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Jehan I MOYNET ◉ Sosa : 1 840 168

Jehan I MOYNET

◉ Sosa : 1 840 168

  • Né
  • Echevin d'Alençon, anobli en récompense de ses services
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Événements

Naissance
Anobli par Charles VII en 1449
Jehan MOYNET, l'un des quatre "sieurs d'Alençon" qui aida Jean II Duc d'Alençon, à chasser les Anglais de la ville d'Alençon, en 1449. D'où leur anoblissement (sans finances) Leurs armoiries figuraient sur les vitraux de la cathédrale Notre-Dame d'Alençon, mais disparurent pendant les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale.
Voici un très bref extrait de la particicpation de Jean Moynet :
".............vers 1449 des dissenssions éclatèrent en Angleterre, les chefs ennemis retournèrent dans leur patrie......les garnisons devinrent plus faibles. Le duc Jean d'Alençon, tira un des premiers profits de cette situation : un jour le seigneur de Fontaines, près Fresnay, Macé-Mallard, apprend que le capitaine anglais du fort d'Essay doit venir avec ses soldats et une partie de la garnison du fort de Boitron, pêcher dans l'étang d'Aves le mercredi des cendres (1449). Macé-Mallard prévient le duc, l'accompagne et suivi de braves chevaliers surveille l'ennemi. Les Anglais mal armés et sans méfiance se mettent à l'eau, détournent l'étang, entrent dans la vase, se livrent au plaisir d'une pêche fructueuse et se réjouissent déjà de l'abondance de ces provisions précieuses en temps de carême. Soudain les Français arrivent, entourent l'étang, massacrent les fuyards, retiennent les autres prisonniers. Aucun soldat ne peut jeter l'alarme sur Essay, cette place est surprise, elle est contrainte de se rendre et Boitron éprouve bientôt le même sort.
Alors il se passe un fait mémorable, l'honneur d'une cité : Une conspiration s'organise, les chefs sont les sieurs ou échevins de la ville, ce sont Jean du MESNIL, Jean BROSSET, Guillaume Le BOULLEUR et Jean MOINET. Tous quatre lient des intelligences avec le duc d'Alençon, le plus jeune et le plus actif des sieurs, MOINET se rend à Essay, il se concerte avec Jean II : le duc viendra la nuit près de la poterne, sur un mot il sera introduit dans la ville, les habitants armés se rangeront sous son commandement, les postes ennemis seront surpris et le château bientôt enlevé.
Au jour convenu, l'un des conjurés, DUVAL, prend la garde de la poterne, il doit ouvrir au mot d'ordre. La nuit survient, chacun est à son poste, la ville est calme, silencieuse, l'Anglais est confiant, le duc et ses chevaliers dévoués se glissent le long de la Sarthe, tous sont couverts d'armures sombres. Jean approche de la poterne, donne le signal et se prépare à entrer. Mais nul ne répond et la porte reste close. Le duc s'inquiète :
Sans tarder il se retire en silence, rejoint sa réserve et se dirige vers Essay.
Cependant dans la ville, les conspirateurs armés et bâtonnés attendent leur chef avec anxiété. Les quatre échevins, chefs de la conspiration accourent à la poterne.Un triste spectacle les frappe d'indignation : DUVAL étendu sur le sol dort profondément, il a cédé à la fatigue ou à la peur, il n'a pas entendu le signal des Français.
L'intrépide MOINET s'élance à la recherche de Jean II, il parvient à le rejoindre près d'Aché, lui dépeint le désespoir des habitants et le prie de l'accompagner dans sa ville.
Le duc craint une embuscade et il en fait l'objection : " C'est de bonne foi, reprend MOINET, accourez, les conjurés sont en armes.".
A cette heure, les Anglais de garde près de la porte de Lancrel, jouaient aux cartes ou se livraient au repos. Le commandant Jean WORNAY, tout armé, s'intéressait aux paris :
tout à coup la porte est envahie par la multitude, les soldats sont tués ou garottés, WORNAY se défend avec désespoir, il ne veut pas tomber vivant entre les mains des conjurés, il gagne le rempart, est serré de près, un moment entouré, il n'échappe à ses agresseurs qu'en sautant dans les fossés. La hauteur est considérable, il se brisa les jambes et les Français le relevèrent vivant.
A cet instant, le signal de MOINET avertit les conjurés de l'arrivée du duc, on abaisse le pont-levis, les habitants enivrés de leur triomphe s'élancent au-devant de Jean II, lui amènent quelques prisonniers et se mêlent aux 160 lances et archers qui accompagnent leur chef. Aux cris de victoire, la ville entière s'enthousiasme et se soulève, le commandant anglais, Nicolas MORIN, s'empresse de s'enfermer dans le château.
L'investissement paraît utile, Louis de BEAUMONT amène à Jean des renforts du Mans. La famine menace les assiégés, nul habitant ne leur donnerait de vivres, toute résistance paraît un danger.
Les Anglais capitulèrent et se retirèrent en liberté avec leurs bagues.
Les sieurs d'Alençon se montrèrent dignes du compagnon de Jeanne d'Arc ( qui avait sauvé la vie au duc Jean IId'Alençon devant la place de Jargeau le 12 juin 1429).. L'allégresse exalta les coeurs, et vive se montra la reconnaissance du duc et du roi.
Le 5 décembre 1449, le Roi Charles VII, sur la demande de Jean II, gratifie les quatre héros de lettres de noblesse.
Depuis cette époque, la rue du domicile de ces héros porte le nom mémorable de "rue aux Sieurs", et longtemps les armes des sauveurs d'Alençon servirent d'ornements aux voûtes de l'église Notre-Dame.
du MESNIL, BROSSET, Le BOULLEUR et MOINET occupèrent les premières places de la magistrature du duché et, désormais les sieurs prirent le titre de gouverneurs et administrateurs de la ville. Les habitants d'Alençon obtinrent des privilèges importants............." (Bulletin de la société historique et archéologique de l'Orne, tome II, année 1883,"Les combats d'Alençon depuis le XI° siècle jusqu'à l'invasion allemande", tome XIII, année 1894,"La libération du territoire national sous Charles VII" - idem "Mémoires historiques sur la ville d'Alençon et ses seigneurs" par Odolant-Desnos.
Source : PAINTET/RODRIGUEZ MARCOS. (Paintet)

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