Jean-Claude,Michel AUDREN DE KERDREL

Jean-Claude,Michel AUDREN DE KERDREL

  • Né le 28 avril 1680 (dimanche) - Lannilis, 29870, Finistère, Bretagne, FRANCE
  • Décédé le 30 juin 1727 (lundi) - Plouzané, 29280, Finistère, Bretagne, FRANCE, à l'âge de 47 ans
  • mousquetaire du roi Louis XIV
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

28 avril 1680 :
Naissance - Lannilis, 29870, Finistère, Bretagne, FRANCE
6 septembre 1707 :
Mariage (avec Elisabeth,Louise,Gabrielle DE TOURONCE) - Lannilis, 29870, Finistère, Bretagne, FRANCE
30 juin 1727 :
Décès - Plouzané, 29280, Finistère, Bretagne, FRANCE

Notes

Mousquetaire de Sa Majesté Louis XIV, Chevalier de St. Louis, servit 7ans, rentra en 1701, après avoir fait ses preuves; prit part à la désastreuse campagne des Flandres, y fut dangereusement blessé et fait prisonnier à la journée de Ramillies. VILLEROY, qui commandait l'armée Française des Flandres, en 1706, avait établi son camp, fort de 40.000 combattants, à Ramillies, près de la Méhaigne et vres lessources de la geetet. Il y fut attaqué, le 23 Mai, par L'armée du Duc de Malborough, forte de 65.000 combattants. Les gardes du Roi, les gendarmes, les chevaux-légers, les Mousquetaires et les grenadiers à cheval composaient la première ligne de son aile droite, ils enfoncèrent quatre lignes de l'aile gauche des ennemis, firent de nombreux prisonniers et prirent six pièces de canon. MaisMALBOROUGH ne tarda pas à arracher la victoire. La Maison du Roi, attaquée par tous les côtés, à la fois, fut refoulée sur l'aile gauche, qui n'avait pas encore souffert et toute l'armée française se retirait, en assez bon ordre, quand un accident imprévu fit de cette retraite une véritable déroute. Lajournée paraissait à peu près finie, lorsqu'un escadron anglais s'approcha de deux bataillons et se mit à tirailler; les deux bataillons font volte face, les autres troupes lâchent pied, la cavaleri s'enfiut, au galop . l'infanterie se jette, dans les ravins, avec un désordre indescriptible. Malborough, tombant sur ces troupes, en désordre, en fit un grand carnage. Tout le matériel de guerre fut enlevé. Les Français perdirent 20.000 hommes. VILLEROY, au désespoir" et n'osant annoncer au Roi cette nonvelle, fut cinq jours avant d'expédier de courrier.
Jean Claude, blessé grièvement, tomba au pouvoir de l' ennemi. Le combat avait lieu, le 23 Mai 1706 ; le 23 Novembre de la même année, il est accordé au prisonnier l' autorisation de passer quatre mois, en France. Voici le texte de cette permission, dont l' original est écrit, en hollandais, sur parchemin : " Nous, Etats Généraux de Flandres, à tous nos officiers, amiraux, vice-amiraux, officiers généraux et autres, tant d' infanterie et cavalerie que marins, également que tous contrôleurs et autres, à notre service, Salut .
Faisons savoir que, sur la réquisition du sieur QUERDEREL, mousquetaire de France et notre prisonnier, nous avons consenti et accordé, comme nous consentons et accordons, par les présentes, de le laisser, sur sa parole , pour l' espace de quatre mois, le dit sieur QUERDEREL, ayant promis de se rendre ici, à l' expiration du dit temps. A cet effet, nous avons fait et enregistré le présent passeport, dans le bureau de nos secrétaires, pour être rapporté et présenté, par le dit sieur de QUERDEREL, personnellement . Prons tous ceux qui sont à prier de le laisser librement passer, sans lui causer aucun empêchement, mais, au contraire, de lui donner tous les secours, dont il aura besoin . Fait et donné à La Haie, sous le sceau de nos armes, signé et paraphé de notre premier greffier, le 6 Novembre 1706 ".
Visé à BRUXELLES, le 26 Janvier 1707 ; Visé à MONS, le 27 Janvier 1707 .
Il est probable qu' un échange de prisonniers eut lieu, avant l' expiration du congé accordé , sur parole, à Jean Claude AUDREN, car , nous ne trouvons pas trace de son retour, en Flandres .
Mais, sa santé resta ébranlée des blessures reçues, à la journée de Ramillies, ainsi que l' atteste le certificat, suivant, rédigé par le chirurgien major , de la seconde compagnie des Mousquetaires, et fait à l' Hôtel des Mousquetaires du Roy, le 4 Avril 1708.
"Je soussigné, chirurgien majorde la seconde compagnie des Mousquetaires, certifie avoir visité et examiné les blessures du sieur Jean Claude AUDREN de KERDREL, mousquetaire, en la dite compagnie, laquelles, quoique refermées, j' ai trouvé, en très mauvais état, l' os du bras et les deux de l' avant bras ayant été brisés, par deux ou trois balles , ce qui n' a pu se remettre, y ayant, encore, bien des esquilles à sortir, qui irritent, continuellement, les fibres charnues et nerveuses des parties antérieures du bras et de l' avant-bras, jusqu' à ce que la nature les puisse jeter dehors, comme il arrive de temps en temps, par l' ouverture de ces plaies . Cela lui cause des douleurs et des picotements terribles, qui ne lui permettent pas de se mettre en voyage, à cheval et de même en voiture, à cause de l' ébranlement que les différentes secousses de la voiture feraient, inévitablement. De plus, il lui est survenu un crachement de sang, assez considérable, que je n' ai attribué qu' à l' irritation des pointes aigues, qu' il a dans le bras, font aux petits vaisseaux, qui, irrités et même percés, ne manquent pas de laisser écouler leur liqueur, laquelle rentre dans les vaisseaux d' une autre nature et est ensuite repoussée, vers le poumon, qui se débarrasse, par les voies les plus commodes, comme la bouche, ce qui augmenterait, encore , dans son voyage Ce pourquoi, je n' ai pas jugé à propos qu'il l' entreprit, que cet accident ne soit pas apaisé, ce qui ne peut se faire que par du repos et des remèdes ".
Cette consultation, dont la seconde partie pourrait être signée par un médecin de Molière, tend à prouver que Jean Claude AUDREN demandait à s' éloigner de Paris, uu mois d' Avril 1708 . Il obtint le congé définitif, suivant au mois de Mai de la même année .
CONGE DEFINITIF .
Le Marquis de VINS, capitaine lieutenant de la seconde compagnie des Mousquetaires du Roy, lieutenant général de ses armées, gouverneur de Brouage, certifions que Monsieur de QUERDEREL, l' un des Mousquetaires de la dite compagnie a très bien servi, en cette qualité, pendant sept ans, s' est trouvé à la bataille de Ra millies, où il a été dangereusement blessé, en donnant des marques de sa valeur et ayant désiré se retirer, chez lui, nous lui avons accordé son congé absolu . A Paris, ce cinquième May mil sept cent huit . Signé / VINS .

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