🌳 arbre de la famille Brenaut
par jeanbr
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Jean-Marie URIEN
Parents
- Jacques URIEN 1811-1881
- Anne Marie PALUT 1822-?
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 16 octobre 1874 (vendredi), Brasparts, 29016, Finistère, Bretagne, France, avec
Marie Jeanne KERAUTRET 1842-1918
dont
- Marie URIEN 1879-1966
Événements
- 6 août 1843 :
- Naissance - Plouzévé
- 16 octobre 1874 :
- Mariage (avec Marie Jeanne KERAUTRET) - Brasparts, 29016, Finistère, Bretagne, France
- 20 février 1899 :
- Décès - Brasparts, 29016, Finistère, Bretagne, France
Notes
Les archives militaires nous apprennent que Jean-Marie mesure 1.64 m, a les yeux gris et les cheveux châtains, un visage ovale avec un menton pointu et de petits nez et bouche.
Domicilié à Lopérec en 1864, il est tiré au sort cette année là pour effectuer son service militaire d'une durée de 6 années à cette époque. Il arrive ainsi le 6 octobre 1864 au port de Lorient pour suivre une formation de marin militaire de 6 mois (peut être dans une école de canonniers). Cette marine française du second empire sous Napoléon III est alors en phase de modernisation : apparition des hélices, des blindages et machines à vapeur sur les navires et création des premières écoles et spécialités navales. A cette époque, l'activité économique de la ville est centrée sur le port militaire: de nombreux ouvriers sont employés à l'arsenal, des cabarets et maisons closes existent. L'insalubrité occasionne diverses épidémies dont celle du choléra qui frappe en 1865.
Sa formation achevée, Jean-Marie passe 8 mois sur l'Implacable, une batterie flottante avant d'être envoyé à Toulon le 9 mai 1866.Il navigue un mois sur l'Amazone, une frégate de transport avant de voyager durant plus de 2 ans sur l'Achéron, navire à vapeur muni d'un armement.Il s'agit d'un des premiers modèles de navire avec une machinerie à vapeur fiable (avisos à roues). Jean-Marie se retrouve alors aux Antilles (Martinique, Guadeloupe, Saint-Domingue).Le 7 octobre 1866, il obtient le grade de matelot 3e classe. Le 8 mars 1867, il participe à une opération navale particulière: l'Achéron appareille depuis Fort de France en compagnie du Jean-Bart, navire école, pour tenter de renflouer la Gironde, échouée en Jamaïque. Mais cela est un échec. Le 27 septembre 1868, Jean-Marie retourne sur le navire Amazone vraisemblablement stationné aux Antilles à cette période et qui le ramène très probablement à Toulon 2 mois plus tard le 29 novembre 1868.
La marine lui accorde alors un congé de presque 2 années. Il retourne à la ferme familiale à Lopérec puis épouse Marie-Françoise Goulard le 2 mai 1870 à Brasparts (peut être une soeur ou une cousine d'une Marie Goulard travaillant comme servante à la ferme exploitée par son père à Lopérec).
Rappelé à Lorient le 21 juillet 1870 par la marine, il passe une courte période sur la frégate Guerrière puis sur le grand vaisseau Louis XIV (vaisseau école de canonniers) avant d'être réquisitionné le 10 août avec tout l'équipage pour la défense du siège de Paris lors de la guerre franco-prussienne de 1870. Dans un premier temps, il est vraisemblablement chargé de préparer à la hâte les fortifications (installation des canons lourds en provenance des arsenaux et des transmissions). A partir du 18 septembre, l'armée prussienne encercle Paris. Sa stratégie est d'affamer Paris afin d'obtenir la capitulation. Cing mois pénibles de siège suivent: échecs des tentatives de percées parisiennes, bombardements prussiens à partir du mois de janvier 71, manque de nourriture, hivers très rigoureux avec peu ou pas de moyen de chauffage etc....Les parisiens en sont réduits à manger du rat, chat , chien , y compris les animaux du zoo du jardin des Plantes (chameau, éléphant, antilopes) qui seront abattus. L'armistice est signée le 26 janvier 1871.
Le 8 mars 71, il retourne à l'arsenal de Lorient puis quitte l'armée définitivement le 21 mars 1871.
Il retourne auprès de sa femme en Bretagne.Devenu veuf en 1872, il épouse en 1874 Marie Jeanne KERAUTRET et rejoint la famille de celle-ci dans leur ferme située au lieu du Rugornou Bihan à Brasparts (situé au nord ouest de la commune). Le chef de ménage est la mère de sa femme, Marie Kerautret, veuve depuis peu.
Jean-Marie sera temoin au mariage en 1877 de son frère Ollivier avec Marie Anne LE BRAS.
Les années passant, la mère de sa femme décède et Jean-Marie devient à son tour fermier en chef au Rugournou Bihan (au moins à partir de 1881). Comme cela était commun à l'époque, un bail entre Jean-Marie et le propriétaire de la ferme du Rugornou Bihan a dû être établi.
La ferme possède un étage avec une chambre. Le matériel agricole est stocké dans
un hangar tandis qu'une crêche abrite le bétail (cheval, porc, vaches). 4 hectares de terrain servent à la culture de plantes mentionnées telles que le seigle, le froment, le blé noir ou l' avoine.
Il devait fabriquer son propre pain à partir de la farine stockée dans une maie (mentionnée dans les archives d'inventaire de notaire)et d'un four à pain retrouvé physiquement sur place.Ce pain était ensuite rangée dans une huche. Il produisait probablement son propre lait.
Il devait également cuisiner des crêpes et des galettes de blé noir car il possédait une poëlle à crêpe et parce qu'il s'agit d'une coutume culinaire bretonne qui existe encore aujourd'hui. Aucune fourchette n'est mentionnée dans l'inventaire après-dècès : des écuelles étaient utilisées pour se nourrir principalement de soupes et bouillies.Les gens étaient assis à table sur des bancs. Les femmes ne mangeaient pas avec les hommes qui étaient servis par ces dernières.
Le linge était lavé à la main grâce à l'usage d'un baquet (sorte de demi-tonneau).
Pas d'eau courante (puit), ni d'électricité (usage de lampes à huile, chandelier ...). Le transport se faisait en charrette tractée par boeufs ou chevaux.
Il dormait avec sa famille dans des lits-clos qui ont peut être été reçus en héritage de leur père (mention en 1899 de 3 "vieux" lits-clos qui existaient déjà à la succession de son père en 1881- même chose pour les 3 armoires).Un lit-clos était un meuble fermé dans lequel les gens dormaient à plusieurs en position demi-assise (la position allongée étant associée à celle du mort).Dans le Léon, ce type de meuble avait pour particularité de s'ouvrir par un panneau coulissant et non par une fenêtre ou une petite porte comme cela se faisait dans d'autres régions. A noter qu'au début du 20e siècle, cette sorte de lit finit par ne plus être utilisé à Brasparts.
Il achète des services fournis par d'autres villageois (fourniture d'engrais, battage, épicerie). Il prête également de l'argent aux membres de sa famille.
A son décès en 1899, il semblerait que son gendre Pierre Hélias, mariée avec sa fille Marie-Jeanne, reprenne l'exploitation de la ferme (il faudrait éplucher les recensements à Brasparts pour cette période).
Domicilié à Lopérec en 1864, il est tiré au sort cette année là pour effectuer son service militaire d'une durée de 6 années à cette époque. Il arrive ainsi le 6 octobre 1864 au port de Lorient pour suivre une formation de marin militaire de 6 mois (peut être dans une école de canonniers). Cette marine française du second empire sous Napoléon III est alors en phase de modernisation : apparition des hélices, des blindages et machines à vapeur sur les navires et création des premières écoles et spécialités navales. A cette époque, l'activité économique de la ville est centrée sur le port militaire: de nombreux ouvriers sont employés à l'arsenal, des cabarets et maisons closes existent. L'insalubrité occasionne diverses épidémies dont celle du choléra qui frappe en 1865.
Sa formation achevée, Jean-Marie passe 8 mois sur l'Implacable, une batterie flottante avant d'être envoyé à Toulon le 9 mai 1866.Il navigue un mois sur l'Amazone, une frégate de transport avant de voyager durant plus de 2 ans sur l'Achéron, navire à vapeur muni d'un armement.Il s'agit d'un des premiers modèles de navire avec une machinerie à vapeur fiable (avisos à roues). Jean-Marie se retrouve alors aux Antilles (Martinique, Guadeloupe, Saint-Domingue).Le 7 octobre 1866, il obtient le grade de matelot 3e classe. Le 8 mars 1867, il participe à une opération navale particulière: l'Achéron appareille depuis Fort de France en compagnie du Jean-Bart, navire école, pour tenter de renflouer la Gironde, échouée en Jamaïque. Mais cela est un échec. Le 27 septembre 1868, Jean-Marie retourne sur le navire Amazone vraisemblablement stationné aux Antilles à cette période et qui le ramène très probablement à Toulon 2 mois plus tard le 29 novembre 1868.
La marine lui accorde alors un congé de presque 2 années. Il retourne à la ferme familiale à Lopérec puis épouse Marie-Françoise Goulard le 2 mai 1870 à Brasparts (peut être une soeur ou une cousine d'une Marie Goulard travaillant comme servante à la ferme exploitée par son père à Lopérec).
Rappelé à Lorient le 21 juillet 1870 par la marine, il passe une courte période sur la frégate Guerrière puis sur le grand vaisseau Louis XIV (vaisseau école de canonniers) avant d'être réquisitionné le 10 août avec tout l'équipage pour la défense du siège de Paris lors de la guerre franco-prussienne de 1870. Dans un premier temps, il est vraisemblablement chargé de préparer à la hâte les fortifications (installation des canons lourds en provenance des arsenaux et des transmissions). A partir du 18 septembre, l'armée prussienne encercle Paris. Sa stratégie est d'affamer Paris afin d'obtenir la capitulation. Cing mois pénibles de siège suivent: échecs des tentatives de percées parisiennes, bombardements prussiens à partir du mois de janvier 71, manque de nourriture, hivers très rigoureux avec peu ou pas de moyen de chauffage etc....Les parisiens en sont réduits à manger du rat, chat , chien , y compris les animaux du zoo du jardin des Plantes (chameau, éléphant, antilopes) qui seront abattus. L'armistice est signée le 26 janvier 1871.
Le 8 mars 71, il retourne à l'arsenal de Lorient puis quitte l'armée définitivement le 21 mars 1871.
Il retourne auprès de sa femme en Bretagne.Devenu veuf en 1872, il épouse en 1874 Marie Jeanne KERAUTRET et rejoint la famille de celle-ci dans leur ferme située au lieu du Rugornou Bihan à Brasparts (situé au nord ouest de la commune). Le chef de ménage est la mère de sa femme, Marie Kerautret, veuve depuis peu.
Jean-Marie sera temoin au mariage en 1877 de son frère Ollivier avec Marie Anne LE BRAS.
Les années passant, la mère de sa femme décède et Jean-Marie devient à son tour fermier en chef au Rugournou Bihan (au moins à partir de 1881). Comme cela était commun à l'époque, un bail entre Jean-Marie et le propriétaire de la ferme du Rugornou Bihan a dû être établi.
La ferme possède un étage avec une chambre. Le matériel agricole est stocké dans
un hangar tandis qu'une crêche abrite le bétail (cheval, porc, vaches). 4 hectares de terrain servent à la culture de plantes mentionnées telles que le seigle, le froment, le blé noir ou l' avoine.
Il devait fabriquer son propre pain à partir de la farine stockée dans une maie (mentionnée dans les archives d'inventaire de notaire)et d'un four à pain retrouvé physiquement sur place.Ce pain était ensuite rangée dans une huche. Il produisait probablement son propre lait.
Il devait également cuisiner des crêpes et des galettes de blé noir car il possédait une poëlle à crêpe et parce qu'il s'agit d'une coutume culinaire bretonne qui existe encore aujourd'hui. Aucune fourchette n'est mentionnée dans l'inventaire après-dècès : des écuelles étaient utilisées pour se nourrir principalement de soupes et bouillies.Les gens étaient assis à table sur des bancs. Les femmes ne mangeaient pas avec les hommes qui étaient servis par ces dernières.
Le linge était lavé à la main grâce à l'usage d'un baquet (sorte de demi-tonneau).
Pas d'eau courante (puit), ni d'électricité (usage de lampes à huile, chandelier ...). Le transport se faisait en charrette tractée par boeufs ou chevaux.
Il dormait avec sa famille dans des lits-clos qui ont peut être été reçus en héritage de leur père (mention en 1899 de 3 "vieux" lits-clos qui existaient déjà à la succession de son père en 1881- même chose pour les 3 armoires).Un lit-clos était un meuble fermé dans lequel les gens dormaient à plusieurs en position demi-assise (la position allongée étant associée à celle du mort).Dans le Léon, ce type de meuble avait pour particularité de s'ouvrir par un panneau coulissant et non par une fenêtre ou une petite porte comme cela se faisait dans d'autres régions. A noter qu'au début du 20e siècle, cette sorte de lit finit par ne plus être utilisé à Brasparts.
Il achète des services fournis par d'autres villageois (fourniture d'engrais, battage, épicerie). Il prête également de l'argent aux membres de sa famille.
A son décès en 1899, il semblerait que son gendre Pierre Hélias, mariée avec sa fille Marie-Jeanne, reprenne l'exploitation de la ferme (il faudrait éplucher les recensements à Brasparts pour cette période).