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Thibaud IV DE BLOIS ◉ Sosa : 117 199 086

Thibaud IV DE BLOIS

◉ Sosa : 117 199 086

  • dit « Le Grand ou Le Vieux »
  • Né le 8 avril 1093 - Blois, 41000, Loir-et-Cher, Centre, FRANCE
  • Décédé le 17 janvier 1152 - Lagny-sur-Marne, 77243, Seine-et-Marne, Île-de-France, FRANCE, à l'âge de 58 ans
  • Comte de Blois (1102-1152), de Chartres, de Meaux, de Châteaudun et de Sancerre (1102-1152), Comte de Champagne (1125-1152)
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

8 avril 1093 :
Naissance - Blois, 41000, Loir-et-Cher, Centre, FRANCE
https://fr.wikipedia.org/wiki/Thibaut_IV_de_Blois
Fils puiné d’Étienne II et d’Adèle, il gouverna sous la régence de sa mère puis seul. Il dut faire face à des attaques de son vassal Hugues III du Puiset. Il hérita de la Champagne de son oncle Hugues Ier parti en Terre sainte. Il est pressenti par les barons normands pour devenir roi d’Angleterre, ces-derniers l’appelant à devenir leur duc, mais c’est finalement son frère Étienne qui fut sacré roi en 1135. Il fait de la Champagne un État puissant au sein du royaume, notamment en popularisant les célèbres foires de Champagne

allié d’Hugues du Puiset (1111 )puis d’Henry 1er d’Angleterre (1118 ?) contre le Roi Louis VI, X contre Raoul de Vermandois (1142/43), X contre Louis VII (perd Vitry en 1143 (hérite de son oncle Hugues au détriment d’Eudes de Champlitte ;cité dans une donation à Molesme du 02/04/1104 ; avec sa femme à Montiérender en 1139
Résidence : Lagny-sur-Marne, Île-de-France, France

Thibaud II a été appelé par l’histoire Thibaud le Grand. Ce surnom, il ne le doit pas à ses victoires militaires, mais au regard lucide qui lui a permis d’apercevoir, avant les princes de son temps, les nouveaux champs de bataille que l’évolution économique leur proposait. Il a pu ainsi tirer le meilleur parti pour la constitution de l’unité et de l’autonomie champenoise de l’élan vital né en Occident, dont les effets se font partout sentir en son temps. " Démographie, agriculture, industrie, monnaie et commerce : tout progresse, tout s’accélère ".

Thibaud ne tarde pas à rencontrer l’abbé de Clairvaux. Bernard devient son ami, un ami attentif à le conduire sur la voie de la sagesse et de la miséricorde.

Ils se rencontrent plusieurs fois, et d’abord au concile de Troyes en 1128.

Ensuite, le comte se rend lui-même à Clairvaux au moment où saint Bernard s’emploie à le réconcilier avec le roi Louis VII.

Thibaud suit les conseils que Bernard lui prodigue en de nombreuses lettres, pleines de marques d’estime et de considération, où il lui demande notamment d’ouvrir généreusement ses greniers aux pauvres dans les périodes de famine, d’aller visiter les hôpitaux, et de renoncer au luxe.

Thibaud comble de bienfaits le monastère de Clairvaux, qui lui doit sa reconstruction en 1135.

En même temps, à Troyes, le comte se préoccupe d’installer des chanoines réguliers à Saint-Loup, intervenant dans la marche de cette abbaye, " pour faire rentrer les chanoines qui y mènent trop douce vie, sous la règle augustinienne ".

Thibaud II attire toute l’Europe aux foires de Troyes, et institue le " conduit des foires ".

Il signifie ainsi qu’il étend hors de ses domaines sa protection aux marchands, qu’il " conduit " comme s’ils lui " appartenaient " encore. Ceux qui les attaqueraient, allant aux foires ou en revenant, auraient affaire au comte de Champagne, qui n’hésiterait même pas à recourir au roi, comme ce fut le cas en 1148.

C’est pourquoi les commerçants, ainsi rassurés, vont être attirés vers Troyes, hors de leurs lointaines régions.

" A leur arrivée dans sa ville de foire, le comte offre aux marchands bon hébergement et toutes les commodités nécessaires à l’exercice de leur métier: entrepôts, halles, étals, places et rues réservées. Au lieu de tentes dans la prairie, il leur assure le logement dans des maisons qu’il loue ou même fait construire dans les quartiers qu’il détermine. Le comte se préoccupe aussi d’assurer une capacité hospitalière suffisante pour accueillir les marchands, souvent épuisés par les fatigues de la route ".

Des maisons définitives en bois commencent à se bâtir dans le quartier des foires, autour des places du Marché-au-blé (Place Jean Jaurès) et de l’Etape-au-vin (place Audiffred), là où se rend la justice, auprès du pilori.

La grande diversité des poids et mesures d’un pays à l’autre exige un strict contrôle et l’adoption d’un étalon unique tels " l’aulne " et " le poids de Troyes ", un poids dont le système anglais actuel conserve des survivances.

Les itinéraires commerciaux ont fait de Troyes le pivot des échanges internationaux, pour deux siècles. La ville se trouve à la jonction des routes venant du sud, du nord, et du nord-ouest. L’ancien chemin romain et carolingien, qui menait de Langres à Châlons et à Reims, s’est détourné à son profit.

Thibaud II, est à ce point conscient de l’importance que revêt pour l’avenir de ses foires la présence des marchands de draps flamands, qu’oubliant les vieilles rancunes, il envisage en 1143, avec le comte de Flandre Thierry d’Alsace, le mariage d’Henri, son fils aîné, avec Laurette de Flandre.

Il pressent que la rencontre sur ses foires des marchands drapiers du Nord et des Italiens maîtres du commerce méditerranéen fera de son comté le cœur économique de l’Europe !

Thibaud crée et fixe à Troyes l’industrie et l’esprit de commerce. Il crée des manufactures, et, pour leur commodité, il partage la Seine en une infinité de ramifications qui la portent dans tous les ateliers : entreprise digne de l’admiration des siècles les plus éclairés.

Le roi Louis VI lui donne le titre de comte palatin et, croyant proche son heure dernière, lui confie la tutelle de son fils Louis VII, qu’il a fait sacrer à Reims, mais qui n’a encore que quinze ans.

En 1137, Louis VI lui demande de conduire l’escorte de 500 chevaliers qu’il donne à son fils pour l’accompagner à Bordeaux, à la célébration de ses noces avec Aliénor d’Aquitaine.

Lorsque son fils Henri revient des Lieux Saints où Louis VII est encore, il apporte une lettre du roi adressée à Thibaud II : " L’amitié que du fond du cœur nous portons à ton fils nous invite à t’écrire de cette terre lointaine pour la gloire de ton nom. Le dévouement dont il n’a cessé de témoigner à notre égard et ses gracieux services lui ont gagné notre faveur. Nous te faisons cette lettre pour t’exprimer notre reconnaissance et ajouter à l’affection que tu lui portes ".

Thibaud eut quatre fils et six filles :

- Henri I, Comte de Champagne et de Brie,

- Thibault le Bon, Comte de Blois et de Chartres,

- Etienne, Comte de Sancerre en Berry,

- Guillaume, qui fait une carrière fulgurante, successivement doyen du chapitre de Meaux, prévôt du chapitre de Saint-Quiriacz et de Saint-Denis, Evêque de Chartres, Archevêque de Sens, cardinal de Sainte-Sabine, légat pontifical, puis archevêque de Reims, avec le surnom de Guillaume-aux-Blanches-Mains.

Quelques auteurs ajoutent un cinquième fils (naturel), Hugues, Abbé de Citeaux en 1155.

Les filles de Thibaud sont :

- Agnès, femme de Regnauld, Comte de Bar,

- Marie, qui épouse Eudes II, Duc de Bourgogne,

- Elisabeth, mariée à Roger, Duc de Pouille, fils de Guillaume, Roi de Sicile,

- Mahaut, femme de Geoffroy, Comte de Perche,

- Marguerite, religieuse de Fontevraud,

- Adèle, que Louis VII, dit le Jeune, épouse en troisième noces, en 1160.



Thibaud décède le 8 janvier 1152.

Tous les auteurs de son temps font de grands éloges de ce Comte. On dit de lui : " ...Thibaud était le père de l‘orphelin, le défenseur de la veuve, l’œil de l’aveugle, le pied du boiteux ... ".

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Thibaut de Blois ou Thibaut IV le Grand (né vers 1090/1095, mort le 10 janvier 1152), fut comte de Blois, de Chartres, de Meaux, de Châteaudun, seigneur de Sancerre (1102-1151), comte de Troyes et de Champagne (1125-1151).

Biographie :
Il est le fils puîné d'Etienne-Henri (- 1102), comte de Blois, Chartres, Châteaudun, Meaux, seigneur de Sancerre, et d'Adèle (- 1137), fille de Guillaume le Conquérant. Son frère aîné Guillaume est déshérité probablement pour des problèmes mentaux. Il hérite en 1102 des domaines de son père, mort à la bataille de Rama, en Terre sainte. En 1125, son oncle Hugues Ier de Champagne se fait templier et lui lègue le comté de Troyes ainsi que le titre de comte de Champagne que ce dernier s'était attribué, bien que ne possédant pas la totalité de la province.

Sa mère Adèle contrôle totalement la gestion de la principauté de 1101 à 1107, quand il est adoubé chevalier. Ils gèrent alors le comté ensemble jusqu'en 1120, quand elle se retire à l'abbaye de Marcigny. En 1107, Thibaut se joint à une révolte contre Louis le Gros, le fils du roi Philippe Ier de France. En 1111, alors que Louis le Gros est devenu Louis VI de France, ses relations avec les Capétiens se détériorent encore et mènent à un conflit armé latent. En 1113, Thibaut forme une coalition avec son oncle, le roi d'Angleterre et duc de Normandie, Henri Ier, et ensemble il battent une armée composée de Capétiens et d'Angevins.

En 1108, son oncle lui confie quelques unes des terres et châteaux confisquées aux Bellême (notamment Alençon et Sées (dans le Calvados. Plus tard, il les échange avec son frère contre les terres dont celui-ci a héritées dans le comté de Blois.

Durant les années 1116-1119, Etienne de Blois lui vient en aide, notamment en commandant l'ost bléso-normand à Brie, de crainte que le roi de France Louis VI le Gros ne s'en empare pendant une absence de Thibaut.

Etienne vient aussi à son secours, début novembre 1118, quand il est capturé au combat par la garnison du château de L'Aigle. Au même moment, les citoyens de la ville d'Alençon, ville frontière, exaspérés par la brutalité du traitement que leur réserve Etienne et sa garnison, se rebellent et en appellent à l'aide du comte Foulque V d'Anjou. Celui-ci s'empare de la ville et assiège la forteresse. Thibaut et son frère Etienne, qui d'après le moine chroniqueur Orderic Vital sont « avides de gloire » devancent l'ost d'Henri Ier et partent libérer la ville avec leurs propres hommes. Ils sont battus dans un engagement qui a lieu en dehors de la ville, et Henri Ier est obligé de se retirer.

A la mort sans descendance mâle légitime de son oncle Henri Ier, en 1135, les barons du duché de Normandie lui proposent de devenir leur suzerain. Fin décembre 1135, à Lisieux, alors qu'il discute du sujet avec Robert, comte de Gloucester et fils illégitime d'Henri Ier, la nouvelle lui parvient que son frère cadet Etienne de Blois vient de se faire couronner roi d'Angleterre. En 1137, alors qu'il est en visite en Normandie, Etienne, devenu Etienne d'Angleterre, lui accorde une pension de deux mille livres sterling par an en compensation de la revendication au trône d'Angleterre qu'il pouvait avoir.

Par son ascendant et son habileté, il étend le petit comté de Troyes à toute la Champagne, imposant sa suzeraineté à cinq vassaux de l'archevêque de Reims, à autant de l'évêque de Langres et à plusieurs ducs de Bourgogne (notamment Joigny). Aussi fait-il de Troyes la capitale de ses Etats et devient-il un des principaux vassaux de la couronne.

A sa mort, en janvier 1152, il choisit de se faire inhumer à la frontière nord-ouest de ses possessions champenoises, en Brie, à l'abbaye Saint-Pierre de Lagny-sur-Marne, face au domaine royal, sur la route des Foires de Champagne.

Union et descendance :
De Mathilde de Carinthie, épousée en 1123, il a 11 enfants :

(1) Henri Ier (1126 - 1181), comte de Champagne et de Brie ;
(2) Marie (1128 - v. 1190), épouse d'Eudes II, duc de Bourgogne ;
(3) Thibaut V (v. 1130 - 1111), comte de Blois et de Chartres et connétable de France ;
(4) Isabelle de Blois, épouse de Roger III d'Apulie, puis de Guillaume Goët de Montmirail
(5) Etienne (1191), comte de Sancerre ;
(6) Guillaume aux Blanches Mains, archevêque de Reims, cardinal et légat pontifical ;
(7) Hugues de Blois, qualifié comme abbé de Citeaux en 1155;
(8) Mathilde (- v. 1184), mariée avant 1160 à Rotrou IV (- 1191), comte du Perche;
(9) Agnès (- 1207), épouse de Renaud II, comte de Bar ;
(10) Adèle (Alix) (v. 1140-1206), épouse de Louis VII, roi de France, et mère de Philippe-Auguste ;
(11) Marguerite, religieuse à Fontevraud;

Il est aussi le père d'Hugues, fils naturel, moine de Tiron, abbé de St Benet's, Holme (1146-1150), de Chersey (1149-1163) et de Lagny-sur-Marne (1163-1171).

Source : article Thibaut IV de Blois de Wikipedia (auteurs)
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA

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Thibaud IV «Le Grand» ou «Le Vieux» de Blois (Th. II de Blois) ° après 02/04/1090 et avant 1095 + 08 ou 10/01/1152 (Lagny ou Pontigny) comte de Blois, Chartres, Meaux et Troyes (1102/03, investi avec Chartres en 1107), comte de Champagne (1125), allié d’Hugues du Puiset (1111) puis d’Henry 1er d’Angleterre (1118 ?) contre le Roi Louis VI, X contre Raoul de Vermandois (1142/43), X contre Louis VII (perd Vitry en 1143)
(hérite de son oncle Hugues au détriment d’Eudes de Champlitte ;
cité dans une donation à Molesme du 02/04/1104 ; avec sa femme à Montiérender en 1139)
ép. 1123 Mathilde (Mahaut) de Carinthie (von Sponheim) + 13/12/1160/61 (fille d’Engelbert II de Sponheim, marquis d’Istrie, duc de Carinthie, et de Uta von Passau)
(citée dans des donations à Fontevraud en 1139 et 1125/49)
liaison avec ?)
3 août 1123 :
Mariage (avec Mathilde SPONHEIM) - Blois, 41000, Loir-et-Cher, Centre, FRANCE
Thibault IV de Blois épouse en 1123 Mathilde de Carinthie, fille d'Engelbert II de Carinthie, Duc de Sponheim, et d'Uta de Passau de Putten.

Parmi leurs 11 enfants citons :
Henri Ier le Libéral, dit aussi le Large (5 août 1127-17 mars 1181), Comte de Champagne et de Brie, sous le nom d'Henri Ier de Champagne,
Marie de Champagne ou de Blois (1128-vers 1190) qui épousera Eudes II de Bourgogne, Duc de Bourgogne, Religieuse à Fontevraud,
Thibault V de Blois, dit le Bon, (1129 ou 1130-1191), Comte de Blois et de Chartres et Connétable de France, qui épousera:
Sybille de Château-Renard ou Chateaurenault,
en 1164 Alix de France,
Isabelle ou Elizabeth ou Élisabeth de Champagne ou de Blois (1130-1181) qui épousera,
vers 1139 Roger III d'Apulie ou Roger de Hauteville, Duc de Pouilles,
Guillaume Gouet IV de Montmirail (mort en Terre Sainte en 1168), Comte du Perche,
Étienne Ier de Champagne (1132 ou 1133-7 septembre 1191), Comte de Sancerre-en-Berry et Gien, qui épousera Alix Mathilde de Donzy, fille de Geoffroy III de Donzy,
Guillaume-aux-Blanches-Mains ou Guillaume de Champagne ou Guillaume de Blois (1135-1202), Évêque de Chartres, Archevêque de Sens, Archevêque de Reims en 1176, Cardinal et Légat pontifical,
Agnès de Champagne (1135-1207), Dame de Ligny, qui épousera en 1155 Renaud II de Bar,
Alix ou Alice ou Adèle de Champagne (1140-4 juin 1206), Comtesse de Champagne, qui épousera en 1160 Louis VII le Jeune, Roi de France,
Marguerite, Religieuse à l'Abbaye Fontevraud,
Mahaud ou Mathilde de Blois (morte vers 1184) qui épousera avant 1160 Rotrou IV du Perche (mort en 1191), Vicomte de Châteaudun, Seigneur de Nogent et de Mortagne, Comte du Perche,
Hugues, qui devient Abbé de Citeaux en 1155.

Mathilde de Carinthie est la nièce de l'Archevêque de Cologne et de l'Évêque de Ratisbonne.

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dont
F Elizabeth Di Champagne ca 1120-ca 1181
H Henry I, Dit le Libéral, Comte de Blois, de Champagne 1126..1128-1181..1182
F Marie Blois 1128-1190
H Henrique I de Champagne ca 1128-1180..1182
F Champagne Blois Duchess Of de Champagne ca 1129-1190
H Stephen I de Sancerre ca 1134-ca 1192
H William "White Hands" Archbishop De Reims de Champagn ca 1136-1202
F Agnès de Champagne ca 1139-1207
F Mahaut De Champagne ca 1140-/1190
F Mathilde de Champagne ca 1141-1184
F Adelaide ( Alix) de Champagne OU de Blois ca 1141-1206
F Alice de Champagne †ca 1207
17 janvier 1152 :
Décès - Lagny-sur-Marne, 77243, Seine-et-Marne, Île-de-France, FRANCE
ou 10/01/1151
ou Pontigny

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