🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
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Guillaume IX D'AQUITAINE ◉ Sosa : 117 202 722
Guillaume IX D'AQUITAINE
◉ Sosa : 117 202 722
- dit « Le Troubadour »
- Né le 28 octobre 1071 - Poitiers, 86000, Vienne, Poitou-Charentes, FRANCE
- Décédé le 17 février 1126 - Poitiers, 86000, Vienne, Poitou-Charentes, FRANCE, à l'âge de 54 ans
- Inhumé - Poitiers, 86000, Vienne, Poitou-Charentes, FRANCE
- Comte de Poitiers (1086-1126), duc d'Aquitaine et de Gascogne (1086-1126), Duc de Toulouse (1098-1101), Duc de Guienne
Parents
- Guillaume VIII D'AQUITAINE 1023-1086
- Hildegarde DE BOURGOGNE 1050-1120
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 20 novembre 1094, Toulouse, 31555, Haute-Garonne, Occitanie, FRANCE, avec
Ermengarde D'ANJOU 1068-1146
dont
- Mathilde D'AQUITAINE 1103-1159
-
Marié le 2 décembre 1094, Toulouse, 31555, Haute-Garonne, Occitanie, FRANCE, avec
Mathilde Philippa DE TOULOUSE 1073-1118
dont
- Guillaume X D'AQUITAINE 1099-1137
- Raymond Ier D'AQUITAINE 1099-1149
- Henri D'AQUITAINE 1100-1149
- Guillaume Ier POITIERS ~1100-1187
- Agnès D'AQUITAINE 1100-1159
- Marié en 1120, avec Amauberge L'ISLE BOUCHARD 1079-1151
Frères et sœurs
- Guillaume IX D'AQUITAINE 1071-1126
- Béatrice D'AQUITAINE †1110
Demi-frères et demi-sœurs
- Agnès D'AQUITAINE 1072-1097 (par Guillaume VIII D'AQUITAINE)
Événements
- 28 octobre 1071 :
-
Naissance - Poitiers, 86000, Vienne, Poitou-Charentes, FRANCE
Duc de Guienne,comte de Poitou (Guillaume VII de Poitou)
Dynastie des Ramnulfides
Aliénor d'Aquitaine est la petite-fille de Guillaume IX le Troubadour et de Philippa de Toulouse
Il est surnommé le Troubadour depuis le XIXe siècle. Père de "l'amour courtois".
Guillaume VII de Poitou (IX d’Aquitaine), «Le Troubadour» ° 22/10/1071 + 10/02/1126 duc d’Aquitaine (1086), comte de Poitou, Troubadour,croisé (Hongrie, Byzance, Asie Mineure),excommunié pour sa liaison extra conjugale (envahit le Toulousain (1097), pendant la croisade de Raymond de Saint-Gilles au nom de sa femme ; le revend à Bertrand deToulouse pour financer sa propre croisade (1099), part fin 03/1101 pour la 1ère croisade menée par Godefroi de Bouillon avec un contingent de 30.000 hommes en 3 corps successivement exterminés par les Turcs : Amasiah (20/07/1101) Taurus (05/09/1101 ; il rentre à Poitiers 29/10/1102) ép. 1) 1089 (div. 1090) bienheureuse Ermengarded’Anjou° 1068 + 01/06/1146 (religieuse à Sainte-Anne,Jérusalem) (fille de Foulques IV «Le Réchin», comte d’Anjou, et d’Hildegarde de Beaugency ; ép. 2) 1093 Alain IV «Fergant », duc de Bretagne) ép. 2) 1094 (div. 1115) Philippa (Mathilde, Mahaut) de Toulouse+ 28/11/1117 ou 1118? (religieuse à Fontevrault 1116) (fille de Guillaume IV, comte de Toulouse, et d’Emma de Mortain ;veuve de Sancho Ramirez +X Huesca )
(donation à Saint-Sernin 07/1098)liaison avecX) Amauberge «Dangerosa»(épouse adultère d’Aimery 1er, vicomte de Châtellerault
https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_IX_d%27Aquitaine
http://www.histoireeurope.fr/RechercheLocution.php?Locutions=Guillaume+IX+le+Troubadour&Date1=&Date2=&maf=
Notes individuelles
Il établit à Niort une maison de prostitution avec un règlement et un plan tiré de celui des monastères de femmes.
(Guillaume d'Aquitaine, ms)
D'une grande gaïté, excomunié et pardonné plusieurs fois, il secourut plusieurs fois Alphonse d'Aragon en l'appuyant dans sa défense contre les Sarrazins.
Guillaume IX d'Aquitaine, Las Cansos del Coms de Peitieus (Les chansons du Comte de Poitiers).
Brice Duisit, vièle à archet et chant. CD Alpha 505, 2003.
1. Companhon farai un vers qu'er covinen,
2. Companho tant ai agut d'avols conres,
3. Interlude instrumental,
4. Ben vuelh que sapchan li plusor,
5. Companho non puosc mudar qu'eo no m'effrei,
6. Pus vezem de novelh florir,
7. Mout jauzens me grec en amar,
8. Farai un vers de dreyt nien,
9. Farai chansoneta nueva,
10. Ab la dolchor del temps novel,
11. Farai un vers pos mi soneilh,
12. Pos de chantar m'es pres talens,
13. Postlude instrumental,
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_IX_de_Poitiers
Notes de Déméter :
Recueil héral.et hist.des Fam.nob. de Belgique (Reiffenberg) p155
Notes concernant l'union
Union avec Maubergeonne de L'ISLE-BOUCHARD:
La belle Maubergeonne est enlevée par Guillaume le Troubadour
***
A la mort de son père Guillaume VIII, Guillaume IX le Troubadour, fils de Guillaume VIII, devient Comte de Poitiers, sous le nom de Guillaume VII.
Guillaume IX le Troubadour est couronné Duc d'Aquitaine et de Gascogne le 27 novembre 1086.
Au début de son règne, il est surnomm" de Guillaume le Jeune.
Création d'une prévôté à Surgères
Guillaume IX le Troubadour continue à développer l'embryon d'organisation administrative de ses prédécesseurs, avec l'ajout d'un prévôt à Surgères en 1087 et la création d'agents forestiers.
Invasion du comté de Toulouse par Guillaume IX le Troubadour
Dès 1098, Bertrand II de Toulouse s'en prend aux privilèges des chanoines de Saint-Sernin.
Les chanoines refusent d'y renoncer.
Bertrand II de Toulouse décide de recourir à la force et incendie les bâtiments du chapitre.
Raymond VI de Toulouse étant alors loin à proximité d'Antioche, les chanoines appellent à leur aide Guillaume IX le Troubadour, marié à Philippa de Toulouse, fille de Guillaume IV de Toulouse, frère et prédécesseur de Raymond VI de Toulouse.
Guillaume IX le Troubadour ne se prive pas de faire valoir ses droits, arguant que le testament de Pons II Guillaume de Toulouse a bien été respecté, mais que, maintenant que Raymond VI de Toulouse a quitté ses domaines pour l'Orient, le comté de Toulouse revient à sa femme Philippa de Toulouse.
Il prend aussitôt la tête de ses troupes et envahit le comté de Toulouse, sans que Bertrand II de Toulouse ne lui oppose de forces.
Guillaume IX le Troubadour agit alors en maître à Toulouse, signant la plupart des chartes.
Départ de Guillaume IX le Troubadour en croisade
Guillaume IX le Troubadour prend la croix le 6 décembre 1100.
Reprise du pouvoir de Bertrand II de Toulouse sur le comté de Toulouse
Guillaume IX le Troubadour parti en croisade, Bertrand II de Toulouse peut recouvrer ses États, peut être en payant une forte somme à Guillaume IX le Troubadour qui doit financer son voyage.
De toute manière, même si Guillaume IX le Troubadour tenait Toulouse, il était mal accepté dans le comté de Toulouse et Bertrand, même s'il ne pouvait s'opposer militairement au duc d'Aquitaine, avait organisé une résistance.
De 1101 à 1108, Bertrand II de Toulouse administre ses états favorisant le commerce et le développement économique dans un domaine pacifié : les vassaux les plus remuants sont encore en Terre Sainte.
Durant cette époque, Bertrand II de Toulouse est cependant en lutte avec le pape Pascal II à propos de l'abbaye de Saint-Gilles.
Arrivée de Guillaume IX le Troubadour en terre sainte
Guillaume IX le Troubadour rejoint la première Croisade, menée par Godefroy de Bouillon en mars 1101.
Bataille de Taurus
Guillaume IX le Troubadour reste 1 an et 1/2 en Orient, à combattre le plus souvent en Anatolie, où il est gravement battu deux fois.
Le 5 septembre 1101, l'armée poitevine est écrasée au Taurus.
Mort d'Herbert II de Thouars
En 1102, Herbert II de Thouars et Geoffroy III de Thouars repartent dans le cadre de la croisade conduite par Guillaume IX le Troubadour.
Beaucoup de pèlerins meurent pendant le trajet de Constantinople à Jérusalem.
Geoffroy III de Thouars est en croisade avec son frère.
Herbert II de Thouars veut repartir en France.
Herbert II de Thouars meurt à Jaffa le 28 mai 1102 ou en 1104.
Il est inhumé près de l'église Saint-Nicolas de Jaffa.
Geoffroy III de Thouars revient le plus vite possible à Thouars.
Retour de Guillaume IX le Troubadour
En 1102, Guillaume IX le Troubadour revient en Occident.
Mort d'Hugues VI de Lusignan
Hugues VII de Lusignan Seigneur de Lusignan et Comte de la Marche
Hugues VI de Lusignan meurt le 2 juin 1102.
Malgré sa piété, Hugues VI de Lusignan est constamment en conflit avec l'Abbaye de Saint-Maixent.
Un de ces nombreux litiges devient tellement violent que Guillaume IX le Troubadour, les évêques de Poitiers et de Saintes et le pape Pascal II doivent intervenir.
A cause de ces nombreux conflits, Hugues VI de Lusignan est surnommé le diable, par les moines de Saint-Maixent.
Hugues VII de Lusignan devient Seigneur de Lusignan et Comte de la Marche en 1102.
Guillaume IX le Troubadour Comte de Rouergue
Guillaume IX le Troubadour devient Comte de Rouergue en 1110 jusqu'à 1120.
Blessure de Guillaume IX le Troubadour
En 1110, Guillaume IX est blessé à Taillebourg.
Nouvelle invasion du comté de Toulouse
Guillaume IX le Troubadour revendique de nouveau le comté de Toulouse au nom de Phillipa de Toulouse, sa femme, et occupe le comté de 1113 à 1119.
Retour d'Alphonse Jourdain au pouvoir du comté de Toulouse
Face à Guillaume IX le Troubadour, une résistance passive s'organise à Toulouse, manifestée entre autres dans les actes privés qui ne mentionnent pas le nom du comte et aussi par quelques émeutes dans Toulouse.
En 1119, les Almoravides menacent les royaumes chrétiens d'Espagne, et Guillaume IX le Troubadour lève une armée pour aider le roi de Castille à les combattre, en laissant Toulouse à la garde d'un gouverneur, Guillaume de Montmaur.
Peu après le départ, les habitants de Toulouse prennent d'assaut le palais du gouverneur, jettent Guillaume de Montmaur au cachot.
Ils rappellent au pouvoir Alphonse Jourdain.
Bernard-Aton IV de Trencavel Rejeté de Carcassonne
En 1120, les habitants refusent l'entrée de Bernard-Aton IV de Trencavel dans la ville de Carcassonne.
Il appelle à l'aide Alphonse Jourdain mais ce dernier est aux prises avec Guillaume IX le Troubadour, duc d'Aquitaine.
Bataille de Cutanda
Prise de Calatayud et de Daroca
Fondation des Chevaliers de Montréal
Les Almoravides, alarmés par l'avancée chrétienne, mobilisent une grande armée qui se dirige vers Saragosse en 1120.
En réponse, une grande armée chrétienne se constitue, sous le commandement d'Alphonse Ier le Batailleur et de Guillaume IX le Troubadour, dont les Gascons font partie.
Elle coupe la route des Almoravides et leur inflige une défaite décisive à Cutanda le 18 juin 1120.
Après cela les villes de Calatayud, de Daroca, et Monreal del Campo tombent facilement aux mains des Aragonais.
À la tête d'un territoire aragonais étendu, quasi dépeuplé et difficile à défendre, Gaston IV de Béarn suggère à Alphonse Ier le Batailleur de créer une milice, les Chevaliers de Montréal, qui se consacreraient à la défense de cette zone frontière.
Nouvelle campagne de Louis VI le Gros contre Guillaume VI d'Auvergne
En 1126, la querelle avec Aimeri, l'évêque de Clermont, ayant repris, Louis VI le Gros vient assiéger Montferrand, mais l'armée de Guillaume IX le Troubadour, Duc d'Aquitaine, suzerain de Guillaume VI d'Auvergne, se porte à son secours. Les choses s'arrangent dans le respect du droit féodal, Guillaume IX le Troubadour fait allégeance au roi Louis VI le Gros, son suzerain, pour les terres de Guillaume VI d'Auvergne, son vassal.
***
«uns dels majors cortés del monde e dels majors trichardos de domnas.»
(«un des hommes les plus courtois du monde, et des plus habiles à tromper les femmes».)
Guillaume IX, Comte de Poitiers (ou Guilhem de Poitiers), neuvième duc d'Aquitaine, sixième comte de Poitiers (1086) et comte de Gascogne, troubadours occitan, est le premier premier poète courtois dont l'œuvre nous soit parvenue. Guillaume IX possède une telle richesse qu'il excède en puissance le roi de France lui-même, tout en lui étant inféodé. Cette puissance lui permet de s'affranchir de l'Église de Rome et de refuser de s'engager dans la première croisade.
Époux de la fille du comte de Toulouse, il affirme ses prétentions sur le comté du même nom. Héros d’épopée, il profite de la première croisade pour envahir les terres du comte de Toulouse, mais l'Église l'empêche de parvenir à ses fins. Par la suite, Guillaume mènera sa propre expédition en Terre sainte, mais c'est un échec et il doit battre en retraite. Rentré en Aquitaine, il continue de guerroyer tant pour soumettre ses vassaux que pour étendre ses possessions et, à la fin de sa vie, se retire pour se consacrer à la religion.
L'oeuvre poétique de Guillaume IX marque le début de l'âge d'or de la littérature de langue vulgaire, ou romane, en l'occurrence l'occitan. Il est en effet le premier troubadour occitan connu dont les poèmes composés en langue vulgaire nous soient parvenus. Il invente des mots-clés et les règles du trobar, fixe les canons du lyrisme courtois, tel qu'il se perpétua parmi les générations suivantes de troubadours, et parmi les trouvères du nord de la France, – et n'hésite pas à vanter son métier: «Qu'eu port d'aicel mestier la flor».
Les quelque onze pièces qui nous sont parvenues de Guillaume présentent des structures et une versification très riches et variées. Deux structures principales s'y retrouvent cependant, qui perdurèrent dans la poésie courtoise ultérieure : d'une part les strophes à rimes alternées, et d'autre part une forme de chansons composées de strophes en deux parties, la première (frons) en rimes de même longueur, et la seconde (cauda) plus libre.
Les thèmes des pièces sont également de deux ordres : les «invectives», chansons gauloises, alliaient la vantardise masculine à une sensualité brutale. Sa vie privée a fait scandale: amateur de femmes, il est excommunié pour avoir répudié son épouse légitime.
On comprend alors que certains poèmes de Guillaume soient fortement teintés de libertinage, voire d’une franche sensualité.
En revanche, les chansons qu'il composa sur le service d'amour sont extrêmement raffinées; développant le thème d'un amour à la fois sensuel et spirituel, il y procède à la sublimation d'une figure féminine idéale et voue à la dame cette passion idolâtre, fixant ainsi les règles de la tradition courtoise de son temps qui caractérise l’amour dit courtois.
On a parlé de conversion, de contradiction. Mais c’est la complexité de l’amour humain qui alors s’exprime à la faveur d’une liberté nouvelle. La hardiesse un peu incohérente de ces manifestes poétiques et érotiques s’explique par l’absence de codification. Les vieilles conventions féodales sont déjà rejetées; les nouvelles conventions courtoises ne se sont pas encore imposées.
Le legs, pourtant mince, de Guillaume IX permet d’en discerner déjà les premières étapes, qui menèrent de chansons assez frustes, inspirées par l’existence de chevaliers hommes de guerre, à un art très subtil, clos sur lui-même, un peu à la manière dont alors les cours de l’aristocratie féodale tendaient, partout en Occident, à se constituer autour du Maître.
Les plus anciennes chansons d'amour connues écrites en langue dite "vulgaire", c'est à dire autre que le latin, apparaissent à la charnière du XIe et du XIIe siècle dans l'oeuvre de l'inventeur connu du trobar; le duc Guillaume IX d'Aquitaine. Né en 1071, il règne de 1086 à 1127, date de sa mort.
Ses chansons d'amours accusent nettement la forme et les caractéristiques des chansons qui vont être composées dans les deux siècles qui vont suivre. Elles ne sont pas de vagues essais balbutiants. Au contraire, elles apparaissent comme un art déjà mûri par des poètes de générations précédentes. Mais de cette lente maturation, rien ne nous est parvenu. Il faut l'accepter et l'admettre. Guillaume IX est le premier troubadour dont on possède les oeuvres et cela en fait l'inventeur du Trobar.
Guillaume est le plus puissant seigneur de son temps. Il participe à la croisade de 1101 à 1102. Ce fut un désastre non seulement pour lui-même et ses troupes, mais aussi pour tous les alliés de cette période. Il fut même captif un certain temps. Orderic Vital ; un chroniqueur de ces temps ; dit qu'à son retour Guillaume raconta sa captivité "en vers rimés, avec de plaisantes modulations". Mais des chansons de ce genre, aucune n'est conservée. De cette épopée, il faut retenir son passage à Constantinople, cour impériale raffinée où se produisaient de nombreux "artistes" de toutes nationalités qui influencèrent certainement le Duc.
Il participa à plusieurs expéditions en Espagne pour aider les rois dans leur reconquète de la péninsule. A la bataille de Cutanda, il arborait, paraît-il, un bouclier sur lequel était peint le corps de sa maîtresse. Dans les cours espagnoles, en période de paix, des artistes juifs, chrétiens et musulmans se produisaient. Parfois ils formaient une même groupe.
Il reçut à Poitiers Blédri ap Davidor, chevalier et barde d'origine galloise qui (ré-)introduisit l'histoire de Tristan et Iseut en Gaule à cette époque. Or, beaucoup de troubadours connaissaient cette légende et certains y feront nettement référence.
On peut diviser les chansons de Guillaume en trois groupes : les chansons courtoises , les chansons grossières et un chanson dite d'adieu.
L'homme courtois ...
Goût particulier pour une cour bien policée ? Souhait de plaire aux Dames de sa cour plus raffinées que leurs rustres de maris ? Impossible à savoir. Les poèmes sont là pour le prouver : à l'aurore du XIIe siècle ce grand seigneur, Guillaume, chante avec les plus beaux mots de la langue d'Oc qu'il manipule avec aisance et maîtrise. Dans ses chansons courtoises, la note de sensualité n'est pas absente, mais la note dominante est celle d'une conception idéale de l'amour. Pour Guillaume, cet amour idéal provoque une sorte de joie extatique, le "joy", puissance d'amour qui peut tout transformer et opère des miracles :
"Sa joie peut guérir les malades, Sa colère faire mourir les biens portants ; Elle peut rendre sot un sage et transformer la beauté d'un bel homme ; Elle peut faire d'un courtois un rustre et d'un rustre un homme de cour".
Cette puissance d'amour, c'est la Dame qui la génère. Ce "joy" objet de la quête des Troubadours doit être rapproché du "gaudia" des moines. Comme le moine, le troubadour doit se soumettre aux lois d'amour (et donc à sa Dame) pour être un parfait serviteur d’amour, être distingué dans ses actions et en paroles :
"Il doit montrer obédience à maintes gens celui qui veut aimer et il lui convient de savoir accomplir des faits avenants et de se garder, à la cour, de parler comme un vilain."
Guillaume invente les mots-clefs et les règles du trobar, et il se vante d'être le premier, l'inventeur. Sûr de sa valeur de trobador e d'amador, il tient à exposer son "métier" et il revendique sa propriété artistique :
"Car je porte de ce métier la fleur !"
Il se donne lui-même le titre de maistre certa, maître infaillible, en amour comme en poésie :
"J'ai nom maître infaillible ! Et jamais ma maîtresse ne m'aura une nuit sans vouloir m'avoir le lendemain, car je suis si bien instruit en ce métier, et je m'en vante, que je puis gagner mon pain sur tous les marchés."
Il annonce le thème de la Dame aimée de loin, sans jamais avoir été vue ; amour mystérieux. Jaufré Rudel ; troubadour de la génération suivante ; sera le maître de ce thème.
"J'ai une amie, je ne sais qui elle est, Car par ma foi ! je ne la vis jamais... Jamais je ne la vis et je l'aime fort ..."
Philosophe, il est un des rares poètes à avoir écrit une chanson sur le "néant", qui fut "trouvée en dormant sur un cheval", à l'état de rêve, en dehors de toute réalité. Faut-il voir là une possible influence du dualisme latent du XIIe siècle ? Car le néant est un thème cher aux cathares et c'est sur thème que les premières disputes entre docteurs cathares et saint Dominique eurent lieu un siècle plus tard. Chez Guillaume, la chanson courtoise contient déjà tous les thèmes répétés plus tard par ses successeurs.
Ab la doussor del temps novel folhon li bosc e li auzel chanton chascus en lor lati segon lo vers del novel chan : adonc esta ben qu'om s'aizi d'aisso dont om a plus talan. Par la douceur du temps nouveau feuillent les bois et les oiseaux chantent chacun dans son latin sur le rythme d'un chant nouveau donc il convient que l'on s'accommode (se réjouisse) de ce qu'on désire le plus !
De lai don plus m'es bon e bel non vei messatgier ni sagel per que mos cors non dorm ni ri ni no m'aus traire adenan tro que sapcha ben de la fi s'el'es aissi com eu deman. De là-bas où est toute ma joie je ne vois venir ni messager ni lettre scellée car je ne dors ni ne ris et je n'ose m'avancer jusqu'à ce que je connaisse bien la finalité si elle est telle que je la désire.
La nostr'amor vai enaissi com la brancha de l'albespi qu'esta sobre l'arbre en treman la noit a la ploia ez al gel tro l'endeman que-l sols s'espan per las folhas vertz el ramel. Ainsi va-t-il de notre amour comme de la branche d'aubépine qui la nuit sur l'arbuste tremble à la pluie et au gel jusqu'à ce que le lendemain le soleil se répande dans les feuilles vertes sur le rameau.
Enquer me membra d'un mati que nos fezem de guerra fi e que-m donet un don tan gran : sa drudaria e son anel enquer me lais Deus viure tan qu'aia mas mans sotz son mantel ! Il me souvient encore d'un matin où nous avons mis fin à la guerre où elle m'a accordé un don si grand : son amour charnel et son anneau que Dieu me laisse encore vivre assez pour que j'ai mes mains sous son manteau.
Qu'eu non ai sonh d'estranh lati que-m parta de mon Bon Vezi qu'eu sai de paraulas com van ab un breu sermon que s'espel que tal se van d'amor gaban. nos n'avem la pessa e-l coutel. Car je me soucie peu de l'étrange latin qui pourrait m'éloigner de mon Bon Voisin et je sais trop comment vont les paroles qui éclosent avec (dans) un bref discours il y en a qui se vantent d'amour mais nous, nous avons la pièce et le couteau.
HISTOIRE DES TROUBADOURS
Guillaume IX (1086-1123) Guillaume IX avait à peine quinze ans lors de la mort de son père. Il se retrouva rapidement confrontés aux velléités d'autonomie de ses vassaux. Eble de Chatelaillon s'empara de la moitié de l'ile d'Oléron qui appartenait à l' Abbaye de la Trinité de Vendome sans que le Duc puisse s'y opposer. Boson Comte de la Marche, Guillaume Taillefer Comte d'Angouleme et Hugues de Lusignan n'étaient pas des personnages qui laissaient passer une occasion d'accroitre leur puissance. Les guerres Seigneuriales reprirent donc de plus belle. Boson de la Marche attaque Guillaume Taillefer et vient mettre le siège devant Confolens, Boson est tué lors d'une offensive. Aussitot s'engage une lutte pour la succession de Boson sur la Marche, son oncle Eudes entre en conflit avec Hugues de Lusignan qui est son neveu par sa mère. Eudes s'allie alors avec Guillaume d'Angouleme, l'ancien ennemi. A Parthenay, Guelduin doit faire des concessions à son frère cadet Ebbon, celui -ci fait meme assassiner, en 1093, Aimery IV de Thouars. Pour remettre de l'ordre Guillaume IX envahit la région de Parthenay, chassa Ebbon et confia la forteresse de Germond à Guelduin. Un an plus tard, Ebbon prend la forteresse de Germond et fait assassiner son frère, Guillaume IX finit pourtant par reconnaitre Ebbon comme Seigneur de Parthenay. Guillaume IX épousa en premières noces Ermengarde d'Anjou la fille de Foulques le Réchin, ce mariage lui garantissait la paix sur sa frontière nord. Mais bientot il en divorca, provoquant le mécontentement du Comte d'Anjou. Mais celui-ci, qui était alors excommunié, ne pouvait pas agir. Ermengarde épousa alors le Duc de Bretagne. En 1088, un Francais, Urbain II, devient Pape en particulier grace à l'appui de l'Abbé Geoffroy de Vendome. Le Pape exige, sans succès, de Guillaume IX qu'il fasse restituer l'Ile d'Oléron à l'Abbaye de la Trinité de Vendome. L'affaire ne se règlera qu'à la fin de 1096, après menaces et excommunication d'Eble de Chatellaillon, et sera confirmée au Concile de Saintes en mars 1097. L'Abbaye reprend possession de l'Ile. Toujours en 1088, Guillaume IX se remarie avec Philippie de Toulouse, veuve de Sanche Ramire Roi d'Aragon, il obtient ainsi des droits sur le Comté de Toulouse. Il fait valoir ceux-ci en 1097, envahit le Comté et s'empare de Toulouse où il établit sa femme comme Comtesse. C'est là que nait, en 1099, leur fils, le futur Guillaume X. En décembre 1099, lors de la consécration de l'église de la Chaize à Thouars, Guillaume IX annonce qu'il prend la croix et pour trouver l'argent cède le Comté de Toulouse à Bertrand de Saint-Gilles, un cousin de sa femme. En mars 1101 Guillaume part pour la Palestine avec une armée de trente mille hommes. Il rejoint les autres croisés et tout le monde se retrouve devant Byzance (Constantinople). La traversée de l'Asie Mineure est une catastrophe, les armées des Croisés sont massacrées par les Turcs. Guillaume IX fait partie des quelques survivants et à Paques 1102 il est à Jérusalem. A l'automne il revient en Aquitaine, le 29 octobre 1102 il est à Poitiers. Sa femme Philippie a assuré l'administration du Comté aidée d'Hugues, le frère de Guillaume IX, et des Sénéchaux Eudes de Mauzé et Hugues de Doué. En 1104 Guillaume assiste le Comte d'Anjou Foulques le Réchin confronté à la révolte de son fils ainé Geoffroy Martel le Jeune. Celui-ci, aidé par le Comte du Maine, prend des chateaux à son père et le 28 aout 1104 il s'empare d'abord de Thouars qu'il incendie, puis de Niort et Beauvoir. Guillaume IX positionne son armée face à celle de Geoffroy Martel, les négociations engagées permettent de réconcilier le Comte d'Anjou et son fils. En 1106 Geoffroy Martel meurt, sans doute assasssiné, au siège de Candé. Foulques, le fils de Bertrade, devient l'héritier de l'Anjou. Guillaume IX abuse de sa confiance et le retient quelque temps prisonnier afin de négocier la cession de chateaux dans la région de Mirebeau. Ces forteresses représentaient une menace pour la défense de Poitiers. Hugues de Lusignan avait spolié l'Abbaye de Saint Maixent et son fils Hugues le Brun refuse de restituer les biens usurpés. En 1110 Guillaume IX est obligé de faire la guerre à Hugues le Brun qui recoit l'appui de Ebbon de Parthenay et du nouveau Comte d'Anjou Foulques V le Jeune. Guillaume est blessé devant Taillebourg et une treve fut établie entre les belligérants. En 1113 les Seigneurs Toulousains font appel à lui contre leur nouveau Comte, Alphons-Jourdain. Guillaume s'empare de Toulouse où Philippie revient prendre sa position de Comtesse. A la meme époque Guillaume est en conflit avec l'Eveque de Poitiers Pierre II, qui lui reproche de trop taxer les communautés religieuses et l'excommunie. Guillaume fait arreter Pierre II et l'enferme dans le chateau de Chauvigny où il mourra peu après. C'est à cette époque que Guillaume rencontre Amauberge de l'Ile Bouchard (surnommée Dangereuse), la femme du Vicomte Aimery I de Chatellerault. La Vicomtesse quitte son mari et vit ostensiblement avec Guillaume qui est excommunié, c'est d'elle que vient le nom de la Tour Maubergeon à Poitiers. La femme de Guillaume, Philippie, se retire en 1116 à l' Abbaye de Fontevraud auprès de Robert d'Arbrissel, elle y meurt le 28 novembre 1118. Elle avait eu sept enfants avec Guillaume dont deux fils, Guillaume et Raymond. En 1118 Guillaume repart en guerre contre les Sires de Lusignan et de Parthenay, il les vainc et fait prisonnier Simon de Parthenay. Il se croise à nouveau pour assister le Roi d'Aragon Alphonse le Batailleur qui lutte contre les Almoravides. Guillaume remporte sur eux la bataille de Cutunda le 18 mai 1120. En 1121 l'Eveque de Clermont, qui a été chassé da sa ville par le Comte d'Auvergne, en appelle au Roi Louis VI par dessus la tete de Guillaume IX. Le Comte d'Auvergne se soumet, cette intrusion du Roi de France dans les domaines Aquitains est un revers pour Guillaume. En 1122, avec l'aide du Vicomte de Narbonne et du Comte de Barcelone il essaie de reprendre, sans succès, le controle du Comté de Toulouse. En meme temps il a toujours à faire avec des vassaux récalcitrants. Guillaume III de Parthenay refuse de verser le droit de rachat à la mort de son père Simon II, il faut que l'héritier du Duc, Guillaume, prenne le chateau de Parthenay pour soumettre le seigneur rebelle. Ensuite c'est le Comte Vulgrin d'Angouleme qui s'agite, Guillaume IX meurt le 10 février 1126 alors que son armée s'empare de Blaye. Il est inhumé dans l'Abbaye de Montierneuf à Poitiers. Son fils ainé Guillaume lui succède, son second fils Raymond deviendra Prince d'Antioche. Une de ses filles, Agnès, épouse en premières noces le Vicomte Aimery V de Thouars puis en secondes noces le Roi d'Aragon Ramire II.
Guillaume IX est surtout resté dans la postérité comme le promoteur d'une nouvelle civilisation, celle des troubadours et de l'amour courtois. Il était très cultivé et dominait intellectuellement ses contemporains. Il a su également prendre ses distances et relativiser les affaires religieuses. Ses rapports avec les Eveques n'ont pas été bons en général et il a été excommunié à plusieurs reprises.Source : Base collaborative Pierfit (pierfit ) - 20 novembre 1094 :
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Mariage (avec Ermengarde D'ANJOU) - Toulouse, 31555, Haute-Garonne, Occitanie, FRANCE
Guillaume IX le Troubadour épouse vers 1089 Ermengarde d'Anjou, fille de Foulques IV le Réchin et d'Hildegarde de Beaugency.
Ce mariage n'est mentionné que par Guillaume de Tyr, et par aucun autre auteur contemporain, aussi est-il mis en doute. De plus ces deux prétendus époux étaient cousins germains, la mère de Guillaume IX était Hildegarde de Bourgogne, une demi-sœur utérine de Foulque IV le Réchin.
Divorcé en 1090 ou 1092 - 2 décembre 1094 :
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Mariage (avec Mathilde Philippa DE TOULOUSE) - Toulouse, 31555, Haute-Garonne, Occitanie, FRANCE
Guillaume IX le Troubadour épouse en novembre 1094 Philippa de Toulouse. Leurs enfants sont :
Guillaume X de Poitiers dit le Toulousain (1099-9 avril 1137), Duc d'Aquitaine,
Inez ou Agnès Maude de Poitiers ou d'Aquitaine (1100-8 mars 1159) qui épousera :
Aimery V de Thouars,
en 1135 Ramire II d'Aragon,
Raymond Ier de Poitiers ou de Guyenne (1099 ou 1101-29 juin 1149), Prince d'Antioche,
Adélaïde d'Aquitaine (1110-1139),
Henri, Abbé de Cluny.
Guillaume IX s'appuie sur les droits de son épouse pour tenter à deux reprises de s'emparer du comté de Toulouse.
Guillaume IX le Troubadour et Philippa de Toulouse divorcent en 1115. - 1120 :
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Mariage (avec Amauberge L'ISLE BOUCHARD)
Guillaume IX le Troubadour épouse en 1120 Maubergeonne de l'Isle-Bouchard, fille de Barthélémy, Seigneur de l'Isle-Bouchard, et de Gerberge de Blaison.
- 17 février 1126 :
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Décès - Poitiers, 86000, Vienne, Poitou-Charentes, FRANCE
ou 1127
Guillaume IX le Troubadour meurt à Poitiers le 10 février 1126. Il est inhumé dans l'église Saint-Jean de Montierneuf à Poitiers.
Guillaume X le Toulousain, son fils, devient Comte de Poitiers sous le nom de Guillaume VIII et Duc d'Aquitaine sous le nom de Guillaume X. -
Inhumation - Poitiers, 86000, Vienne, Poitou-Charentes, FRANCE
Il est inhumé dans l'église Saint-Jean de Montierneuf à Poitiers.
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Même nom, même prénom, né à peu près la même année : des cousins ont peut-être retrouvé d'autres ancêtres de cette famille.
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D'AQUITAINE Guillaume Guillaume IX le Troubadour, Duc d'Aquitaine, Comte de Poitou
1071 – 1127
· Poitiers
Arbre « 2dd7cv_0040442g77va6mjsdb8c90_A » de NP83 -
D'AQUITAINE DUC DE GUIENNE,COMTE DE POITOU Guillaume IX
1071 – 1127
· Saint-Jean l'Evangéliste de Montierneuf
Arbre « du Laurent de Montbrun » de Landry -
D'AQUITAINE Guillaume IX
1071 – 1126
Arbre « Arbre CHRISTE-BECAT-MATEÜ » de roger64