🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
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Gauthier Ier VILLEBÉON ◉ Sosa : 407 932 664
Gauthier Ier VILLEBÉON
◉ Sosa : 407 932 664
- Né en 1125 - Méréville, 91390, Essonne, Île-de-France, FRANCE
- Décédé le 1er novembre 1205 - Fontaine-le-Port, 77188, Seine-et-Marne, Île-de-France, FRANCE
- Inhumé le 8 novembre 1205 - Fontaine-le-Port, 77188, Seine-et-Marne, Île-de-France, FRANCE
- Seigneur de La Chapelle en Brie, Chevalier Croisé (1er, 1147), Chevalier Croisé (2e, 1149), Chambellan
Parents
- Josselin II BEAUMONT-DU-GÂTINAIS ~1100-~1147
- Jeanne DU BIGNON ~1105-?
Union(s) et enfant(s)
-
Marié vers 1150, Nemours, 77333, Seine-et-Marne, Île-de-France, FRANCE, avec
Aveline NEMOURS ~1130-1196
dont
- Orson Ier NEMOURS ~1152-1233
- Gautier II VILLEBÉON ~1160-1221
Frères et sœurs
- Adam II BEAUMONT-DU-GÂTINAIS 1125-1164
- Gauthier Ier VILLEBÉON 1125-1205
Événements
- 1125 :
-
Naissance - Méréville, 91390, Essonne, Île-de-France, FRANCE
Chambrier du Roi Louis VII puis de Philippe II
Gauthier Ier de Villebéon (v. 1125-25 octobre 1205), seigneur de Villebéon et de la Chapelle en Brie puis seigneur de Nemours par son mariage, grand chambellan de France de Louis VII en 1196 puis de Philippe-Auguste jusqu'à sa mort. Il est un membre de la famille Le Riche. Fils cadet de Josselin II de Villebéon (1100-1145), modeste fonctionnaire de la Cour, seigneur de Beaumont-en-Gâtinais et de la Chapelle en Brie, le fief de Villebéon est probablement venu à lui par héritage de sa mère Héceline Haran (1105-?).
En 1147, Gauthier fit partie de la nombreuse suite des chevaliers qui accompagnèrent Louis VII en terre sainte, notamment son beau père Orson de Nemours ; deux ans après il rentrait en France avec lui et un petit nombre de croisés qui avaient échappé à la mort et à la captivité dans cette malheureuse campagne.
En 1149 Il part pour la Deuxième croisade, et à son retour se marie et entre au service du roi. A cette époque se fait sentir un grand besoin d'ordonner les rouages de la monarchie. Déployant ses talents d'administrateur, il s'élève rapidement à la cour aux côtés de son frère aîné Étienne de la Chapelle, évêque de Meaux puis archevêque de Bourges. Après une brève éclipse au début du règne de Philippe-Auguste (1165-1223), il revient en grâce à la cour jusqu'à sa mort en 1205. Il est certainement à l'origine de la construction du château de Nemours à partir de 1170. C'est très vraisemblablement lui qui leva le gros pavillon à quatre tours qui forme aujourd'hui l'essentiel du château de Nemours . Gauthier a obtenu du roi la permission de garder à Nemours des reliques ramenées de Palestine du Saint Martyr Jean Baptiste.
Il a une sœur, Pétronille, mariée à Tiboud le Riche (?-1197)1 ou Tibaud le Riche, bourgeois de Paris. Il est enterré dans la crypte de l'abbaye de Barbeau à Fontaine-le-Port.
Fait notable pour l'époque : lorsqu'il établit son testament, il fait des lots égaux pour chacun de ses fils restés laïcs, sans tenir compte de l'usage d'alors qui voulait que l'aîné hérite du plus gros du patrimoine.
Vers 1167, il commença à porter le titre de chambrier. Par l'importance de son rôle joué autour de la personne de Louis VII, il parvint à faire nommer son frère archevêque de Bourges. Il conserva le même titre et la même fonction sous le règne de Philippe-Auguste, et dans les chartes de Barbeau, de Montmartre, de Vincennes et de Notre-Dame, il n'est jamais appelé que Gauthier le Chambrier, dit le Vieux, pour le distinguer de Gauthier II, son fils, qui lui succéda dans le même office.
En 1190, le roi lui accorda, ainsi qu'à ses héritiers qui habiteront Méréville , le droit de prendre dans la forêt du Gaut, appartenant à l'évêque d'Orléans, une charretée de bois par jour avec la permission, bien entendu, de l'évêque, et défense aux gardes d'arrêter leurs serviteurs soit à leur arrivée, soit à leur retour.
Avec Méréville, il posséda encore les fiefs de La Chapelle-en-Brie appelée de son nom La Chapelle-Gauthier, de Villebéon, de Nemours, de Tournanfuye, de Guercheville, toutes situées dans les mêmes régions.
Il avait épousé Aveline, dame de Nemours , fille d'Ursion de Nemours et d'Aveline de Tracy, soeur de Renaud, seigneur de Montfaucon-en-Brie, et fille de Renaud de Châtillon, prince d'Antioche.
Par son mariage en 1150 avec Aveline de Château-Landon, dame de Nemours (1130-1196), il a sept fils et une fille :
- Philippe, seigneur de Guercheville et de Nemours (1155-1191) : il épouse Aveline de Melun (1160-1191), fille du vicomte de Melun. Il suit Philippe-Auguste en Palestine pour la troisième croisade en qualité de chambellan, et meurt au siège de Saint-Jean-d'Acre. Il laisse deux filles, Agnès de Nemours (?-1213) et Isabelle de Nemours (?-1214), puînées de son fils nommé Gauthier, désigné comme Gauteron sur la charte de 1198. Celui-ci continue la lignée des seigneurs de Nemours, quoique contraints en 1274 de vendre leur manoir au roi, et l'on trouve ses descendants jusque vers le milieu du XVe siècle.
- Gauthier de Nemours , dit Gautier le Jeune ou Gautier de Villebéon (1160-1221) : seigneur de Villebéon et de La Chapelle-Gauthier, il succède à son père en novembre 1205 dans la charge de grand chambellan. Lors de la campagne du prince Louis en Angleterre, il se serait suffisamment distingué pour que le roi Philippe Auguste le nomme maréchal en remplacement de Henri à la mort de ce dernier. Parti en croisade en 1218, il est fait prisonnier et meurt en 1220. A sa mort, son fils Adam de Villebéon assure la fonction. Il est la tige des seigneurs de Villebéon, lignée disparue au XVIe siècle.
- Étienne de Villebéon (?-1222) : évêque-comte de Noyon (et donc également pair du royaume, une distinction attachée à l'évêché de Noyon) de 1188 à 1222.
- Pierre II de la Chapelle, appelé aussi Pierre de Villebéon ou Pierre de Nemours ( †?-v. 1219) : évêque de Paris de 1208 à 1219 et Trésorier de Saint-Martin de Tours, il est mort au siège de Damiette lors de la cinquième croisade.
-Guillaume de Villebéon, appelé aussi Guillaume de Nemours (?-1221) : d'abord chantre de Paris, il accompagne Simon de Montfort dans la croisade des Albigeois où il invente des engins ballistiques qui assurent le succès des assauts contre les châteaux ; devenu archidiacre de Paris, il est subséquemment élu évêque de Meaux en 1213 ou 1214 jusqu'à sa mort en 1221 ;
- Orson de Nemours (1165-1233) : baron de Brécy-en-Berry, il est nommé chambellan du roi puis du prince royal le futur Louis VIII et devient son plus intime conseiller. Il accompagnece dernier dans sa désastreuse campagne d'Angleterre en 1216, et reste conseiller favori de Blanche de Castille après la mort de son mari Louis VIII pendant la minorité de saint Louis. Il devient la tige des seigneurs de Méréville et de Brécy, lignée qui s'est éteinte au milieu du XIIIe siècle. De son père il hérite d'Obsonville et est nommé comme Orson d'Obsonville dans lanomenclature des vassaux du roi entre 1211 et 1226.
- Marguerite, première épouse de Eudes II de Sully-Beaujeu, mère de Gilles de Sully, seigneur d'Aubussonville.
-Jean : Prévôt de Paris avant 1198, sous-Chambrier du Roi et collaborateur de son père, il épouse Marie de Corbeil-Beauvais. Il meurt en 1216 ou peu de temps après son père. Il est à l'origine de la lignée des seigneurs de Nanteau-sur-Lunain (et non pas Nanteuil comme l'ont cru de nombreux historiens)
Au Moyen Age, Villebéon était une seigneurie dont sont issus plusieurs chambellans illustres sous les règnes des rois Louis VII (Le Jeune), Philippe II Auguste, Louis VIII (Cœur de Lion) et Louis IX (Saint Louis).
Un chambellan était un gentilhomme de la cour chargé du service de la chambre du souverain, de l'administration de la Maison du Roi, et à qui était confié le sceau secret. Vivant dans l'intimité du souverain, il pouvait devenir très influent.
Villebéon est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne.
La seigneurie de Villebéon arriva à Gauthier de Villebéon par son mariage avec Aveline de Château-Landon , dame de Nemours en 1150. Son territoire se divisait alors en deux fiefs. Le premier, du côté du hameau du Pacy, faisait partie de l'archevêché de Sens. En 1171 l'ermite Foubert y fonda une chapelle, devenue depuis une grange, et dont les desservants furent à l'origine de la création du couvent du Jard à Melun. Le deuxième fief incluait le village de Villebéon, le hameau des Granges et le bois de Villeniard. Il fut apporté en dot par Garcile, peut-être une fille du seigneur de Chevry, à Gautier du Bignon qui vivait en 1120. Ce couple eut deux fils, Hughes et Orson qui se partagèrent les seigneuries de Bignon et de Villebéon ; et une fille, qui avait hérité de la majeure partie du fief de sa mère et qui fut probablement la mère de Gautier de Villebéon (en tant que fils cadet il aurait été prénommé comme son grand-père). En mars 1190 Gautier de Villebéon fonda un autel dans l'ermitage de Pacy avant le départ de son fils aîné Philippe pour la croisade. Il donna cette terre en héritage à son fils Gautier le Jeune, qui le légua à son fils Adam, qui à son tour le légua à son fils Matthieu II de Villebéon.
Emile-Louis Richemond -Recherches généalogiques sur la famille des seigneurs de Nemours du XIIe au XVe siècle : "Trois ou quatre ans après la mort de sa femme Aveline, au moment du partage de ses biens entre ses fils, Gauthier de Villebéon, alors presque octogénaire, s'est remarié. "Il n'est pas douteux que Gauthier de Villebéon, le chambellan, a épousé la veuve d'Aubert de Pithiviers, dans le but d'avoir lui-même pendant la minorité de ses petits-fils, l'administrationdes riches terres d'Aschères et de Rougemont devant leur revenir, du chef de leurs femmes, et pour empêcher ces deux fiefs de tomber entre des mains étrangères, ou d'être mises sous séquestre par le roi faute de tenancier majeur.
Le château de Nemours situé dans la ville du même nom à l'extrême sud de la région parisienne dans le département de Seine-et-Marne, est une forteresse bâtie au XIIe siècle sur la rive gauche du Loing, au niveau d'un ancien passage à gué. Cet édifice est l un des seuls châteaux de ville en Île-de-France parvenu jusqu'à nous. Contrairement aux châteaux construits à la même époque, il a échappé au démantèlement par la royauté grâce à la relation privilégiée des seigneurs de Nemours avec celle-ci. Les premières pierres de l'édifice ont été posées vers 1120 par Orson sur la rive gauche du Loing. En 1170, le deuxième seigneur de Nemours, Gauthier 1er de Villebéon , chambellan des rois Louis VII et Philippe Auguste, obtient une charte de franchise pour sa commune.Source : Christian BAUDE (chris97130 - vers 1150 :
-
Mariage (avec Aveline NEMOURS) - Nemours, 77333, Seine-et-Marne, Île-de-France, FRANCE
dont
H sosa Ursion II Orson II De Nemours 1151-1233 Marié en 1185 avec sosa Lisette Liesse De Méréville 1160-1207
H Jean 1er De Villebéon 1153-1216 Marié en 1175 avec Marie De Corbeil Beauvais 1158
H Philippe 1er De Nemours 1155-1191 Marié en 1177, Melun, 77288, Seine et Marne, Ile-de-France, France, avec Aveline Adeline De Melun 1158-1191
H sosa Gauthier II De Villebéon 1160-1221 Marié en 1184 avec sosa Elisabeth De Mondreville 1168-1234
Gauthier II De Villebéon 1160-1221 Marié en 1200 avec sosa Marguerite De Pithiviers 1180-1242/ - 1er novembre 1205 :
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Décès - Fontaine-le-Port, 77188, Seine-et-Marne, Île-de-France, FRANCE
Source : Christian BAUDE (chris97130
- 8 novembre 1205 :
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Inhumation - Fontaine-le-Port, 77188, Seine-et-Marne, Île-de-France, FRANCE
Abbaye de Barbeau
Aux pieds du roi Louis VII, comme plus tard son arrière-petits-fils, Pierre de Villebéon, fut inhumé dans la basilique de Saint-Denis, aux pieds du roi Saint-Louis.