043 - 5 octobre 1056), duchesse de Souabe (15 février 1043 - 7 avril 1045)
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Naissance
Agnès, fille de Guillaume duc d'Aquitaine et comte de Poitou, fut couronnée reine à Mayence en 1043 par Bardo de Mayence3 et, en novembre de la même année, elle épousa Henri III à Ingelheim.
Agnès, à cette date, avait tout au plus 18 ans, et elle devait être une jeune fille tendre, instruite et pleine d'une profonde piété. C'est ainsi que l'abbaye de Cluny était une fondation de sa famille et Hugo, son abbé, devait être plus tard le parrain de l'héritier du trône, le futur Henri IV, et devenir le confident intime de la famille impériale.
Henri avait choisi Agnès comme épouse après que sa première femme, Gunhild, fut morte du paludisme. Ce mariage présentait surtout pour lui des avantages politiques en affermissant son pouvoir. Une alliance avec la dynastie française qui était peut-être la plus puissante renforçait la pression sur la royauté française et était de nature à améliorer la position d'Henri en Bourgogne, puisque là aussi la famille d'Agnès avait de riches possessions.
Tous deux furent couronnés empereur et impératrice le 25 décembre 1046 à Rome.
La vie de cour joyeuse et les festins ne plaisaient guère au couple royal qui avait une notion très claire de ses devoirs religieux. C'est ainsi que ménestrels et jongleurs, qui normalement ne manquaient à aucune fête du Moyen Âge, n'eurent pas l'autorisation de venir au mariage pour montrer leurs talents. Tout ce qui entourait les souverains devait être empreint de sérieux et de dignité.
Henri s'enthousiasma pour l'idée de la Trêve de Dieu (Treuga Dei) qui était apparue en France et il s'efforça de mettre fin au droit du plus fort et aux vengeances privées. Il se heurta à des résistances mais il était trop puissant pour que ses adversaires pussent agir efficacement contre lui. Cependant sa veuve devait rencontrer plus tard les mêmes problèmes.
En 1047 elle assiste à la première canonisation d'une femme. Sainte Wiborada par le pape Clément II.
On peut croire qu'Agnès encouragea Henri dans sa conception religieuse de l'autorité, qu'elle soutint et même inspira son action dans sa politique de réforme religieuse ; du vivant de son mari, malgré tout, elle n'eut aucune occasion d'intervenir activement dans la politique. Ses fonctions étaient surtout représentatives : l'épouse et la mère occupaient le premier rang.
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Devenue veuve en 1056, l'impératrice Agnès assume la régence du Saint-Empire romain germanique jusqu'à la majorité de son fils Henri IV le Grand, en 1062.
Cette période est marquée par la rivalité entre le pouvoir impérial et le pouvoir pontifical.
En 1057, le prince Frédéric de Lorraine, abbé du Mont-Cassin et frère de Godefroi II, duc de Toscane, est élu pape à l'insu du pouvoir impérial sous le nom d'Étienne IX. Farouche défenseur de l'indépendance de l'Église face au pouvoir impérial, il est assassiné huit mois après son élection.
En 1061, après la mort du pape Nicolas II et contrairement à la coutume, le Sacré Collège ne fait pas confirmer l'élection d'Alexandre II par le Saint-Empire. L'aristocratie de Rome conteste l'élection et fait appel à Agnès, qui fait élire à Bâle l'antipape Honorius II. Le schisme dure peu, puisque Honorius est désavoué par tous en 1064, mais encourage la papauté dans sa réforme, ce qui conduira à la querelle des Investitures.
Pendant la régence, les grands féodaux et les grands évêques du royaume d'Allemagne se révoltent et vont jusqu'à enlever en 1062 son fils Henri, roi des Romains. Après un voyage en France, elle se retire dans un couvent en Italie, d'où on l'appelle en 1072 pour réconcilier le duc de Souabe Rodolphe de Rheinfelden avec son fils. Après avoir évité la guerre civile, elle se retire à nouveau et meurt à Rome.
Femme érudite, elle fit traduire les ouvrages de Constantin l'Africain, moine médecin de l'abbaye du Mont-Cassin. Saint Pierre Damien, cardinal d'Ostie, est une des principales sources sur sa vie.
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dite Ala" (https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_V_de_Poitiers) "assume la régence du Saint-Empire romain germanique jusqu'à la majorité de son fils Henri IV le Grand, en 1062" "Après un voyage en France, elle se retire dans un couvent en Italie, d'où on l'appelle en 1072 pour réconcilier le duc de Souabe Rodolphe de Rheinfelden avec son fils. Après avoir évité la guerre civile, elle se retire à nouveau et meurt à Rome" "Femme érudite, elle fit traduire les ouvrages de Constantin l'Africain, moine médecin de l'abbaye du Mont-Cassin" (https://fr.wikipedia.org/wiki/Agn%C3%A8s_de_Poitiers_(imp%C3%A9ratrice_du_Saint-Empire)) - 27 novembre 1043 :
-
Mariage (avec Henri III DU SAINT-EMPIRE) - Ingelheim am Rhein, Rhineland-Palatinate, GERMANY
"Ce mariage présentait surtout pour (Henri III) des avantages politiques en affermissant son pouvoir. Une alliance avec la dynastie française qui était peut-être la plus puissante renforçait la pression sur la royauté française et était de nature à améliorer la position d'Henri en Bourgogne, puisque là aussi la famille d'Agnès avait de riches possessions. Tous deux furent couronnés empereur et impératrice le 25 décembre 1046 à Rome"
dont
F Judith de Souabe de FRANCONIE, Reine de Hongrie 1043-1100
F Adélaïde II de FRANCONIE 1045-1096
F Mathilde de FRANCONIE 1045-1060
H sosa Henri IV DU SAINT-EMPIRE, empereur du Saint-Empire de 1084 à 1105 1050-1106
H Conrad II de BAVIÈRE 1052-1055 - 1069 :
- Mariage (avec Alphonse VI DE CASTILLE)
- 20 décembre 1077 :
-
Décès - Roma, Provincia di Roma, Latium, ITALY
Agnès du Poitou est un personnage historique très controversé. Bien que femme, elle a dirigé l'un des plus grands empires européens, pendant presque dix ans, mais sa régence a été une période de réformes ecclésiastiques et l'occasion pour le trône de Saint-Pierre de commencer à s'émanciper de la monarchie germanique, émancipation dans laquelle elle joue un rôle. Mais Agnès était-elle vraiment la régente faible, confite en dévotion, complètement dépassée par les charges que son mari lui avait laissées en mourant de conduire les affaires du gouvernement et de parfaire l'éducation de leur fils, l'héritier du trône Henri IV ? C'est ainsi que l'historiographie la présentait.
Pendant longtemps il n'y eut aucun doute : Agnès avait été une régente trop faible. Ainsi, en 1923, Marie-Louise Buhlst-Thiele estime que « le fait d'entrer dans les ordres à la fin de sa vie, [est considéré] pour l'impératrice, comme une faiblesse ». Wilhelm von Giesebrecht va jusqu'à décrire Agnès comme étant d'une nature indécise et d'un caractère craintif. Dans son « Histoire de l'Empire allemand » (1890) il ne voit en elle qu'une régente faible, épouse du puissant empereur Henri III.
Pourtant dans les vingt dernières années l'opinion des chercheurs sur Agnès du Poitou a fortement changé. Cette évolution est surtout l'œuvre de deux historiens qui ont étudié le sujet en profondeur.
Tilmann Struve, en 1995, démontre entre autres que l'entrée au couvent de l'impératrice ne doit pas être considérée comme une conséquence directe du coup d'État de Kaiserswerth, mais date du voyage d'Agnès à Rome en 1065. Cela donne à penser que l'impératrice n'a ni abdiqué ni fui ses responsabilités, mais au contraire qu'elle a tenu sa place légitime de régente aussi longtemps que cela lui a été possible.
Mechthild Black-Veldtrup a rédigé une critique historique des sources à propos d'Agnès du Poitou, dans laquelle elle résume les nombreuses nouvelles connaissances sur l'impératrice, modifiant profondément son image (2006).
Tilmann Struve et Mechthild Black-Veldtrup ont réussi, avec de nouvelles méthodes de datation et un travail critique sur les sources, à remettre en question les opinions des chercheurs et à les corriger sur des points qui ne sont nullement secondaires. Cependant les recherches sur Agnès du Poitou sont loin d'être épuisées, il reste à éclaircir bien des points de sa vie, comme ce coup de force de Kaiserswerth, près de Düsseldorf, toujours obscur…