Auguste Emile HUBERT
Portrait de Auguste Emile HUBERT

Auguste Emile HUBERT

  • Né le 7 mars 1854 (mardi) - Paris, 75, Paris, Île-de-France, FRANCE
  • Décédé le 4 août 1941 (lundi) - Paris 17 Batignolles-Monceau, 75017, Paris, Île-de-France, FRANCE, 14 rue de la Condamine, à l'âge de 87 ans
  • Inhumé le 6 août 1941 (mercredi) - Saint-Ouen, 93400, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE, Cimetière parisien de Saint-Ouen
  • Inhumé le 29 novembre 1946 (vendredi) - Saint-Ouen, 93400, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE, Cimetière parisien de Saint-Ouen
  • Ébéniste au chemin de fer du Nord
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Parents

Parents inconnus.

Union(s) et enfant(s)

Événements

7 mars 1854 :
Naissance - Paris, 75, Paris, Île-de-France, FRANCE
1874 :
Autre événement : Military service
1883 :
Autre événement : Residence - Paris 18 Buttes-Montmartre, 75018, Paris, Île-de-France, FRANCE, 39 rue Poulet
7 juillet 1883 :
Mariage (avec Madeleine AGARD) - Paris 18 Buttes-Montmartre, 75018, Paris, Île-de-France, FRANCE
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\f0\fs20 \cf0 Acte n\'b0 894}
1884 :
Autre événement : Residence - Paris 18 Buttes-Montmartre, 75018, Paris, Île-de-France, FRANCE, 39 rue Poulet
30 juillet 1910 :
Mariage (avec Marie Blanche DEFAIX) - Paris 17 Batignolles-Monceau, 75017, Paris, Île-de-France, FRANCE
4 août 1941 :
Décès - Paris 17 Batignolles-Monceau, 75017, Paris, Île-de-France, FRANCE, 14 rue de la Condamine
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\f0\fs20 \cf0 Acte n\'b0 1159}
6 août 1941 :
Inhumation - Saint-Ouen, 93400, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE, Cimetière parisien de Saint-Ouen
29 novembre 1946 :
Inhumation - Saint-Ouen, 93400, Seine-Saint-Denis, Île-de-France, FRANCE, Cimetière parisien de Saint-Ouen

Notes

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\f0\i\fs24 \cf0 Etude r\'e9alis\'e9e dans le cadre de l'histoire des habitants du 38 rue Ramey Paris 18\'e8me\
Merci de me contacter si vous avez des informations sur ces personnes\
\
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\f1\i0 \cf0 Fils de Louis Emma HUBERT et Olympe Ad\'e9la\'efde B\'e9atrix KAMPF\
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\f0\i \cf0 \
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\f1\i0 \cf2 \cb3 \expnd0\expndtw0\kerning0
Souvenirs de Pierre HUBERT, petit-fils de Henri HUBERT\
sur la page Geneanet de Jean-Luc BRICE ({\field{\*\fldinst{HYPERLINK "https://www.geneanet.org/profil/jlbrice"}}{\fldrslt \cf4 jlbrice}})\
\
Louis Emma (sic) HUBERT lorsqu'il est mont\'e9 \'e0 Paris o\'f9 il a travaill\'e9 comme jardinier de la ville. Mon grand-p\'e8re, Auguste Emile HUBERT est n\'e9 \'e0 Paris le 7 mars 1854, seul enfant (autant que je sache) de l'union de Louis Emma avec Olympe, Ad\'e9la\'efde, B\'e9atrix KAMPF. Selon ma cousine Jacqueline, l'enfant devait avoir 4 ans lorsque l'\'e9pouse infid\'e8le a abandonn\'e9 le foyer conjugal pour suivre un s\'e9ducteur en Pologne o\'f9 elle a \'e9t\'e9 retrouv\'e9e mortede faim ou de froid sur un banc \'e0 Varsovie.\
J\'92ignore tout des conditions d'apprentissage d'Auguste Emile. Je me souviens seulement lui avoir entendu dire que, durant le si\'e8ge de Paris en 1870-71 (Il avait alors 16 ans), il travaillait \'e0 la fabrication de baraquements en bois \'e0 Vincennes, ce qui l'obligeait \'e0 une bonne marche \'e0 pied, matin et soir, puisqu'il habitait Montmartre. Je n'ai jamais entendu dire qu'il ait fait du service militaire : sans doute avait-il tir\'e9 un "bon num\'e9ro" au tirage au sort qui ne futaboli qu'en 1905. Plus tard, ayant obtenu la qualification d'\'e9b\'e9niste, il entreprit un d\'e9but de "Tour de France" comme l'atteste le "Livret d'ouvrier" retrouv\'e9 dans les papiers familiaux \'e0 Montrouge. Ce livret, que j'ai remis \'e0 Thierry BONNECAZE, \'e9tait une sorte de passeport qui pr\'e9cisait l'\'e9tat-civil et que l'ouvrier devait faire signer par chaque employeur, \'e0 l'arriv\'e9e et au d\'e9part dans l'entreprise, avec certification de la signature par le commissairede police. Bien que ce livret ait \'e9t\'e9 \'e9tabli en 1875, plusieurs ann\'e9es apr\'e8s l'instauration de la IIIe R\'e9publique, il d\'e9bute en \'e9non\'e7ant le d\'e9cret le rendant obligatoire au nom de "NAPOLEON, Empereur des Fran\'e7ais" etc'est toujours au nom de NAPOLEON qu'il pr\'e9cise les peines encourues par un \'e9ventuel contrevenant. Gr\'e2ce \'e0 ce livret, je sais qu'il a travaill\'e9 \'e0 Rouen, comme \'e9b\'e9niste du 2\'a0juin 1875 au 15 Juillet 1876. Une note manuscrite de la main de mon p\'e8re indique qu'ensuite il a d\'fb aller au Havre mais le livret n'en garde pas trace. Le Tour de France a semble-t-il tourn\'e9 court car sa pr\'e9sence \'e0 Paris est attest\'e9e par un emploi de menuisier, du 15/10/1878au20/06/1879. La derni\'e8re inscription mentionne son entr\'e9e, le 16 Juillet 1879, \'e0 la Compagnie des Chemins de fer du Nord o\'f9 il est rest\'e9 50 ans, \'e0 quelques mois pr\'e8s, ce qui lui a valu la M\'e9daille d'Honneur en Vermeil deschemins de fer conf\'e9r\'e9e par arr\'eat\'e9 minist\'e9riel du 20/01/1930. Son d\'e9part en retraite, alors qu'il avait presque 75 ans a \'e9t\'e9 l\'e9g\'e8rement anticip\'e9 \'e0 cause d'une hernie \'e9trangl\'e9e op\'e9r\'e9e en urgence \'e0 l'h\'f4pital LARIBOISIERE.\cb1 \
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\cb3 Il s'\'e9tait mari\'e9, le 7/07/1883, avec Madeleine Louise AGARD dont je parlerai plus loin. Mon p\'e8re, Henri, L\'e9on est n\'e9 le 3/01/1887. Madeleine est morte, probablement de tuberculose le 11/05/1890. Devenu veuf, Auguste Emile s'est remari\'e9, officiellement, le 30/07/1910 avec Marie Blanche DEFAIX, couturi\'e8re, n\'e9e le 11/10/1865 \'e0 Paris 18\'e8me, veuve de Georges TROLLIET. Auparavant ils avaient sans doute v\'e9cu maritalement assez longtemps puisque leur fille Suzanne Henriette est n\'e9e le 3/10/1900. Je crois que c'est ma m\'e8re qui, avant son mariage, avait insist\'e9 pour qu'ils r\'e9gularisent leur situation.\cb1 \
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\cb3 Aux ateliers des Chemins de Fer du Nord, il \'e9tait affect\'e9 \'e0 l'entretien des wagons de 1\'e8re classe qui, \'e0 l'\'e9poque des wagons en bois, offraient aux voyageurs fortun\'e9s le confort d'une luxueuse \'e9b\'e9nisterie.\cb1 \
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\cb3 Devenu retrait\'e9, il \'e9tait toujours ingambe puisque, presque chaque semaine, il venait d\'e9jeuner, chez nous, \'e0 Montrouge, faisant l'aller et retour \'e0 pied depuis les Batignolles o\'f9 il habitait un tr\'e8s modeste appartement au 14, rue La Condamine, appartement qu'il occupait d\'e9j\'e0 en 1911 lors du mariage de mes parents. \'c0 la fin du repas, il avait coutume de r\'e9clamer, \'e0 ma m\'e8re, un petit verre de rhum qu'il baptisait "le lait des vieillards". Au d\'e9butdes ann\'e9es 30, il fut victime d'un accident provoqu\'e9 par un automobiliste qui, ayant perdu le contr\'f4le de sa direction vint le faucher sur le trottoir de la rue d'Amsterdam. Apr\'e8s quelques jours d'h\'f4pital, il regagna son domicile avec un genou d\'e9finitivement ab\'eem\'e9 et depuis ce moment ne marchait plus qu'avec une canne. Je ne crois pas qu'il ait touch\'e9 une bien grosse indemnit\'e9 pour ce handicap.\cb1 \
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\cb3 Il est mort chez lui, le 14/08/1941 apr\'e8s une trop tardive op\'e9ration de la prostate. Enterr\'e9 au cimeti\'e8re de St Ouen, sa tombe a \'e9t\'e9 boulevers\'e9e par un bombardement en 1944 et ses restes ont \'e9t\'e9 transf\'e9r\'e9s dansun autre emplacement sous le contr\'f4le de mon p\'e8re.\cb1 \
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\cb3 Il m'a laiss\'e9 le souvenir d'un homme simple et affable, vivant en bonne harmonie avec les siens, se contentant d'une vie tr\'e8s modeste sans aucun esprit revendicatif. Il ne semblait pas avoir gard\'e9 une bonne opinion des Communards de 1871. Je crois avoir entendu dire que, les jours de gr\'e8ve, il continuait \'e0 aller au travail en se faisant insulter et traiter de "jaune" par les gr\'e9vistes mass\'e9s \'e0 l'entr\'e9e des ateliers. La correspondance de ma m\'e8re m'a appris que, durant les "\'e9v\'e8nements sociaux" de 1917, il \'e9tait horrifi\'e9 de voir son \'e9pouse et sa fille adopter les th\'e8ses anarchistes et r\'e9volutionnaires\'a0! J'ai toujours eu l'impression que son manque d'instruction ne l'emp\'eachait pas d'avoir beaucoup de bon sens. Durant la guerre, il venait fr\'e9quemment \'e0 Montrouge, voir sa bru et surtout, son "petit coco", c'est-\'e0-dire mon fr\'e8re Andr\'e9. Il les retrouvait dans l'auberge tenue par mes autres grands-parents o\'f9il rendait quelques services en r\'e9parant des meubles ou en am\'e9nageant certains accessoires tels que des clapiers pour les lapins.\cf5 \cb1 \
}

Photos et documents d'archives

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