🌳 Jean-Marc LEGER
par kiwa76
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Jean 1er DE BRIENNE ◉ Sosa : 14 649 900
Parents
- Erard II DE BRIENNE 1130-1191
- Agnès MONTFAUCON ~1150-1199
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 28 septembre 1209, avec
Marie MONTFERRAT 1192-1212
dont
- Isabelle II DE BRIENNE 1211-1228
- Marié en mai 1214, avec Stéphanie ARMENIE >1195-1219
-
Marié le 22 mai 1222, Toledo, Provincia de Toledo, Castille-la Mancha, SPAIN, avec
Bérangère DE CASTILLE 1204-1237
dont
- Alphonse BRIENNE ~1224-1270
- Louis Ier DE BRIENNE ~1225-1297
- Marie DE BRIENNE 1225-1275
- Jean II DE BRIENNE 1225-1296
Frères et sœurs
- Guillaume DE BRIENNE 1166-1205
- Gauthier III DE BRIENNE 1167-1205
- Jean 1er DE BRIENNE 1170-1237
- Ida DE BRIENNE 1175-1228
- Ermengarde DE BRIENNE †1245
Événements
- 1170 :
-
Naissance - Brienne-le-Château, 10064, Aube, Grand Est, FRANCE
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Brienne
Comte d' Eu, bailli de Chypre,roi et régent de Jérusalem (1210-1225 - abdication),vice-empereur latin de Constantinople (1229-1237),seigneur de Brienne pour son frère Gautier III
Notes individuelles
Jean de Brienne (c. 1170 - 27 mars 1237), également connu sous le nom de Jean Ier, est roi de Jérusalem de 1210 à 1225 et empereur latin de Constantinople de 1229 à 1237. Il est le plus jeune fils d'Érard II de Brienne, un riche noble de Champagne. Jean, initialement destiné à une carrière ecclésiastique, devient chevalier et possède de petits domaines en Champagne vers 1200. Après la mort de son frère, Gautier III, il gouverne le comté de Brienne au nom de son neveu mineur Gautier IV (qui vit en Italie du Sud).
Brillant chevalier, il connut un destin fabuleux. Il est remarqué en France par les barons de Jérusalem qui lui demande d'épouser la reine Marie de Montferrat, ce qu'il fit le 14 septembre 1209. Il arrive à Acre le 13 septembre. Il est couronné à Tyr en 1210. Le 5 novembre 1219, il prend Damiette (pour 8 mois). La reine meurt en 1219.
Il repart en France chercher du secours. Puis en Espagne, où il épouse, en 1222, Bérengère de Castille. Le 6 janvier 1223, il assiste au sacre de Louis VIII. En 1223, sa fille Yolande épouse à Tyr l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen. Elle meurt en couches en 1228, en donnant le jour à Conrad. Jean cède ses droits sur Jérusalem à l'empereur, son gendre et se réfugie auprès du Pape.
En 1231, il est choisit comme Empereur de Constantinople, par les barons français, pendant la minorité de Beaudouin II de Courthenay, fis de Pierre II, comte de Nevers, Auxerre et Tonnerre, que sa fille Marie épouse en 1229. Jean meurt en 1237.
***
Le père de Jean de Brienne le destinait à une carrière ecclésiastique, mais ce dernier avait la passion des armes et s'enfuit à Clairvaux, où l'un de ses oncles le prend en charge. Il devient chevalier, se couvre d'honneur en participant à de nombreux tournois et est rapidement considéré comme le chevalier le plus valeureux de son époque.
Ayant probablement pris part le 28 novembre 1199 au tournoi d'Ecry-sur-Aisne, il rejoint la quatrième croisade avec son frère Gautier III de Brienne. Jean de Brienne participe à la prise de Constantinople en 1204.
Mais cette participation à la quatrième croisade est remise en cause, car Gautier III de Brienne, marié en 1200 avec Elvire, fille de Tancrède de Lecce, revendique le royaume de Sicile face aux Hohenstaufen et les combat de 1201 à sa mort en 1205, et l'on comprend mal pourquoi il aurait abandonné ce combat et laissé le champ libre aux Hohenstaufen. Après 1205, Jean de Brienne doit céder face à Frédéric II de Hohenstaufen et rentre en France avec son neveu Gautier IV de Brienne. Peut-être fit-il comme son cousin Gautier de Montbéliard, qui rejoint la quatrième croisade avant de la quitter pour soutenir Gautier III. Selon la Chanson de la Croisade, il participe à la croisade des Albigeois et est présent au siège de Béziers en 1209 . En 1208, Marie de Montferrat reine de Jérusalem est âgée de dix-sept ans et le régent Jean d'Ibelin et également son oncle songe à lui trouver un mari. Après en avoir délibéré à Saint-Jean-d'Acre, le conseil des barons décide de demander conseil à Philippe Auguste, roi de France. Gautier de Florence, évêque d'Acre, et Aymar de Lairon, seigneur de Césarée sont envoyés auprès du roi, lequel leur propose Jean de Brienne. L’Estoire d’Eraclée suggère que le roi voulait se séparer d’un chevalier dont Blanche de Castille, épouse du prince héritier, était éprise, et relate le désappointement des barons à la venue d’un seigneur ayant atteint la quarantaine, mais la suite montre que le choix du roi de France est malgré tout avisé. Il avait auparavant montré ses qualités de sagesse et de bravoure, et son impécuniosité est compensée par les dons de Philippe-Auguste et du pape Innocent III qui lui donnent chacun quarante mille livres tournois. Arrivé à Acre en septembre 1210, il épouse Marie de Montferrat le 14 septembre et est sacré roi avec son épouse le 3 octobre.
Peu avant, en septembre, la trêve négociée en 1204 entre Al-Adel et Amaury II arrive à échéance et les Templiers décident de reprendre les hostilités. Sans le soutien d’une croisade, les Latins d’Orient ne peuvent pas résister aux forces musulmanes, qui viennent incendier les abords de Saint-Jean-d'Acre. Mais Jean de Brienne réussit à refréner l’ardeur belliqueuse des Templiers et négocie une nouvelle trêve avec Al-Adel en juillet 1211 pour une durée de six ans, pendant lesquels les templiers vont combattre pour le prince d’Antioche pour reprendre leur citadelle de Baghrâs que Saladin avait prise. De leur côté, les Hospitaliers vont prêter main-forte au roi Léon II d’Arménie contre le sultanat seldjoukide de Roum. Marie de Montferrat meurt peu après avoir donné naissance à une fille Isabelle, mais les barons acceptent Jean de Brienne comme bayle du royaume, c'est-à-dire régent.
En Occident, le pape Innocent III commence à prêcher une cinquième croisade, dès le IVe concile de Latran en 1215. Il meurt le 16 janvier 1216, mais son successeur Honorius III continue ses projets. Une croisade part sous la conduite du roi André II de Hongrie et du duc Léopold VI d’Autriche, et débarque à Acre en septembre 1217. L’objectif choisi est une citadelle que le sultan Malik al-Adel vient de construire sur le Mont Tabor et qui contrôle la Galilée et la Samarie. La citadelle est assiégée en vain du 29 novembre au 7 décembre 1217. Il semble que les Croisés aient alors manqué de persévérance. À la tête d’un petit détachement, un prince hongrois tente ensuite de prendre le château de Shaqîf Arnûn (Beaufort) dans le Marj Ayoun, bien que le comte de Sidon lui déconseille une telle entreprise, et son armée est taillée en pièces par les montagnards. Puis l’armée hongroise retourne dans son pays en janvier 1218. De son côté, Jean de Brienne fait fortifier Césarée.
D’autres Croisés, venant de royaumes plus occidentaux, continuent à arriver en Terre sainte et Jean de Brienne, qui a compris l’inutilité d’attaquer et d’assiéger directement Jérusalem, décide de s’attaquer à des ports égyptiens, Alexandrie ou Damiette, pour ensuite négocier l’échange de ce port contre Jérusalem. La flotte franque débarque devant Damiette le 29 mai 1218, réussit à forcer le passage sur le Nil le 24 août 1218. Malik al-Adil meurt le 31 août. Ses fils lui succèdent, Malik al-Kamil en Égypte et Malik al-Mu’azzam en Syrie9.
Le 29 août 1218, Al-Mu'azzam tente de faire diversion en prenant et détruisant Césarée, mais sans succès. À la fin du mois de septembre, le légat Pélage arrive à Damiette et demande la direction de la croisade. Le 9 octobre, Al-Kamil tente une attaque du camp croisé mais est repoussé. À la suite d'un complot, il abandonne son camp le 4 février 1219, et son armée se disperse. Prévoyant la cession de Jérusalem aux croisés, Al-Mu'azzam entreprend en mars 1219 de démanteler les fortifications de la ville. Par deux fois, en mai et en septembre, Al-Kamil propose aux croisés la ville de Jérusalem contre la levée du siège de Damiette, mais Pélage repousse à chaque fois l'offre par fanatisme. Damiette est prise par les croisés par le 5 novembre 1219. Jean de Brienne refuse de continuer la croisade et quitte Damiette avec son armée en mars 1220. En juillet 1221 l'armée décide de marcher sur le Caire ; mais elle est paralysée par la crue du Nil, et doit livrer Damiette en échange de sa liberté
Après l’échec de cette cinquième croisade, Jean de Brienne conclut avec Al-Kamil un trêve de sept ans. Il décide de se rendre en Italie afin de discuter avec les principaux souverains du sort des états latins d’Orient. Débarqué à Brindisi en octobre 1222, il rencontre le pape Honorius III, auquel il se plaint du comportement du légat Pélage qui a fait échouer la croisade par son intransigeance. Le pape lui donne raison, puis lui propose le mariage de la princesse héritière à l’empereur Frédéric II. Ce dernier est intéressé par le projet, qui lui permet d’ébaucher un empire méditerranéen, tandis que Jean de Brienne apprécie la possibilité de bénéficier des troupes germaniques. Philippe Auguste, à qui Jean de Brienne vient ensuite rendre visite, apprécie moins et reproche à Brienne de s’être fait manipuler. Une escadre impériale vient chercher la fiancée en août 1225, et le mariage est célébré à Brindisi le 9 novembre 1225. Le lendemain, Frédéric dépossède Jean de Brienne de la baile du royaume. Scandalisé par cette manœuvre que les négociations du mariage ne laissaient pas présager, et aussi par le viol dont Frédéric II s’est rendu coupable auprès d’une des cousines d’Isabelle, Jean de Brienne quitte définitivement le royaume de Jérusalem.
Soutenu par le pape Grégoire IX, il tente d’envahir le royaume de Sicile, mais est vaincu par son gendre et doit accepter la paix en août 1230
La mort de Robert de Courtenay en janvier 1228, place sur le trône un enfant de onze ans, Baudouin II de Courtenay. Les barons songent d'abord à confier la régence à Ivan Asen II, tzar des Bulgares, mais changent d'avis, craignant la puissance de ce dernier. Ils proposent ensuite la régence à Jean de Brienne, qui l'accepte, à la condition d'être associé au trône. Il est couronné empereur à son arrivée à Constantinople en 1231. L'empire latin se réduit alors à Constantinople et ses environs, et sous la triple menace de l'empire de Nicée, du despotat d'Épire et des Bulgares. En 1235, l'empereur de Nicée et le tzar bulgare assiègent Constantinople, alors qu'il n'y a que 160 chevaliers. Mais les Vénitiens, craignant la perte de leurs avantages commerciaux, lui prêtent main-forte et la ville résiste. La flotte vénitienne domine sur la mer, et les assiégeants finissent par se décourager. Jean de Brienne meurt l'année suivante, le 23 mars 1237.
***
Tournoi d'Écry-sur-Aisne
Quatrième croisade
Geoffroi de Villehardouin commissaire auprès de la République de Venise
Philippe Régent de Flandre
Érard II de Brienne destine Jean Ier de Brienne, son fils, à une carrière ecclésiastique, mais Jean Ier de Brienne a la passion des armes et s'enfuit à Clervaux, où l'un de ses oncles le prend en charge.
Jean Ier de Brienne devient chevalier, se couvre d'honneur en participant à de nombreux tournois et est rapidement considéré comme le chevalier le plus valeureux de son époque.
Jean Ier de Brienne prend probablement part au tournoi d'Écry-sur-Aisne le 28 novembre 1199.
Le 22 novembre 1199, Thibault III de Champagne, Comte de Champagne, organise un tournoi à Écry-sur-Aisne. Suite à l'appel du pape Innocent III et au prêche de Foulques de Neuilly une nouvelle croisade y est décidé.
Simon IV de Montfort prend également la croix, accompagné par Pierre des Vaux-de-Cernay.
Gautier de Montbéliard est fils d'Amédée II de Montfaucon, Comte de Montbéliard, et de Béatrice de Grandson-Joinville.
Jean Ier de Brienne, Gautier de Montbéliard et Gautier III de Brienne se joignent la quatrième croisade.
Baudouin VI de Hainaut entend la prédication à la croisade d'Erluin et de Pierre de Roussy, envoyés en Flandre par le pape. Baudouin IX et son épouse Marie de Champagne prennent alors solennellement la Croix le 23 février 1200 en l'église St-Donat de Bruges, suivis par une foule de chevaliers flamands.
Baudouin IX prend, avec Thibault III de Champagne, Louis de Blois, Cousin de Thibaut, et Hugues IV de Saint-Pol la tête de l'expédition. Thibault III de Champagne nomme Geoffroi de Villehardouin commissaire auprès de la République de Venise chargé de préparer et négocier le transport des Croisés vers la Palestine.
Avant le départ, Baudouin VI de Hainaut confie à Philippe Ier de Hainaut la régence des comtés Flandre et de Hainaut pendant la minorité de ses nièces : Jeanne de Constantinople et Marguerite de Constantinople.
Il est assisté d'un conseil composé :
du chancelier Gérard, prévôt de St-Donat,
de Baudouin de Comines, son oncle,
des châtelains de Bruges, de Gand et de Lille.
Nouvelle prise de Constantinople
Mort d'Isaac II Ange
Fuite d'Alexis V Doukas Murzuphle
Pillage de la tombe d'Irène l'Athénienne
Constantin Lascaris Empereur Byzantin
Sac de Constantinople
Partage du butin
Alexis V Murzuphle renforce les murs et les tours de Constantinople, renforce la garde de la ville mais refuse d'acquitter les tributs promis par ses prédécesseurs, ce qui irrite les croisés.
Alexis V Doukas Murzuphle n'a aucune chance de se maintenir sur le trône, s'il ne donne satisfaction aux volontés populaires. Il essaie de traiter avec les Latins, et, dans une conférence avec Enrico Dandolo, il promet de leur payer sur-le-champ 5 000 livres pesant d'or. Mais il refuse catégoriquement de soumettre l'Église grecque à l'Église romaine. Les pourparlers sont rompus.
Le 9 avril 1204, les Croisés livrent assaut à Constantinople du côté du port.
Après une héroïque résistance, les Croisés y pénètrent le 12 avril 1204.
Hugues IV de Saint-Pol, Guillaume Ier de Champlitte, Jean Ier de Brienne et Eudes II Le Champenois participent à la prise de Constantinople.
Isaac II Ange meurt à Constantinople le 12 avril 1204.
Le 13 avril 1204, Alexis V Doukas Murzuphle s'enfuit par la porte Dorée avec sa femme Eudoxie Ange, fille d'Alexis III Ange. La ville, pillée et brûlée, est désertée par sa population.
La multitude nomme aussitôt un nouvel empereur dans la personne de Constantin Lascaris. Mais lorsque ce personnage, dont on vantait les talents militaires, veut rétablir le combat, il ne trouve personne pour le soutenir.
Les Latins s'établissent à l'intérieur de la ville tout près des murailles, afin d'être à portée de leur flotte en cas de surprise nocturne, et pour plus de sûreté ils mettent le feu en divers endroits.
Le matin du 14 avril 1204, les croisés se remettent en mouvement et occupent les principaux quartiers où des scènes de carnage se répètent pendant plusieurs jours. Boniface Ier de Montferrat entre dans le palais de Boucoléon et Henri Ier de Constantinople prend possession de celui de Blaquernes.
Constantinople est mise à sac malgré les efforts du clergé latin et des chefs militaires.
La tombe d'Irène l'Athénienne est pillée par les croisés en 1204.
En moins d'une semaine, elle voit périr les trésors que 9 siècles avaient accumulés dans ses murs.
Parmi les chefs-d'œuvre de l'Antiquité et de l'art chrétien dont étaient décorés ses palais, ses places et ses édifices publics, tous ceux qui sont de métal disparaissent.
On fond des statues, des pièces d'orfèvrerie des ornements de toutes sortes pour les réduire en pièces de monnaie.
Les reliques des saints et des personnages bibliques, plus nombreuses à Constantinople que dans toute autre ville, vont enrichir les églises et les couvents de l'Occident.
Les vainqueurs passent en actions de grâces la semaine sainte du 18 au 24 avril 1204 puis procèdent au partage du butin :
le quart est mis de côté pour le futur empereur,
plus d'un ½ million de marcs revient aux croisés, Français, Flamands et Lombards, et,
autant aux Vénitiens, qui reçoivent en outre 50 000 marcs que leur devaient les croisés.
Bataille de Sarno
Mort de Gautier de Brienne Roi titulaire de Sicile
Naissance de Gautier IV de Brienne
Gautier IV de Brienne Comte de Brienne
Diepold de Vohbourg bat Gautier III de Brienne à Sarno le 11 juin 1205.
Gautier III de Brienne est grièvement blessé au cours de l'engagement.
Gautier III de Brienne meurt quelques jours plus tard en prison.
Gautier IV de Brienne, dit le Grand, naît en 1205, fils posthume de Gautier III de Brienne et d'Elvire de Hauteville.
Gautier IV de Brienne devient Comte de Brienne.
Jean Ier de Brienne doit céder face à Frédéric II de Hohenstaufen et rentre en France avec son neveu Gautier IV de Brienne.
La principauté de Tarente et le comté de Lecce sont confisqués à la famille de Brienne en 1205.
Projet de mariage de Jean Ier de Brienne avec Marie de Montferrat
En 1209, la régence doit bientôt prendre fin et le conseil de régence sous la houlette de Jean d'Ibelin, oncle de Marie de Montferrat, considère que la présence d'un roi devient nécessaire au coté de Marie de Montferrat.
Après en avoir délibéré à Saint-Jean-d'Acre, l'assemblée des barons et des prélats décide de demander conseil à Philippe II Auguste.
Gautier de Florence, Évêque d'Acre, et Aymar de Lairon, Seigneur de Césarée, sont envoyés auprès de Philippe II Auguste.
Il propose Jean Ier de Brienne, un de ses fidèles, un cadet d'une famille champenoise.
L'Estoire d'Eraclée suggère que le roi veut se séparer d'un chevalier dont Blanche de Castille, épouse du prince héritier, est éprise.
Doué d'une grande bravoure, rappelant celle des premiers croisés, et d'une grande sagesse, ce chevalier est cependant impécunieux et âgé de 60 ans.
Pour remédier à son manque de fortune et pour lui permettre de financer ses obligations de souverain (cour et ost), Philippe II Auguste et le pape Innocent III lui versent chacun la somme de 40 000 livres tournois.
Première campagne contre l'hérésie cathare
Siège de Béziers
Siège de Carcassonne
Hervé IV de Donzy participe à la croisade des Albigeois aux côtés d'Eudes III de Bourgogne, son voisin et rival.
Guy Ier de Lévis se place sous les ordres de Simon IV de Montfort et joue une part active dans la croisade des Albigeois.
L'armée :
part de Lyon le 24 juin 1209,
soumet Valence,
traverse le Rhône à Beaucaire,
évite Montpellier, fief de Pierre II le Catholique,
file sur Béziers fief des Trencavel, Comte de Carcassonne.
Ils y arrivent, le 21 juillet 1209.
Raymond VIII de Toulouse les guide et se montre fort utile sur les terres de son neveu qui n'avait de cesse de lui faire la guerre.
Deux autres groupes se sont formés :
l'un mené par l'archevêque de Bordeaux et le comte d'Auvergne parcourt le Quercy et l'Agenais et met à sac Tonneins.
l'autre le rejoint à Casseneuil où brûle le premier bûcher.
A l'arrivée des troupes croisées, les habitants de Béziers sortent sur les remparts pour narguer les croisés.
Arnaud Amaury, légat du pape, juge qu'une démonstration de force est nécessaire.
L'évêque de Béziers lui donne une liste de 223 hérétiques, mais la population refuse de livrer les hérétiques.
L'évêque quitte la ville avec seulement quelques catholiques.
Le 22 juillet 1209, une bande de ribauds donne alors l'assaut et massacre 7 000 personnes qui restent, catholiques compris, dans la ville qui sera totalement pillée et incendiée.
Arnaud Amaury aurait dit :
Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens.
Hervé IV de Donzy, Guillaume II de Genève, Guy Ier de Lévis et Humbert de Genève participent au sac de Béziers.
Selon la Chanson de la Croisade, Jean Ier de Brienne participe à la croisade des Albigeois et est présent au siège de Béziers.
Aimery le vicomte et Bérenger l'évêque apportent la soumission et le soutien des Narbonnais aux croisés ainsi que ceux de Montpellier et d'Arles.
Carcassonne reçoit une charte de coutume en 1209.
Le siège est mis devant Carcassonne le 1er août 1209. Sous le dur soleil d'été, les croisés se rendent mettre des points d'eau. En temps que vassal du roi d'Aragon, Raymond-Roger s'attend à ce que Pierre II le Catholique vienne le secourir, mais ce dernier, vassal direct du pape préfère la voie diplomatique et joue le médiateur. Les négociations échouent et Pierre II le Catholique repart.
Devant l'ultimatum de livrer les hérétiques, le comte Raymond-Roger Trencavel, pour négocier, sort de la ville et se retrouve prisonnier. L'eau vient à manquer dans la cité, ce qui provoqua sa reddition le 15 août 1209. Raymond VIII de Toulouse assiste à la chute de la ville en spectateur.
Hervé IV de Donzy participe à la chute de Carcassonne.
Bernard IV de Comminges est d'une prudente neutralité pendant les sièges de Béziers et de Carcassonne.
Suite à cela, Raymond-Roger de Foix se range alors du côté des Comtes de Toulouse.
Émancipation d'Hugues Ier de Lusignan
Gautier de Montbéliard Connétable du royaume de Jérusalem
En 1210, malgré sa cupidité, Gautier de Montbéliard hâte l'émancipation d'Hugues Ier de Lusignan, son pupille.
Hugues est un roi dur et tyrannique, souvent emporté et violent, mais dont les colères ne durent pas, nous dit le continuateur de la chronique de Guillaume de Tyr.
Dès le début de son règne, Hugues Ier de Lusignan disgracie Gautier de Montbéliard et lui confisque ses biens et l'exile
Gautier de Montbéliard se rend à Saint-Jean-d'Acre où règne Jean Ier de Brienne, son neveu.
Il y reçoit le meilleur accueil, ce qui cause une tension entre les royaumes de Chypre et de Jérusalem.
Jean Ier de Brienne fait Gautier de Montbéliard Connétable du royaume de Jérusalem.
Campagne de Jean Ier de Brienne en Égypte
Prise de Damiette
En 1210, dans l'espoir de négocier la restitution de Jérusalem, perdue depuis 1187, Jean Ier de Brienne lance une campagne en Égypte, prend Damiette, mais le fanatisme de Pelagius d'Albanie, le légat du pape, empêche toute négociation. L'opération s'enlise en Égypte et échoue ainsi.
Trêve entre Jean Ier de Brienne avec Al-Adel
Jean Ier de Brienne réussit à réfréner l'ardeur belliqueuse des Templiers et négocie une nouvelle trêve avec Al-Adel en juillet 1211 pour une durée de 6 ans.
Pendant ce temps les Templiers vont combattre pour le prince d'Antioche pour reprendre leur citadelle de Baghrâs que Saladin avait prises.
De leur côté, les Hospitaliers vont prêter main forte au roi Léon II d'Arménie contre le sultanat seldjoukide de Roum.
Cinquième croisade
Construction du Château Pèlerin
Jean Ier de Brienne, héritier du titre de roi de Jérusalem, et André II Arpad de Hongrie se mettent en 1217 à la tête de la cinquième croisade contre les Sarrasins d'Égypte. Le roi de France y reste étranger.
Léopold VI d'Autriche et Hervé IV de Donzy participe cette cinquième croisade.
Les premiers croisés de la cinquième croisade arrivent en Palestine en 1217.
Forcés d'attendre l'arrivée de la majeure partie du contingent, les croisés présents, dont Gauthier II d'Avesnes, entreprennent plusieurs opérations militaires contre les territoires musulmans en Syrie, sans résultats notables.
Gautier II d'Avesnes est fait prisonnier mais est libéré par les Templiers.
Les premiers croisés contribuent à la construction de Château Pèlerin, une puissante forteresse côtière sur un ancien site phénicien entre 1217 et 1218.
Le château Pèlerin est une des plus grandes forteresses templières en Terre Sainte. Elle est bâtie sur un éperon rocheux entouré d'eau qui se situe à 25 km au nord de Césarée et à 12 km au sud d'Acre et du mont Carmel dans le royaume franc de Jérusalem, et à l'est de la tour de Détroit, cette dernière étant déjà en possession des Templiers.
La croisade sous la conduite du roi André II de Hongrie et de Léopold VI d'Autriche débarque à Acre en septembre 1217.
L'objectif choisi est une citadelle que le sultan Malik al-Adel vient de construire sur le Mont Tabor et qui domine la plaine d'Acreet contrôle la Galilée et la Samarie.
La forteresse du Mont-Thabor est assiégée en vain du 29 novembre au 7 décembre 1217.
Il semble que les Croisés ont alors manqué de persévérance.
À la tête d'un petit détachement, un prince hongrois tente ensuite de prendre le château de Shaqîf Arnûn (Beaufort) dans le Marj Ayoun, bien que le comte de Sidon lui déconseille une telle entreprise, et son armée est taillée en pièces par les montagnards.
L'armée hongroise retourne dans son pays en janvier 1218.
De son côté, Jean Ier de Brienne fait fortifier Césarée.
Campagne des Croisés en Égypte
Mort de Malik al-Adil
D'autres Croisés, venant de royaumes plus occidentaux, continuent à arriver en Terre Sainte.
Jean Ier de Brienne comprend l'inutilité d'attaquer et d'assiéger directement Jérusalem, décide de s'attaquer à des ports égyptiens, Alexandrie ou Damiette, pour ensuite négocier l'échange de ce port contre Jérusalem.
La flotte franque débarque devant Damiette le 29 mai 1218.
La flotte franque réussit à forcer le passage sur le Nil le 24 août 1218.
Malik al-Adil meurt le 31 août 1218.
Es fils lui succèdent, Malik al-Kamil en Égypte et Malik al-Mu'azzam en Syrie.
Le 29 août 1218, Al-Mu'azzam tente de faire diversion en prenant et détruisant Césarée, mais sans succès.
À la fin septembre 1218, le légat Pélage arrive à Damiette et demande la direction de la croisade.
Le 9 octobre 1218, Al-Kamil tente une attaque du camp croisé, mais est repoussé.
Échec de la cinquième croisade
La cinquième croisade a lieu de 1219 à 1221. Jean Ier de Brienne essaye, sans succès de prendre possession du royaume de Jérusalem.
Retour de Jean Ier de Brienne
Jean Ier de Brienne quitte Damiette avec son armée en mars 1220.
Gautier IV de Brienne Comte de Jaffa
Jean Ier de Brienne, Roi de Jérusalem, donne à Gautier IV de Brienne le comté de Jaffa en 1221.
Trêve entre Jean Ier de Brienne et Al-Kamil
En juillet 1221, l'armée croisée décide de marcher sur le Caire, mais est paralysée par la crue du Nil, et doit livrer Damiette en échange de sa liberté.
Après l'échec de cette cinquième croisade, Jean Ier de Brienne conclut avec Al-Kamil un trêve de 7 ans.
Jean Ier de Brienne en Occident
Jean Ier de Brienne décide de se rendre en Italie afin de discuter avec les principaux souverains du sort des états latins d'Orient.
Débarqué à Brindisi en octobre 1222, Jean Ier de Brienne rencontre le pape Honorius III, auquel il se plaint du comportement du légat Pélage qui a fait échouer la croisade par son intransigeance.
Honorius III lui donne raison, puis lui propose le mariage d'Isabelle II de Brienne la princesse héritière à l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen.
Ce dernier est intéressé par le projet, qui lui permet d'ébaucher un empire méditerranéen, tandis que Jean Ier de Brienne apprécie la possibilité de bénéficier des troupes germaniques.
Philippe II Auguste, à qui Jean Ier de Brienne vient ensuite rendre visite, apprécie moins et reproche à Jean Ier de Brienne de s'être fait manipuler.
Traité de San Germano
Le 21 juin 1225 est fixé comme date pour le départ vers la Terre Sainte de Frédéric II de Hohenstaufen.
Pour obtenir des renforts, Jean Ier de Brienne négocie le mariage entre sa fille et l'Empereur germanique. Honorius III organise son mariage avec Isabelle II de Brienne, héritière du Royaume de Jérusalem, pour lui donner enfin une incitation à partir.
Frédéric II de Hohenstaufen signe le traité de San Germano en juillet 1225 pour obtenir un nouveau report de 2 ans de son départ en Croisade.
Mariage de Frédéric II de Hohenstaufen avec Isabelle II de Brienne
Abdication de Jean Ier de Brienne comme Roi de Jérusalem
Isabelle II de Brienne Reine de Jérusalem
Frédéric II de Hohenstaufen Roi de Jérusalem
Couronnement d'Henri Ier de Lusignan
Une escadre impériale vient chercher Isabelle II de Brienne en août 1225.
Frédéric II de Hohenstaufen épouse à Brindisi dans les Pouilles le 9 novembre 1225 Isabelle II de Brienne, fille de Jean Ier de Brienne et de Marie de Montferrat. Leur enfant est :
Conrad IV de Hohenstaufen (1228-1254), Duc de Souabe, Roi des Romains et de Jérusalem.
Le lendemain, Frédéric II de Hohenstaufen dépossède Jean Ier de Brienne de la baile du royaume de Jérusalem et revendique celle de Chypre.
Scandalisé par cette manœuvre que les négociations du mariage ne laissaient pas présager, et aussi par le viol dont Frédéric II de Hohenstaufen s'est rendu coupable auprès d'une des cousines d'Isabelle II de Brienne, Jean Ier de Brienne abdique comme Roi de Jérusalem et quitte définitivement le royaume de Jérusalem.
Philippe d'Ibelin décide par précaution de faire couronner Henri Ier de Lusignan en 1225 mais Frédéric II de Hohenstaufen réussit à se faire des partisans parmi les nobles chypriotes.
Jean Ier de Brienne Tuteur de Baudouin II
Jean Ier de Brienne Régent de l'Empire latin de Constantinople
Jean Ier de Brienne Empereur latin de Constantinople associé
Fiancailles de Baudouin II de Courtenay et de Marie de Brienne
En 1229, les barons proposent la régence de l'Empire latin de Constantinople et la tutelle du jeune Baudouin II de Courtenay à Jean Ier de Brienne, qui l'accepte, à la condition d'être associé au trône.
Le 19 avril 1229, Baudouin II de Courtenay et Marie de Brienne sont fiancés.
Le mariage a pour but d'établir une alliance dynastique entre Baudouin II de Courtenay et Jean Ier de Brienne, les deux codirigeants de l'Empire latin.
Paix de San Germano
Le 20 mai 1230, Malatesta della Penna prend part à la ligue de Frédéric II de Hohenstaufen, passant ainsi du côté des Gibelins avec Ravenne, Forlì et Bertinoro.
Soutenu par le pape Grégoire IX, Jean Ier de Brienne tente d'envahir le royaume de Sicile, mais est vaincu par Frédéric II de Hohenstaufen, son gendre.
Le traité de Paix de San Germano, négocié par le dominicain Guala, est signé le 23 juillet 1230 entre l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen et le pape Grégoire IX.
L'empereur accorde amnistie à tous ses ennemis, et révoque le ban prononcé contre la Ligue Lombarde.
Gaète et Sant'Agata qui s'étaient mises sous la protection du pape resteront pendant une année entre ses mains, après quoi, si l'on n'a pu s'accorder sur une manière de les rendre à l'empereur qui ne soit pas contraire à l'honneur du souverain pontife, cette affaire sera réglée par des arbitres.
Toutes les présentations et élections dans les églises et fondations se feront d'après les lois de l'Église.
Frédéric II de Hohenstaufen donnera des otages pour assurer l'exécution du traité et promet de laisser le Saint-Siège jouir des terres de l'Église, spécialement de la Marche d'Ancône et du duché de Spolète.
Le 28 août 1230, Frédéric II de Hohenstaufen est absous de l'excommunication qui pesait contre lui.
Jean Ier de Brienne Empereur latin de Constantinople
Jean Ier de Brienne est couronné Empereur latin de Constantinople à son arrivée à Constantinople en 1231.
L'empire latin se réduit alors à Constantinople et ses environs, et sous la triple menace de l'empire de Nicée, du despotat d'Épire et des Bulgares.
Jean Ier de Brienne repousse les attaques des Grecs et des Bulgares.
Siège de Constantinople
Conquête de la Thrace et la Macédoine par Jean III Empereur de Nicée
En 1235, Jean III, Empereur de Nicée, allié aux Bulgares de Jean III Asen, assiège sans succès Constantinople défendue par Jean Ier de Brienne , alors qu'il n'y a que 160 chevaliers
Mais les Vénitiens, craignant la perte de leurs avantages commerciaux, lui prêtent main forte et la ville résiste.
La flotte vénitienne domine sur la mer, et les assiégeants finissent par se décourager.
Jean III réussit à reconquérir la Thrace et la Macédoine.Sources :- Gilbert PERESSE (gigiperesse )
- Base collaborative Pierfit (pierfit )
- WIKIPEDIA
- 28 septembre 1209 :
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Mariage (avec Marie MONTFERRAT)
Tyr, Liban
ou 03/10/1210
Jean Ier de Brienne épouse à Tyr au Liban le 4 ou le 14 septembre 1210 Marie de Montferrat, fille de Conrad Ier de Montferrat et d'Isabelle Ire d'Anjou. Leurs enfants sont :
Yolande ou Isabelle II de Brienne (1211 ou 1212-1228), qui épousera en 1225 Frédéric II de Hohenstaufen.
Jean Ier de Brienne devient ainsi Roi de Jérusalem.
Les époux sont sacrés roi et reine de Jérusalem le 3 octobre 1210 dans la cathédrale de Tyr.
Guy de Montfort assiste à ce couronnement.
Jean Ier de Brienne continue la politique de paix de Jean d'Ibelin.
Jean épousa en 1210 (vers l'âge de quarante ans) Marie de Montferrat (1191-1212), reine de Jérusalem, fille de Conrad de Montferrat et d'Isabelle de Jérusalem, roi et reine de Jérusalem, qui donna naissance à :
Isabelle II (1211-1228), reine de Jérusalem, mariée à Frédéric II, empereur germanique. - mai 1214 :
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Mariage (avec Stéphanie ARMENIE)
Jean Ier de Brienne est veuf de Marie de Montferrat.
Jean Ier de Brienne épouse avant 1214 Étiennette (ou Rita) d'Arménie, fille de Léon II d'Arménie et d'Isabelle. Leur enfant est :
Jean (1216-1220). - 22 mai 1222 :
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Mariage (avec Bérangère DE CASTILLE) - Toledo, Provincia de Toledo, Castille-la Mancha, SPAIN
Jean Ier de Brienne est veuf d'Étiennette d'Arménie.
Jean Ier de Brienne épouse à Tolède en 1222 ou en 1224 Bérengère de León, fille d'Alphonse IX de Léon et de Bérengère de Castille. Leurs enfants sont :
Marie de Brienne dite la Jeune (1223 ou 1225-5 mai 1275) qui épousera :
en 1234 Baudouin II de Courtenay, Empereur latin de Constantinople et Margrave de Namur,
en 1240 Pierre Ier de Courtenay-Champignelles,
Alphonse de Brienne dit d'Acre (1224-1270), Comte d'Eu, qui épousera vers 1250 Marie de Lusignan,
Louis Ier de Brienne dit d'Acre (1225-9 mai 1301) qui épousera en 1253 Agnès de Beaumont, Vicomtesse de Beaumont-au-Maine, de Fresnay et de Sainte-Suzanne,
Jean II d'Acre (1225-1296), Sire d'Acre, Bouteiller de France, qui épousera :
avant 1249 Marie de Coucy,
en 1251 Jeanne de Châteaudun.
Le mariage avec Jean de BRIENNE est célébré en 1224 à Tolède, à l'instigation de sa mère Bérengère de CASTILLE, qui détourne le roi de Jérusalem de son projet matrimonial avec une des filles du premier lit d'Alphonse IX (avec Thérèse du Portugal), pour préserver les droits de son fils Ferdinand (futur Ferdinand III) au trône du royaume de León.
Jean de BRIENNE est alors veuf de Marie de MONTSERRAT (1191 - † 1212) et de Rita d'ARMENIE (ap. 1195 - † 1220), et c'est lors d'un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle qu'il épouse en troisièmes noces Bérengère. C'est un moyen de resserrer les liens des royaumes latins d'orient avec les royaumes hispaniques, et une union de prestige, Bérengère étant la nièce de la reine de France Blanche de Castille - 28 mars 1237 :
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Décès - Constantinople, TURQUIE
Jean Ier de Brienne meurt à Constantinople le 21 ou le 23 mars 1237.
Jean Ier de Brienne cultive la poésie, on le croit le véritable auteur de vers attribués par erreur à Thibault IV de Champagne. Il les aurait adressés à Blanche de Champagne.
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Même nom, même prénom, né à peu près la même année : des cousins ont peut-être retrouvé d'autres ancêtres de cette famille.
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