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Anselme III RIBEMONT ◉ Sosa : 468 799 872

Anselme III RIBEMONT

◉ Sosa : 468 799 872

  • dit « Le Barbu »
  • Né vers 1021 - Bouchain, 59092, Nord, Hauts-de-France, FRANCE
  • Décédé le 25 mai 1099
  • Décédé
  • 2ème comte d'Ostrevent chatelain de Valenciennes et Bouchain
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Événements

vers 1021 :
Naissance - Bouchain, 59092, Nord, Hauts-de-France, FRANCE
Anselme II d'Ostrevant (III de Ribemont)

Le 27 janvier 1095, à l'appel d'Urbain II, Anselme II décide de se croiser et rejoint Hugues de Vermandois ; le départ pour la 1re croisade a lieu le 15 août 1096, Anselme y est le bras droit de Godefroy de Bouillon et porte-étendard du Vermandois.
Le tournoi d'Anchin de 1096 d'Anselme II est cependant un véritable faux très habile du XVIIe siècle (vraie charte « manipulée » par le généalogiste Jean Carpentier, comme l'a été aussi celle d'Alaon un peu plus tard) tout comme le faux « Ordre de la Licorne » inventé entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. Ce sera définitivement prouvé par E.A. Escallier en 1852.[réf. nécessaire] Même le très célèbre Poplimont s'y est laissé prendre4.
Une fois les croisés en Anatolie, Alexis Comnène, empereur grec, ayant joué double jeu avec les Turcs, Anselme II lui est envoyé comme ambassadeur, preuve de haute estime et de confiance de Godefroid de Bouillon.
Il écrit ensuite deux lettres à l'évêque Manassé de Reims pour l'informer de l'avancée franque et des pertes alliées, la première de Nicée, la seconde d'Antioche. Encerclé par les Turcs dans cette dernière cité, il y fera le premier une sortie mémorable d'une audace rare qui libérera un instant les Francs, leur permettant de se déployer et de battre l'ennemi.
Il est tué le 26 février 1099 au siège d'Archas (Tell Arqa).

Le fils de Godefroid II d'Ostrevent, Godefroid III de Ribemont, perdant son fils trop tôt, revend une part de ses terres à son demi-frère Bauduin IV dit d'Edirne, comte de Hainaut.

Quant à son frère cadet, Hugues II d'Ostrevent, il est dit d'abord de Valenciennes puis, à la suite de la vente ci-dessus, sera dit de Denain (selon Ferdinand-Ignace Malotau de Villerode).
Il aura deux fils : le premier, Jean, meurt en 1202 (inhumé à Denain, église des Dames Chanoinesses), le second sera Étienne de Denain et sera la tige de la maison de Haynin en épousant Rose de Mons.

Ribemont est alors perdu par la famille, passant par mariage dans celle de Moy.

***
Il fit partie de la première armée des croisés. Les chroniqueurs du temps louent son savoir, sa piété et sa bravoure. Sa mort fut accompagnée de circonstances merveilleuses, rapportées par Raymond d’Agiles, Albert d’Aix et Guibert de Nogent, Gesfa Dei per Francos.
ANSELME [II] (tué Archis 1099). "Anselmus de Monte-Ribodi" a fait don de "villam Hertinium in pago Tornacensi" à l'abbaye de Saint-Amand, avec le consentement de "Agnes mater mea", par une charte datée du [1070/75] [181]. Philippe Ier Roi de France a confirmé la fondation de l'abbaye de Ribemont par "Ansellus de Ribodimonte" par une charte datée de 1084 [182]. Robert II Le comte de Flandre a confirmé une donation de "Anselmus de Monte Ribodonis" à l'abbaye de Ribemont, pour l'âme de "patris sui Anselmi", par charte du 8 janvier 1088 signée par "… Rotgeri Hislensis castellani… Evrardi Tornacensis castellani… Odonis de Duaco castellani… "[183]. La Fundatio Monasterii Aquicinctini rapporte que "iunioris Anselli" a fondé l'abbaye d'Anchin [184]. Le comte de Flandre Philippe déclare dans une charte datée de 1181 que "Ansellus barbatus Ostrevannensis vient" avait pris "la dime d'Aniches" de l'abbaye de Marchiennes [185]. Le Liber de Restauration S. Martini Tornacensis nomme "Anselmo de Ribemonte" parmi ceux qui accompagnèrent le comte de Flandre Robert II lors de la première croisade [186]. Albert d'Aix nomme "… Anselmus de Riburgis monte…" parmi ceux qui ont pris part au siège de Nikaia, daté du milieu de l'année 1097 [187]. La chronique d'Alberic de Trois-Fontaines enregistre le décès de "Anselmus de Ribodimonte" en 1099 [188]. Albert d'Aix rapporte que "Anselmus de Riburgis Monte" a été tué à "Archas" de "Willelmi… compatriotes comitis Reimundi de Provincia" qui les avait capturés lors de l'occupation d'Antioche, daté de la fin de 1098 / début de 1099 d'après le contexte [189].
m BERTHE, fille de ---. Vanderkindere suggère que Berthe pourrait être la fille d'Isaac Châtelain de Valenciennes (voir partie B ci-dessus), pour expliquer la transmission de la châtellenie entre les deux familles [190]. Anselme [II] et sa femme ont eu trois enfants.

https://www.bouchainpatrimoine.com/histoire-de-bouchain/qui-%C3%A9taient/anselme-ii/
QUI ETAIT "ANSELME DE RIBEMONT" dit « Le Barbu » ? - Site Jimdo de bouchain-patrimoine!

Le Comte Anselme de Bouchain, second du nom, 2e châtelain héréditaire de Valenciennes, Seigneur d’Ostrevant, de Bouchain, de Ribemont, d’Origny, de Chastel en Portien et de plusieurs autres places dans le Cambrésis.

Si l’on en croit Doulteman et le Père Petit, Ansel, Anselme, né à Bouchain, était le petit fils d’Isaac comte de Valenciennes, héritier de cette châtellenie, prince de la maison du roi de France Philippe, et fils d’Anselme 1er, dit le Vieux, comte d'Ostrevant, et de Michilde son épouse.

Isaac était issu des Comtes de Valenciennes desquels il hérita la châtellenie.
Anselme II de Bouchain, dit le Barbu, comte de Ribemont, issu de la maison royale du Vermandois, eut de sa femme Berthe, 3 fils : Godefroy 1er, Simon,châtelain de Valenciennes et de St Quentin, et Hugues 1er, ainsi qu’une fille : Agnès de Ribemont qui épousa Gossuin d’Avesnes.

Toutes les chroniques du temps vantent le savoir, la piété, la bravoure et même la bonté d’Anselme de Bouchain, mais il n’échappait pas aux mœurs de l’époque : violence et dévotion, iniquité et grandeur d’âme, rapine et générosité. Ces temps singuliers, si pittoresques à distance, réunissaient tous les contrastes.
Il unit, à sa valeur guerrière, une inépuisable charité envers les ordres religieux.

En 1065 : dans une charte de Philippe 1er, il est fait mention de Jean, seigneur illustre, et d'Eulalie sa soeur, ancien bienfaiteur d'Hasnon-en-Ostrevant. La charte porte par mi les signataires les noms d'Anselme de Bouchain, et Wauthier.

1066 : Anselme 1er de Bouchain est mentionné dans la charte des fondateurs de St-Pierre de Lille. Bouchain se développa sous son administration.

1067 : une charte fut octroyée par le comte Bauduin 1er dit de Mons ou d'Hasnon, et sa femme Richilde, avec le concours d'Anselme de Bouchain, appelé acte Anselin.

C'est la curieuse Charte de la halle aux draps de Valenciennes dont on n'a pas le texte original mais seulement la translation en langue romane : l'acte se termine par ces mots "tout chest fait et octroyet dou consentement du comte Baudouin et de la comtesse Richilde et d'Anselme et de tous les seigneurs de cette ville".

Anselem II est le bienfaiteur de l'abbaye d'Anchin, abbaye bénédictine fontée en 1079 par deux illustres gentilshommes : les nobles chevaliers d'Ostrevant Wattier ou Wauthier de Pecquencourt et Montigny et Siger, sire de Courcelles près de DOuai. Ils étaient tous deux riches et puissants, réconciliés après de longs jours d'inimitié et devenus amis, voulurent créer un monastère aux lieux même où ils s'étaient donnés le baiser de la paix.

1079 : Anselme donna le village de Vred, les marias d'Anchin et le territoire voisin, ainsi que l'église d'Auberchicourt qu'il tenait en bénéfice de l'évêque d'Arras et de Cambrai nommé Gérard, second du nom.

1084 : il fonde l’abbaye de Saint-Nicolasdes Prés en la ville de Ribemont, diocèse de Laon.


En 1090, à Bouchain, il fait construire, en ville basse, les douze écluses dans l’avancée de la porte Chaussée (anciennement porte Roland) pour faire tourner un moulin qui existait à cet endroit. Ces écluses servaient aussi à retenir les eaux de l’Escaut afin d’alimenter d’autres moulins qu’il avait établis en aval : celui à blé près de la porte du Petit Bois et celui à huile, ou tordoir, à la porte Chaussée.


En 1096, pour avoir toujours sous la main du poisson en cas de besoin, il fait faire deux beaux viviers, l’un en deçà de la porte Chaussée, dite de Cambrai, l’autre au-delà, tout contre ladite porte et à droite.

La donation de Bouchain aux religieux de l'abbaye de St-Amand fut par la suite une source de dissensions auxquelles se trouvèrent mêlés les seigneurs de Valenciennes. Une longue querelle s'engagea entre les seigneurs de Landas et de Bouchain et Bauduin, comte de Hainaut, au sujet des droits de juridiction ; ces dissensions ne s'apaisèrent qu'en 1097 par la guerre d'Orient et par un traité passé sous ce titre: Paix entre l'abbaye de St-Amand et Anselme de Ribemont, compte de Bouchain, châtelain de Valenciennes.

Voici en substance quel fut ce traité:

"Hugues 1er, abbé de St-Amand, se lamente des torts et injures qu'Anselme prodigue à la dite abbaye et à ses terres, et qu'il eut fait réparation sur l'autel du même saint et promis de ne plus recommencer, il oublia bientôt ses promesses. C'est pourquoi l'abbé se plaint au comte Robert de Flandres en présence du même Anselme lequel est condamné par sentence de la cour de justice du comte.

Mais il ne fut pas sorti du tribunal qu'il recommença. Et par malice, il fit faire de nouveaux moulins à Bouchain pour ruiner ceux de Beuviale et de Lourches, qui depuis toujours appartenait à l'abbaye de St-Amand ; de plus, il obligea des paysans à faire moudre leurs grains aux susdits moulins de Bouchain, retint aux moyens des écluses l'eau et les poissons qui allaient aux moulins de St-Amand et leur supprima le passage de Neuville.

Cependant Anselme était avoué, c'est à dire protecteur des terres que l'abbaye possédait dans le comté d'Ostrevant. C'était la coutume à l'époque, pour les abbayes, monastères... d'avoir leur avoué qui était toujours un seigneur de marque auquel le fondateur d'une de ces institutions donnait ou léguait plein pouvoir ; à l'origine c'était une charge qui consistait à prendre la défense des intérêts temporels des monastères et donnait le droit de justice. Les contrats concernant les donations et l'administration des biens des églises se faisaient sous leur intervention et leur autorité.

Ainsi, l’avoué contractait les baux et les engagements qu’il jugeait convenables ;il défendait devant les tribunaux, lorsque cela était nécessaire, la partie où les biens qui lui étaient confiés. Déjà, sous les carolingiens, des abbayes avaient eu des avoués pour lever, équiper, commander leurs gens de guerre (les abbés possesseurs de fiefs, ne pouvant porter les armes, confiaient la défense du fief à un chevalier appelé vidame, avoué ou avoyer. Les comtes et châtelains n’avaient eu garde de ne pas réclamer cette fonction pour l’honneur qu’ils se faisaient de la remplir, et Charlemagne lui-même prenait avec orgueil le titre d’avoué de Saint-Pierre ; mais, par suite des troubles survenus pendant ces époques lointaines, les monastères perdirent un peu de leur droits et, à la longue, l’avouerie fut censément considérée comme héréditaire, malgré la protestation des abbés. Parfois cependant un fondateur autorisait ses abbés ou ses moines à élire leur avoué, ce qui leur plaisait infiniment mieux pour cette raison que bon nombre de communautés avaient toujours à se plaindre de la conduite de leurs avoués à leur égard qui, pour la plupart, s’enrichissaient à leurs dépens, heureux encore quand l’institution échappait à la ruine.

Le sir Anselme avait cédé à l’un de ses officiers de sa maison, à son DAPIFER (maître d’hôtel), Régnier de Trith, l’avouerie de Neuville, de Lieu-Saint-Amand, de Dechy et de Férin. Ce Régnier, qui n’était pas déjà un personnage de médiocre importance, ne vit dans cette fonction qu’un moyen d’augmenter sa puissance : il devint arrogant….Bientôt, il recommença à dévaster les possessions de l’abbaye et annonça de telles intentions que les villageois s’enfuirent au loin.

Comme le monastère n’avait pas d’autre moyen de se défendre, l’abbé excommunia Anselme. Et afin de lui inspirer une plus grande terreur, les religieux mirent à terre le corps de St-Amand, à la main duquel ils attachèrent l’excommunication. Ils réitérèrent cette cérémonie plusieurs jours, se prosternant devant le saint sacrement, se servant même des saints et du crucifix. Anselme fut averti de cette excommunication prononcée contre lui, laquelle serait retirée s’il venait implorer son pardon et si les abbés qui étaient en prières depuis plusieurs jours, jugeaient son repentir sincère. Les prévisions des abbés s’accomplirent à la lettre : Anselme devint craintif et leur fit savoir qu’il était prêt à leur donner entière satisfaction. Mais les religieux de St-Amand, craignant la ruse, lui annoncèrent qu’ils ne relèveraient les saints s’il ne venait pas en personne faire amende honorable sur les reliques de St-Amand. Il y vint tout effaré, le plus tôt qu’il pût, se prosterna au pied devant le corps de St-Amand, et posant son offrande dans la main du christ, il demanda pardon et miséricorde en pleurant.

Les religieux, touchés de pitié, lui enjoignirent de déclarer publiquement le lendemain en présence de Haimery, abbé d’Anchin, de tous les religieux de St-Amand et de tous les vassaux qu’injustement il avait critiqué et préjudicié les villages et métairies de St-Amand et ferait en sorte que son fils ne fît pas de pareilles exactions. Ce qu’Anselme accomplit, il pria ceux de St-Amand de racheter à Régnier l’engagement qu’il avait contracté avec lui et tout ce qu’on avait fait pour le passage aux viviers u moulins de Bouchain, car il craignait que ce Régnier n’endommageât encore les biens du monastère.

Comme il devait partir pour Jérusalem, il permit de traiter avec sa femme et son fils s’obligeant à ratifier tout ce que Régnier conclurait avec les religieux de St-Amand.

L’abbaye, sur le conseil d’hommes sages, s’empressa de négocier le rachat de l'avouerie.

Lorsque tout fut arrêté et convenu, l’abbé assembla à Bouchain, c’était le dimanche qui précédait ou suivait la fête de la St-Martin (novembre 1097) Berthe, comtesse d’Ostrevant et épouse d’Anselme, Godefroy, son fils aîné, et Régnier…ceux-ci mirent alors dans les mains de l’abbé Hugues l’engagement de céder l’avouerie des quatre villages nommés ci-dessus avec tout ce qu’Anselme y possédait, et de plus, la moitié du produit des moulins de Bouchain, du vivier et des passages, ainsi que les droits de justice attachés à ces trois choses. L’abbaye fut autorisée à conserver tout cela pour trois années au moins, à dater de la noël , jusqu’à ce que Anselme et ses ayants-droits eussent remboursés les 120 mares d’argent, prix du marché : Berthe et Godefroy jurèrent, sur le corps de St-Amand et d’autres reliques que l’on avait amenés, processionnellement à Bouchain, de se montrer fidèles observateurs du traité.

L’abbé exigea que 80 vassaux, serviteurs ou amis du châtelain, désignés sous leur qualification commune de Fleiges (garants), s’engageassent à rembourser les 120 mares au cas où Anselme et ses loirs ne voudraient ou pourraient l’acquitter.

Parmi ces 80 fleiges se trouvent Liebrand, le valet d’Hélesmes, Liethon d’Aniche, Gauthier d’Auberchicourt, Ernuffe de Wasnes, Robert de Saulx, Roger de Marquette caution pour 2 mares.

Et parmi les témoins de cette convention, nous relevons Hugues de Rumegies, Ninemar neveu de l’abbé Hermulfe, .

Voilà donc l’engagement racheté moyennant 120 mares d’argent, dans l’espoir qu’Anselme teindrait compte des religieux, à son retour, comme il l’avait promis, de tous les dommages et intérêt qu’il leur avait causés, et dans le cas où il ne reviendrait pas, leurs précautions pour se faire rembourser étaient bien prises.
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Wikipedia
Anselme II d'Ostrevant (III de Ribemont), son fils et successeur, dit Barbatus, est dit aussi « de Vermandois » car il agit dans le comté de Vermandois pour le compte d'un de ses parents, Hugues Ier le Grand dit le Maisné, comte de Vermandois et frère du roi de France, Philippe I. Anselme II est le fondateur de l'abbaye Saint-Nicolas-des-Prés, devenu le beau petit château actuel.

Époux d'Agnès de Roucy, Anselme II, a au moins deux fils :
- Son fis Godefroid II comte d'Ostrevent et Marie son épouse, sont châtelains de Valenciennes, seigneur de Bouchain, ils ont :

- Marie d'Ostrevent qui épouse Gilles de Trazegnies,
- Godefroy II d'Ostrevent qui épouse Yolende de Gueldre, de Montigny,
- Sa fille Berthe de Bouchain, du titre de son père, épouse Gilles de Saint-Aubert, son fils Gérard de Saint-Aubert épouse Mélissende sûrement de Montlhéry, c'est lui qui contestera l'héritage de sa mère vendu par Godefroy III son frère sans postérité à Baudouin IV de Flandre. Sans postérité lui-même, il passera son héritage à Yolente sa sœur l'épouse de Rénier de Beaumont.

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Wikipedia
Anselme III de Ribemont, Anselme II d'Ostrevant est le troisième comte de ce prénom à Ribemont et n'est que le second comte d'Ostrevent, dit parfois de Vermandois lorsqu'il remplace - à cause de ses déplacements - au comté de vermandois, son seigneur et voisin, le comte de Vermandois (qui est aussi le frère du Roi) ; Anselme est appelé Barbatus (le barbu) pendant la 1° croisade. Fils du précédent, il est après 1080 Comte d’Ostrevent, seigneur de Bouchain (Nord), de Ribemont, de Château-Porcien et de bien d’autres fiefs en Flandres, en Cambrésis et Champagne. C’est cependant un fidèle de Baudoin II, légitime héritier du Comté de Hainaut.

Il ne sera connu au cours de la première croisade que sous le nom de sa terre de Ribemont ; à la suite du décès de Bauduin, il est alors l'homme de confiance et dans l'environnement immédiat du capétien Hugues de France, dit le grand, qui est Comte de Vermandois, son voisin, au sud de sa seigneurie.

« Il n’y a non plus de subject de s’estonner dequoy les autheurs de l’histoire de la guerre Sainte le nomment Anselme de Ribemont ou Ribaumont, veu qu’ils estoient François, aussi bien que la principale noblesse, et le plus gros des Croisés : qui par conséquent cognoissois la ville et seigneurie de Ribemont, que non pas Bouchain ou châtelenie de Valenciennes. »

Il prend pour épouse sa cousine Agnès de Roucy, fille d' Ebbles II de Montdidier, comte de Roucy et de Ramerupt et de Sibylle Guichard de la Pouille, dont il a Godefroid II Comte d’Ostrevant, châtelain de Valenciennes et seigneur de Bouchain, ainsi qu'Hugues II d’Ostrevant, dit aussi de Valenciennes : « Hugo de Valencenis ».

Il reste deux lettres d'Anselme écrites de Terre sainte à Manassès de Châtillon, évêque de Reims :
La première s'achève d'amère façon : « Je vous demande, à toi et à tous ceux que cette lettre atteindra, de prier Dieu pour nous et pour nos morts. Reposent en paix à Nicée : Bauduin de Gand, Gui de Vitry, Eudes de Verneuil, Hugues de Reims… Encore et encore, je vous exhorte, lecteurs de cette lettre, de prier pour nous ...».

Preuve de la haute estime et confiance qui lui est faite, il est alors envoyé en ambassade à Constantinople auprès de l'empereur grec, Alexis Comnène, pour éclaircir certaines divergences entre points de vue des Francs et des Grecs, ces derniers ayant trop tendance à s'entendre avec les turcs au détriment des Francs, une fois ceux-ci passés de l'autre côté du Bosphore, sauf pour engranger les terres prises par les croisés. Rapidement, les Francs agiront pour eux par la suite...

La seconde missive d’Anselme de Ribemont est datée de 1098 et traite du siège d’Antioche. Elle cite très fidèlement le siège et la prise de la ville, puis celui de la citadelle après sept mois, du 21 octobre 1097 au 3 juin 1098. Il y donne enfin des détails de la mort de Roger de Lille, dit l’Ancien :
« le troisième jour, les infidèles attaquèrent le fort que nous avions élevé contre Antioche, mais ne gagnèrent rien ; cependant ils blessèrent Roger, châtelain de Lille, qui mourut de ses blessures ».

Anselme de Ribemont demandait à son ami l’archevêque de Reims de ne pas l’oublier dans ses prières. Une nuit, en dormant, il fait un rêve prémonitoire et reçoit un chevalier de ses amis, tué à Marra, et celui-ci lui montre la superbe demeure qui est la sienne au paradis, lui annonçant :
« On t’en prépare une, beaucoup plus belle encore, d’ici à demain… ».
Au réveil Anselme demande des prêtres et se confesse ; il paie à ses serviteurs et ses compagnons d’armes ce qu’il pouvait leur devoir de leur solde. Il s’arme pour le combat et quitte sa tente. Alors qu’il s’approche des murs de la ville, une pierre lancée d’une machine le frappe à la tête, et c’est ainsi que le seigneur de Ribemont part habiter le lieu que Dieu lui a préparé »
C'était le 26 février 1099 à Archas, l'actuelle Tell Arqa au Liban.
Source : Mikael BARBIER (tatemonpou )
25 mai 1099 :
Décès
Archas LIBAN ou Arqa SYRIE
ou 4/3/1099
tué lors du siège de la forteresse

Mohafazat Aakkâr, Lebanon
Décès
Mariage (avec Berthe DE MONTDIDIER)
dont
Homme Godefroid 1er de Bouchain, Seigneur de BOUCHAIN, de RIBEMONT ca 1070
Homme Hugues de Ribemont
Femme Marie d' Ostrevent
Femme Isabelle de Ribemont
Femme Ne de Ribemont
Femme Agnès de Ribemont ca 1065

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