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Henri III PLANTAGENET ◉ Sosa : 7 328 296

Henri III PLANTAGENET

◉ Sosa : 7 328 296

  • Né le 8 octobre 1207 - Winchester, County Of Hampshire, ENGLAND
  • Décédé le 23 novembre 1272 - Westminster, à l'âge de 65 ans
  • Inhumé - Westminster
  • Roi d'Angleterre et seigneur d'Irlande (1216-1272), duc d'Aquitaine (Guyenne)(1216-1272), Duc de Normandie (1216-1259)
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Demi-frères et demi-sœurs

Événements

8 octobre 1207 :
Naissance - Winchester, County Of Hampshire, ENGLAND
https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_III_(roi_d%27Angleterre)
Fils de Jean Sans Terre, duc d'Aquitaine (1216-1272), duc de Normandie (1216-1259), et devient roi d'Angleterre et seigneur d'Irlande en 1216 jusqu'à sa mort, en 1272). En 1259, il signa le Traité de Paris avec le roi de France, Louis IX, et abandonnait ses revendications dans le Nord et perdit le duché de Normandie qui fut rattaché à la couronne de France.
Henri III ou Henri III Plantagenêt, (né le 1er octobre 1207 au château de Winchester, mort le 16 novembre 1272 à Westminster), fils aîné du roi Jean sans Terre et d'Isabelle d'Angoulême, fut roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine.

Henri III n'avait que neuf ans quand il succéda à son père, mort le 19 octobre 1216. Henri III fut couronné à Westminster le 28 octobre 1216 par les derniers fidèles des Plantagenêt. Comme le roi était encore jeune, la régence échut au comte de Pembroke (1216-1219) qui sut rattacher au jeune prince les barons révoltés contre son père et éloigner soncompétiteur, Louis de France (par la suite Louis VIII). Après la mort du comte de Pembroke, Hubert de Bourg lui succéda dans ses fonctions (1219-1227).

Déclaré majeur en 1227, Henri révoqua la Magna Carta, octroyée par son père, qu'il avait lui-même juré de respecter, et retira sa faveur à Hubert de Bourg en 1231.

En 1224, Louis VIII enleva à Henri III toutes ses possessions du continent, excepté Bordeaux et la Gascogne (Louis VIII légitimait ses annexions en stipulant que les barons anglais n avaient pas rempli les conditions du traité passé avec lui lorsqu'ils l'avaient appelé en Angleterre).

En 1241, la guerre éclata entre Anglais et Français. En effet, en 1241, Louis IX, roi de France, maria à Saumur son frère Alphonse avec Jeanne, fille du comte de Toulouse Raymond VII. Le roi de Francedécida aussi d'investir son frère du comté de Poitou et d'une partie de l Auvergne, qu'il avait reçus en apanage par son père. Ils se rendirent ensuite à Poitiers, où le nouveau comte devait tenir sa cour et recevoir l hommage de ses vassaux. L un d eux, Hugues X de Lusignan, refusa de rendre l hommage. Excité par sa femme Isabelle d'Angoulême, la mère du roi d Angleterre, il osa défier publiquement le comte, et brûla la maison dans laquelle ce dernier avait séjourné à Poitiers.

Seul, Hugues X de Lusignan était peu dangereux, mais il attisa ainsi de vieilles ranc urs, et c est alors que Henri III lui promit son appui. Peu après, Raymond VII de Toulouse et les rois d Aragon, de Castille et de Navarre décidèrent de se joindre au roi d Angleterre.

Henri III qui voulait recouvrer ses domaines de France, que Philippe-Auguste avait enlevés à Jean sans Terre débarqua en France, à Royan, avec beaucoup d argent mais peu d hommes . Il rencontra Louis IX près du pont de Taillebourg, sur la Charente. Les Français étaient sensiblement plus nombreux, mais les Anglais étaient maîtres du pont, et leurs adversaires ne pouvaient pas franchir la rivière, trop encaissée et trop rapide. Cependant, Louis IX décida de faire charger ses hommes, qui enfoncèrent les lignes anglaises. Le roi dut alors se replier, vaincu. Les Anglais réussirent à se réfugier à Saintes, mais les Français les y poursuivirent. Une nouvelle bataille eut alors lieu, et, vaincu une fois de plus, Henri III dut se retirer. Il se dirigea vers Bordeaux, en juillet 1242, abandonnant une grande partie de ses chevaux et de ses équipages. Il retourna ensuite en Angleterre, alors que la coalition était dissoute.

Battu par Saint Louis à Taillebourg et à Saintes en 1242, Henri III et ne dut qu'aux scrupules du roi de France d'être rétabli dans une partie des possessions de sa famille. Louis IX fut, heureusement pour Henri III, un roi magnanime. il lui restitua le Limousin, le Périgord, l Agenais, la Saintonge et une partie du Quercy (c est-à-dire les conquêtes faites par Louis VIII). Henri III, en contre-partie, fit une renonciation officielle à toutes les provinces confisquées à Jean sans Terre (c est-à-dire les conquêtes faites par Philippe II Auguste). Les deux rois signèrent le traité de Paris (1259), faisant ainsi la paix (Henri rend hommage en décembre 1259 à Louis IX pour ses possessions françaises).

Henri III tenta vainement la conquête de la Sicile, que le pape lui avait donnée. L'énormité des impôts souleva contre Henri les barons d'Angleterre;

Henri III, tout comme son père, refusait de respecter la Magna Carta. En 1258, les barons, menés par Simon V de Montfort, comte de Leicester et sénéchal du royaume, se révoltèrent etimposèrent à Henri III une commission de 24 membres, chargée de préparer les réformes réclamées pour le bien de l État. Cette dernière, surnomméele " Parlement enragé " à cause de sa véhémence, présenta alors, en 1258, les provisions d Oxford, rejetées par le Roi, provoquant quelques années plus tard la guerre civile. il se vit contraint par Simon de Montfort à signer les Provisions d'Oxford (1258), mais il refusa bientôt de les observer. En effet, la royauté, avec les provisions d Oxford, était mise sous tutelle. Les seigneurs ne s attribuaient pas un droit de contrôle sur le gouvernement, mais le gouvernement lui-même. Le roi n accepta pas une telle situation; se faisant relever du serment qu'ilavait prêté su sujet des statuts d'Oxford, il les déclara nuls et en appela aux armes en 1261. Commença alors la " guerre des barons ".

Il fut battu et fait prisonnier à Lewes par Simon de Montfort, en 1264, et se vit contraint de confirmer la Grande charte, donnée par son père. Son fils Édouard releva ses affaires et vainquit les barons à Evesham en 1263. Par la suite Henri III régna paisiblement. Il mourut en 1272 laissant l'Angleterre à son fils cadet Edmond, comte de Lancastre, qui assuma la régence jusqu'au retour d'Édouard Ier d'Angleterre, son fils aîné qui combattait alors à la huitième croisade.

Les traits les plus remarquables du caractère d'Henri III sont sa douceur, son humanité, sa simplicité, sa piété, et son assiduité régulière aux exercices du culte public. Mais ces vertus firent de lui un très mauvais roi, parce que sa faiblesse, son défaut de prudence et de capacité, rendirent ces mêmes vertus plus funestes pour lui et pour ses sujets que ne l'eussent été plusieurs vices : elle produisirent ou favorisèrent tous les désordres et les guerres civiles qui désolèrent le royaume sous son règne, et qui auraient renversé sontrône, s'il n'eut été soutenu par l'énergie et les talents du Prince Edouard son fils.

Il fut inhumé à l'abbaye de Westminster.

Bien qu il fut l initiateur de la construction de l abbaye de Westminster sous sa forme définitive et un grand ami des arts, Henri III reste le symbole de l incapacité et de la faiblesse.

Henri III avait épousé en 1236 Éléonore de Provence (1223-1291) fille de Raimond-Bérenger IV (ou V1) comte de Provence, qui lui donna plusieurs enfants, dont quatre survécurent.

***
Mort de Jean-Sans-Terre Roi d'Angleterre
Henri III Plantagenêt Roi d'Angleterre
Henri III Plantagenêt Duc de Guyenne (Aquitaine)
Guillaume II le Maréchal Régent du royaume d'Angleterre
Jean-Sans-Terre meurt le 18 octobre 1216 après avoir ingurgité une pêche trempée dans de la bière ou du vin.
Henri III Plantagenêt, fils de Jean-Sans-Terre, est secrètement couronné Roi d'Angleterre à Westminster en octobre 1216 par les derniers fidèles des Plantagenêt.
Henri III Plantagenêt devient Duc de Guyenne.
À Gloucester où se trouvent Guillaume II le Maréchal et Henri III Plantagenêt, la cour s'attend à ce que Ranulph de Blundeville réclame la régence.
En l'absence de Ranulph de Blundeville, Guillaume II le Maréchal se voit offrir la régence par la noblesse et le clergé.
Ranulph de Blundeville arrive le 29 octobre 1216 et n'émet aucune objection à cette nomination.

Bataille de Lincoln
Mort de Thomas du Perche
Ranulph de Blundeville Comte de Lincoln
Mal en point, Louis VIII le Lion reçoit l'aide de Robert Ier de Courtenay-Champignelles.
Depuis le nord des Midlands, Ranulph de Blundeville est chargé d'empêcher les barons venus du nord de faire jonction avec les troupes de Louis VIII le Lion.
Ranulph de Blundeville prend pour cible le château de Mountsorrel dans le Leicestershire.
Saier de Quincy, Comte de Winchester, parvient à convaincre Louis VIII le Lion d'envoyer une troupe au secours du château.
À leur arrivée, Ranulph de Blundeville a déjà démoli le château et s'est porté au secours du château Lincoln assiégé par les Français.
Guillaume Ier le Maréchal et l'armée d'Henri III Plantagenêt ont également convergé vers Lincoln, depuis Northampton.
Le 20 mai 1217, Louis VIII le Lion est battu à Lincoln par les troupes de Guillaume Ier le Maréchal.
Guillaume Ier le Maréchal y tue le comte Thomas du Perche.
Ranulph de Blundeville et Guillaume II le Maréchal combattent avec Guillaume Ier le Maréchal.
Robert Ier de Courtenay-Champignelles est fait prisonnier.
46 barons se retrouvent prisonniers d'Henri III Plantagenêt, au nombre desquels :
Saier de Quincy, Comte de Winchester
le comte d'Hereford,
le comte de Lincoln, titre récemment créé par Louis VIII le Lion.
Ranulph de Blundeville est créé comte de Lincoln par Henri III Plantagenêt le 23 mai 1217.
Les barons anglais ayant choisi Louis VIII le Lion finissent par se rallier au jeune Henri III Plantagenêt.
Saier de Quincy fait allégeance à Henri III Plantagenêt le 29 septembre 1217.

Traité de Lambeth
Le traité de Lambeth ou traité de Kingston-upon-Thames est signé le 11 septembre 1217, mettant fin la Première Guerre des barons, commencée en 1215.
La couronne échoit à Henri III Plantagenêt, moyennant certaines compensations, dont l'amnistie des barons rebelles et le paiement de 10 000 Marcs, à Louis VIII le Lion.
Louis VIII le Lion rentre en France. Il débarque à Boulogne le 28 septembre 1217.
Les Anglais libèrent Robert Ier de Courtenay-Champignelles quelques semaines plus tard.
Alexandre II le Pacifique doit rendre hommage à Henri III Plantagenêt en décembre 1217.

Mariage d'Alexandre II le Pacifique avec Jeanne d'Angleterre
La réconciliation entre Henri III Plantagenêt et Alexandre II le Pacifique est scellée en juin 1221 et confirmée par le mariage d'Alexandre II avec la sœur d'Henri III.
Alexandre II le Pacifique épouse à York le 18 juin 1221 Jeanne d'Angleterre, fille de Jean sans Terre et d'Isabelle d'Angoulême.
Alexandre doit renoncer au comté de Northumberland, mais reçoit en échange quelques fiefs dans le Cumberland.

Campagnes de Louis VIII contre les Anglais
Henri III Plantagenêt, roi d'Angleterre, prétend à la restitution des biens des Plantagenêt en France.
En 1224, Louis VIII le Lion prend immédiatement la tête d'une armée qui achève la conquête du Poitou, prend Niort et La Rochelle mais ne peut enlever Bordeaux.
Thibault IV de Champagne participe à ces campagnes.

Confirmation de la Grande Charte
En 1225, Henri III Plantagenêt confirme la Grande Charte ou Magna Carta et doit écarter les favoris français, Pierre des Roches et Pierre de Rievaux.
Gilbert de Clare et Ranulph de Blundeville sont présents lors de cette confirmation.

Promesse d'hommage de Guillaume-Raymond II de Béarn à Henri III Plantagenêt
Lors de sa dernière visite en Béarn, en février 1228, Guillaume-Raymond II de Béarn promet au représentant d'Henri III Plantagenêt de lui prêter hommage pour les terres situées en Aquitaine : Béarn, Gabardan, Brulhois et Captieux.
Cet instant marque la sortie du Béarn de l'orbite aragonaise et le début de la soumission progressive à l'Angleterre.

Henri III Plantagenêt en Bretagne
Guillaume II le Maréchal accompagne Henri III Plantagenêt en Bretagne en 1230.
Guillaume II le Maréchal prend la tête de l'armée quand Henri III Plantagenêt rentre en Angleterre.

Pierre II de Savoie Comte de Richmond
En 1241, Henri III Plantagenêt arme Pierre II de Savoie chevalier dans la cathédrale de Westminster, lui attribue de vastes domaines dans le comté de Richmond, l'honneur de Richmond, et il est ainsi enregistré comme Comte de Richmond dans la pairie d'Angleterre.
Durant son séjour en Angleterre, Pierre II de Savoie s'initie aux méthodes de comptabilité britanniques.

Guerre Saintonge
Bataille de Taillebourg
Bataille de Saintes
Hugues X de Lusignan Seigneur de Jarnac et Châteauneuf
Trêve de Pons
Immédiatement, la famille capétienne réagit.
Le 5 janvier 1242, Alphonse II de France réunit les nobles Poitevin à Chinon pour Pâques.
Les seigneurs fidèles répondent à l'appel, dont Geoffrey IV de Rancon, Duc de Gençay.
Saint-Louis décide d'aller à l'aide de son frère et arrive à Chinon le 28 avril 1242.
Saint-Louis est à Poitiers le 4 mai 1242, avec une armée de 30.000 hommes composée de chevaliers, de fantassins et de machines de siège.
Le 9 mai 1242, Saint-Louis marche contre le château de Montreuil-Bonnin, la forteresse de Lusignan.
Après avoir saisi les tours de Béruges, de Moncontour, de Vouvant et de Fontenay-le-Comte, il se dirige vers Saintes.
Isabelle d'Angoulême demande à Henri III Plantagenêt, son fils, de venir au secours d'Hugues X de Lusignan, son mari.
Henri III Plantagenêt souhaite reprendre les domaines français enlevés à Jean-Sans-Terre et débarque à Royan le 20 mai 1242 pour de rejoindre Hugues X de Lusignan, et Raymond IX de Toulouse.
Il est accompagné par Richard de Cornouaille, son frère, comte de Poitiers en titre.
Saint-Louis s'installe dans le Château de Taillebourg, qui domine le pont sur la Charente.
Ce pont est le passage stratégique entre :
Saint-Jean-d'Angély et le Poitou, au nord
Saintes qui appartient à Hugues X de Lusignan, et l'Aquitaine au Sud.
Le 19 juillet 1242, les deux armées s'affrontent sur le pont.
Le 22 juillet 1242, la bataille se termine par une charge massive des chevaliers français, qui sortent du château.
Leurs adversaires sont contraints de fuir vers Saintes.
Henri III Plantagenêt retourne en Gascogne.
Les Franco-Poitevins exploitent leur avantage.
Sur le 23 juillet 1242, les Anglo-Poitevins battent de façon définitive leurs adversaires à Saintes.
Henri III Plantagenêt n'est plus à ce moment.
Ces deux batailles constituent la guerre Saintonge.
Thibault IV de Champagne participe au coté de Saint-Louis aux batailles de Taillebourg et de Saintes.
Ces victoires marquent la fin de la lutte des grands vassaux contre la Couronne.
Saint-Louis fait accepter le principe que les seigneurs possédant des fiefs en France et en Angleterre doivent désormais choisir celui des deux suzerains auquel ils entendent s'attacher.
Bien qu'ayant l'avantage, Saint-Louis préfère une paix qui satisfasse son sens de la justice et ménage le pieu Henri III Plantagenêt qu'il estime.
Henri III Plantagenêt signe une trêve de 5 ans, à Pons, le 1er août 1242.
Henri III Plantagenêt renonce à ses droits sur les châtellenies de Jarnac, Châteauneuf, Cognac, Merpins et Archiac, en décembre 1242 au profit d'Isabelle d'Angoulême, sa mère.
Hugues X de Lusignan se soumet au roi de France.
Au cours de la rencontre, Isabelle d'Angoulême, qui veut toujours porter le titre de reine, aurait tenté de faire empoisonner sans succès Saint-Louis.
Hugues X de Lusignan devient Seigneur de Jarnac et Châteauneuf.
Les châteaux Poitevin d'Hugues X de Lusignan sont confisqués.
Réarmés, ils seront vendus par Alphonse II de Poitiers.

Renvoi de Hubert de Burgh
En 1242, Henri III Plantagenêt renvoie son conseiller Hubert de Burgh.

Orthez Capitale du Béarn
La partie occidentale du Béarn est située à la frontière de la Guyenne qui est passée sous souveraineté anglaise.
Henri III Plantagenêt prétend faire valoir sa suzeraineté sur le Béarn.
Les seigneurs du Béarn étant traditionnellement alliés des rois de France, Gaston VII de Béarn juge qu'il devient plus que nécessaire de fortifier encore plus son territoire béarnais.
Vers 1242, Gaston VII fait édifier à Orthez, à l'époque Ortès, un pont fortifié, une tour de guet qui domine la ville sur l'axe nord-sud et un imposant château dont il va faire sa résidence privilégiée.
Orthez devient la nouvelle capitale du pays béarnais.
Retranché derrière les murailles de son château, il peut lancer au roi d'Angleterre ces fières paroles devenues la devise d'Orthez : "Toquoy si gaouses".
En très peu de temps, la région voit s'élever de nombreuses forteresses et bastides : Bellocq, Sauveterre-de-Béarn….

Mort de Henri VII de Hohenstaufen Roi de Sicile
Henri VII de Hohenstaufen, toujours emprisonné, s'empoisonne en 1242.
En 1242, Henri III Plantagenêt essaie de placer son fils Edmond sur le trône de Sicile.

Vassalité de Gaston VII de Béarn envers Henri III Plantagenêt
Après avoir reconnu sa vassalité envers Henri III Plantagenêt, Gaston VII de Béarn entre en conflit ouvert avec le souverain anglais.
Mis en grande difficulté, il court se réfugier précipitamment outre-Pyrénées chez Alphonse X le Sage.
Il revient peu après au pays en renouvelant sa promesse à Henri III Plantagenêt.

Retraite de Pétronille de Bigorre
Simon V de Montfort gérant de la Bigorre
Jean de Grailly Gouverneur de Guyenne
À la fin de sa vie, Pétronille de Bigorre devenue veuve se retire au monastère de l'Escaladieu.
Elle confie la gestion de la Bigorre à son beau-frère Simon V de Montfort, Comte de Leicester et gouverneur de Guyenne pour le Henri III Plantagenêt.
Mais celui-ci l'interprète comme une donation et tente d'évincer Alix de Montfort, qui reprend le contrôle du comté avec l'aide de Raoul de Courtenay, son second mari, et de Mathe de Matha, sa demi-sœur.
Pour éviter que la Guyenne et la Gascogne ne soient embrasées par une révolte, Henri III Plantagenêt rappelle Simon V de Montfort et nomme Jean de Grailly à sa place comme gouverneur de Guyenne

Provisions d'Oxford
Siège du château de Wolvesey
Retour en France de Guillaume de Lusignan
Henri III Plantagenêt, de caractère faible, voit son autorité bafouée par les grands barons anglais.
En 1258, des réformes appelées Provisions d'Oxford lui sont arrachées par la révolte des féodaux menés par Simon V de Montfort, Comte de Leicester.
Les conseillés étrangers sont congédiés.
Les charges de justicier, de chancelier et de trésorerie deviennent annuelles.
Un conseil de la Couronne de 15 membres est mis en place.
Des barons veillent aux finances.
Le parlement, réuni en principe 3 fois l'an, délègue 12 barons pour délibérer avec le conseil des quinze.
Édouard Ier d'Angleterre, fils du roi, est au départ sympathise avec la cause de Simon mais plus tard ils deviendront ennemis.
Comme son père, Simon V de Montfort est un soldat vétéran et rude, ainsi qu'un administrateur capable.
Sa dispute avec le roi vient largement à propos de sa détermination à ignorer le mécontentement grandissant pour des facteurs incluant la famine.
Simon V de Montfort a sa place dans l'Histoire comme un précurseur du Parlement contemporain.
Guillaume de Lusignan s'oppose aux provisions d'Oxford.
Il est assiégé dans le château de Wolvesey et doit se rendre.
Guillaume de Lusignan retourne en France.

Traité de Paris
Au traité de Paris en 1258 et en 1259, Saint-Louis rend à Henri III Plantagenêt le littoral de Gascogne : du Limousin et du Quercy à la Saintonge, dont il n'était pas assuré que la conquête ait été légitimement fondée.
Par de telles concessions, auxquelles les barons de son entourage s'opposent en vain, Saint-Louis pense avoir assuré la paix, la fidélité de son royal vassal et l'appartenance définitive à la couronne de France de l'essentiel de l'héritage des Plantagenêts : Normandie, Anjou, Touraine, Maine et Poitou.

Traité de Paris
Une paix plus durable est conclue à Paris entre Saint-Louis et Henri III Plantagenêt, le 4 décembre 1259.
Saint-Louis rend à Henri III Plantagenêt les terres dont la conquête ne peut être considéré comme tout à fait légitime : Quercy, Limousin et Saintonge, à condition qu'il renonce à ses prétentions sur toutes autres provinces qui lui ont été précédemment enlevées.
Saint-Louis pense que ce noble geste lui assurera un temps de paix avec l'Angleterre et la possession du Poitou, du Maine, de l'Anjou et de la Normandie.

Mise ou Dit d'Amiens
En 1261, Henri III Plantagenêt rappelle des conseillés étrangers.
Saint-Louis (sollicité comme arbitre) réaffirme, par la "mise" ou "sentence" d'Amiens les prérogatives souveraines et condamne les Provisions d'Oxford.
Les Provisions d'Oxford, qu'Henri III Plantagenêt avait juré de maintenir, sont cassées sur ordre du Pape en 1261.

Révolte des barons contre Henri III Plantagenêt
Bataille de Lewes
Mort de Guy de Lusignan
Les barons anglais n'acceptent pas le "Dit" d'Amiens et en appellent derechef à l'arbitrage de Saint-Louis.
Simon V de Montfort est le meneur de la révolte contre Henri III Plantagenêt.
Guillaume de Lusignan prend part à cette bataille aux côtés du Roi.
Roger Mortimer soutient d'abord le mouvement baronnial, mais plus tard devient un familier d'Henri III Plantagenêt et son fervent supporter.
Les troupes de Simon V de Montfort vainquent les forces royales lors de la bataille de Lewes en 1264.
Elles capturent Édouard Ier d'Angleterre, le fils du roi.
Roger Mortimer parvient à le faire s'échapper.
Roger Mortimer est presque tué à la bataille de Lewes.
Guy de Lusignan meurt lors de cette bataille.
Simon V de Montfort contrôle le gouvernement.
Henri III Plantagenêt doit confirmer la Grande Charte.
Guillaume de Lusignan se réfugie à Pembroke.

Clément IV Légat en Angleterre
Mort d'Urbain IV
Clément IV est légat en Angleterre pour une médiation entre Henri III Plantagenêt est ses prélats et barons en 1264.
Urbain IV meurt à Pérouse le 2 octobre 1264.

Bataille d'Evesham
Mort de Simon V de Montfort Comte de Leicester
Simon V de Montfort, Comte de Leicester, est alors de facto le maître de l'Angleterre.
Guillaume de Lusignan rassemble des forces à Pembroke.
Simon V de Montfort est défait à la bataille d'Evesham dans le Worchestershire ou Worcestershire le 4 août 1265.
Roger Mortimer, à la tête d'une des 3 divisions royalistes, est chargé de tenir le pont de Begnworth.
Durant le combat, le contingent gallois de Simon V de Montfort s'enfuit vers le pont, et est massacré par les hommes de Roger Mortimer.
Jean Ier de Grailly amène en Angleterre un contingent de Gascons qui contribuent à la victoire d'Henri III Plantagenêt sur ses barons révoltés.
D'après une chronique anglaise, Roger Mortimer aurait lui-même tué Simon V de Montfort.
Son corps est atrocement mutilé.
Roger Mortimer aurait ensuite fait envoyé le corps du vaincu à son épouse, en guise de présent.
Simon V de Montfort est inhumé à Evesham.
Simon V de Montfort a donné son nom à plusieurs institutions anglaises comme l'université et le hall, tous deux à Leicester.
Un mémorial est érigé dans le parc à Evesham où se trouvait le grand autel de l'abbaye.
Guy de Montfort-Leicester, héritier de Simon V de Montfort vend ses droits sur la Bigorre à Henri III de Champagne, Roi de Navarre.
La famille de Simon V de Montfort est exilée.
Ses terres et privilèges sont confisqués par la couronne qui les attribue à Edmond de Lancastre, le plus jeune fils du roi.
Le pouvoir est assumé par le futur roi Édouard Ier d'Angleterre qui met fin à la révolte des barons.
Roger Mortimer obtient brièvement le comté et l'honneur d'Oxford.

Dit de Kenilworth
Le 31 octobre 1266, Henri III Plantagenêt est rétabli dans ses pouvoirs et le pardon est accordé aux rebelles.

Traité de Montgomery
Le titre de Prince de Galles est reconnu à Llywelyn le Dernier par Henri III Plantagenêt dans le traité de Montgomery de 1267.

Renouvellement de la trêve
En mai 1269, à Paris, Saint-Louis s'entremet entre l'Angleterre et la Navarre.
Jean Ier de Grailly signe, au nom d'Henri III Plantagenêt, un renouvellement de la trêve de 1266.
Édouard Ier d'Angleterre emprunte à Saint-Louis 70 000 livres que Jean Ier de Grailly cautionne pour 3 000.
Source : Bernadette GOMBERT (jeanmariedepinoy )
21 janvier 1236 :
Mariage (avec Eleanor DE PROVENCE) - Canterbury, County Of Kent, ENGLAND
Henri III Plantagenêt épouse le 14 janvier 1236 (ou 21/01/1237 Aix-en-Provence) Éléonore de Provence (1217-1291), fille de Raymond-Bérenger V de Provence et de Béatrice de Savoie. Leurs enfants sont :

Édouard Ier Plantagenêt ou Édouard Ier d'Angleterre dit Longshanks ou le Sec (17 juin 1239-7 juillet 1307), qui épousera :
en 1254 Éléonore de Castille,
en 1299 Marguerite de France,
Marguerite d'Angleterre (1240-1275) qui épousera en 1251 Alexandre III le Glorieux,
Béatrix ou Béatrice d'Angleterre (25 juin 1242-24 mars 1275), qui épousera en 1260 Jean II de Bretagne,
Edmund Crouchback ou Edmond de Lancastre (1245-1296), Comte de Lancastre.

Guillaume de Savoie et Pierre II de Savoie accompagne Éléonore de Provence, leur nièce, en Angleterre.

Pierre II de Savoie se sent trop à l'étroit dans la province du Faucigny.

Il se met donc au service d'Henri III Plantagenêt.

Guillaume de Savoie devient un proche conseiller d'Henri III Plantagenêt qui souhaite lui offrir l'évêché de Winchester, mais le chapitre s'y oppose.

***
dont
H John Plantagenet ca 1237-
H Henry Plantagenet ca 1238-1261
H Edward I Longshanks Plantagenet, King of Scotland 1239-1307
F Margaret Plantagenet, Queen Of Scotland Princess Of Englaland 1240-1275
F Beatrix Plantagenet 1242-1275
H Edmund Plantagenet, Earl of Lancaster & Leicester High Steward of Englaland 1245-1296
H William Plantagenet ca 1247-
H Richard Plantagenet ca 1247-1256
H Henry Plantagenet ca 1252-ca 1252
F Catherine Plantagenet 1253-1257
F Katherine Plantagenet 1253-ca 1258
H Willelm Plantagenet 1256/-
23 novembre 1272 :
Décès - Westminster
Mort d'Henri III Plantagenêt Roi d'Angleterre
Édouard Ier d'Angleterre Roi d'Angleterre
Édouard Ier d'Angleterre Duc de Guyenne
Edmond de Lancastre Régent du royaume d'Angleterre
Roger Mortimer Corégent du royaume d'Angleterre
Henri III Plantagenêt meurt le 16 novembre 1272.
Édouard Ier d'Angleterre devient Roi d'Angleterre et Duc de Guyenne.
Éléonore de Castille devient Reine consort.
Edmond de Lancastre, Comte de Lancastre, fils cadet d'Henri III Plantagenêt, et Roger Mortimer, 1er Baron de Wigmore, assument la régence du royaume l'Angleterre jusqu'au retour d'Édouard Ier d'Angleterre qui combat alors à la neuvième croisade.
Inhumation - Westminster

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