🌳 Jean-Marc LEGER par kiwa76 🏛️ Éclaireur des temps anciens Toutes les personnes Rechercher dans tous les arbres
Richard Ii DE L'AIGLE ◉ Sosa : 58 599 610

Richard Ii DE L'AIGLE

◉ Sosa : 58 599 610, 58 630 272, 58 630 560, 58 633 312, 116 825 210, 116 849 338, 116 966 330, 117 182 592, 117 182 880, 117 185 632, 117 197 600, 117 197 952… · générations 26, 27

  • Né en 1100 - L'Aigle, 61214, Orne, Normandie, FRANCE
  • Décédé le 31 août 1176
  • Ecuyer, Seigneur de Saint-Sulpice, Co-seigneur et co-baron de l'Aigle, Lord of Pevensey.
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

1100 :
Naissance - L'Aigle, 61214, Orne, Normandie, FRANCE
Richer II est celui de nos barons dont l'administration fut la plus longue ; elle fut également fertile en événements de toute nature.
Un peu de prospérité et surtout beaucoup de calamités furent son partage et celui de son peuple.

La mobilité de son caractère et son amour pour la guerre lui attirèrent une foule d'adversités qui rejaillirent sur notre ville, presque encore à sa naissance. Cette mobilité et cet amour des aventures n'empêchèrent pas cependant Richer II d'être pieux et généreux.

L'an 1118, Richer réclama du roi Henri II le territoire promis à son père ; le monarque anglais refusa, sous prétexte que ses frères Godefroy et Engenoulf, qui alors servaient son armée, avaient les même droits que lui à la succession paternelle.
Comme le jeune baron de Laigle revenait souvent à la charge et devenait même fatiguant par ses réclamations réitérées, Henri II le congédia avec des paroles blessantes.

Richer, jeune encore et susceptible de caractère, se retira de la cour et fit un pacte avec le roi de France dans le dessein de s'unir à lui, si le roi d'Angleterre ne lui rendait pas ce qu'il regardait comme son droit personnel.
Le roi de France accepta la proposition qui lui était faite, et promit à Richer quarante hommes de son armée et cinquante autres qui lui serraient fournis par Amaury de Montfort, comte d'Évreux. Richer rassuré par ces promesses, alla de nouveau trouver le roi d'Angleterre et de nouveau lui adressa sa requête sur le même sujet ; mais n'obtint rien, et il se retira l'âme attristée.

Le lendemain, son oncle Rotrou se présenta à son tour devant le roi d'Angleterre, et joignit sa supplique à celle de son neveu ; elle fut mieux accueillie.
Rotrou se hâta de faire connaître à son neveu que l'on faisait droit à toutes ses réclamations.
Cette nouvelle réjouit Richer, mais sa joie fut courte. Il se hâta d'aller au devant du roi de France, déjà en marche pour venir à Laigle avec son armée.

"Je viens, lui dit-il, de faire avec vous un pacte que je ne puis accomplir.
Le roi d'Angleterre m'a accordé tout ce que je lui demandais : il est juste que je lui garde une fidélité complète".
La réponse du roi de France ne fut pas de nature à tranquilliser le baron de Laigle : "Allez-vous-en, lui dit-il, je ferais ce qui me plaira." Et, en effet, peu de temps après, le roi de France arriva avec son armée aux portes de notre ville, qui n'essaya même pas de se défendre ; c'eût été inutile.

A ce moment, le feu, mis on ne sait par qui, excité par un vent violent, l'eut bientôt réduit en cendres. Le roi de France et son armée entrèrent néanmoins dans la ville et campèrent au milieu de ses ruines fumantes pendant trois jours. En se retirant, au quatrième jour, il chargea Amaury et Hugues de Chateauneuf de garder la forteresse restée intacte.
Plusieurs vassaux du baron de Laigle, Guillaume de Ray, Sanches, Guillaume du Fontenil et Ynard d'Ecublei allèrent trouver le roi d'Angleterre, auquel ils continuèrent de rester fidèles

Dans l'ordre chronologique, vient ici se placer une catastrophe lamentable, dans laquelle périrent les deux fils de notre baron. Engenoufl et Godefroy, les deux fils du roi d'Angleterre et plus de deux cents jeunes gens de la noblesse normande :le naufrage de la Blanche-Nef. A la médiation du pape Calixte II, la paix venait d'être signée entre le roi de France et le roi d'Angleterre. Tout était à l'allégresse de part et d'autre ; mais cette allégresse fut changée en une douleur profonde, par un événement des plus déchirants. Ordéric Vital le raconte avec beaucoup de détails ; ci dessous un digest de cette narration pour passer le détroit et rentrer dans son île, lorsqu'un pilote, appelé Thomas, vint lui offrir ses services ;

« Mon père a servi le vôtre sur mer toute sa vie ; c'est lui qui l'a porté sur son vaisseau en Angleterre, quand votre père y est allé pour combattre Harold. Seigneur roi. Accordez-moi en fief le même office ; j’ai pour votre royal service unvaisseau bien équipé que l’on appelle la Blanche-Nef. » (Wikipédia)

le Roi, déjà engagé avec un autre pilote, les refusa pour lui-même, mais il les accepta pour ses deux fils et leur suite. Le vaisseau que l'on offrait s'appelait la Blanche-Nef. Heureux et fiers de transporter les fils du roi, les matelots demandèrent du vin ; on leur en apporta trois muids, qu'ils burent avec avidité. Quand il fallut partir, tout l'équipage était ivre à bord de la Blanche-Nef. Cependant le vaisseau du Roi était déjà hors du port, et il était de toute convenance de luifaire escorte. L'ivresse avait troublé la raison du pilote ; il voulut néanmoins faire sorti son vaisseau du port, la Blanche-Nef ; mais hélas ! Elle fut de suite portée violemment contre un rocher ; son flanc gauche enfoncé, et le vaisseau submergé.
Au moment du choc, Guillaume, fils aîné du Roi et son héritier présomptif, se jeta dans une chaloupe, et il était sur le point d'atteindre le rivage, lorsqu'il entendit les cris de détresse de Mathilde sa soeur, qui lui tendais les bras suppliant. Ému de compassion, il revint pour la sauver vers le vaisseau qui coulait à fond ; mais il ne peut empêcher que ceux qui allaient périr avec elle, ne se jetassent dans la frêle chaloupe : elle chavira. Alors le prince, sa soeur Mathilde et tous ceux qui étaient avec eux tombèrent dans les abîmes.

De tous ceux qui étaient montés sur le bâtiment, il ne restait que deux hommes, ils s'étaient saisis de quelques planches de la Blanche-Nef, ils s'y étaient fortement attachés. L'un deux était boucher à Rouen, l'autre était Godefroy de Laigle, l'un des fils de Richer ; Engenoufl, son frère avait péri avec les autres passagers. Godefroy, après avoir longtemps souffert du froid de la nuit, sentit au matin ses membres engourdis ; il lâcha prise et tomba dans l'abîme pour ne plus reparaître. »
La seconde croisade fut prêchée, mars 1146, Richer, à titre de grand seigneur, d'homme d'aventure et de fervent chrétien, ne pouvait manquer d'y prendre part.

On le vit bientôt s'enrôler sous la croix, avec quelques-uns de ses vassaux, à la suite de Louis le Jeune.
Au nombre des chevaliers qui l'accompagnaient, il s'en trouvait un du nom de Gontier du Chamblac.
On sait que cette expédition, la seconde croisade, n'eut pas un brillant succès, pas plus pour le chevalier de Gontier que pour les autres.
Les croisés n'en rapportèrent aucune gloire, mais en revanche, rapportèrent de l'Orient en Europe une affreuse maladie, la lèpre, qui fit tant de victimes sur notre continent. C'est alors que furent fondées ces maladreries ou léproseries, dont le sol était couvert au moyen-âge.
Laigle eut la sienne à la Madeleine, où se trouve notre hospice actuel.
Les infortunes du cinquième baron continuèrent après don retour d'Orient. Battu et fait prisonnier à Lyre par le redoutable Robert de Bellême, il fut enfermé pendant deux ans dans le château de Breteuil. En l'année 1150, il éprouva une nouvelle disgrâce pour ne pas avoir favoriser Louis le Jeune dans une guerre contre le roi d'Angleterre. Les deux rois ayant fait la paix, ce fut le malheureux Richer qui fut en sorte victime de leur traité. Le roi d'outre-manche tourna alors ses armes contre notre ville, qu'il n'eut pas de peine à prendre et à saccager. Ainsi, sous l'administration de Richer II, la ville fut prise trois fois, dévastée trois fois. Néanmoins ce baron eu une certaine notoriété à cause de sa longue administration, de sa valeur guerrière, de sa piété et même de son infortune. Le manuscrit se tait sur le lieu et le moment de sa mort
Source : Magali TETRAULT (mtetrault )
1132 :
Mariage (avec Sophie Agnès MONTBELIARD)
1134 :
Mariage (avec Béatrix D'ESTOUTEVILLE) - Estouteville-Écalles, 76248, Seine-Maritime, Normandie, FRANCE
dont
Femme Luce DE L'AIGLE 1133-1217
Homme sosa Richard III DE L'AIGLE 1135-1187
Femme Isabelle DE L'AIGLE 1140
Femme Emeline DE L'AIGLE
Femme Juliana DE L'AIGLE 1135
Femme Mahaut DE L'AIGLE 1145
Femme Berthilde DE L'AIGLE 1154
Femme Gersende DE L'AIGLE 1156
Femme Stéphanie DE L'AIGLE
Femme Agnès DE L'AIGLE
Homme Dietrich DE L'AIGLE
Homme Raynald DE L'AIGLE
Homme Thierry DE L'AIGLE
Femme nsp DE L'AIGLE
Source : Magali TETRAULT (mtetrault )
31 août 1176 :
Décès

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