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Gaucher Ier DE JOIGNY

Gaucher Ier DE JOIGNY

  • Né en 1161 - Joigny, 89206, Yonne, Bourgogne-Franche-Comté, FRANCE
  • Décédé le 15 novembre 1237 - Château-Renard, 45220, Loiret, Centre-Val de Loire, FRANCE
  • Seigneur de Châteaurenard, Sénéchal de Nevers
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

1161 :
Naissance - Joigny, 89206, Yonne, Bourgogne-Franche-Comté, FRANCE
croisade contre les Albigeois

En 1204, il sert avec son frère Guillaume, comte de Joigny sous le roi de France Philippe-Auguste lors du siège de Rouen et font tous deux partie des seigneurs qui garantissent la capitulation du roi d'Angleterre Jean sans Terre le 1er juin 12042. En 1209, il prend part à la Croisade des albigeois, en compagnie de son neveu Guillaume II de Joigny, Pierre II de Courtenay, Hervé IV de Donzy et des évêques de Sens et de Chartres.

Gaucher Ier de Joigny est né vers 1165 à Château-Renard. Il est fils de Renaud IV de Joigny, comte de Joigny et d’Adèle de Nevers, fille de Guillaume III de Nevers et de Ide de Sponheim.

Amicie de Montfort est née en 1200 à Montargis. Amicie de Montfort était la fille de Simon IV de Montfort et d’Alix de Montmorency.

"Willelmus come Joviniaci" a accordé des droits de pêche à Pontigny, approuvés plus tard par "uxor mea Aalait et frater meus Gaucherius, dans une charte du [18 septembre 1180/24 mars 1181.

Gaucher Ier de Joigny s’est marié en premières noces, en 1195, avec Adelaïs de Venisy, qui est décédée entre le 20 mars 1221 et novembre 1222. Adelaïs de Venisy était la fille d’Anseau de Trainel de venisy et de sa femme Isabelle de Nangis de la lignée des Capétiens, petite-fille du roi Philippe Ier de France. Adelaïs de Venisy était veuve d’André de Brienne seigneur de Ramerupt.

"Gaucherus de Joviniaco et dominus de Rameruco" a confirmé le donation à Montiéramy faite par Andreas dominus de Rameruco cujus uxorem post eius obitum desponsavi dans une charte datée de 1195.

Gaucher Ier de Joigny fut chevalier, seigneur de Château-Renard, fief transmis au Courtenay par le mariage de sa fille Pétronille (Péronelle). Il fut également le sénéchal de Nevers pendant le règne de la comtesse Mahaut de Courtenay.

Le sceau de Gaucher Ier de Joigny est le suivant :

« Le cavalier galope vers la gauche. En haubert et cotte d'armes flottante, pied à l'étrier, coiffé d'un heaume à timbre plat d'un cimier portant un billeté, il brandit une épée courte de la main droite tout en se protégeant derrière un bouclier aux armes. La housse est aux armes : un semé de billettes au lion brochant ».

En 1204, Gaucher Ier sert avec son frère Guillaume, comte de Joigny sous le roi de France Philippe-Auguste lors du siège de Rouen et font partie tous deux des seigneurs qui garantissent la capitulation du roi d'Angleterre Jean sans Terre le 1er juin 1204.

Dominus Gaucherus de Jovigniaco et domina Aelicia de Venesiaco uxor eius et dominus Erardus de Brena ipsius Aelicie filius a confirmé la donation faite par Milo de Pogiaco et Helisabeth uxor sua à Sens Maison-Dieu dans une charte du mois d’août 1207.

En 1209, Gaucher Ier prend part à la Croisade des albigeois, en compagnie de son neveu Guillaume II de Joigny, Pierre II de Courtenay, Hervé IV de Donzy et des évêques de Sens et de Chartres. Aux fêtes de la Pentecôte, le 17 mai 1209, un parlement fut tenu à Compiègne. Louis, fils du roi, y reçut les insignes de la chevalerie de la main de son père. Gaucher Ier de Joigny participa au milieu de beaucoup d’autres croisés aux cérémonies qui suivirent. Durant cette croisade, il dut être proche de Simon IV de Montfort puisqu'il épousera par la suite sa fille Amicie.

Gaucherus de Joviniaco dominus Venisiaci...et uxor mea A. et filius eius E. de Brena ont renoncé à leurs droits sur la forêt de Saint-Etienne en faveur de l'abbaye de Pontigny dans une charte datée de 1211. En 1211, Gaucher Ier de Joigny est représenté sur un sceau avec une cote d'armes unie.

Gaucher de Joigny, frère du comte, est nommé parmi les nobles de Champagne qui confirmèrent la décision de Blanche, Comtesse de Champagne, de permettre la succession des fiefs en lignée féminine dans une charte de 1212. En 1212, Gaucher Ier concourt avec les plus grands seigneurs champenois à l'ordonnance de Champagne de 1212 sur le règlement de succession des fiefs et sur les duels.

Des documents datés de juillet 1213 et août 1213, relatifs à la consanguinité entre Erard de Brienne seigneur de Ramerupt et son épouse Philippa de Jérusalem, enregistrent "rex Franciæ…Grossus rex fratrem…Florium…filia Isabellis de Nangies…domina de Venisiaco", ajoutant qu'elle sa fille était "domina de Venisiaco, mater…[Erardum de Rameruco] [Erardum de Brena]". Un autre document de la série précisant qu'Isabelle était la mère de "Aalaidis dominæ Venisiaci…mater…Erardi". En 1218, Gaucher Ier intervient dans la guerre de succession de Champagne, dans laquelle sont impliqués Blanche, régente de Champagne et Erard de Brienne-Ramerupt. Ce dernier se marie en premières noces avec sa cousine au deuxième degré Hélisende de Rethel afin de réunir les deux moitiés de Ramerupt, mais ils sont rapidement contraints de se séparer pour cause de parenté trop proche. Il envisage alors un pèlerinage en Terre Sainte auprès de son cousin Jean de Brienne, devenu roi de Jérusalem, afin d'épouser Philippa de Champagne, fille d'un précédent roi de Jérusalem et comte de Champagne. Il obtient la permission du roi de France de quitter le royaume et entame son voyage au grand mécontentement de la régente du comté de Champagne Blanche de Navarre pour le compte du jeune Thibaud Ier. En chemin, il est arrêté par des agents de la comtesse Blanche qui met tout en œuvre pour empêcher ce mariage, mais il réussit à se libérer. Arrivé à Saint-Jean-d’Acre, il constate que la comtesse, avec l'aide du pape Innocent III, a fait interdire ce mariage, mais après plus d'une année d'attente, profitant de l’inattention du roi Jean de Brienne et du patriarche de Jérusalem, Philippa réussit à s’enfuir et à l'épouser. Le couple retourne alors en Champagne malgré des arrestations arbitraires de la comtesse, où Érard revendique alors le comté au nom de son épouse et déclenche la guerre de succession de Champagne. Ses premières actions sont probablement plus proches du brigandage que des actes de guerre, mais en représailles la comtesse fait en vain le siège du château de Noyers, où il réside alors. Puis Érard fait appel à la justice royale, mais Blanche demande que l'affaire ne soit jugée qu'à la majorité de son fils Thibaud Ier, ce qui est accepté par le roi qui impose ainsi une trêve entre les deux parties. Mécontent, Érard reprend rapidement les armes avant d'être excommunié avec tous ses partisans par le pape. Cette excommunication était motivée par le décret du concile de Latran, qui prescrivait une trève de quatre années entre tous les princes chrétiens. Erard pensa que le plus prudent était de se soumettre à cette décision du concile, et, avec la médiation d'Eudes III duc de Bourgogne, il conclut avec Blanche, le 8 juillet 1218, une trêve de quatre ans, qui dut commencer le lendemain. Les conditions du traité furent les suivantes : 1. Blanche et Thibaut interviendront auprès du pape pour obtenir l'absolution d'Erard et de ses partisans. 2. Si cette absolution n'est pas obtenue, ils en préviendront Erard, au plus tard le 2 mars 1219, et, dans ce cas, Erard aura le choix ou de reprendre les hostilités le 9 juillet 1219 ou d'observer la trêve conformément au traité pendant quatre ans, c'est-à-dire jusqu'au 9 juillet 1222. 3. Les châteaux et forteresses que Blanche a démantelés pendant la guerre ne seront pas fortifiés de nouveau sans le consentement de Blanche. 4. lanche rendra à Erard les fiefs qu'elle a saisis sur lui. 5. Erard ne reçoit pas quittance des sommes qu'il devait aux Juifs de Blanche et à d'autres, c'est-à-dire des dettes qui ont motivé la saisie de ses biens, mais, sous prétexte de ces créances, on ne pourra faire aucune saisie pendant la trève. 6. Blanche restituera aux partisans d'Erard les terres qu'elle a confisquées sur eux à l'occasion de la guerre, mais ils les rendront à l'expiration de la trêve. 7. Tant que la trêve durera, Blanche paiera tous les ans, à Erard, 3,000 livres de Provins, moitié à Troyes, à la foire ile Saint Remy, moitié à Bar-sur-Aube, à la foire de cette ville. De cette dette sont cautions douze des principaux feudataires de Blanche, parmi lesquels on remarquera : Guillaume, comte de Joigny, Gaucher de Joigny, frère de ce dernier. Gaucher, était le fils de Milon, comte de Bar-sur-Seine, et, par sa mère Hélissende, neveu des deux précédents, et Henri, comte de Bar-le-Duc. 8. Erard, de son côté, fournit huit cautions : ce sont d'abord quelques-uns de ses anciens alliés qui n'ont pas imité l'exemple de Simon de Joinville et de Simon de Châteauvillain, et qui lui sont restés fidèles. Ce sont notamment Milon de Noyers, son neveu ; Milon de Saint-Florentin, Etienne de Seignelay, Rainard de Choiseul, mais, en outre nous signalerons deux barons que nous n'avons pas encore mentionné parmi les partisans d'Erard, savoir : Hugues de Rethel et Hervé, comte de Nevers.

Milon et son fils Gaucher Ier donnèrent aux Teutoniques, avant le 17 août 1210, des biens situés à Bonneval (Eure-et-Loir).

A la suite de son veuvage d'Hervé en 1222, la comtesse Mahaut de Courtenay a confié à son parent Gaucher Ier de Joigny l'importante fonction de la sénéchaussée du comté de Nevers. Les grands feudataires, à l'exemple du roi, prenaient un sénéchal qui réunissait en ses mains l'administration des affaires et représentait le seigneur en toutes circonstances.

En 1223, Gaucher de Joigny, frère de Guillaume Ier, comte de Joigny, et beau-frère de Milon IV, comte de Bar-sur-Seine, donne aux Teutoniques deux hommes avec leurs familles et les biens qu'ils avaient en tenure.

En 1224, l'évêque d'Auxerre fit constater qu'il avait le droit d'empêcher Gaucher Ier de Joigny de bâtir un fort à Béquerel, parce qu'il était situé à moins d'une lieue des forteresses épiscopales. Ces deux seigneurs se surveillaient mutuellement et craignaient de laisser prédominer l'importance militaire du gentilhomme sur celle de l'homme d'Église. En juin 1224, la comtesse Mahaut de Courtenay confirma les franchises des habitants de Tonnerre. La charte mentionnait l'approbation de ses enfants Guy de Châtillon et Agnès, et l'intervention de Gaucher de Joigny, sénéchal de Nevers, chargé d'en exécuter les conditions.

Gaucher Ier de Joigny s’est marié en secondes noces en mai 1226 avec Amicie de Montfort. Amicie de Montfort est veuve de Guillaume II de Poitiers. Ils ont eu ensemble deux enfants :

1. Gaucher II de Joigny, fils de Gaucher Ier de Joigny et d’Amicie de Montfort, est né après 1226 à Montfort et est décédé en mai 1249 à Chypre alors qu’il était parti avec Saint Louis en Terre Sainte.

2. Pétronille (Péronelle) de Joigny, fille de Gaucher Ier de Joigny et d’Amicie de Montfort, l’aïeule de Josyane Pagès, née en 1230 et décédée en 1282.

Galcherus de Jovigniaco et...Amicya uxor dicti Galcheri ont fait don de biens à l'abbaye d'Escarlis dans une charte datée d'avril 1229. En avril 1229, Gaucher Ier de Joigny et Amicie de Montfort, sa femme, abandonnent au couvent de Reigny, pour un anniversaire, leur four de Villefranche. Ils veulent en outre que deux pitances y soient distribuées, chaque année, le second dimanche de l'Avent et le dimanche de Laetare. En 1229, Gaucher de Joigny et Amicie de Montfort, sa femme, donnent à l’abbaye de Cour-Dieu pour le remède de leurs âmes, pour leur anniversaire et pour la pitance du couvent, une mesure et demie de blé à prendre à leur moulin de Nibelle.

Galcherus de Jovigniaco…et uxorem meam Amiciam a noté un transfert de terre par Matildis comitissa Nivernensis avant son mariage avec Guidonem comitem Forensem, dans une charte du 18 mai 1231.

Gaucher Ier de Joigny continua les traditions de son père. Il donna à Mahaut de Courtenay, veuve, des preuves de dévouement et d'affection pendant les neuf années que durèrent ses fonctions de sénéchal de Nevers, aussi elle l'appelle « son très cher allié et fidèle Gaucher de Joigny ». L'acte du 18 mai 1231 est empreint de la plus franche sincérité. La comtesse déclarait que malgré les bons services de Gaucher, depuis son nouveau mariage, elle jugeait à propos de lui retirer la sénéchaussée de Nivernais et lui octroyait à titre de rémunération, 320 livrées de terre situées à Mars, Pazy, Nannay, etc…, avec une liste d'environ 140 noms de tenanciers habitant en divers endroits du comté. La sénéchaussée se trouvait ainsi largement rétribuée. Gaucher Ier et ses héritiers se considéraient désormais liges du comte de Nevers après le service du roi de France et les devoirs envers le comte de Joigny, parent et chef de la famille. Amicie de Montfort, épouse de Gaucher, approuva l'acte d'échange de la sénéchaussée, renonçant à tous les droits qu'elle lui conférait à condition qu'elle bénéficierait aussi des avantages de l'échange.

En septembre 1235, Guillaume de Joigny, Guillaume et Dreux de Mello, Gaucher Ier de Joigny et Jean de Toucy participèrent à Saint-Denis à une assemblée des barons et de la noblesse. Furent traitées dans cette assemblée la question de juridiction temporelle des évêques et des chapitres et celle de leur pouvoir dans les causes mixtes qui avaient amené de nouveau un conflit aigu entre le haut clergé, d'un côté, et de l'autre les seigneurs et le roi lui-même. Les seigneurs présents dont Gaucher Ier se plaignirent amèrement contre les ecclésiastiques et ils envoyèrent au pape une lettre dans laquelle, tout en protestant de leur respect pour le maintien des droits garantis au clergé, ils réclamaient contre des innovations auxquelles les prélats prétendaient les assujettir, au détriment des justices et tribunaux laïques, et ils priaient en même temps Grégoire IX de conserver les prérogatives du roi, du royaume et les leurs sur le pied où elles étaient auparavant.

Thibaud de Champagne, en mariant sa fille Blanche avec Jean, fils du comte de Bretagne, un des ennemis de la couronne, contre la volonté du roi Louis IX, réalise ainsi un manquement aux devoirs féodaux. Saint Louis fit sommer son vassal de lui faire réparation, mais le comte de Champagne n'avait pas attendu cette injonction pour faire des préparatifs : dès le 2 juin 1236, il avait passé une alliance avec le roi d'Angleterre. Il gagna de plus l'appui du comte de La Marche, d'Hugues, comte de Saint-Pol et de Blois, d'Henri, comte de Bar-le-Duc, et parvint à reconstituer la ligue des barons mécontents qui quelques années avant avaient menacé l'autorité royale. Le 23 mai 1236, Thibaud invita Isambard de Broyes, abbé de Molème, à sommer ses hommes de Villeloup de venir le rejoindre en armes avec des vivres pour deux mois, et de se réunir à ses troupes qui devaient être à Meaux, le 10 juin. De son côté, face aux préparatifs belliqueux de Thibaud de Champagne, deux jours avant le 10 juin 1236, Louis IX réunit une armée royale à Saint-Germain-en-Laye, où les grands vassaux ont été convoqués, parmi lesquels se trouvent le duc de Bourgogne, le comte de Nevers, le comte de Rouci, Guillaume des Barres, la veuve de Gaucher de Joigny, Deux de Mello, les comtes de Chalon, de Vienne, Eudes de Montagu, Anseau de Trainel, Jean de Valleri, Anséric de Montréal, Jean de Touci, et Guillaume de Mont-Saint-Jean .

Gaucher Ier de Joigny est donc décédé entre septembre 1235 et le 8 juin 1236, probablement à Château-Renard.

Mathilde Comtesse de Nevers a confirmé la donation de la « villa sue de Nannaio, Autissiodorensis diecesis » faite au chapitre d'Auxerre par Amicie relicte bone memorie Galteri de Joigniaco et Galterii filii eorumdem dans une charte du mois de mai 1241.

Après le décès de son mari, elle devient moniale dominicaine et fondatrice du couvent dominicain de Montargis en 1242 pour cinquante demoiselles. Lorsque Saint Dominique vint en France, après la défaite des Albigeois, et après avoir fondé le grand-prieuré de Proüil, il s'arrêta près de Montargis, dans la paroisse d'Amilly (à une bonne demi-lieue de Montargis) qui appartenait à la dame Amicie. Il y prêcha et y instruisit le peuple. Amicie de Montfort fit bâtir l'église, ainsi que le monastère, dent il est question, et y établit sa communauté sur le pied de chanoinesses. Leurs logements étaient tous séparés les uns des autres, bâtis entre cour et jardin. L'appartement de chacune consistait en une chambre, une salle, un cabinet, une cuisine, une cave et un grenier. Elles ne s'assemblaient que pour l'office divin, mangeant toutes séparément. On leur donnait le pain et le vin en espèce, et tant de deniers par jour pour elles et pour leurs chambrières. Cette communauté s'acquit une si grande réputation, et tant de filles se présentèrent pour y être admises, que la dame Amicie et Pétronille de Courtenay, sa fille, furent obligées d'en fixer le nombre à cinquante. N'y ayant même pas assez d'appartements pour les loger toutes, on bâtit un dortoir, où les dernières arrivées allaient loger.

En juin 1251, Pétronille (ou Perrenelle) de Courtenay, dame de Châteaurenard, confirme les donations faites aux Dominicaines de Montargis par sa mère Amicie de Montfort et son frère Gaucher de Joigny : « A tous ceux qui verront ces présentes lettres, Pétronille de Courtenay, dame de Châteaurenard, salut perpétuel dans le Seigneur. Que tous sachent que moi, exerçant mon droit et mon libre pouvoir, j'ai accepté et approuvé aux sœurs de Saint Dominique lès Montargis : la donation de cinquante livres parisis que ma très chère dame et mère Amicie de Joigny accorda aux mêmes sœurs, à titre d'aumône perpétuelle, sur les revenus qu'elle possède au port de Conflans, la donation de cinquante livres parisis que Gaucher de Joigny, de bonne mémoire, autrefois mon frère, donna aux mêmes sœurs sur sa terre et ses revenus du Gâtinais, la donation de son terrage et de ses grands cens d'Amilly, lesquels cens sont perçus chaque année le dimanche après l'Assomption de Sainte Marie, la donation de deux cent quarante arpents de terre qu'elles ont sur le terroir appelé Ligaus, que, avec mon consentement, mon même frère Gaucher donna et accorda aux mêmes sœurs. J'ai accepté aussi, accordé et approuvé tout ce que lesdites sœurs ont, tiennent et possèdent dans toute la terre et paroisse d'Amilly et partout ailleurs dans toute ma terre, à savoir en terrages, dimes, fiefs, cens, censives, coutumes, terres, prés, vignes, moulins, maisons et autres biens quelconques ; et j'ai accepté et accordé que les dites sœurs tiennent et possèdent en main morte, à perpétuité, tous et chacun des susdits biens, paisiblement et tranquillement, librement et absolument, sans aucune redevance, cens, terrage, service féodal, taxe et impôt quelconque. En outre, j'ai accepté et concédé, et je concède que les dites sœurs, à perpétuité, puissent s'accroître, acquérir des propriétés et des revenus par achat, donation, échange ou de quelque autre façon dans tous mes fiefs, arrière-fiefs, cens et censives sur toute la paroisse d'Amilly, vraiment sans droits de ventes et lods et quint denier, voulant et accordant que tout ce qu'elles acquerront dans toute la dite paroisse, les dites sœurs le tiennent et possèdent à perpétuité, en main morte, en paix et tranquillement, librement et absolument, sans aucune redevance, cens, terrage, service féodal, „taxe et impôt quelconque, promettant de bonne foi qu'à l'avenir je ne m'opposerai pas à toutes ou à l'une quelconque des décisions susdites, par moi-même ou par un autre. En témoignage et garantie de cela, j'ai fait confirmer les présentes lettres par la garantie de mon sceau. Fait l'an du Seigneur 1251, au mois de juin ».

Amicie de Montfort est décédée le 25 février 1252, à Montargis. Elle est inhumée dans le monastère des Dominicains à Montargis. Le tombeau d’Amicie de Montfort, élevé sur quatre piliers et sur deux lions se trouve au milieu du chœur de l’église de l’abbaye. L’épitaphe inscrite sur le tobeau est le suivant : « Cy-gît vénérable dame Amice, fille de très-puissant prince Simon de Montfort, ami de Saint Dominique, qui mourut pour la foi de Jésus-Christ, et fut tante de la comtesse de Bigorre, et fut femme de très-honoré Gaucher de Joigny, fondatrice de cette église, laquelle trépassa l'an 1252, le 25 de février ».


Sources
Personne, naissance, union 1, union 2, famille 2, décès: Arbois de Jubainville, H. d'(Henry), Histoire des ducs et des comtes de Champagne, Tome IV, 1181-1285, Paris, 1865. Arbois de Jubainville, Tome V, 815, p. 72. Bouvier, Henri, abbé, Histoire de l'église et de l'ancien archidiocèse de Sens, Tome 2, de 1122 à 1519, Paris, 1911. Généanet, généalogie de Gilbert et Marie Agnès Baille. Guilbert, Aristide Matthieu, Histoire des villes de France, avec une introduction générale pour chaque province, Volume 4, 1844. Histoire d’Auxerre, Tome IV, 173, p. 101. https://www.histoireeurope.fr/RechercheLocution.php?Locutions=Gaucher+Ier+de+Joigny https://wikimonde.com/article/Liste_des_comtes_de_Joigny https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaucher_de_Joigny#:~:text=Gaucher%20de%20Joigny%20ou%20Gautier,et%20de%20Ide%20de%20Sponheim Layettes du Trésor des Chartes II, 2133, p. 204. Montiéramy 109, p. 139. Patrologia Latina, Vol. CCXVI, Innocentii III PP Regestorum Lib. XVI, IX, X and XII, cols. 979 and 982. Pontigny, 274, p. 299. Société d’émulation de l’arrondissement de Montargis, bulletin trimestriel de ses travaux, N°59, troisième série, mars 1983. Yonne (suite), 63, p. 28 ; Yonne (suite), 103, p. 46 ; Yonne (suite), 369, p. 166.
Source : Christiane LIZZI (clizzi )
vers 1195 :
Mariage (avec Adélaïde DE VENIZY)
Vers 1195, il épouse Adélaïde de Venizy, veuve d'André de Brienne et fille d'Anseau de Vénizy et de Isabelle de Nangis (fille de Fleury de France, lui-même fils de Philippe Ier, roi de France et de Bertrade de Montfort), mais ils n'ont pas de postérité ensemble. Une fois veuf, il épouse vers 1226 en secondes noces Amicie de Montfort, dont il a deux enfants : Pétronille de Joigny, qui épouse Pierre de Courtenay (1 fille Amicie) et puis en secondes noces Henri de Sully (dont elle a trois enfants Gaucher de Joigny, qui sera moine
25 juin 1226 :
Mariage (avec Amicie MONTFORT-L'AMAURY) - Montfort-L'Amaury, 78490, Yvelines, Île-de-France, FRANCE
Amaury Ier (1028 † 1053), fils de Guillaume de Hainaut est le fondateur de la famille. Simon Ier (1053 † 1087), par son second mariage avec Agnès d'Évreux, fait entrer le comté d'Évreux dans la famille. Bertrade, fille de Simon Ier, déjà mariée à Foulque IV d'Anjou, fut au centre d'un scandale créé par son enlèvement par le roi de France Philippe Ier suivi de son mariage avec ce dernier. Les Montfort posent un premier pied en Angleterre par le mariage de Simon III († 1181) avec Amicie de Leicester. Simon IV (1181 † 1218), cinquième comte de Leicester, dirigea la croisade des Albigeois et devint vicomte de Béziers, de Razès, d'Albi et de Carcassonne puis comte de Toulouse. Son fils Amaury reprit ses prétentions, mais dut renoncer devant la résistance des comtes de Toulouse de la maison de Saint-Gilles et transmit ses droits au roi de France. Plus tard, Simon V, sixième comte de Leicester, épousa Éléonore, fille de Jean sans Terre. Il fut le meneur de la révolte des barons contre Henri III. Ses troupes vainquirent les forces royales lors de la bataille de Lewes en 1264, avec la capture du prince Édouard. Mais il fut défait et tué à la bataille d'Evesham en 1265, son corps atrocement mutilé. Sa famille fut exilée. Parmi leurs héritiers, Jean IV de Bretagne reprit le nom de Montfort et la guerre de Succession de Bretagne vit s'affronter Montfortistes et Blésistes. Ainsi le comté de Montfort fut-il lié au duché de Bretagne à la suite du mariage de Yolande de Montfort avec Arthur II de Bretagne en 1292. Lors de la guerre de succession de Bretagne (1341-1364), les Monfort font valoir leurs droits à la couronne ducale et l'emportent finalement, avec l'aide anglaise, à la bataille d'Auray (1364). À partir de 1365 et pendant deux siècles, la ville devient une dépendance de la Bretagne grâce au mariage de la dernière descendante des comtes de Montfort avec Arthur, duc de Bretagne

dont
Femme Péronnelle DE JOIGNY 1230-1282
Source : Christiane LIZZI (clizzi )
15 novembre 1237 :
Décès - Château-Renard, 45220, Loiret, Centre-Val de Loire, FRANCE

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