🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
🏛️ Éclaireur des temps anciens
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Jean DE MONTAGU
Parents
- Gérard DE MONTAGU †1391
- Biette CASSINEL ~1340-1394
Union(s) et enfant(s)
- Avec Fiche privée
Frères et sœurs
- Robine DE MONTAGU ~1355-?
- Gerard DE MONTAGU †1420
- Jean DE MONTAGU †1409
- Jean DE MONTAGU †1415
- Jehanne DE MONTAGU
- Géraud DE MONTAGU
- Alix DE MONTAGU
Événements
- 26 octobre 1409 :
- Décès - Paris, 75000, Paris, Île-de-France, FRANCE
-
Naissance - Chambourcy, 78133, Yvelines, Île-de-France, FRANCE
Secrétaire du roi Charles V, surintendant des finances de Charles VI il parvint à la charge de grand maître de France en 1408
Conseiller et chambellan du roi, il fut premièrement secrétaire du roi Charles V, qui le chérit ainsi que le roi Charles VI, son successeur, qui lui confia la sur intendance de toutes les Finances. Cet emploi lui donna le moyen de s'enrichir et d'établir sa maison qu'il appuya par des alliances illustres. Il parvint par son crédit à la charge de Grand-Maître de France en 1408 et emporta sur tous ses compétiteurs l'administration générale des Affaires, mais le duc de Bourgogne et le roi de Navarre ayant entrepris sa perte, ils le firent arréter le 7 octobre 1409, par Pierre des Essarts, prévôt de Paris, et trancher la tête aux Halles de Paris le 17 suivant. Son corps fut attaché au gibet de Montfaucon d'où il fut dépendu le 28 septembre 1412 et porté au monastère des Célestins de Marcoussis qu'il avait fondé le 18 février 1404. Il y fut enterré avec honneur comme signalé dans l'Histoire de Charles VI (livre 29 chapitre 7)
Article de Wikipedia :
Jean de Montagu ou Jean de Montaigu, né vers 1349, mort le 17 octobre 1409, était un homme politique et mécène français. Il porta les titres de vidame de Lannois, seigneur de Montagu en Laye et de Marcoussis.
Il est le fils de Girard de Montagu, secrétaire de Charles V, et de la soeur de Ferry de Biette de Cassinel, archevêque de Reims.
Il épousa Jacqueline de La Grange, fille du Président du Parlement de Paris, Etienne de la Grange, et de Marie du Bois. De cette union naquit Charles de Montagu, époux de Catherine d'Albret, fille du connétable de France Charles I d'Albret, et Elisabeth de Montagu, épouse de Jean VI de Lorroy et de Pierre de Bourbon-Préaux.
Surintendant des finances de Charles VI, il acquit une immense fortune qui lui vaudra l'inimitié du duc de Bourgogne, Philippe le Hardi et du roi de Navarre.
Le 7 octobre 1409, il fut arrêté, sur l'ordre de Jean sans Peur, fils et successeur de Philippe le Hardi, et, après un procès sommaire, décapité aux Halles de Paris le 17 octobre 1409 et son corps ensuite pendu au gibet de Montfaucon.
Trois ans plus tard, son fils Charles obtint la réhabilitation de sa mémoire et un somptueux tombeau fut érigé dans l'église du monastère des Célestins de Marcoussis, qu'il avait fait bâtir pour remercier du recouvrement par Charles VI de la raison, après la tragique affaire de la forêt du Mans.
De 1404 à 1408, pendant 4 ans, Jean de Montagu consacra une grande partie de sa fortune à édifier son château, considéré comme l'une des plus belle réussite architecturale du règne de Charles VI, le monastère des Célestins et il fit reconstruire le ch ur de l'église de Marcoussis.
Son frère, Gérard de Montagu fut évêque de Paris. Son autre frère fut Jean de Montagu, évêque de Chartres et archevêque de Sens.
Article de http://chrisagde.free.fr/
Depuis le 9 mars 1409 et la paix de Chartres, Charles VI et le duc de Bourgogne sont officiellement réconciliés. Celui qui revendique haut et fort l'assassinat de Louis d'Orléans, le frère du roi, a obtenu le pardon du fils de la victime et tient solidement le pouvoir à Paris. Certes, l'ancienne équipe des Marmousets, ces "hauts fonctionnaires" acquis au clan des Orléans, reste en poste, mais tait prudemment ses rancoeurs et gère les affaires courantes sans trop s'imisser dans les luttes partisanes qui opposent Armagnacs et Bourguignons. C'est tout particulièrement le cas de Jean de Montaigu, véritable maître des Finances royales.La carrière de Montaigu a débuté à la Toussaint 1388, lorsque Charles VI a décidé de prendre en mains les rênes du pouvoir et rappelé les fameux "Marmousets", les conseillers de son père Charles V, qui ont été chassés par ses oncles en 1380. Clisson, Bureau de La Rivière et Jean de Montaigu ont ainsi renoué avec les allées du pouvoir, entraînant derrière eux un réseau serré de parentés et d'alliances qui forment un véritable clan.Leur ascension sociale a souvent été spectaculaire et leur a attiré bien des rancoeurs. C'est ainsi que Jean de Montaigu, fils d'un modeste secrétaire royal, a marié son fils Charles, filleul du roi, à une demoiselle d'Albret, fille du connétable de France Charles d'Albret. Il n'a pas oublié ses trois autres filles, unissant l'une au sire de Craon et les deux autres à des Bourbons. Le népotisme règne en maître dans une famille qui compte bientôt un président de la Chambre des Comptes, un archevêque de Sens et un évêque de Paris. La folie du roi, qui se déclare au cours de l'été 1392, semble un moment sonner le glas de la toute puissance des Marmousets, qui quittent précipitamment Paris. Montaigu se réfugie à Avignon, où son épouse, nièce du fameux cardinal de La Grange, a ses protections. Mais, la prise du pouvoir par Louis d'Orléans les ramène peu après sur le devant de la scène. Montaigu retrouve les Finances royales, sur lesquelles il règne en maître absolu. Commencent alors de lourds prélèvements fiscaux et des dépenses somptuaires qui poussent les Parisiens à manifester une opposition de plus en plus vive à Louis d'Orléans et aux Marmousets. Peu importe à Jean de Montaigu qui continue de s'enrichir et d'accroître son patrimoine, tout en faisant bâtir une somptueuse résidence dans sa seigneurie de Marcoussis.L'assassinat de Louis d'Orléans, le 23 novembre 1407, puis la réconciliation de Charles VI et de Jean Sans Peur, un an plus tard, annoncent déjà la fin de la fulgurante carrière de Jean de Montaigu. Le 7 octobre 1409, le duc de Bourgogne ordonne au prévôt de Paris d'arrêter l'ancien Marmouset, accusé de trahison, de félonie et de sorcellerie. L'affaire est rondement menée, au mépris des règles élémentaires de justice. Montaigu est enfermé au Petit Châtelet, geôle réservée au commun, torturé et contraint d'avouer des crimes qui le mènent tout droit au billot. Sa condamnation à mort par une commission extraordinaire n'est qu'une parodie de justice qui, cependant, réjouit fort les Parisiens.Le 17 octobre, juché sur une charrette, Jean de Montaigu est mené au supplice. Sous les quolibets d'une foule qui l'accuse pêle mêle de la folie du roi et du détournement des impôts, son seul réconfort est le petit crucifix en bois qu'il tient serré dans ses mains ligotées. Aux Halles, il est escorté jusqu'au billot. C'est là, dans un geste désespéré, qu'il ouvre grand sa chemise et montre à tous les profondes entailles laissées sur son ventre par ses tortionnaires. Mais il est temps de mourir. Le bourreau s'avance, et, d'un seul coup de hache, tranche la tête du condamné avant de l'exhiber au bout d'une pique. Le corps du supplicié est ensuite pendu au gibet de Montfaucon pour que nul n'ignore le sort réservé à présent aux ennemis de Jean Sans Peur.