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Philippe III DE FRANCE ◉ Sosa : 7 328 298

Philippe III DE FRANCE

◉ Sosa : 7 328 298

  • dit « Le Hardi »
  • Né le 7 mai 1245 - Poissy, 78498, Yvelines, Île-de-France, FRANCE
  • Inhumé en 1285 - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
  • Décédé le 12 octobre 1285 - Perpignan, 66000, Pyrénées-Orientales, Languedoc-Roussillon, FRANCE, à l'âge de 40 ans
  • 40ème Roi de France (1270-1285), Comte de Poitiers, de Toulouse, d'Auvergne, du Perche
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Événements

7 mai 1245 :
Naissance - Poissy, 78498, Yvelines, Île-de-France, FRANCE
https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_III_le_Hardi
Philippe III, dit « le Hardi », né le 1er mai 1245 à Poissy et mort le 5 octobre 1285 à Perpignan, est roi de France de 1270 à 1285 ; il est le dixième souverain de la dynastie dite des Capétiens directs.

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https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2311
Surnommé le Hardi, fils de Louis IX et de Marguerite de Provence, il naquit le 30 avril 1245 ; il fut salué roi de France sur les sables brûlants de l’Afrique, près des ruines de Carthage, et dans un camp ravagé par la peste, le 25 août 1270. Saint-Louis venait d’expirer. Jean, comte de Nevers, frère de Philippe, le cardinal légat, un grand nombre de seigneurs et de soldats avaient succombé.

La consternation était générale ; et sans l’arrivée si longtemps attendue des croisés de Sicile, tout était perdu. Charles, frère de Saint-Louis et roi de Sicile, fait débarquer son armée, qui campe à une demi lieue des Français. Presque tous les grands vassaux avaient suivi Saint-Louis à la dernière croisade ; et la monarchie française se trouvait comme transportée en Afrique.

Philippe, âgé de vingt-six ans, était dangereusement atteint du mal qui ravageait l’armée lorsqu’il reçut le serment de ses vassaux. Saint-Louis avait nommé régents du royaume Matthieu de Vendôme, abbé de Saint-Denis, et Simon de Clermont de Nesle. Philippe leur écrivit pour les confirmer dans leur autorité ; en même temps, considérant l’état critique de sa santé et les dangers de sa position, il fixa à quatorze ans dans une ordonnance datée du camp près de Carthage, la majorité de Louis, l’aîné de ses trois enfants.

On ignorait alors l’art d’embaumer les cadavres. On fit bouillir le corps de Saint-Louis dans du vin et de l’eau. Le roi de Sicile obtint la chair et les entrailles, qui furent déposées à l’abbaye de Montréal près de Palerme ; le cœur et les os furent enfermés dans un cercueil pour être transportés à Saint-Denis. Déjà les reliques du saint roi, confiées au sire de Beaulieu, allaient être embarquées, lorsque toute l’armée demanda qu’elles fussent conservées dans le camp, ce qui lui fut accordé.

La contagion y régnait toujours, et la cavalerie maure enlevait tous les soldats qui s’éloignaient des palissades. Le roi de Tunis campait à deux lieues des croisés, et des succès récents avaient enflé son courage. Le roi de Sicile, qui commandait pendant la maladie de Philippe, résolut de s’emparer du golfe de Porto-Farina, qui pouvait seul faciliter les approches de Tunis. Secondé par le comte d’Artois et Philippe de Montfort, il attaqua les Sarrasins, qui eurent 5 000 hommes tués ou noyés.

Peu de temps après, leur armée, ayant reçu de nombreux renforts, osa s’approcher jusqu’à portée de l’arc du camp des chrétiens, en hurlant, dit Guillaume de Nangis, je ne sais quoi de terrible, et obscurcissant l’air d’une nuée de flèches. Elle fut repoussée avec une perte de plus de 3 000 hommes. Une grande bataille ne tarda pas à être livrée. Philippe était rétabli : il marcha aux ennemis avec les rois de Sicile et de Navarre. Le comte d’Alençon et les templiers furent chargés de la garde du camp. L’oriflamme avait été déployée.

Les Maures ne tinrent pas longtemps contre les croisés. Dans leur déroute ils abandonnèrent leur camp, et furent poursuivis jusqu’aux défilés des montagnes, d’où ils virent massacrer leurs malades et leurs blessés, piller leurs richesses, enlever leurs provisions, et, dans un vaste incendie, disparaître leurs tentes et leurs bagages.

Philippe ne savait encore à quoi se résoudre, lorsque le roi de Tunis fit demander la paix ; et le 30 octobre elle fut conclue aux conditions suivantes : une trêve de dix ans ; la franchise du port de Tunis ; tous les prisonniers rendus de part et d’autre ; les frais de la guerre fixés à deux cent dix mille onces d’or, payés moitié sur-le-champ au roi de France et à ses barons ; la liberté du culte accordée aux chrétiens dans le royaume de Tunis, avec la faculté d’élever des églises, de prêcher la foi et de convertir les musulmans : clause illusoire, qui ne fut insérée au traité que pour sauver l’honneur des croisés, et leur permettre d’annoncer qu’ils avaient accompli leur vœu.

Un des articles portait enfin que le tribut déjà payé par Tunis au roi de Sicile serait doublé pendant quinze ans, et que cinq années d’arrérages seraient acquittées immédiatement. Le traité venait d’être signé lorsque le futur roi d’Angleterre (Édouard Ier, qui n’avait pas encore succédé à Henri III) arriva avec sa femme, son frère, ses barons et une armée. Il désapprouva hautement la paix, s’enferma dans sa tente, refusa de prendre part aux délibérations, et même au partage de l’argent des mahométans : il demandait, il exigeait la guerre ; mais le roi de Sicile ne voulait que de l’argent, et il en avait obtenu.

D’ailleurs, le traité avait pour lui la sainteté des serments, la durée de la contagion et les lettres des régents de Philippe qui pressaient son retour. Le roi de France embarqua les os de Saint-Louis, ceux de son frère et ceux d’autres illustres croisés, tandis qu’Édouard allait seul entreprendre au milieu de nouveaux revers la guerre pour la délivrance des saints lieux.

Les vaisseaux de Charles et de Philippe mirent à la voile, et, après quarante-huit heures de navigation, entrèrent le 22 novembre à Trapani en Sicile. Une horrible tempête qui dura trois jours en fit périr un grand nombre qui était resté dans la rade. Quatre mille personnes de toute condition moururent dans les flots ; et mille, ayant gagné la terre, succombèrent aux fatigues de cette funeste journée.

Ce fatal événement n’empêcha pas les rois de France, de Sicile et de Navarre de s’engager, avec tous les comtes et barons, à partir dans trois ans pour une autre croisade ; et chacun jura de ne s’en point dispenser sans un sujet légitime, dont le roi de France serait juge suprême.

De toutes les croisades, celle-ci avait été la plus malheureuse : il y périt 30 000 hommes, et Philippe ne revint en France qu’avec des cercueils. Il arriva à Paris le 21 mai 1271, et fit faire de magnifiques obsèques aux illustres morts dont il rapportait les cendres. On les mit en dépôt à Notre-Dame. d’où on les transporta processionnellement à Saint-Denis. Le roi aida à porter sur ses épaules le cercueil de son père jusqu’à l’abbaye. On voyait encore au XIXe siècle au faubourg Saint-Laurent et sur le chemin de Saint-Denis des monuments de pierre qui avaient été élevés par ordre de Philippe aux sept endroits de la route où il s’était reposé en portant ce pieux fardeau.

Un incident singulier troubla cette auguste cérémonie. Le cortège funèbre trouva les portes de l’église fermées par ordre de l’abbé Matthieu de Vendôme, qui, pour le maintien des privilèges et de l’exemption de l’abbaye, refusait d’y laisser entrer en habits pontificaux l’archevêque de Sens et l’évêque de Paris. Il fallut que ces deux prélats allassent les quitter au delà des limites de la seigneurie abbatiale, et le roi fut contraint d’attendre hors de l’église leur retour.

Les tombes royales reçurent, avec les corps de Saint-Louis, de la reine Isabelle et du comte de Nevers, celui d’Alphonse, comte d’Eu, fils de Jean de Brienne, empereur de Constantinople et roi de Jérusalem. Cette cérémonie funèbre fut suivie d’une autre où la joie publique devait éclater.

Philippe fut sacré à Reims le 30 août. Le lendemain il partit pour visiter les frontières du nord, et fut reçu dans Arras par le comte de Flandre. Il voulut ensuite connaître l’état du Poitou et du comté de Toulouse, qui, après la mort d’Alphonse, revenaient à la couronne. Il s’avançait du côté de Poitiers, lorsqu’il apprit que Roger-Bernard, comte de Foix, avait emporté d’assaut le château de Sompuy, où flottait la bannière royale.

Cité à comparaître devant Philippe, Roger s’y refusa ; et, comptant sur le nombre de ses vassaux et de ses forteresses, il résolut de soutenir sa rébellion les armes à la main. Philippe convoqua le ban et l’arrière-ban ; le rendez-vous était fixé à Tours. Le duc de Bourgogne, les comtes de Bretagne, de Blois, de Flandre, de Boulogne ; etc., y arrivèrent suivis d’un grand nombre de chevaliers, et l’armée se dirigea vers les Pyrénées.

Philippe fit son entrée dans Toulouse. Il reçut à Pamiers la visite du roi d’Aragon, son beau-père ; entra sur les terres du comte révolté, et arriva enfin devant le château de Foix. Cette forteresse, bâtie sur une montagne inaccessible, était réputée imprenable. Le comte s’y était renfermé avec ses meilleures troupes et un grand nombre de machines de guerre. Philippe fit serment de ne s’éloigner qu’après avoir soumis la place ; et tandis que les assiégés le défiaient avec jactance, il fit couper le pied de la montagne, et ouvrir dans les rochers un chemin praticable.

Roger, étonné, vit bientôt sa perte inévitable. il demanda à capituler ; mais Philippe exigea qu’il se rendît à discrétion et qu’il livrât toutes ses forteresses. Le comte vint se jeter aux pieds du roi ; il implora sa clémence : Philippe le fit charger de chaînes et conduire à Carcassonne, où on l’enferma dans une tour. Roger était en prison depuis un an lorsque, cédant aux prières du roi d’Aragon, Philippe le fit venir à Paris, l’arma chevalier, et le renvoya dans ses domaines.

Cet exemple de vigueur et de sévérité ne fut pas perdu, et la révolte du comte de Foix fut, selon Nangis, la seule qu’on vit sous ce règne. Édouard Ier, roi d’Angleterre, ayant succédé à Henri III (1274), s’empressa de venir à Paris comme vassal de Philippe pour les domaines qu’il possédait en France, et rendit hommage à son suzerain.

Bientôt le vicomte de Béarn ayant refusé de se connaître vassal d’Edouard, duc d’Aquitaine, fut poursuivi par ce prince, et se hâta d’interjeter appel à la cour de Philippe, qui convoqua son parlement. Édouard y fut cité ; épreuve humiliante pour un souverain. Il comparut, malgré sa répugnance, et se soumit à son juge, qui prononça en sa faveur.

Philippe assista la même année au concile général de Lyon. Les Grecs abjurèrent le schisme ; et la primauté du pape fut reconnue par les patriarches et les ambassadeurs de Michel Paléologue. Mais cette réunion des deux Églises ne fut pas durable ; et dès que Charles d Anjou, roi de Sicile, eut cessé de paraître redoutable, Constantinople cessa, de son côté, de reconnaître le pontife romain.

Le concile venait d’être terminé, lorsque Philippe épousa en secondes noces Marie, sœur de Jean, duc de Brabant (1275). Les fêtes furent magnifiques : tous les seigneurs y parurent en habits et en manteaux de pourpre et les femmes, portant des robes tissées d’or, étaient parées, dit Nangis, comme un temple. La tendresse de Philippe pour la nouvelle reine alarma un favori jusque-là tout-puissant, Pierre de la Brosse, son grand chambellan. Voulut-il brouiller ensemble le roi et la reine ? L’histoire offre quelques indices à ce sujet, et ne fournit aucune preuve.

Philippe perdit subitement Louis, son fils aîné, à l’âge de douze ans (1276). On crut à la cour que le jeune prince avait péri par le poison : on chercha le coupable ; et la Brosse jeta, dit-on, dans l’esprit du roi, des soupçons sur la reine, en insinuant qu’elle réservait le même sort aux deux autres fils de son maître (Philippe et Charles), afin d’assurer la couronne aux enfants du second lit. Ses intrigues retombèrent sur lui-même, et il fut jeté en prison.

A la première nouvelle de la disgrâce du favori, le duc de Brabant, qui avait craint de le poursuivre au temps de sa puissance, vint hautement demander justice, et offrit de défendre par le duel l’innocence de sa sœur. Personne ne se présenta pour soutenir l’accusation ; la reine se trouva justifiée ; la Brosse fut pendu, et tous ses biens furent confisqués. On l’avait aussi accusé d’entretenir des intelligences avec les rois de Castille et d’Aragon.

Il résulte du silence des historiens contemporains que le second crime du favori ne fut pas plus prouvé que le premier. On est étonné de voir Daniel avancer que le peuple applaudit à l’arrêt des barons, qui condamna la Brosse au gibet, lorsque Guillaume de Nangis, le seul historien contemporain de Philippe, dit positivement le contraire. Henri Ier, roi de Navarre et comte de Champagne et de Brie, mort suffoqué par la graisse (1274), avait laissé pour unique héritière sa fille Jeanne, âgée de deux à trois ans. Il avait ordonné, par son testament, qu’elle épousât un prince français.

Cette exclusion des naturels du pays mécontenta les grands, qui, refusant de reconnaître comme régente et tutrice la reine mère, Blanche d’Artois, sœur de Saint-Louis, élurent lieutenant général du royaume le sénéchal don Pedre Sanche de Montagu. Bientôt la couronne de Navarre, mal affermie sur la tête d’un enfant, réveilla les prétentions des princes voisins. Jacques, roi d’Aragon, soutint qu’elle lui appartenait par la donation de Sanche VII, qui l’avait institué son héritier (1231).

Alphonse, roi de Castille, plus attentif à résoudre un problème qu’à poursuivre une couronne, réclama cependant celle de Navarre, comme héritier de Sanche III, qui l’avait possédée et réunie à ses États. Ces deux souverains envoyèrent défendre leurs droits aux états de Navarre. Le lieutenant général et l’évêque de Pampelune se prononcèrent pour l’Aragonais ; un autre parti se déclara pour le Castillan ; un troisième, et c’était le plus faible, voulait que le roi de France, comme parent de la jeune princesse, fût invité à se charger de la tutelle. Le parti le moins juste, celui de l’Aragonais, prévalut ; et le roi de Castille commença la guerre.

La reine mère s’échappa secrètement avec sa fille, et vint demander à la cour de France asile et protection. Cette démarche acheva d’aigrir les seigneurs de Navarre. Les états arrêtèrent que Jeanne ne serait point reconnue reine si elle n’épousait Alphonse d’Aragon ; et ils résolurent d’employer tous leurs soins pour empêcher qu’un prince français ne montât sur le trône de Navarre.

En même temps ils s’engagèrent à fournir au roi d’Aragon, pour les frais de la guerre, la somme alors prodigieuse de deux cent mille marcs d’argent. Mais Blanche désirait et demandait que sa fille épousât un des trois fils de Philippe ; et Philippe pressa vivement cette alliance, qui devait faire entrer une nouvelle couronne dans sa maison.

Il fallut lever l’obstacle de la proximité du sang. Grégoire X, qui devait à Philippe le don du comtat Venaissin, accorda la dispense, et Jeanne de Navarre fut mariée à Philippe surnommé le Bel (1275). Blanche engagea au roi de France la châtellenie de Provins pour les frais de la guerre qu’il allait entreprendre ; elle lui remit la tutelle, ou, selon l’expression du temps, le bail de la pupille pour les comtés de Champagne et de Brie. Philippe envoya dans la Navarre des troupes sous le commandement d’Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulouse, guerrier habile et mauvais politique, qui obtint d’abord quelques avantages, mais qui eut l’imprudence de toucher aux lois du pays.

Toutes les fureurs des guerres civiles désolèrent cette contrée : les Français allaient succomber, lorsque Robert, comte d’Artois, arriva avec une armée de 20 000 hommes. Pampelune fut prise d’assaut ; toutes les forteresses capitulèrent, et la Navarre fut soumise. Le comte d’Artois, qui n’avait pu arrêter la fureur du soldat, rendit aux Navarrois leurs coutumes et leurs privilèges.

Vers cette même époque (1276), Philippe s’avançait avec une armée formidable pour porter la guerre au centre de la Castille. Alphonse X violait les traités les plus sacrés, et avait choisi pour successeur son second fils au préjudice des enfants que Ferdinand, son aîné, avait eus de Blanche, fille de Saint-Louis et sœur de Philippe. Le duc de Bourgogne, le comte de Bar, le duc de Brabant, le comte de Juliers et plusieurs autres princes allemands accompagnèrent Philippe, qui était allé prendre l’oriflamme à Saint-Denis.

Cette grande armée eût pu suffire à la conquête de toutes les Espagnes. Mais il fallait passer les Pyrénées : on n’avait pourvu à rien. L’hiver approchait, les pluies rendaient les routes impraticables, et l’on n’avait rassemblé ni vivres ni fourrages. Philippe, que cinq chevaliers castillans étaient venus défier au nom de leur maître, reprit tristement le chemin de sa capitale.

Plus d’un an s’était écoulé, lorsque Philippe ne pouvant concilier ses différends avec Alphonse, médita une nouvelle expédition contre la Castille. Mais le pape Jean, craignant que cette guerre ne fît échouer son projet d’une nouvelle croisade, fit notifier aux souverains, sous peine de l’excommunication et de l’interdit, la défense de recourir aux armes pour régler leurs droits respectifs. Les légats du Saint-Siège furent chargés de négocier la paix entre les deux rois.

Alors parurent aussi en France des ambassadeurs tartares, qu’on prit pour des espions venant de Rome, allant à Paris et à Londres pour proposer une ligue des princes chrétiens contre les Turcs. Philippe, qui n’aimait point la guerre, s’empressa de saisir un prétexte qui, dans l’esprit du siècle le justifiait du reproche d’inconstance ; mais il mérita plus d’une fois ce reproche, en commençant avec ardeur de grandes entreprises, en les poursuivant avec faiblesse, et en s’arrêtant au moment de l’exécution.

L’événement le plus mémorable arrivé sous le règne de Philippe, est celui du massacre général des Français en Sicile, à la suite d’une conspiration aussi étonnante par l’horrible secret avec lequel elle fut conduite, qu’effroyable par l’atrocité de l’exécution : ces massacres furent appelés les Vêpres siciliennes, parce qu’ils commencèrent à Palerme (le 30 mars 1282) au moment où les cloches appelaient le peuple à vêpres.

Vainement les foudres de Rome, lancées contre la Sicile et le roi d’Aragon, conviaient Charles d’Anjou à venger son injure ; vainement une formidable armée française, conduite par le comte d’Alençon, frère de Philippe, le comte Robert d’Artois, le comte de Bourgogne, Matthieu de Montmorency et d’autres grands seigneurs du royaume, était arrivée dans les plaines de Saint-Martin en Calabre, prêts à franchir le détroit. Charles se laisse tromper par don Pèdre, qui lui proposa un combat singulier dans la plaine de Bordeaux, une époque assez éloignée pour laisser au climat et aux maladies le temps d’affaiblir l’armée de Philippe.

Au jour indiqué, Charles se trouva au rendez-vous, suivi du roi de France, son neveu ; et, depuis le lever jusqu’au coucher du soleil, il attendit don Pèdre ; mais don Pègre se dispensa de paraître, et se contenta de venir quelques heures avant minuit protester devant le sénéchal de Bordeaux contre le roi de France, qui, ayant accompagné son rival, lui donnait lieu de croire à quelque trahison. Bientôt les rois de Sicile et d’Aragon remplirent l’Europe de leurs manifestes. Philippe leva promptement une armée, qui pénétra dans l’Aragon, dégarni de soldats, et ravagea ce royaume. Une bulle de Martin IV offrit la couronne de don Pèdre à un des fils de Philippe, pourvu que ce ne fût pas l’héritier présomptif du trône français.

Le cardinal Jean Cholet fut chargé de négocier les conditions suivantes de cette étrange donation : le royaume d’Aragon, uni au comté de Barcelone, ne pourrait être possédé par un prince qui serait en même temps roi de France, ou de Castille, ou d’Angleterre ;le nouveau roi et ses successeurs ne pourraient traiter, sans le consentement du saint-siège, avec don Pèdre, jadis roi d’Aragon, ni avec ses fils, pour la restitution totale ou en partie de la souveraineté dont Rome les dépouillait pour leurs péchés ; le nouveau roi et ses successeurs se reconnaîtraient vassaux du pape, lui prêteraient serment de fidélité à chaque mutation, et lui payeraient annuellement, à titre de cens, le jour de la Saint-Pierre, la somme de cinq cents livres tournois.

Philippe ne voulut rien décider que de l’avis des barons et des prélats du royaume : ils furent mandés à Paris pour le 21 février 1284. Le parlement se tint au palais des rois dans la Cité. La bulle y fut lue, et le clergé se retira dans une salle, la noblesse dans une autre pour délibérer. Les deux ordres, après quelque division, furent d’avis que, pour la gloire de la religion et pour celle de la France, le roi devait accepter le don du pape.

Philippe souscrivit sans réflexion à cet avis dont les conséquences imprévues menacèrent de devenir fatales à son successeur. Le cardinal légat donna au jeune comte de Valois, second fils du roi, l’investiture des royaumes d’Aragon et de Valence et du comté de Barcelone. En même temps le légat fit prêcher dans toute la France la croisade pour l’expédition d’Aragon, et l’on y attacha les mêmes indulgences que pour les croisades d’outre-mer.

Philippe partit pour Narbonne, où était le rendez-vous général de son armée. Plusieurs historiens disent qu’elle était forte de 100 000 hommes de pied et de 20 000 chevaux. La flotte se composait de 150 galères et d’un nombre plus grand de vaisseaux de charge. On marche en bataille vers le Roussillon : Perpignan ouvre ses portes après quelque résistance. Elne, prise d’assaut, est rasée jusqu’aux fondements. Don Jayme, roi de Majorque, comte de Roussillon, dépossédé par son frère don Pèdre, se joint au monarque français.

Il fallait s’ouvrir les Pyrénées, que le roi d’Aragon avait cherché à rendre inaccessibles. Philippe n’ayant pu forcer le col de Panissar, unique chemin pour pénétrer dans la Catalogne, retourna sur ses pas, et campa aux environs de Collioure. II méditait déjà d’abandonner cette grande entreprise, lorsque des religieux de Saint-André de Sureda (ou le bâtard de Roussillon, suivant Guillaume de Nangis) vinrent lui offrir de conduire son armée par le col de la Mançana.

Toute l’armée y passa le 20 juin 1285. Don Pèdre fut obligé de se retirer, abandonnant ses vivres et ses bagages. Philippe entra dans l’Ampourdan, tandis que son amiral, Guillaume de Lodève, s’emparait du port de Roses. Bientôt Peiralade, Figuière, Castillon et d’autres places se rendirent. Mais Girone fut l’écueil des croisés. Le vicomte de Cardone y commandait pour don Pèdre ; sa défense fut vive et opiniâtre.

De son côté don Pèdre ne cessait de harceler les assiégeants, lorsque Philippe de Nesle, suivi de 500 cavaliers d’élite, le surprit dans une embuscade où, suivant Nangis, ce prince fut blessé mortellement. Mais si l’on en croit les historiens espagnols, il ne mourut qu’environ trois mois après, et lorsqu’il eut poursuivi vivement les Français à leur sortie de la Catalogne. Girone était assiégée depuis deux mois sans succès ; les chaleurs étaient excessives ; le camp était ravagé par une épidémie.

Philippe désespérait de prendre cette forteresse, lorsque le comte de Foix obtint la permission d’y entrer, et décida le gouverneur, qui était son parent, à capituler. Le 5 septembre le roi fit son entrée dans Girone ; Il y mit une forte garnison, et repassa les Pyrénées pour aller hiverner en Provence. D’ailleurs, par la trahison des habitants de Roses, l’amiral de Barcelone venait de battre la flotte française et de s’emparer de trente bâtiments.

Les croisés, dans leur fureur, réduisirent Roses en cendres, vengeance stérile, et qui n’empêcha pas l’armée d’éprouver en se retirant toutes les horreurs de la disette. Les pluies rendaient les chemins difficiles et impraticables pour les équipages. Les Aragonais s’étant saisis du pas de la Cluse et du col de Panissar, firent périr beaucoup de monde et s’emparèrent des bagages.

Enfin Philippe, atteint lui-même de l’épidémie qui ravageait l’armée, fut transporté dans une litière à Perpignan, où il mourut le 5 octobre 1285, dans la 41e année de son âge, et après un règne de seize ans. Le roi de Majorque, qui ne l’avait point quitté depuis le commencement de l’expédition, lui fit faire de magnifiques obsèques. Les chairs séparées des ossements furent inhumées à Narbonne, dans un tombeau de marbre blanc. Les os furent transférés à Saint-Denis, et le cœur fut donné par Philippe le Bel aux jacobins de Paris. La mort de Philippe III fut bientôt suivie de la reddition de Girone.

Ce prince eut de sa première femme, Isabelle d’Aragon, quatre enfants : Louis, dont on croit que le poison termina les jours ; Philippe le Bel ; Charles, comte de Valois, dont la postérité régna sur la France et forma la dynastie des Valois ; Robert, mort en bas âge. Trois autres enfants naquirent du second mariage de Philippe avec Marie de Brabant : Louis, Comte d’Evreux, souche des comtes d’Evreux, rois de Navarre ; Marguerite, qui épousa Édouard Ier, roi d’Angleterre ; et Blanche, qui fut mariée à Rodolphe, duc d’Autriche, fils aîné de l’empereur Albert.

Le gouvernement féodal continua de s’affaiblir sous le règne de Philippe. On avait commencé à croire sous Saint-Louis que le prince, suivant l’expression de Beaumanoir, était souverain par dessus tous. Philippe eut, en montant sur le trône, le droit exclusif d’établir de nouveaux marchés dans les bourgs, et des communes dans les villes. Il régla tout ce qui concernait les ponts, les chaussées, et en général tous les établissements d’utilité publique.

A l’exemple de son père, il employa contre les barons la même politique dont ils s’étaient servis contre leurs vassaux ; et c’est en continuant de suivre ce système, en maintenant la jurisprudence des appels, qui obligeait tout homme ajourné devant une justice royale d’y comparaître, quoiqu’il n’en fût pas justiciable ; c’est en étendant surtout leur puissance que les rois de France contraignirent enfin les barons à reconnaître dans leur personne la même autorité qu’ils avaient réduit leurs vassaux à reconnaître en eux.

Édouard, roi d’Angleterre, datait les chartes de Guyenne de l’année de son règne. Philippe exigea et obtint qu’il les datât de l’année du sien, parce que Édouard était son vassal pour le duché d’Aquitaine. Les premières lettres d’anoblissement furent données par Philippe (1272) en faveur de Raoul, orfèvre ou argentier du roi. En prenant possession du comté de Toulouse, il maintint la province dans l’usage de payer volontairement les tailles et les subsides. Il donna le comtat Venaissin à l’Église romaine en 1274.

C’est sous son règne que fut établi le système de l’inaliénabilité du domaine de la couronne : la loi des apanages commença dès lors à être mieux connue ; mais elle ne fut dans toute sa force que sous Philippe le Bel. Ainsi les principes de la vraie politique s’introduisaient avec la lenteur du progrès des lumières.

C’est sous Philippe le Hardi que fut fondée l’université de Montpellier. Ce prince, disent les historiens, n’avait aucune connaissance des lettres ; mais il était pieux, prudent, généreux, économe, ami de l’ordre et de la paix. Il parvint, sans augmenter les impôts, à former un trésor qui fut confié à la garde des chevaliers du Temple ; sous lui s’acheva la rédaction des coutumes, et il eut le bonheur de pouvoir gouverner la France avec autant de douceur que d’autorité.

***
Philippe III le Hardi Roi de France
Abandon du siège de Tunis
Philippe III le Hardi est proclamé roi devant Tunis en 1270, par Charles Ier d'Anjou.
En fait, les progrès de l'État sont tels que le roi a besoin de conseillers d'une autre trempe que ceux dont s'accommodait la royauté patriarcale.
Leur activité fait douter du pouvoir réel du roi.
Des noms sortent de l'ombre :
Mathieu de Vendôme, abbé de Saint-Denis, et
surtout Pierre de la Broce, ancien chirurgien et valet de chambre de Saint-Louis, parvenu au sommet des honneurs et de la fortune par la faveur de Philippe III le Hardi.
Édouard Ier d'Angleterre part en croisade en octobre 1970 et débarque à Carthage.
Les Anglais se rendent alors à Trapani en Sicile où Jean Ier de Grailly est chargé de faire tous les préparatifs pour le printemps suivant.
Charles Ier d'Anjou prend la tête de la croisade en raison du jeune âge du nouveau roi.
Le reste de l'armée se distingue encore par quelques faits d'armes.
Le siège de Tunis est abandonné le 30 octobre 1270.
Charles Ier d'Anjou signe un traité avec le sultan le 30 octobre 1270.
Les chrétiens gagnent dans cet accord un libre échange avec Tunis, et le droit pour les moines et prêtres d'y résider.
Philippe III le Hardi rembarque le 11 novembre 1270.


Intégration du Bas-Vivarais à la couronne de France
En 1271, Philippe III le Hardi intègre le Bas-Vivarais à la couronne de France.
En 1271, Philippe III le Hardi hérite du comté de Toulouse, et donc également de la seigneurie de Villemur.
En décembre 1271, les barons et seigneurs de Philippe III le Hardi lui rendent l'hommage en l'église Saint-Michel de Villemur-sur-Tarn.

Mort d'Isabelle d'Aragon
Ayant accompagné Philippe III le Hardi à la 8e croisade, elle meurt le 28 janvier 1271 d'une chute de cheval, à Cosenza en Calabre, sur le chemin du retour, alors enceinte de son 5e enfant.
Elle est inhumée en la Basilique de Saint-Denis.
Sa sépulture, comme de nombreuses autres, fut profanée par les révolutionnaires.


Inhumation de Saint-Louis
Philippe III le Hardi ramène la dépouille de Saint-Louis en France.
Il est inhumé le 22 mai 1271 à Saint-Denis.

Lyon sous la protection de Philippe III le Hardi
En 1271, Philippe III le Hardi place Lyon sous sa protection.

Enquête de Philippe III le Hardi sur le service militaire que lui doivent ses vassaux
En 1272 Philippe III le Hardi fait faire une enquête, à Tours, sur le service militaire que lui doivent ses vassaux.
Guy VIII de Montmorency-Laval y reconnaît devoir, pour la moitié de la baronnie d'Acquigny, le service de 3 chevaliers dont il est en effet accompagné.


Ferry de Verneuil Maréchal de France
Ferry de Verneuil est fait Maréchal de France en 1272 par Philippe III le Hardi.

Prise du château de Sompuy
Roger-Bernard III de Foix s'allie avec Géraud VI d'Armagnac, Comte d'Armagnac, son beau-père, pour attaquer Géraud de Casaubon.
Ils lui prennent le château de Sompuy et en massacre les défenseurs en juillet 1272.
Philippe III le Hardi ne tolère pas les guerres privées entre ses vassaux.
Il cite Roger-Bernard III de Foix à comparaître, mais il ne se présente pas.
Guy VIII de Montmorency-Laval et Robert IV de Dreux combattent avec Philippe III le Hardi en 1272 lors d'une expédition au Languedoc.


Jean Ier de Grailly sénéchal de Jérusalem
Une trêve de 10 ans est conclue avec les infidèles, le rembarquement a lieu en 1272.
Hugues III de Chypre nomme alors Jean Ier de Grailly Sénéchal de Jérusalem et Philippe III le Hardi lui confie le commandement des troupes qu'il entretient en Syrie pour la défense des colonies chrétiennes.


Prise du château de Foix
Roger-Bernard III de Foix Prisonnier
Le comté est saisi par Eustache de Beaumarchès, Sénéchal de Poitiers et d'Albi qui le poursuit dans les Pyrénées.
Philippe III le Hardi vient lui-même dans la contrée, à la tête de ses troupes qui dévaste le pays.
La forteresse de Foix est bloquée, mais pour que le blocus soit efficace, il faut dégager les abords du rocher de toutes parts et rendre facile une surveillance permanente.
De nombreux ouvriers sont employés à ces travaux, ce qui a fait dire à des chroniqueurs, se copiant les uns les autres, que le rocher avait été sapé pour le faire écrouler.
Cependant, si ces travaux ne nuisent nullement à la solidité du roc, ils sont poussés si activement que Roger-Bernard III de Foix ne veut pas soutenir un siège qui pourrait durer longtemps. Il se rend le 3 juin 1273 et se met à genoux devant le roi pour implorer son pardon.
Robert IV de Dreux participe à la prise de Foix.
Philippe III le Hardi est inflexible. Il fait garrotter le comte et le fait conduire à Carcassonne où il demeurera prisonnier un an.

Mort de Philippe III de Villebéon Seigneur de Guercheville et de Pleignes
Cession de la Seigneurie de Nemours à Philippe III le Hardi
Philippe III de Villebéon meurt en 1274.
La seigneurie de Nemours est vendue à Philippe III le Hardi en 1274.


Cession du Comtat Venaissin au Pape
En 1274, Philippe III le Hardi, Roi de France, cède à Grégoire X le Comtat Venaissin, base du futur établissement de la papauté à Avignon au XIVeme siècle

Mort d'Henri III de Champagne Roi de Navarre
Jeanne Ire de Navarre Reine de Navarre
Jeanne Ire de Navarre Comtesse de Brie, de Champagne, de Troyes et de Meaux
Blanche d'Artois Régente de Navarre
Siège et prise de Pampelune
Henri III de Champagne meurt à Pampelune le 12 juillet 1274. Il est inhumé le 22 juillet dans la cathédrale de Pampelune.
En 1274, Jeanne Ire de Navarre, sa fille, devient Reine de Navarre. Jeanne Ire devient également Comtesse de Brie, de Champagne, de Troyes et de Meaux.
En 1274, la régence du royaume de Navarre et des comtés du Brie, Champagne, Troyes et Meaux est confiée à Blanche d'Artois veuve d'Henri III de Champagne.
Blanche d'Artois se réfugie en France afin d'échapper aux luttes pour le pouvoir et la régence.
Elle confie le royaume de Navarre ainsi que sa fille Jeanne Ire de Navarre à la garde du Roi de France Philippe III le Hardi.
Philippe III le Hardi confie à son cousin Robert II d'Artois le soin de rétablir la paix.
Robert II d'Artois assiège et prend Pampelune et rétablit l'autorité de la reine.


Marie de Brabant Reine de France
Marie de Brabant est couronnée Reine de France le 24 juin 1275 à la Sainte-Chapelle.
Elle contribue à engager Philippe III le Hardi dans les affaires angevines et à le pousser ainsi aux hostilités avec l'Aragon.


Expédition de Philippe III le Hardi en Espagne
En 1276, Jean Ier de Brabant se joint à l'armée de Philippe III le Hardi, son beau-frère, chargée de défendre les droits d'Alphonse le Déshérité contre Sanche IV le Brave.


Guerre civile en Navarre
De 1276 à 1277, durant la minorité de la reine Jeanne Ire de Navarre, une guerre civile ravage Pampelune. Les différents quartiers de la ville, qui étaient depuis longtemps divisés entre un clan favorable aux Castillans et un clan favorable aux Aragonais, se soulèvent les uns contre les autres.
L'assassinat du gouverneur Pedro Sanchez de Montagut par les nobles pro-castillans de la cité provoque l'intervention du roi de France Philippe III le Hardi, gardien du royaume de Navarre pour la petite Jeanne.
Les Français reconquièrent la ville et se laissent aller à la vengeance sur les quartiers insurgés, allant même jusqu'à profaner les tombeaux de Thibault IV de Champagne et d'Henri III de Champagne qu'ils prennent pour des sépultures de rois ibériques.
L'ordre rétabli, les communautés navarraises et les nobles prêtent serment de fidélité à leur reine Jeanne Ire de Navarre, qui demeure en France sans plus jamais revenir en Navarre.

Humbert VI de Beaujeu Connétable de France
Humbert VI de Beaujeu, Seigneur de Beaujeu et de Montpensier, est fait Connétable de France en 1277 par Philippe III le Hardi.

Traité d'Amiens
Cession de l'Agenais à l'Angleterre
Le 23 mai 1279, le traité d'Amiens est signé entre Philippe III le Hardi et Édouard Ier d'Angleterre. Le roi d'Angleterre reçoit l'Agenais.


Différent entre Philippe III le Hardi et la Castille
En 1279, Martin IV participe sans succès aux efforts de la diplomatie pontificale pour réconcilier Philippe III le Hardi et la Castille.


Robert de Clermont-en-Beauvaisis Armé chevalier
Robert de Clermont-en-Beauvaisis Fou
En 1279, Philippe III le Hardi arme chevalier Robert de Clermont-en-Beauvaisis, son frère, au cours d'un tournoi.
Robert de Clermont-en-Beauvaisis a alors la malchance de recevoir une masse d'arme sur la tête, ce qui le fait sombrer dans la démence pour le restant de ses jours.


Robert de Clermont-en-Beauvaisis Membre du Conseil royal
Robert de Clermont-en-Beauvaisis est membre du Conseil royal de Philippe III le Hardi, mais il n'y joue sans doute aucun rôle à cause de son état mental.

Trêve entre Philippe III le Hardi et Alphonse X le Sage
Philippe III le Hardi conclut une trêve à Mont-de-Marsan avec Alphonse X le Sage en 1280.


Hommage de Guérin de Castelnau à Philippe III Le Hardi
En 1280, Guérin de Castelnau, Baron de Catelnau, réussit à obtenir de rendre hommage à Philippe III Le Hardi, roi de France.
Philippe III fait écrire dans un acte que malgré les gens du roi d'Angleterre, les possessions des Castelnau ne pouvaient être mises hors la main du roi de France.

Excommunication de Pierre III d'Aragon
Interdit sur les possessions de Pierre III d'Aragon
En février 1283, ses sommations étant restées sans effet, Martin IV déclare Pierre III d'Aragon dépouillé de son royaume et jette l'interdit sur toutes ses possessions, sans d'ailleurs être obéi des évêques concernés.
Martin IV engage des pourparlers avec Philippe III le Hardi et lui offre la couronne d'Aragon pour Charles Ier de Valois, un de ses fils.


Guillaume V du Bec Crespin Maréchal de France
Guillaume V du Bec Crespin est fait Maréchal de France en 1283 par Philippe III le Hardi.


Jean II d'Harcourt Maréchal de France
Jean II d'Harcourt, Vicomte de Châtellerault, est fait Maréchal de France en 1283 par Philippe III le Hardi.


Charles Ier de Valois Comte de Valois
En 1284, Philippe III le Hardi concède le Valois à son fils cadet Charles Ier de Valois, qui prend le titre de Comte de Valois.
Charles Ier de Valois fait rebâtir et orner le château de Villers-Cotterêts avec une magnificence et un luxe dont parlent avec admiration tous les chroniqueurs du temps.


Gaucher V de Châtillon-sur-Marne Connétable de Champagne
En 1284, Philippe III le Hardi nomme Gaucher V de Châtillon-sur-Marne connétable de Champagne. Il commande les troupes de cette province partout où elles se trouvent.


Raoul V Le Flamenc Maréchal de France
Raoul V le Flamenc est fait Maréchal de France en 1285 par Philippe III le Hardi.

Charles Ier de Valois Roi titulaire d'Aragon
Croisade d'Aragon
Siège de Gérone
Confiscation des Baléares par Pierre III d'Aragon
Jacques de Majorque, Philippe de Majorque, Ferdinand de Majorque et Sanche de Majorque Prisonniers
Mort d'Amaury d'Harcourt
Le pape Martin IV donne à Charles Ier de Valois le royaume d'Aragon, comme fils d'Isabelle d'Aragon, sous la vassalité du Saint-Siège.
Charles Ier de Valois est couronné en 1285 avec un chapeau de cardinal, ce qui lui vaut le sobriquet de roi du chapeau.
Charles Ier de Valois n'osera jamais user du sceau royal qu'il s'est fait faire à cette occasion.
Charles Ier de Valois et les barons consultés, contre l'avis du futur Philippe IV le Bel, entraînent Philippe III le Hardi dans une expédition appelée croisade d'Aragon, visant à remettre à Charles Ier de Valois le trône d'Aragon, en mars 1285.
Guy VIII de Montmorency-Laval, Jean II d'Harcourt, Roger-Bernard III de Foix, Jean Ier de Brabant et Jean II de Bretagne, Guy II de Châtillon-Saint-Pol accompagnent Philippe III le Hardi qui met le siège devant Gérone pendant 2 mois.
Pendant que Philippe III le Hardi fait le siège de la ville de Roses, qu'il a investie, le 28 juin 1285, il ne peut arriver à son camp aucun convoi, sans qu'il y ait un combat.
On en attend cependant un, lorsqu'on est averti que Pierre III d'Aragon veut l'enlever, et qu'à cet effet, il s'est mis, le 14 août 1285, en embuscade entre Bagnols et Gérone, avec 400 chevaux et 2 000 hommes de pied, l'élite de ses troupes.
Philippe III le Hardi charge Jean II d'Harcourt de soutenir et protéger ce convoi.
Jean II d'Harcourt étant parti, vers la fin de la nuit, avec le connétable Raoul II de Clermont-Nesle et 500 cavaliers, ils arrivent, le 15 août 1285, à la pointe du jour, vers l'endroit où le Pierre III d'Aragon s'est embusqué.
Celui-ci commence alors une charge, que les Français reçoivent avec beaucoup de bravoure et d'intrépidité.
Ils chargent à leur tour avec le plus grand succès, et mettent les Espagnols dans une déroute complète.
Pierre III d'Aragon est blessé dans cette action, et Gérone capitule, le 7 septembre 1285.
L'armée de Philippe III le Hardi est affaiblie par le paludisme et la flotte française est détruite par la flotte Aragonaise de Roger de Loria.
Jacques II de Majorque choisit le parti de Philippe III le Hardi.
Pierre III d'Aragon arrive par surprise à Perpignan.
Jacques II de Majorque se trouve piégé dans le Palais et doit s'enfuir en cachette par les égouts.
Quand Pierre III entre dans le Palais, il ne peut que constater la mystérieuse disparition du roi de Majorque.
Pierre III d'Aragon confisque en représailles les Baléares.
Pierre III d'Aragon enlève les fils de Jacques II de Majorque :
Jacques de Majorque,
Philippe de Majorque,
Ferdinand de Majorque,
Sanche de Majorque.
Amaury d'Harcourt meurt en 1285 durant le siège de Perpignan.


***
Source : Wikipedia
Cadet de famille, le prince Philippe n'était pas destiné à régner sur un royaume. C'est à la mort de son frère aîné Louis en 1260 qu'il devient le prince héritier. Il a alors quinze ans et présente beaucoup moins d'aptitudes que son frère, étant de caractère doux, soumis, timide et versatile, presque écrasé par les fortes personnalités de ses parents.

Sa mère Marguerite lui fait promettre de rester sous sa tutelle jusqu'à l'âge de trente ans, mais son père le roi Saint Louis fait casser le serment par le pape, préférant bonifier son fils par une éducation sans faille. C'est ainsi que le pape Urbain IV relève Philippe de son serment le 6 juin 12632. À cet effet, il lui adjoint à partir de 1268 pour mentor Pierre de La Brosse. Saint Louis se charge en outre de lui prodiguer ses propres conseils, rédigeant en particulier ses Enseignements, qui inculquent avant tout la notion de justice comme premier devoir de roi. Il reçut également une éducation très tournée vers la foi. Guillaume d'Ercuis était en outre son aumônier, avant d'être le précepteur de son fils, le futur roi Philippe IV3.

Un avènement dans la douleur

Dans la mouvance du traité de Corbeil, conclu le 11 mars 1258 entre Jacques Ier d'Aragon et son père, Philippe fut marié en 1262 à Isabelle d'Aragon à Clermont par l’archevêque de Rouen Eudes Rigaud4. Il en eut quatre garçons : Louis (1264-1276), Philippe, Robert (1269-av. 1276) et Charles (ainsi qu'un fils mort-né fin janvier 12715). En 1270, il accompagne son père à la huitième croisade, à Tunis. Peu avant son départ, Saint Louis avait remis la régence du royaume entre les mains de Mathieu de Vendôme et Simon II de Clermont-Nesle, comte de Clermont, auxquels il avait en outre confié le sceau royal6. Après la prise de Carthage, l'armée est frappée par une épidémie de dysenterie, qui n'épargne ni Philippe, ni sa famille. Son frère Jean Tristan meurt le premier le 3 août7, puis, le 25, vers 15 heures, le roi Louis succombe à son tour8. Pour empêcher la putréfaction de la dépouille du souverain, on a recours au mos Teutonicus9.

Philippe est donc proclamé roi sous le nom de « Philippe III » à Tunis. Sans grande personnalité ni volonté, très pieux, mais bon cavalier, il doit davantage son surnom de « Hardi » à sa vaillance au combat qu'à sa force de caractère. Il se révèle incapable de commander aux troupes, affecté qu'il est de la mort de son père. Il laisse son oncle Charles Ier d'Anjou négocier avec Abû `Abd Allah Muhammad al-Mustansir, sultan hafside de Tunis, et conclure une trêve de dix ans qui lui permet de revenir en France. Ce dernier obtient le versement d'un tribut du calife de Tunis en échange du départ des croisés10. Un traité fut conclu le 28 octobre 1270 entre les rois de France, de Sicile, de Navarre et leurs barons d'une part ; le calife de Tunis de l'autre11.

D'autres morts endeuillent encore cette débâcle. En décembre, à Trapani, en Sicile, le beau-frère de Philippe, le roi de Navarre Thibaut de Champagne trouve la mort. À Trapani, son épouse, la sœur du souverain, Isabelle de France, rejoint inopinément son mari dans la mort[Quoi ?]12. Enfin, un mois plus tard, en Calabre, l'épouse du souverain, Isabelle d'Aragon, alors enceinte de son cinquième enfant, fait une malheureuse chute de cheval. Elle se brise la colonne vertébrale, fait une fausse-couche et meurt dans d'affreuses douleurs à Cosenza5.

Philippe III arrive à Paris le 21 mai 1271, et rend avant tout hommage aux victimes, qui furent bien sûr nombreuses aussi parmi les soldats. Dès le lendemain ont lieu les funérailles de son père13. Le nouveau souverain est sacré roi de France à Reims le 15 août 127114.

Un règne charnière

L'avènement de Philippe III s'accompagne rapidement d'un bouleversement dans le paysage politique : la mort du roi d'Angleterre Henri III et la fin d'une vacance du trône impérial longue de 19 ans. En outre, la préoccupation de l'Europe n'est plus aux croisades. Ainsi, alors que celles-ci avaient été des composantes majeures du règne de son père, le sien sera surtout marqué par des conflits territoriaux, des contestations d'héritages et des guerres de vassalité, phénomène qui va encore s'accentuer pendant le règne de son fils.

Conservant la plupart des conseillers de son père, ainsi que Eustache de Beaumarchès, sénéchal de Poitou, de Toulouse et d'Auvergne, Philippe III a pour grand chambellan Pierre de La Brosse qu'il fait pendre en 1278.

Politique intérieure

Par des héritages, annexions, achats, unions, et guerres, Philippe III s'attache sans cesse à agrandir le domaine royal et y affermir son autorité.

En 1271-1272, il opère sa première transaction territoriale en incorporant au domaine royal l'héritage de son oncle Alphonse de Poitiers : le comté de Toulouse, le Poitou et une partie de l'AuvergneNote 1. Par le traité d'Amiens de 1279, il est cependant contraint de céder l'Agenais, la Saintonge et le Ponthieu au roi d'Angleterre Édouard Ier. Il hérite également du comté du Perche et du comté d'Alençon de son frère Pierre décédé en 1283.

Donation de Philippe III le hardi à son écuyer Herlier de Montmartre en 1285. Archives nationales K/35 n°9 Prise de Foix par Philippe le Hardi en 1272

Il a l'occasion de faire ses premiers faits d'armes personnels en 1272, quand il convoque l’ost royal contre les comtes de Foix et d'Armagnac qui lui contestent son pouvoir. Armagnac se rend, et Foix, battu, est emprisonné. Il lui restitue cependant ses terres en 1277. Il achète également les comtés de Nemours et de Chartres en 1274 et 1284. Il acquiert aussi diverses villes, telles Harfleur ou Montmorillon. Il retire également au roi de Majorque l'autorité sur Montpellier. En revanche, il cède au pape Grégoire X le comtat Venaissin en 1274.

Il mène une politique matrimoniale efficace, étant l'instigateur du mariage de sa cousine Mahaut d'Artois avec le comte Othon IV de Bourgogne, préparant ainsi le rapprochement de cette région, terre impériale (l'actuelle Franche-Comté), avec le royaume. Il intervient aussi en Navarre après la mort d'Henri Ier de Navarre qui laisse une fille Jeanne sous la tutelle de sa mère Blanche d'Artois et de Ferdinand de la Cerda. Blanche d'Artois fiance Jeanne au fils de Philippe, le futur Philippe le Bel. La Champagne et la Navarre sont administrées par les Français de par le traité d'Orléans de 1275, et la Champagne est définitivement rattachée au domaine en 1314. Le mariage a finalement lieu en 1284.

Du point de vue des institutions, Philippe III introduit plusieurs nouveautés. Il fixe la majorité des rois de France à quatorze ans. Il affermit la justice royale au détriment des justices seigneuriales, instituant un tribunal royal dans chaque bailliage ou sénéchaussée. Il frappe d’amendes les nobles ne répondant pas à la convocation à l'ost royal. Il crée un impôt sur les transmissions de fiefs. Enfin, il institutionnalise la ségrégation envers les juifs.

Politique extérieure Gisant de Philippe III à Saint-Denis

En Castille, après la mort de son beau-frère Ferdinand de la Cerda en 1275, Philippe III prend sans succès le parti des enfants de celui-ci contre Don Sanche, désigné successeur par le roi Alphonse X.

En Italie, il soutient le pape Martin IV contre les gibelins, faisant une expédition punitive en Romagne. Il soutient également la politique sicilienne de son oncle Charles d'Anjou, après les massacres des Vêpres siciliennes en 1282. Pierre III d'Aragon, considéré comme l'instigateur du massacre, est excommunié par le pape qui lui enlève son royaume et le donne à Charles de Valois, lequel ne peut le conserver.

En 1285, après l'affaire de Sicile, Philippe III, sans son oncle Charles d'Anjou mort en début d'année, engage la croisade d'Aragon et attaque sans succès la Catalogne (siège de Gérone du 26 juin au7 septembre 1285). Son armée touchée par une épidémie de dysenterie, il est défait en septembre à la bataille des Formigues, et est obligé de faire retraite. Celle-ci est désastreuse, l'armée française est à nouveau défaite le 1er octobre à la bataille du col de Panissars, et lui-même meurt à Perpignan le 5 octobre 1285.

Mort loin de la capitale, se pose la question du traitement de son corps, la technique de l'embaumement antique ayant été perdue. La putréfaction du cadavre est alors limitée par l'éviscération et la technique funéraire du mos Teutonicus15. Il est le premier roi de France à disposer de la tripartition du corps (delaceratio corporis, « division du corps » en cœur, entrailles et ossementsNote 2). Concernant le corps de Philippe III, il sera en fait divisé en quatre parties : ses chairs sont envoyées à la cathédrale de Narbonne et ses entrailles à l'abbaye de la Noë en Normandie, ses os rejoignant la nécropole royale de Saint-Denis, son cœurNote 3 étant confié à son confesseur dominicain qui l'offre aux Jacobins de Paris16. Cette pratique de sépultures multiplesNote 4, pourtant interdite par une décrétale du pape Boniface VIII en 1299, est reprise ensuite par les rois puis les reines et les proches de la dynastie capétienne car elle permet la multiplication des cérémonies (funérailles du corps, la plus importante, puis funérailles du cœur et funérailles des entrailles) et des lieux où honorer le roi défunt17.

Pierre d'Aragon mourant un mois plus tard, Gérone se livre à son successeur, et le nouveau roi de France, Philippe IV le Bel décide le retour en France.


Unions et descendance

Le 28 mai 1262 à Clermont-Ferrand, il épouse en premières noces Isabelle d'Aragon (1247-1271), fille du roi Jacques Ier d'Aragon. Ayant accompagné le roi à la Huitième croisade, elle meurt tragiquement d'une chute de cheval, en Calabre, sur le chemin du retour, alors enceinte de son 5e enfant.

De cette union sont issus :

Louis (1264-1276), prince héritier du 25 août 1270 à sa mort ;Philippe IV (1268-1314), dit « Philippe le Bel », roi de France ;Robert (1269-av. 1276) ;Charles de France (1270-1325), comte de Valois . (De son mariage avec Marguerite d'Anjou (1273-1299) est issu Philippe de Valois, (1293-1350) futur roi de France en 1328 sous le nom de Philippe VI de France. Il est l'auteur de la Dynastie de Valois).

Le 21 août 1274 à Vincennes, Philippe III épouse en secondes noces Marie de Brabant (1254-1321), fille de Henri III, duc de Brabant, et d'Adélaïde de Bourgogne.

De cette union sont issus :

Louis de France (1276-1319), comte d'Évreux ;Marguerite de France, épouse en 1299 Édouard Ier, roi d'Angleterre ;Blanche de France (1278-1306), épouse en 1300 Rodolphe III, duc d'Autriche - postérité éteinte.Rois de France

De Hugues Capet à Louis-Philippe 1er, trois dynasties se passeront le pouvoir. Il est à noter que les Valois se sépareront en deux branches : Orléans et Angoulême.

Rois de France

BOURBONS

ORLEANS CAPETIENS

VALOIS

Hugues Ier Capet

roi de 987 à 996
941 - 996 Robert II le Pieux

roi de 996 à 1031
972 - 1031 Henri Ier

roi de 1031 à 1060
1008 - 1060 Philippe Ier

roi de 1060 à 1108
1052 - 1108 Louis VI le Gros

roi de 1108 à 1137
1081 - 1137 Louis VII le Jeune

roi de 1137 à 1180
1120 - 1180 Philippe II Auguste

roi de 1180 à 1223
1165 - 1223 Louis VIII le Lion

roi de 1223 à 1226
1187 - 1226 Louis IX dit Saint-Louis

roi de 1226 à 1270
1214 - 1270 Philippe III le Hardi

roi de 1270 à 1285
1245 - 1285 Philippe IV le Bel

roi de 1285 à 1314
1268 - 1314 Charles comte de Valois

1270 - 1325 Robert duc de Bourbon

1256 - 1317 Louis X le Hutin

roi de 1314 à 1316
1289 - 1316 Philippe V le Long

roi de 1317 à 1322
1294 - 1322 Charles IV le Bel

roi de 1322 à 1328
1294 - 1328 Louis Ier duc de Bourbon

1279 - 1341 Jean Ier le Posthume

roi de 1316 - 1316
1316 - 1316 Jacques Ier cte de la Marche

1315 - 1362 Philippe VI de Valois
Régent en 1328

roi de 1328 à 1350
1293 - 1350 Jean II le Bon

roi de 1350 à 1364
1319 - 1364 Jean Ier cte de la Marche

1337 - 1393 Charles V le Sage

roi de 1364 à 1380
1338 - 1380 Louis de France duc d’Orléans

1372 - 1407 Charles VI le Fou

roi de 1380 à 1422
1368 - 1422 Louis II cte de Vendôme

1376 - 1446 Jean cte d’Angoulême

1400 - 1467 Charles duc d’Orléans Le poète

1394 - 1465 Charles VII le Victorieux

roi de 1422 à 1461
1403 - 1461 Jean II cte de Vendôme

1429 - 1478 Louis XI

roi de 1461 à 1483
1423 - 1483 Charles cte d’Angoulême

1459 - 1495 Charles VIII

roi de 1483 à 1498
1470 - 1498 François Ier cte de Vendôme

1470 - 1495 Louis XII Père du Peuple

roi de 1498 à 1515
1462 - 1515 François Ier

roi de 1515 à 1547
1494 - 1547 Henri II

roi de 1547 à 1559
1519 - 1559 Charles duc de Vendôme

1489 - 1537 Henri III

roi de 1574-1589
1551 - 1589 CharlesIX

roi de 1560-1574
1550 - 1574 François II

roi de 1559-1560
1544 - 1560 Marguerite de Valois

1553 - 1615 Antoine de Bourbon duc de Vendôme

1518 - 1562 Henri IV le Grand

roi de 1589 à 1610
1553 - 1610 Louis XIII le Juste

roi de 1610 à 1643
1601 - 1643 Louis XIV le Grand

roi de 1643 à 1715
1638 - 1715 Philippe duc d’Orléans

1640 - 1701 Louis le Grand Dauphin

1661 - 1711 Philippe II d’Orléans
Régent

1674 - 1723 Louis duc de Bourgogne

1682 - 1712 Louis duc d’Orléans

1703 - 1752 Louis XV le Bien Aimé

roi de 1715 à 1774
1710 - 1774 Louis Philippe duc d’Orléans

1725 - 1785 Louis le Dauphin

1729 - 1765 L. Ph. Joseph Philippe Egalité duc d’Orléans

1747 - 1793 Charles X

roi de 1824 à 1830
1757 - 1836 Louis XVIII

roi de 1814 à 1824
1755 - 1824 Louis XVI

roi de 1774 à 1792
1754 - 1793 Louis Philippe Ier

roi de 1830 à 1848

1773 - 1850
4 juin 1262 :
Mariage (avec Isabelle D'ARAGON) - Clermont-Ferrand, 63000, Puy-de-Dôme, Auvergne-Rhône-Alpes, FRANCE
Philippe III le Hardi épouse à Clermont-Ferrand le 28 mai 1262 Isabelle d'Aragon. Leurs enfants sont :
Louis de France (1264-1276),
Philippe IV le Bel (1268-29 novembre 1314), Roi de France,
Robert de France (1269-avant 1276),
Charles de France ou Charles Ier de Valois (12 mars 1270-16 décembre 1325) qui épousera :
en 1290 Marguerite de Sicile
en 1301 Catherine de Courtenay,
en 1308 Mathilde de Châtillon-Saint-Pol.

Jacques Ier d'Aragon et Louis IX de France conclurent un traité selon lequel l'infante Isabelle épouserait le prince héritier de la couronne de France. Suite au décès de Louis de France, elle est destinée au futur Philippe III. Isabelle a 17 ans, Philippe en a 19
28 août 1274 :
Mariage (avec Marie DE BRABANT) - Vincennes, 94080, Val-de-Marne, Île-de-France, FRANCE
Les bonnes relations entre le Brabant et la France perdurent. Philippe III Le Hardi épouse à Vincennes le 21 août 1274 Marie de Brabant, fille d'Henri III de Brabant et d'Adélaïde de Bourgogne. Leurs enfants sont :
Marguerite de France (1282-1318) qui épousera en 1299 Édouard Ier d'Angleterre,
Louis de France (mai 1276-19 mai 1319), Comte d'Évreux, qui épousera en 1301 Marguerite d'Artois,
Blanche de France qui épousera en 1300 Rodolphe III de Habsbourg, Duc d'Autriche.

Simon II de Clermont-Nesle est tuteur des enfants de France sous Philippe III le Hardi,
1285 :
Inhumation - Saint-Denis, 93200, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE
Le roi étant décédé loin de la capitale, se posa la question du traitement de son corps, la technique de l'embaumement antique ayant été perdue. La putréfaction du cadavre était alors limitée par l'éviscération et la technique funéraire du mos Teutonicus. Il fut le premier roi de France sujet à la tripartition du corps (delaceratio corporis, « division du corps » en cœur, entrailles et ossements.
Concernant le corps de Philippe III, il fut divisé en quatre parties : ses chairs furent envoyées à la cathédrale de Narbonne et ses entrailles à l'abbaye de la Noë en Normandie, ses os furent ensevelis dans la nécropole royale de Saint-Denis, son cœur étant confié à son confesseur dominicain qui l'offrit aux Jacobins de Paris. Cette pratique de sépultures multiples, pourtant interdite par une décrétale du pape Boniface VIII en 1299, fut reprise ensuite par les rois puis les reines et les proches de la dynastie capétienne car elle permettait la multiplication des cérémonies (funérailles du corps, la plus importante, puis funérailles du cœur et funérailles des entrailles) et des lieux où honorer le défunt.

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Mort à Perpignan, les chairs du roi furent inhumées en l’église Saint-Just de Narbonne, ses entrailles à l’abbaye de La Noë en Normandie, son cœur au couvent des Jacobins de la rue Saint-Jacques de Paris et ses os en la Basilique Saint-Denis. Le tombeau des chairs fut exposé dans le chœur de l’église Saint-Just jusqu’en 1792, date de sa destruction : il en reste quelques fragments, un pleurant et deux lions en albâtre. Le gisant visible à Saint-Denis, tombeau des ossements, est une statue de marbre blanc réalisée par Jean d’Arras qui représente réellement les traits du roi, volonté artistique apparue avec le gisant de sa première épouse, Isabelle d’Aragon
12 octobre 1285 :
Décès - Perpignan, 66000, Pyrénées-Orientales, Languedoc-Roussillon, FRANCE
Cause : Paludisme
Philippe III le Hardi, lui-même atteint de paludisme, grâce à la générosité de son adversaire, repasse les Pyrénées et meurt à Perpignan le 5 octobre 1285.

Philippe IV le Bel, monte sur le trône de France à l'âge de 17 ans.
Marie de Brabant, veuve de Philippe III le Hardi, se retire dans un couvent près de Meulan.

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