Jean CHAUMONT

Jean CHAUMONT

  • Né le 28 janvier 1844 (dimanche) - Atur, 24750, Dordogne, Nouvelle-Aquitaine, FRANCE, Caussade
  • Décédé le 14 octobre 1867 (lundi) - Iles du Salut, 97300, Guyane, FRANCE, Hôpital de l'Ile Royale, à l'âge de 23 ans
  • Soldat au 3e régiment de l'Infanterie de Marine
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Parents

Frères et sœurs

Demi-frères et demi-sœurs

Événements

28 janvier 1844 :
Naissance - Atur, 24750, Dordogne, Nouvelle-Aquitaine, FRANCE, Caussade
Mentionné(e) (Father) : Jean CHAUMONT 1809-1887
Sources : ARCHIVES DORDGONE
14 octobre 1867 :
Décès - Iles du Salut, 97300, Guyane, FRANCE, Hôpital de l'Ile Royale
Âge : 23

Notes

Jean Chaumont était très probablement affecté au Bagne de Guyane

Les Îles du Salut ont accueilli le premier camp du bagne de Guyane, que Napoléon III créée par le décret du 27 mars 1852 d’abord, puis par la loi du 30 mai 1854. Celle-ci institue la transportation hors de métropole de tous les condamnés aux travaux forcés. Par le biais de ces derniers, les bagnards vont devenir une main-d’œuvre gratuite, qui remplace en partie les populations esclaves de Guyane, tout en sortant les criminels du territoire métropolitain. Une des caractéristiques de la loi du 30 mai 1854 est ce qu’on appelle le doublage : pour les peines de moins de 8 ans, le condamné est astreint à résidence en Guyane le même nombre d’années que sa peine, au-delà de huit ans, c’est l’astreinte à résidence à vie. Cette particularité a pour but le peuplement de la Guyane.

Fin 1852, ce premier camp sur les îles accueille déjà plus de 1000 bagnards. Le nombre de prisonniers croissant associé à des épidémies de fièvres vont rendre indispensable la création de nouveaux camps : rapidement, le bagne des Îles du Salut fait partie de toute une géographie pénitentiaire qui comprend des chantiers de défrichements forestiers ou de construction de routes (dont la fameuse route coloniale n°1 qui n’avança que de 24 km en 20 ans) et les villes du bagne (Saint-Laurent du Maroni pour les transportés, Saint-Jean du Maroni pour les relégués). Saint-Laurent du Maroni devient la “capitale” de ce système carcéral : le directeur de l’Administration Pénitentiaire s’y installe. Chaque camp du bagne va alors dépendre administrativement de Saint-Laurent, et les directeurs de chaque site sont sous cette autorité.

Les Îles du Salut doivent leur nom à l’expédition de Kourou, entreprise entre 1763 et 1765 pour réaffirmer la puissance coloniale française. Cette opération est un désastre et va voir 60% des colons envoyés décimés par la faim et les fièvres. Les survivants se réfugient sur le petit archipel appelé alors “îlets au Diable”, à 13km des côtes, qui gagne sa réputation de salubrité et sa nouvelle appellation.

Les Îles du Salut sont un terrain propice pour l’accueil des condamnés : leur climat est certes plus favorable que sur le continent, mais leur isolement insulaire, les forts courants qui les entourent ainsi que la présence de nombreux requins en font un fort naturel, peu propice aux évasions. C’est pourquoi y seront installés les criminels les plus dangereux, les plus célèbres, les détenus politiques et les forçats les moins contrôlables, les fameux « incorrigibles ».

Elles présentent également l’avantage de permettre le mouillage des bateaux, contrairement à la côte dont les fonds peu profonds ne permettent pas aux navires d’approcher pendant les premières années (jusqu’à l’utilisation de bateau à plus faible tirant d’eau).

Dans les premières décennies, sous le Second Empire, l’objectif du bagne est double : vider les bagnes portuaires de métropole des malfrats et utiliser cette main-d’œuvre pour développer les colonies. Napoléon III a alors une réelle volonté de régénération des condamnés et de colonisation du territoire.

D’un point de vue architectural, cette volonté va se traduire sur les Îles du Salut par des bâtiments en bois, qui seront progressivement remplacés par des bâtiments en dur.

Ce sont les bagnards qui vont réaliser les différentes constructions, après un aménagement du site permettant de les accueillir. Les premières cases, destinées au personnel, sont construites avec le bois des arbres abattus et l’on fera également importer de Bordeaux des barraquements en bois en pièces détachées. Une caserne provisoire va accueillir les premiers malades et rapidement être transformée en hôpital. On note également un quartier militaire, coupé du reste de l’île pour protéger le personnel libre des bagnards, une seule prison sur l'île Saint-Joseph sinon des dortoirs collectifs, et la construction d’ateliers et de petits établissements industriels participant à la mise en valeur économique des îles.

On croit alors réellement à la colonisation par l’élément pénal. Mais cet élan s’interrompt entre 1867 et 1887 : les Îles du Salut sont en partie délaissées car les convois de bagnards d’origine européenne sont dirigés vers la Nouvelle Calédonie (bagne ouvert de 1863 à 1898). Une partie des bâtiments est laissée à l’abandon et se dégrade.

L’ingénieur Fontaneilles est chargé d’évaluer les travaux à faire pour appliquer les nouvelles mesures visant à renforcer la surveillance et l’enfermement des forçats. De nouveaux bâtiments sont alors construits pour répondre à ces nouveaux besoins.

Le camp des Îles du Salut va être en activité jusqu’à la fin du bagne de Guyane. Le 17 juin 1938, après une intense campagne de presse, le décret-loi mettant fin au régime de la transportation est promulgué. Malgré la signature du décret, un dernier convoi, composé de 666 condamnés, quitte la France à destination de la Guyane le 22 novembre 1938.

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