🌳 AINSI SOIENT ELLES
par POGNICI
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Jean DE T'SERCLAES
Parents
Frères et sœurs
- Jacques DE T'SERCLAES ~1554-1624
- Jean DE T'SERCLAES 1559-1632
- Marguerite DE T'SERCLAES †1634
Événements
- février 1559 :
- Naissance
- 5 avril 1632 :
- Décès - Munich, 80000, Allemagne
Notes
Il fut un des plus célèbres généraux de la guerre de Trente ans, est de tous les grands capitaines modernes, celui qui a réuni aux plus beaux talents militaires, les convictions religieuses les plus fermes. Plusieurs contrées du royaume ont été jalouses d'avoir donné la naissance à l'homme qui par la constance de son génie et la prudence de sa stratégie, défendit la société toute entière et ses droits imprescriptibles, en se posant entre les intérêts de l'empire dont il était le défenseur, et les prétentions nouvelles produies par le protestantisme et la liberté illimiée de la pensée ou de l'examen dont il était l'antagoniste ou l'adversaire.
Il avait 10 ans lorsque son père se vit dans la nécessité de quitter sa patrie et sa famille, à l'approche du duc d'Albe, dont le nom frappait de stupeur tout le camp des réformateurs. Le conseil des troubles ne tarda pas à prononcer contre Martin une sentence qui atteignit à la fois coupable et sa famille. Dans ces déplorables conjonctures, le jeune Tilly fut confié par sa mère, aux soins des jésuites.
Il servit d'abord comme simple soldat dans l'armée d'Alexandre Farnèse, duc de Parme, et qu'il fut placé ensuite sous les ordres du comte Octave de Mansfelt. Ce dernier le prit en affection et se plût à lui enseigner les principes de l'art de la guerre. Il fut, trop heureux de pouvoir mettre en pratique les conseils puisés à une source aussi excellente. Jean obtint une enseigne dans le régiment qu'Herman de Lynden, levait dans le comté de Namur, pour le service d'Ernest de Banvière, prince évêque de Liège
Jean donna partout des preuves de résolution et de courage. Dès que la guerre fut terminée, il vint dans son pays prendre part au siège d'Anvers entrepris par Alexandre Farnèse, le même qu'il avait servi comme simple soldat, au début de sa carrière
Jean, élevé à l'école militaire la plus célèbre de l'Europe, initié par une pratique déjà longue, à toutes les ressources de la stratégie, s'était rendu familiers et la discipline militaire et l'art de se faire obéir, deux choses qui manquaient surtout à cette époque
Il retourna ensuite aux Pays-Bas et prit part au siège d'Anvers (septembre 1584-25 février 1585). Après la chute d'Anvers, il commanda une compagnie du régiment des cuirassiers du comte Adolphe de Schwarzenberg et contribua à la victoire remportée par le duc de Guise, à Auneau, le 24 novembre 1587, sur l'armée des protestants allemands. Il passa ensuite au service de Charles de Lorraine, duc de Mayenne, participa à la bataille d'Arques (20 septembre 1589) et à celle d'Ivry (14 mars 1590). Ildevint gouverneur de Dun et de Villefranche jusqu'en 1594. Il se mit ensuite à la disposition de l'empereur Rodolphe II pour participer à la campagne de Hongrie contre les Turcs, qui l'occupa de 1602 à 1606. Il se distingua à la bataille de Stuhlweissenburg (en) en 1601, où il fut blessé, et devint major général de la cavalerie et de l'artillerie. En 1604, il était promu général de la cavalerie, et en 1605, il devint feldmaréchal.
En 1608, il participa à la reprise en mains de Donauwörth où s'étaient confrontés catholiques et protestants. Ce fut le véritable début de sa carrière car le duc Maximilien Ier de Bavière lui confia en 1609 la mise sur pied et l'organisation des forces armées de la Ligue catholique formée alors pour contrer l'Union évangélique des États protestants d'Allemagne. À la tête de l'armée bavaroise, il se rendit en 1620 en Haute-Autriche pour mettre au pas la noblesse insurgée contre Maximilien.
À cette même époque, la Bohême s'insurgeait contre l'empereur Ferdinand II : les armées de ce dernier avaient subi une défaite, et les Bohémiens menaçaient Vienne. Sur ordre de Maximilien, Tilly prit sous son commandement les éléments encore valides de l'armée impériale et se dirigea vers Prague. Dans des conditions tactiques difficiles, il mit en déroute les troupes du roi de Bohême Frédéric à la fameuse bataille de la Montagne Blanche (8 novembre 1620), un des moments forts de ce qui allait devenir la guerre de Trente Ans. L'intervention de Tilly permit à l'empereur de reprendre la main en Bohême, et mit en fuite Frédéric.
Cette victoire catholique amena plusieurs princes protestants à lever leur propre armée, et Tilly se rendit en 1621 vers la vallée du Rhin pour les y combattre, notamment le plus dangereux d'entre eux, Ernst von Mansfeld. Pendant les quartiers d'hiver, le Palatinat fut ravagé par ses soldats cantonnés dans un pays hostile. Le 27 avril 1622 les deux armées s'affrontèrent et Tilly subit une des premières défaites de sa carrière à Wiesloch près de Mingolsheim (en). Il fut alors rejoint par une armée espagnole et battit une autre armée, celle du margrave de Baden-Durlach à Wimpfen et à Höchst ; il ne put empêcher la jonction des armées de Mansfeld et de Christian de Brunswick qu'il était parvenu à tenir momentanément éloignées. Il prit Heidelberg puis Mannheim. À Heidelberg, plusieurs cargaisons de livres et de précieux manuscrits de la fameuse Bibliothèque palatine ont été volées, considérées comme butin de guerre et envoyées à Grégoire XV à Rome et se trouvent encore aujourd'hui dans la Bibliothèque vaticane. t'Serclaes était convaincu de contribuer à la cause du catholicisme en prenant aux protestants leur patrimoine intellectuel2.
Le 6 août 1623, Tilly remporta sur Christian de Brunswick la grande bataille de Stadtlohn et continua de pourchasser Ernst von Mansfeld dans le Nord de l'Allemagne. Il imposa le catholicisme aux évêchés de Halberstadt, Hildesheim, Minden et Osnabrück. À cette époque, le Danemark entra dans le conflit. Les années 1624 à 1626 et suivantes furent terribles pour les armées en campagne et surtout pour les contrées parcourues par la soldatesque, ravagées par la peste, la famine, et toutes les exactions des temps de guerre. Engagé par l'empereur pour diriger une armée impériale, Albert de Wallenstein fit aussi peu que possible pour aider Tilly alors que ses troupes bénéficiaient de conditions matérielles bien meilleures. Mais Tilly travaillait pour ce qu'il considérait son devoir, et Wallenstein pour son propre compte
Wallenstein avait écrasé les troupes de Mansfeld le 25 avril 1626 au pont de Dessau. Le 27 août, Tilly remporta contre Christian IV de Danemark la bataille décisive de Lutter. Sa victoire amena la retraite de l'armée danoise vers le Jutland, poursuivie par les troupes de Tilly et de Wallenstein. Le roi du Danemark fut contraint de signer la paix de Lübeck le 12 mai 1629. Après le renvoi de Wallenstein par l'empereur en août 1630, Tilly assuma également le commandement des armées impériales.
Mais la Suède venait d'entrer dans le conflit, sous la conduite de son roi Gustave II Adolphe. Celui-ci évita, dans un premier temps le combat. Pour le forcer à intervenir et pour s'assurer le contrôle d'une place stratégique de première importance, Tilly mit le siège devant Magdebourg, où stationnait une garnison de lansquenets d'origine suédoise. Il prit la ville le 10 mai 1631, qui, pendant le sac qui s'ensuivit, fut presque entièrement détruite par un gigantesque incendie. 20 000 civils moururent dans le massacre, les autres moururent des conséquences de la famine et des épidémies. La ville, centre intellectuel florissant, qui comptait 35 000 habitants avant les exactions des troupes catholiques n'en comptait plus que 450 en 1639.Tilly n'aurait pas ordonné ce massacre, mais l'aurait considéré comme un dommage collatéral acceptable étant donné qu'il défendait à ses yeux une juste cause3. Le désastre de Magdebourg fut pendant des siècles compté à charge de Tilly qui pourtant,selon certains historiens s'efforça toujours de contenir ses troupes
La ville étant détruite et ne pouvant plus offrir d'abris ni de vivres, tout ce qui était utilisable ayant été volé ou brûlé, Tilly et son armée se dirigèrent vers la Thuringe. Ils y furent rejoints par les Suédois qui leur infligèrent une défaite à Breitenfeld (au nord de Leipzig) le 17 septembre 1631. Puis les Suédois se dirigèrent vers le Sud de l'Allemagne où ils allèrent porter le combat dans la vallée du Rhin et en Bavière.
Tilly reçut des renforts à Halberstadt et les poursuivit à nouveau. Lorsque les Suédois se dirigèrent vers Munich, il tenta de s'opposer à eux à Rain am Lech. Il y fut mortellement blessé le 5 avril 1632 et mourut quelques jours après (à 73 ans), non sans avoir organisé la défense d'Ingolstadt et de Ratisbonne malgré de grandes souffrances. Il fut enterré à la collégiale Saint-Philippe-et-Saint-Jacques d'Altötting. Napoléon Bonaparte eut pour lui beaucoup d'admiration et rendit visite à son tombeau, qu'il fit ouvrir.
Jean était de petite taille, maigre, mais d'une complexion robuste. Il avait le nez long, le front large et proéminent, des yeux bleus plein de feu, le menton pointu, la lèvre supérieure garnie d'épaisses moustaches. Ses cheveux blanchirent de bonne heure. Sa physionomie était grave et sévère mais son regard trahissait la bonté d'un noble coeur ; sa mise était habituellement fort simple
Il avait 10 ans lorsque son père se vit dans la nécessité de quitter sa patrie et sa famille, à l'approche du duc d'Albe, dont le nom frappait de stupeur tout le camp des réformateurs. Le conseil des troubles ne tarda pas à prononcer contre Martin une sentence qui atteignit à la fois coupable et sa famille. Dans ces déplorables conjonctures, le jeune Tilly fut confié par sa mère, aux soins des jésuites.
Il servit d'abord comme simple soldat dans l'armée d'Alexandre Farnèse, duc de Parme, et qu'il fut placé ensuite sous les ordres du comte Octave de Mansfelt. Ce dernier le prit en affection et se plût à lui enseigner les principes de l'art de la guerre. Il fut, trop heureux de pouvoir mettre en pratique les conseils puisés à une source aussi excellente. Jean obtint une enseigne dans le régiment qu'Herman de Lynden, levait dans le comté de Namur, pour le service d'Ernest de Banvière, prince évêque de Liège
Jean donna partout des preuves de résolution et de courage. Dès que la guerre fut terminée, il vint dans son pays prendre part au siège d'Anvers entrepris par Alexandre Farnèse, le même qu'il avait servi comme simple soldat, au début de sa carrière
Jean, élevé à l'école militaire la plus célèbre de l'Europe, initié par une pratique déjà longue, à toutes les ressources de la stratégie, s'était rendu familiers et la discipline militaire et l'art de se faire obéir, deux choses qui manquaient surtout à cette époque
Il retourna ensuite aux Pays-Bas et prit part au siège d'Anvers (septembre 1584-25 février 1585). Après la chute d'Anvers, il commanda une compagnie du régiment des cuirassiers du comte Adolphe de Schwarzenberg et contribua à la victoire remportée par le duc de Guise, à Auneau, le 24 novembre 1587, sur l'armée des protestants allemands. Il passa ensuite au service de Charles de Lorraine, duc de Mayenne, participa à la bataille d'Arques (20 septembre 1589) et à celle d'Ivry (14 mars 1590). Ildevint gouverneur de Dun et de Villefranche jusqu'en 1594. Il se mit ensuite à la disposition de l'empereur Rodolphe II pour participer à la campagne de Hongrie contre les Turcs, qui l'occupa de 1602 à 1606. Il se distingua à la bataille de Stuhlweissenburg (en) en 1601, où il fut blessé, et devint major général de la cavalerie et de l'artillerie. En 1604, il était promu général de la cavalerie, et en 1605, il devint feldmaréchal.
En 1608, il participa à la reprise en mains de Donauwörth où s'étaient confrontés catholiques et protestants. Ce fut le véritable début de sa carrière car le duc Maximilien Ier de Bavière lui confia en 1609 la mise sur pied et l'organisation des forces armées de la Ligue catholique formée alors pour contrer l'Union évangélique des États protestants d'Allemagne. À la tête de l'armée bavaroise, il se rendit en 1620 en Haute-Autriche pour mettre au pas la noblesse insurgée contre Maximilien.
À cette même époque, la Bohême s'insurgeait contre l'empereur Ferdinand II : les armées de ce dernier avaient subi une défaite, et les Bohémiens menaçaient Vienne. Sur ordre de Maximilien, Tilly prit sous son commandement les éléments encore valides de l'armée impériale et se dirigea vers Prague. Dans des conditions tactiques difficiles, il mit en déroute les troupes du roi de Bohême Frédéric à la fameuse bataille de la Montagne Blanche (8 novembre 1620), un des moments forts de ce qui allait devenir la guerre de Trente Ans. L'intervention de Tilly permit à l'empereur de reprendre la main en Bohême, et mit en fuite Frédéric.
Cette victoire catholique amena plusieurs princes protestants à lever leur propre armée, et Tilly se rendit en 1621 vers la vallée du Rhin pour les y combattre, notamment le plus dangereux d'entre eux, Ernst von Mansfeld. Pendant les quartiers d'hiver, le Palatinat fut ravagé par ses soldats cantonnés dans un pays hostile. Le 27 avril 1622 les deux armées s'affrontèrent et Tilly subit une des premières défaites de sa carrière à Wiesloch près de Mingolsheim (en). Il fut alors rejoint par une armée espagnole et battit une autre armée, celle du margrave de Baden-Durlach à Wimpfen et à Höchst ; il ne put empêcher la jonction des armées de Mansfeld et de Christian de Brunswick qu'il était parvenu à tenir momentanément éloignées. Il prit Heidelberg puis Mannheim. À Heidelberg, plusieurs cargaisons de livres et de précieux manuscrits de la fameuse Bibliothèque palatine ont été volées, considérées comme butin de guerre et envoyées à Grégoire XV à Rome et se trouvent encore aujourd'hui dans la Bibliothèque vaticane. t'Serclaes était convaincu de contribuer à la cause du catholicisme en prenant aux protestants leur patrimoine intellectuel2.
Le 6 août 1623, Tilly remporta sur Christian de Brunswick la grande bataille de Stadtlohn et continua de pourchasser Ernst von Mansfeld dans le Nord de l'Allemagne. Il imposa le catholicisme aux évêchés de Halberstadt, Hildesheim, Minden et Osnabrück. À cette époque, le Danemark entra dans le conflit. Les années 1624 à 1626 et suivantes furent terribles pour les armées en campagne et surtout pour les contrées parcourues par la soldatesque, ravagées par la peste, la famine, et toutes les exactions des temps de guerre. Engagé par l'empereur pour diriger une armée impériale, Albert de Wallenstein fit aussi peu que possible pour aider Tilly alors que ses troupes bénéficiaient de conditions matérielles bien meilleures. Mais Tilly travaillait pour ce qu'il considérait son devoir, et Wallenstein pour son propre compte
Wallenstein avait écrasé les troupes de Mansfeld le 25 avril 1626 au pont de Dessau. Le 27 août, Tilly remporta contre Christian IV de Danemark la bataille décisive de Lutter. Sa victoire amena la retraite de l'armée danoise vers le Jutland, poursuivie par les troupes de Tilly et de Wallenstein. Le roi du Danemark fut contraint de signer la paix de Lübeck le 12 mai 1629. Après le renvoi de Wallenstein par l'empereur en août 1630, Tilly assuma également le commandement des armées impériales.
Mais la Suède venait d'entrer dans le conflit, sous la conduite de son roi Gustave II Adolphe. Celui-ci évita, dans un premier temps le combat. Pour le forcer à intervenir et pour s'assurer le contrôle d'une place stratégique de première importance, Tilly mit le siège devant Magdebourg, où stationnait une garnison de lansquenets d'origine suédoise. Il prit la ville le 10 mai 1631, qui, pendant le sac qui s'ensuivit, fut presque entièrement détruite par un gigantesque incendie. 20 000 civils moururent dans le massacre, les autres moururent des conséquences de la famine et des épidémies. La ville, centre intellectuel florissant, qui comptait 35 000 habitants avant les exactions des troupes catholiques n'en comptait plus que 450 en 1639.Tilly n'aurait pas ordonné ce massacre, mais l'aurait considéré comme un dommage collatéral acceptable étant donné qu'il défendait à ses yeux une juste cause3. Le désastre de Magdebourg fut pendant des siècles compté à charge de Tilly qui pourtant,selon certains historiens s'efforça toujours de contenir ses troupes
La ville étant détruite et ne pouvant plus offrir d'abris ni de vivres, tout ce qui était utilisable ayant été volé ou brûlé, Tilly et son armée se dirigèrent vers la Thuringe. Ils y furent rejoints par les Suédois qui leur infligèrent une défaite à Breitenfeld (au nord de Leipzig) le 17 septembre 1631. Puis les Suédois se dirigèrent vers le Sud de l'Allemagne où ils allèrent porter le combat dans la vallée du Rhin et en Bavière.
Tilly reçut des renforts à Halberstadt et les poursuivit à nouveau. Lorsque les Suédois se dirigèrent vers Munich, il tenta de s'opposer à eux à Rain am Lech. Il y fut mortellement blessé le 5 avril 1632 et mourut quelques jours après (à 73 ans), non sans avoir organisé la défense d'Ingolstadt et de Ratisbonne malgré de grandes souffrances. Il fut enterré à la collégiale Saint-Philippe-et-Saint-Jacques d'Altötting. Napoléon Bonaparte eut pour lui beaucoup d'admiration et rendit visite à son tombeau, qu'il fit ouvrir.
Jean était de petite taille, maigre, mais d'une complexion robuste. Il avait le nez long, le front large et proéminent, des yeux bleus plein de feu, le menton pointu, la lèvre supérieure garnie d'épaisses moustaches. Ses cheveux blanchirent de bonne heure. Sa physionomie était grave et sévère mais son regard trahissait la bonté d'un noble coeur ; sa mise était habituellement fort simple