Jean LUZINIER

Jean LUZINIER

  • Né le 19 juillet 1796 (mardi) - Saint-Palais-sur-Mer, 17420, Charente-Maritime, Poitou-Charentes, FRANCE
  • Décédé le 1er juin 1871 (jeudi) - Aniane, 34150, Hérault, Occitanie, FRANCE, à l'âge de 74 ans
  • Laboureur
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

19 juillet 1796 :
Naissance - Saint-Palais-sur-Mer, 17420, Charente-Maritime, Poitou-Charentes, FRANCE
23 décembre 1816 :
Mariage (avec Adelaïde DEVAUX) - Saint-Palais-sur-Mer, 17420, Charente-Maritime, Poitou-Charentes, FRANCE
Sources : ARCHIVES CHARENTE MARITIME
18 juin 1869 :
Autre événement - Saint-Palais-sur-Mer, 17420, Charente-Maritime, Poitou-Charentes, FRANCE
Cause : 5 ans de réclusion pour incendie
Sources : ARCHIVES HERAULT
17 février 1871 :
Autre événement - Aniane, 34150, Hérault, Occitanie, FRANCE
Cause : Prisonnier Maison centrale 8977/98 - Aniane, 34010
Sources : ARCHIVES HERAULT
1er juin 1871 :
Décès - Aniane, 34150, Hérault, Occitanie, FRANCE
Âge : 75
Sources : ARCHIVES HERAULT

Notes

Aniane, maison centrale d’incarcération, rue de la Place, ouverte en 1845, pour 500 prisonniers, le choléra qui en décime 218, quelques années après, "l’entassement" et le monastère qu’on agrandit et transforme pour toujours plus de détenus et, bientôt, toujours plus d’enfants, à partir de 1885. en effet, il est noté dans le compte rendu du conseil municipal de Montpellier, en date du 14 janvier 1885, que la direction de la faculté de médecine s’oppose « à la suppression de la prison car la faculté reçoit principalement les sujets anatomiques qui lui sont nécessaires et qui sont la base des premières connaissances médicinales »21. La direction de la faculté déclare que cette suppression, décidée dans le cadre de restrictions budgétaires, « porte atteinte à la situation de la faculté, qui, en vertu de conventions anciennes, se faisait livrer les corps des prisonniers décédés et non réclamés par leur famille »22. La maison centrale d’Aniane complétait ainsi les « dons » de la prison de Montpellier insuffisants face aux
besoins importants de la faculté de médecine.
La faculté de médecine a besoin de ces corps de condamnés décédés pour les utiliser comme support aux travaux pratiques des étudiants. Et il est évident que le taux de mortalité est moins élevé dans une maison de correction de 300 jeunes garçons que dans une prison de 700 détenus adultes. La faculté craint alors de manquer de corps pour mener à bien certains travaux pratiques ce qui l’obligerait alors à réduire sensiblement le nombre de ses étudiants, entachant alors l’excellente réputation dont jouit la faculté de médecine de Montpellier depuis longtemps. Cependant, malgré le bien fondé de leurs
réclamations, ils ne réussissent pas à contrecarrer le projet du gouvernement, bien décidé à fermer la maison centrale pour y installer une colonie pénitentiaire de jeunes délinquants.
Les registres d écrous sont consultables en salle de lecture aux AD 34 sous les répertoires 2 Y 3 à 2 Y 95, il est peut être possible d' en demander une copie. https://archives-pierresvives.herault.fr/archive/fonds/FRAD034_000000030/view:696308

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