🌳 Arbre CHRISTE-BECAT-MATEÜ
par roger64
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Matthieu CATHELAIN
Matthieu CATHELAIN
- Né en 1714 - Hermies, 62440, Pas de Calais, Hauts-de-France, France
- Décédé le 1er février 1778 (dimanche) - Hermies, 62440, Pas de Calais, Hauts-de-France, France
- Inhumé le 2 février 1778 (lundi) - Hermies, 62440, Pas de Calais, Hauts-de-France, France
- Mulquinier
Parents
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 10 février 1739 (mardi), Hermies, 62440, Pas de Calais, Hauts-de-France, France, avec
Marie Adrienne DEFONTAINE
dont
- Jean-François CATHELAIN 1739-1793
- Louis Joseph CATHELAIN 1753-?
Frères et sœurs
- Marie Magdelaine CATHELAIN ~1698-?
- Jean François CATHELAIN ~1701-1737
- Laurent CATHELAIN ~1702-1742
- Nicolas François Joseph CATHELAIN ~1709-1776
- Jeanne Marguerite CATHELAIN 1710-1770
- Fiche privée
- Matthieu CATHELAIN 1714-1778
Événements
- 1714 :
- Naissance - Hermies, 62440, Pas de Calais, Hauts-de-France, France
- 10 février 1739 :
- Mariage (avec Marie Adrienne DEFONTAINE) - Hermies, 62440, Pas de Calais, Hauts-de-France, France
- 1er février 1778 :
- Décès - Hermies, 62440, Pas de Calais, Hauts-de-France, France
- 2 février 1778 :
-
Inhumation - Hermies, 62440, Pas de Calais, Hauts-de-France, France
Source : Registre d'Etat-Civil d'Hermies en ligne:p.142/1561 (http://archivesenligne.pasdecalais.fr/console/ir_seriel_visu.php?SID=n6de1lj5re9i62voo6og51etv5&id=172358950&l=1664&h=926&titre=172358950# ).
Notes
Témoin de son neveu Louis Joseph CATHELAIN lors de son mariage le 4 juillet 1752.
NOTES:
MULQUINIER : Dans le nord de la France, aux XVIIème et XVIIIème siècles, on trouve fréquemment des personnes exerçant la profession de mulquinier. Le mulquinier est louvrier qui tisse les batistes, étoffes de toile fine de lin utilisées pour lhabillement. Il appartient à une industrie régionale prospère.
Un artisanat tout en finesse
Le mulquinier (ou meulquinier, murquinier, etc.) est lartisan qui fabrique les étoffes de lin. Lappellation dérive du vieux mot molaquin ou mollequin qui était une étoffe de toile fine que nos ancêtres utilisaient pour leur habillement. Souvent, le mulquinier achète directement le fil aux fileuses des villages et fait travailler sous sa direction, dans sa cave, des ouvriers tisseurs. On donne le nom de batiste (linon et toilettes) à ces toiles fines de lin. Toutefois, les mulquiniers et les tisseurs nutilisent jamais ce mot pour désigner leurs fabrications, mais les appellent des toilettes ou linons.
Les batistes sont fabriquées essentiellement dans le Cambrésis, qui est aujourdhui intégré presque entièrement dans le département du Nord, dans sa partie orientale. Toutefois, la consultation des registres paroissiaux du XVIIIème siècle montre la présence de mulquiniers, ou marchands de toilettes, dans dautres villages, notamment dans lAisne, le Pas-de-Calais et certaines communes du Hainaut.
La tradition veut que ce soit un nommé Baptiste du village de Courtaing, près de Cambrai, qui tissa vers 1300 les premières toiles fines. Le lin qui sert à la fabrication des batistes est récolté, roui et filé dans le Cambrésis. Les toiles sont blanchies dans la région. Tout ce travail constitue une vaste industrie qui participe longtemps à la prospérité de la région. La filature du lin natteint nulle part ailleurs une telle perfection. La finesse de ses fils est telle que, pour obtenir un poids de 500 grammes, il faut une longueur de fil de 250 km ! Les fils utilisés dans dautres villes, comme Valenciennes pour les dentelles, sont de moins bonne qualité. Outre le fil utilisé, on attribue généralement la qualité des batistes aux propriétés des caves où elles sont tissées, à leurs conditions dhumidité et de température.
Gloire et déboire du batiste
Le succès des toiles du Cambrésis, tant en France quà létranger (Italie, Espagne et dautres pays plus éloignés), incite dautres villes (Valenciennes, Douai, Péronne, Saint-Quentin, Bapaume...) à se lancer dans la fabrication de toiles, quelles vendent sous le nom de toiles de Cambrai. Sous le Premier Empire, 350 000 pièces de batiste sont ainsi fabriquées dans la région de Cambrai. Cette extension géographique de lindustrie du lin entraîne une baisse de la production dans le Cambrésis proprement. Lapparition de nouveaux tissus, comme les mousselines, concurrence également la batiste. Le perfectionnement de la filature de coton et lapparition des machines, la crise de 1788-1789 contribuent à la diminution de sa fabrication et à partir de la Restauration la production ne cesse de diminuer. En 1844, on nen tisse plus que 90 000 pièces. Cest à la fin du XIXème siècle que disparaît complètement cette industrie.
Extrait du chapitre concerné, dans louvrage Les métiers dautrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.
Les mulquiniers
Le mot est disparu avec les tisserands du Cambrésis, du Hainaut et du Vermandois. On disait: Molquinier, Marquenier, Murquenier. Le terme vient sans doute du mot Molequin qui servait à désigner une étoffe précieuse de Lin, genre mousseline. En principe, il s'agissait du fabricant, mais, en réalité, il finit par s'appliquer à tous les tisseurs. La charte des mulquiniers de Valenciennes en 1413 fait mention de Molekiniers, et celle de 1474 de Meulequinerie. A cette époque, l'ouvrier qui ourdissait et dévidait le fil était un Molequin. Dans sa notice historique de Nauroy, le pasteur Pannier écrit : " ... Tous ces braves gens, Mulquiniers et fileuses étaient venus au nombre d'une quarantaine au siège du Saillage (de Saint-Quentin) ". La mulquinerie ou tissage des toiles de Lin a été établie à Saint-Quentin vers 1570 par l'immigration d'ouvriers protestants chassés des Pays Bas par le Duc D'albe Fernando-AlVary de Tolède, né en 1508. Général espagnol au service de Philippe Il d'Espagne, il fut gouverneur des Pays-Bas de 1567 à 1572. Il est surtout connu pour sa répression impitoyable de "la révolte des gueux" dans ce que nous désignons sous le nom de Hollande.
M. Dolez nous dit que cette industrie existait déjà à Saint-Quentin depuis longtemps, mais Crommelin lui donne un nouvel essor vers 1582 en faisant de gros efforts pour propager la culture du Lin dans le Vermandois. En 1775, il y avait dans le Vermandois 5 600 Mulquiniers, dont 56 à Saint-Quentin avec 180 métiers battants. Pour les servir, on ne comptait pas moins de 33 800 personnes, surtout des fileuses (1), mais aussi des ourdisseuses, des dévideuses et des tieurs, qui étaient la plus part du temps des enfants en bas âge.
En 1815 il y avait à Origny-Sainte-Benoîte, Thenelles et Neuvillette une classe d'ouvriers occupés de père en fils à tisser de grosses toiles claires de 3/4 et 4/4.Dans le Lamandois, tous les quinze jours, le mulquinier vient vendre sa toile à Saint-Quentin (à pied) et son travail de 15 jours lui est payé de 20 à 25 francs. M. Gayet nous dit que l'ensemble de cette corporation, à la ville comme à la campagne, connaît une extrême pauvreté.
Recueilli par Paul Moniot(1).Les fileurs et fileuses, spécialisés dans le lin étaient désignés sous le nom de Filandriers et Filandrières. (Article de l'Aisne Nouvelle - Le passé simple - date inconnue)
NOTES:
MULQUINIER : Dans le nord de la France, aux XVIIème et XVIIIème siècles, on trouve fréquemment des personnes exerçant la profession de mulquinier. Le mulquinier est louvrier qui tisse les batistes, étoffes de toile fine de lin utilisées pour lhabillement. Il appartient à une industrie régionale prospère.
Un artisanat tout en finesse
Le mulquinier (ou meulquinier, murquinier, etc.) est lartisan qui fabrique les étoffes de lin. Lappellation dérive du vieux mot molaquin ou mollequin qui était une étoffe de toile fine que nos ancêtres utilisaient pour leur habillement. Souvent, le mulquinier achète directement le fil aux fileuses des villages et fait travailler sous sa direction, dans sa cave, des ouvriers tisseurs. On donne le nom de batiste (linon et toilettes) à ces toiles fines de lin. Toutefois, les mulquiniers et les tisseurs nutilisent jamais ce mot pour désigner leurs fabrications, mais les appellent des toilettes ou linons.
Les batistes sont fabriquées essentiellement dans le Cambrésis, qui est aujourdhui intégré presque entièrement dans le département du Nord, dans sa partie orientale. Toutefois, la consultation des registres paroissiaux du XVIIIème siècle montre la présence de mulquiniers, ou marchands de toilettes, dans dautres villages, notamment dans lAisne, le Pas-de-Calais et certaines communes du Hainaut.
La tradition veut que ce soit un nommé Baptiste du village de Courtaing, près de Cambrai, qui tissa vers 1300 les premières toiles fines. Le lin qui sert à la fabrication des batistes est récolté, roui et filé dans le Cambrésis. Les toiles sont blanchies dans la région. Tout ce travail constitue une vaste industrie qui participe longtemps à la prospérité de la région. La filature du lin natteint nulle part ailleurs une telle perfection. La finesse de ses fils est telle que, pour obtenir un poids de 500 grammes, il faut une longueur de fil de 250 km ! Les fils utilisés dans dautres villes, comme Valenciennes pour les dentelles, sont de moins bonne qualité. Outre le fil utilisé, on attribue généralement la qualité des batistes aux propriétés des caves où elles sont tissées, à leurs conditions dhumidité et de température.
Gloire et déboire du batiste
Le succès des toiles du Cambrésis, tant en France quà létranger (Italie, Espagne et dautres pays plus éloignés), incite dautres villes (Valenciennes, Douai, Péronne, Saint-Quentin, Bapaume...) à se lancer dans la fabrication de toiles, quelles vendent sous le nom de toiles de Cambrai. Sous le Premier Empire, 350 000 pièces de batiste sont ainsi fabriquées dans la région de Cambrai. Cette extension géographique de lindustrie du lin entraîne une baisse de la production dans le Cambrésis proprement. Lapparition de nouveaux tissus, comme les mousselines, concurrence également la batiste. Le perfectionnement de la filature de coton et lapparition des machines, la crise de 1788-1789 contribuent à la diminution de sa fabrication et à partir de la Restauration la production ne cesse de diminuer. En 1844, on nen tisse plus que 90 000 pièces. Cest à la fin du XIXème siècle que disparaît complètement cette industrie.
Extrait du chapitre concerné, dans louvrage Les métiers dautrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.
Les mulquiniers
Le mot est disparu avec les tisserands du Cambrésis, du Hainaut et du Vermandois. On disait: Molquinier, Marquenier, Murquenier. Le terme vient sans doute du mot Molequin qui servait à désigner une étoffe précieuse de Lin, genre mousseline. En principe, il s'agissait du fabricant, mais, en réalité, il finit par s'appliquer à tous les tisseurs. La charte des mulquiniers de Valenciennes en 1413 fait mention de Molekiniers, et celle de 1474 de Meulequinerie. A cette époque, l'ouvrier qui ourdissait et dévidait le fil était un Molequin. Dans sa notice historique de Nauroy, le pasteur Pannier écrit : " ... Tous ces braves gens, Mulquiniers et fileuses étaient venus au nombre d'une quarantaine au siège du Saillage (de Saint-Quentin) ". La mulquinerie ou tissage des toiles de Lin a été établie à Saint-Quentin vers 1570 par l'immigration d'ouvriers protestants chassés des Pays Bas par le Duc D'albe Fernando-AlVary de Tolède, né en 1508. Général espagnol au service de Philippe Il d'Espagne, il fut gouverneur des Pays-Bas de 1567 à 1572. Il est surtout connu pour sa répression impitoyable de "la révolte des gueux" dans ce que nous désignons sous le nom de Hollande.
M. Dolez nous dit que cette industrie existait déjà à Saint-Quentin depuis longtemps, mais Crommelin lui donne un nouvel essor vers 1582 en faisant de gros efforts pour propager la culture du Lin dans le Vermandois. En 1775, il y avait dans le Vermandois 5 600 Mulquiniers, dont 56 à Saint-Quentin avec 180 métiers battants. Pour les servir, on ne comptait pas moins de 33 800 personnes, surtout des fileuses (1), mais aussi des ourdisseuses, des dévideuses et des tieurs, qui étaient la plus part du temps des enfants en bas âge.
En 1815 il y avait à Origny-Sainte-Benoîte, Thenelles et Neuvillette une classe d'ouvriers occupés de père en fils à tisser de grosses toiles claires de 3/4 et 4/4.Dans le Lamandois, tous les quinze jours, le mulquinier vient vendre sa toile à Saint-Quentin (à pied) et son travail de 15 jours lui est payé de 20 à 25 francs. M. Gayet nous dit que l'ensemble de cette corporation, à la ville comme à la campagne, connaît une extrême pauvreté.
Recueilli par Paul Moniot(1).Les fileurs et fileuses, spécialisés dans le lin étaient désignés sous le nom de Filandriers et Filandrières. (Article de l'Aisne Nouvelle - Le passé simple - date inconnue)