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Jean IV DE ROUCY ◉ Sosa : 3 662 430

Jean IV DE ROUCY

◉ Sosa : 3 662 430

  • Né en 1261 - Pierrepont, 02600, Aisne, Hauts-de-France, FRANCE
  • Décédé le 26 août 1304 - Mons-en-Pévèle, 59246, Nord, Hauts-de-France, FRANCE
  • Inhumé - Saint-Quentin-le-Petit, 08220, Ardennes, Grand-Est, FRANCE
  • Sire de Pierrepont (1280) Comte de Roucy
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Événements

1261 :
Naissance - Pierrepont, 02600, Aisne, Hauts-de-France, FRANCE
Jean de Pierrepont IV
1280 :
Mariage (avec Jeanne DE DREUX)
ou 1291
Ils eurent au moins 3 enfants : ◾ Marie de ROUCY-PIERREPONT 1280-1343 ◾ Béatrice de PIERREPONT, dame de Roucy ca 1285-1328 ◾ Jean V de ROUCY 1287-1346
26 août 1304 :
Décès - Mons-en-Pévèle, 59246, Nord, Hauts-de-France, FRANCE
Décédé à la bataille de Mons en Pévèle Inhumé en 1304 julien - Abbaye de La Valroy - Saint-Quentin-le-Petit, Ardennes.

La bataille de Mons-en-Pévèle opposa, à Mons-en-Pévèle, les troupes de Philippe le Bel aux troupes flamandes le 18 août 1304. Elle fut remportée par Philippe le Bel.

À la fin du XIIIe siècle, Philippe IV le Bel doit faire face à un redoutable défi : au sud-ouest, Édouard Ier, roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine, caresse le rêve de rompre ses liens de vassalité avec le roi de France, tandis que, tout au nord, le comte de Flandre, Gui de Dampierre, aimerait bien lui aussi ériger ses domaines en territoires indépendants. Les deux puissants seigneurs s'entendent pour former une alliance dirigée contre Philippe le Bel. Celui-ci s'en inquiète et, pour desserrer l'étau qui se met en place, entre en Flandre en juin 1297.

Le comté de Flandre est occupé, puis une trêve intervient qui court jusqu'au début de l'année 1300. Le roi installe des garnisons dans les villes et ordonne la construction d'une forteresse au sein même de Lille, clé de la Flandre. Parallèlement, ses diplomates réussissent, en 1299, à rompre l'alliance entre Édouard d'Angleterre et Gui de Dampierre. Dès janvier 1300, la guerre reprend. De nouveau, la Flandre est occupée. Le comte de Flandre, deux de ses fils et cinquante chevaliers se rendent et sont emprisonnés dans des forteresses royales.

Philippe le Bel et la reine Jeanne Ire de Navarre visitent la Flandre en mai 1301 où ils peuvent constater la richesse des cités, mais aussi se rendre compte des divisions qui opposent les classes sociales : les riches bourgeois tiennent pour le roi tandis que le peuple marque sa fidélité au comte. Deux tribuns attisent ces divisions, Pierre de Coninck et Jean Breydel. Des émeutes éclatent et, dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, les hommes d'armes du gouverneur royal, Jacques de Châtillon, sont massacrés : ce sont les Mâtines de Bruges. Horrifié, Philippe le Bel confie une armée au comte Robert d'Artois pour entreprendre des représailles. Une bataille, dite des « Éperons d'Or », a lieu sous les murs de Courtrai le 11 juillet : les Français sont lourdement défaits, le prince Robert d'Artois et bon nombre de nobles sont tués.

Durant l'année 1303, le sud de la Flandre et la frontière de l'Artois connaissent de nombreuses chevauchées et des coups de main meurtriers. Le roi constitue un trésor de guerre afin de disposer de vaisseaux et de troupes qui seraient en mesure d'assouvir sa vengeance. Les 10 et 11 août 1304, dans les eaux du sud de la Hollande, la flotte royale, commandée par l'amiral Rainier Grimaldi, vainc celle des Flamands (Bataille de Zierikzee). Philippe le Bel apprend la nouvelle alors qu'il se trouve déjà en Flandre. Il a quitté Arras le 29 juillet afin de rejoindre Tournai par le Hainaut, pour se rabattre ensuite en direction de Lille, son principal objectif.

Non loin d'Orchies, les deux armées se rencontrent, aux alentours du village de Mons-en-Pévèle, dominée par une colline. Les historiens estiment qu'environ 15 000 hommes se trouvent là, dont un peu plus de Flamands que de Français.

Des négociations ont lieu les 14, 15 et 16 août, mais elles échouent ; le 17, chacun se prépare ; toutefois, la bataille ne sera livrée que le lendemain. Elle durera toute la journée, par une chaleur caniculaire.

Les jets de carreaux et les pierres lancées par les frondes, font de nombreuses victimes ; la cavalerie française réussit à contourner le front ennemi et à occuper le sommet du mont, s'emparant des provisions de bouche. Les combattants flamands se trouvent ainsi privés de nourriture et de boisson durant toute la journée : ils sont évidemment assoiffés. Par ailleurs, ils ne disposent d'aucune cavalerie car les partisans du comte se méfient des nobles - susceptibles de rallier le roi - et ont interdit tout combat à cheval. L'armée de Philippe IV le Bel fait de nombreuses victimes chez les Flamands grâce à des machines de jet ; néanmoins ceux-ci réussissent à en détruire quatre sur cinq. La fatigue est générale, une pause s'instaure, chacun étant persuadé que les combats ne reprendront que le lendemain. Deux contingents flamands, épuisés, décident de quitter le champ de bataille et, sous la conduite de Jean de Namur, vont se réfugier à Lille. À ce moment, les Flamands se concertent et deux actions sont entreprises. La première, menée par le petit-fils du comte, Guillaume de Juliers, réussit à bousculer l'armée royale, mais la cavalerie parvient à encercler les assaillants et Juliers est tué. Le second assaut, celui des Brugeois, manque de tourner au drame pour le roi : ils parviennent près de lui alors qu'il n'est entouré que d'une cinquantaine de ses hommes, et il doit se battre comme un forcené pour écarter le mortel danger qui le menace : c'est le thème du tableau du château de Versailles. Ici également, la cavalerie sauve la situation, en repoussant les Flamands.

Ceux-ci se regroupent sur le mont puis repartent vers Lille, abandonnant le champ de bataille et laissant ainsi la victoire au roi. La lourde défaite de la Bataille de Courtrai (1302) (nommée « Bataille des Éperons d'Or » en Belgique) était ainsi compensée.
Inhumation - Saint-Quentin-le-Petit, 08220, Ardennes, Grand-Est, FRANCE
Église Abbatiale de La Valroy, Saint-Quentin-Le-Petit, Ardennes, France

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