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Aléran Ier DE TROYES ◉ Sosa : 935 631 108

Aléran Ier DE TROYES

◉ Sosa : 935 631 108

  • Né vers 800 - Troyes, 10387, Aube, Grand Est, FRANCE
  • Décédé vers 852
  • 1er Comte de Troyes (820-852), Marquis de Gothie (849-852), Comte de Barcelone (850-852)
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vers 800 :
Naissance - Troyes, 10387, Aube, Grand Est, FRANCE
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aleran_de_Troyes
Aleran (en latin Aledramnus), mort en 852, fut comte de Troyes à l'époque de l'empereur Louis le Pieux.

Celui-ci l'envoya comme missis dominicus à Nurcie en 820. En 813, il est chargé de restituer des biens volés à l'abbaye de Montier-en-Der, par un mandement de Charlemagne. En 837, il participe à la fondation de l'abbaye de Montiéramey, sur les rives de la Barse, à l'époque appelée le monastère d'Adrémare, du nom de son fondateur, puis il accompagne Charles le Chauve au siège de Toulouse en 849. Pépin II, roi d'Aquitaine fut vaincu, et Aleran est alors nommé marquis de Gothie. Il est tué en 852 en repoussant une attaque des Musulmans.

Dans le cours du IX° siècle, Troyes eu des comtes, non héréditaires. Le premier fut « Aledramnus ou Alerannus » (en latin), « Aledran ou Aleran ».


https://www.jschweitzer.fr/les-autres-c%C3%A9l%C3%A9brit%C3%A9s/aleran-1er-aleran-ii/
« Aye d’Avignon » est un poème de la fin du XII° siècle, publié en 1861. Dans la seconde partie de ce poème, parmi les ennemis du héros Garnier de Nanteuil, l’auteur, resté inconnu, met en scène, dans un rôle secondaire, un personnage du nom d’Aleran, qu’il qualifie par 3 fois de « quens de Traysin ou de Troiesin », c’est-à-dire comte de Troyes.

Mais c’est grâce à un mandement par lequel Charlemagne en 813, qui lui prescrit de faire restituer à l’abbaye de Montier-en-Der des biens volés, que l’on connaît le « fidèle » auquel il a confié le comté de Troyes. En effet, libéral envers l’abbaye de Montiéramey, Aleran s’était montré injuste envers celle de Montier-la-Celle, dont il s’était emparé d’une partie des biens situés à « Silviniacus », aujourd’hui Sainte-Vertu (Yonne).

Quelques années plus tard, il fait confirmer par Louis 1er le Pieux (ou Louis le débonnaire 814-840) la possession des biens que l’abbaye de Montier-la-Celle avait acquis.

Lorsque Charles le Chauve, venant d’Auxerre, traverse la banlieue de Troyes, où est situé le monastère de Montier-la-Celle, l’abbé Haldegingus et ses moines lui exposent respectueusement la spoliation dont ils sont victimes, et le prient d’user de son autorité pour que l’injustice dont ils souffrent fût réparée.

Aleran 1er a possédé le comté de Troyes à titre bénéficiaire (c’est-à-dire sans avoir sur ce comté un droit transmissible à ses héritiers) et il a sa notice dans l’« Histoire des Comtes de Champagne » de M. D’Arbois de Jubainville (voir ce chapitre), qui le nomme « Alédramne ».

Il vécut sous les règnes de Charlemagne (768-814), de Louis 1er le Pieux (814-840) et de Charles le Chauve (840-877), et remplit des missions importantes en Italie, à Nurcie, comme « missus dominicus ».

Son nom devient alors « vicecomes », vicomte.

De retour en France en 837, ce comte Aleran confirme au moine Adremar, du monastère bénédictin de la Celle (Montier-la-Celle, fondé un siècle auparavant aux portes de Troyes par saint Frobert, (voir ce chapitre), la possession de la terre nécessaire pour établir dans la forêt du Der, sur les rives de la Barse, une nouvelle Celle, qui s’établit près du « Meiz-Corbon » (maison de Corbon), qu’elle absorba bientôt en y substituant le nom de Nouvelle-Celle-en-Der, Cella-nova-in-Dervo, par opposition à la Celle, fondée aux portes de Troyes, dans les marais de l’Ile-Germaine, du nom de Celle antique, Cella antiqua, la Nouvelle-Celle, Nova Cella, « Nova-cella-in-Dervo », puis, du nom de son fondateur, Adremari monasterium, le monastère d’Adrémare. Ce nom fut remplacé plus tard par celui de « Montier arrame », de « Montier amé », qui devint l’abbaye Montiéramey. Plusieurs rois de France et les Comtes de Champagne furent des bienfaiteurs de cette abbaye.

C’est donc en 837, sous l’épiscopat d’Adalbert, évêque de Troyes (836-845), que le moine Adrémar planta la croix sur un monticule au bord de la Barse. Pour ce moine qui « sortait de Troyes », comme disent les chartes de fondation et de donation, le temps n’était pas seulement consacré à la prière, mais encore au travail manuel, au travail pénible du défrichement. A cette fondation, l’on doit la formation des villages de Montiéramey, de Montreuil, du Mesnil-saint-Père, qui prirent ainsi leur origine, ainsi que les hameaux et fermes qui s’élevèrent dans les environs, des métairies ou granges, comme on disait alors, appartenant aux religieux dont les domaines s’étendirent et s’augmentèrent rapidement.

Charles-le-Chauve, en confirmant les donations faites aux religieux, y ajouta certains fonds de terre et de bois. Le pape Léon IV (847-855), fit de même. C’est pourquoi l’église de Montiéramey a pour patrons, saint Pierre et saint Léon.

Les religieux de Montiéramey avaient demandé à faire essarter (défricher) la forêt du Der, afin d’y établir une église, près de la Barse et de mettre en culture quelques parties de cette forêt. Aleran, comte de Troyes, donna aux religieux la place du couvent et une grande superficie dans la forêt du Der.

Le comte Aleran fait cette pieuse largesse, non pas aux dépens de ses biens patrimoniaux, mais aux frais du fisc royal : « La forêt du Der et les revenus qu’on en tire, dit-il, font partie du traitement attaché à la fonction de comte de Troiesin. Tel est, en effet, ici le sens du mot comitatus. C’est aussi ce qui nous explique, et la nécessité de la confirmation royale dans les actes concédés à l’abbaye de Montiéramey, et l’assentiment des comtes Troiesin, Aleran, Eudes, Raoul, Boson ».

De 844 à 852, Aleran défend Barcelone et la marche d’Espagne à la fois contre les Sarrasins et contre les entreprises du rebelle Guillaume.

Il accompagne Charles le Chauve au siège de Toulouse en 849. Pépin II roi d'Aquitaine (petit fils de Louis le Pieux) est vaincu, et Aleran est alors nommé marquis de Gothie.

Pourquoi Charles le Chauve avait-il fait appel au dévouement du vieux comte de Troyes ? Par ce que, celui qui a servi sous Charlemagne et rempli une mission importante en Italie sous Louis le Pieux, était tout désigné pour cette tâche épineuse. Mais, le nouveau marquis d’Espagne ne fut pas toujours heureux.

A la fin de 848, il est chassé de Barcelone, que la trahison livre à Guillaume.

Au début de 850, Aleran et Isembert, fils de Guérin (poète et écrivain français), attirés traitreusement à une conférence, sous prétexte de conclure la paix, tombent aux mains de leur ennemi. Le triomphe de Guillaume est des plus éphémère. Vaincu dans une rencontre par les fidèles du roi, il court se réfugier dans Barcelone. Aleran, délivré, noue des relations avec quelques Goths. Deux ans après, les Musulmans s’emparent par surprise de Barcelone et ne se retirent qu’après avoir dévasté la ville et passé les habitants au fil de l’épée.

Aleran trouve la mort dans le désastre. Il est tué en 854 en repoussant une attaque des Musulmans.

Son nom n’est plus prononcé depuis lors et, le 10 septembre de cette même année, apparaît un comte Udalric, marquis de Gothie, sans aucun doute, le successeur de notre comte.

Le comte Aleran conserva sa charge jusqu’à sa mort, près d’un demi-siècle, pendant lequel il vit l’édifice impérial, qui reposait sur l’autorité de Charlemagne, chanceler.

Le 25 avril 854, dans un diplôme de Charles le Chauve sur les privilèges de l’abbaye de Montiéramey, il est fait mention du comte de Troiesin, Eudes, et du comte Aleran son prédécesseur.

Aleran était Marquis de Gothie, Comte de Barcelone, Marquis de la Marche d’Espagne.


***
Restitution des biens à l'abbaye de Montier-en-Der
En 813, par un mandement de Charlemagne, Aléran de Troyes ou en latin Aledramnus est chargé de restituer des biens volés à l'abbaye de Montier-en-Der.

Aléran de Troyes Missus dominicus à Nurcie
Aléran de Troyes Comte de Troyes
Louis Ier le Pieux envoie Aléran de Troyes comme missus dominicus à Nurcie en 820.
Aléran de Troyes devient Comte de Troyes en 820.

Fondation de l'abbaye de Montiéramey
En 837, Aléran de Troyes participe à la fondation de l'abbaye de Montiéramey, sur les rives de la Barse, à l'époque appelée le monastère d'Adrémare, du nom de son fondateur.

Prise de Toulouse
Aléran de Troyes Marquis de Gothie
Charles II le Chauve fait prendre Toulouse sans combat en 849 par Frédelon de Toulouse.
Aléran de Troyes accompagne Charles II le Chauve au siège de Toulouse.
Pépin II d'Aquitaine, roi d'Aquitaine est vaincu et Aléran de Troyes est alors nommé marquis de Gothie.

Mort de Guillaume de Septimanie Duc d'Aquitaine Comte d'Agen et de Bordeaux
Aléran de Troyes Marquis de Gothie
Aléran de Troyes Comte de Barcelone, de Narbonne, de Roussillon et d'Empuries
Guillaume de Septimanie meurt à Barcelone en 849 en 850, décapité sur ordre de Charles II le Chauve, pour avoir tenté de s'emparer des marches d'Espagne et de Barcelone.
Aléran de Troyes est alors nommé Marquis de Gothie, Comte de Barcelone, de Narbonne, de Roussillon et d'Empuries
820 :
Mariage (avec Edith DE BAVIERE) - Aachen, Regierungsbezirk Köln, North Rhine-Westphalia, GERMANY
dont
Femme sosa Wandelmodis DE WORMSGAU 825
Femme sosa Agathe DE CHAMPAGNE 830
Femme sosa Wandelgarde DE TROYES ca 832
Source : Marie-France BOUVIER (mariette73
vers 852 :
Décès
Cause : Tué au combat
Mort d'Aléran de Troyes
Eudes Ier de Troyes-Robertien Comte de Troyes
Robert IV de Hesbaye Comte d'Angers
Aléran de Troyes meurt en 852 ou 854, en repoussant une attaque des Musulmans.
Eudes Ier de Troyes-Robertien, son gendre, devient Comte de Troyes.
Robert IV de Hesbaye, frère d'Eudes, lui succède à Angers.

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