🌳 AINSI SOIENT ELLES
par POGNICI
🏛️ Patriarche des lignées
Toutes les personnes
Rechercher dans tous les arbres
Jean-Baptiste D'HANE STEENHUYSE
Jean-Baptiste D'HANE STEENHUYSE
- Né le 24 août 1757 (mercredi) - Gand, FLANDRE ORIENTALE, Flandre, Belgique
- Décédé le 17 janvier 1826 (mardi) - Gand, FLANDRE ORIENTALE, Flandre, Belgique, à l'âge de 68 ans
- intendant de la Flandre Orientale, chambellan du roi des Pays Bas, membre de la 1ère chambre des états généraux et de l'ordre équestre de la province de la Flandre Oriantale
Parents
- Pierre,Emmanuel,Joseph D'HANE 1726-1786
- Colette,Therese DE LA VILLETTE 1722-?
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 29 avril 1783 (mardi), Gand, FLANDRE ORIENTALE, Flandre, Belgique, avec
Marie-Madeleine,Isabelle RODRIGUEZ DE EVORA Y VEGA 1760-1842
dont
- Julie,Marie-Aspasie,Rose D'HANE STEENHUYSE 1784-1835
- Charles,Joseph,Marie D'HANE STEENHUYSE ET DE LEEUWERGHEM 1787-1858
- Louis,Emmanuel,Guislain,Marie D'HANE STEENHUYSE 1788-?
- Constantin,Joseph,Guislain,Marie D'HANE STEENHUYSE 1790-1850
- Eugène,Emmanuel,Marie-Guislain D'HANE STEENHUYSE 1795-1853
- Jean-Baptiste,Charles,Joseph,Marie D'HANE STEENHUYSE 1797-1853
Frères et sœurs
- Emmanuel,Pierre,Marie-Joseph D'HANE 1751-1797
- Jean-Baptiste D'HANE STEENHUYSE 1757-1826
- Marie-Colette,Xavière,Ghislaine D'HANE 1761-1823
Événements
- 24 août 1757 :
- Naissance - Gand, FLANDRE ORIENTALE, Flandre, Belgique
- 29 avril 1783 :
- Mariage (avec Marie-Madeleine,Isabelle RODRIGUEZ DE EVORA Y VEGA) - Gand, FLANDRE ORIENTALE, Flandre, Belgique
- 17 janvier 1826 :
- Décès - Gand, FLANDRE ORIENTALE, Flandre, Belgique
Notes
Ce digne gentilhomme, arrêté comme otage lors de l'entrée des français en Belgique en 1794, et enfermé au Temple à Paris, vit par suite de cette persécution, s'accroitre encore la considération et l'estime qui s'étaient déjà attachées à sa personne
Il eut l'honneur insigne de recevoir dans son magnifique hôtel, au mois de mai 1811, le roi et la reine de Westphalie, et en 1814 l'empereur de toutes les Russies. Cet hôtel devint bientôt l'asile d'une illustre infortune :il devint la résidence royale de la Cour de France car Louis XVIII, ayant quitté la France devant la marche triomphante de Napoléon, arriva à Gand le 16 mars 1815
Il fut encore l'hôte du roi et de sa cour pendant trois mois. L'appartement habité par Sa Majestévse composait de quatre pièces principales ; l'une, très grande, du style italien, occupe par son élévation deux étages de l'hôtel ; une galerie, rehaussée de dorures et de sculptures dentelées, soutenue par des colonnes, règne autour du salon ; le plafond représente l'Olympe ; les grisailles et les médaillons sont dus à l'habile pinceau de Reyschoot ; le parquet, en bois étrangers de diverses couleurs, forme à l'oeil des saillies bien simulées. La chambre à coucher, dans le style de Louis XIV, avec son lit sculpté à baldaquin, ne manque pas non plus d'une certaine somptuosité. En face de cette chambre était la salle d'audience et de concert.
C'est là que Louis XVIII apprit que la couronne de Saint Louis lui était rendue. Le salon principal est tendu de tapisseries de haute-lisse ; décoré de vases précieux de porphyre et de meubles sculptés, il est d'une magnificence qui n'a pas toujours été appréciée de nos temps. Louis XVIII y prenait ses repas ; il avait le comte d'Hane à sa droite , et le comte d'Artois, depuis Charles X, à sa gauche ; en face du roi était le duc de Berry, qui venait chaque jour d'Alost, où il avait sa résidence, et s'en allait, le soir, précédé de cavaliers portant des torches.
Les ministres et des seigneurs qui avaient suivi le roi dans son exil, prenaient ordinairement place à la table royale, où l'on remarqua MM de Talleyrand, de Châteaubriand, de Noailles, de Duras, de Blacas, de Feltre, de Lally-Tollendal, et aussi le duc de Wellington.
Le soir, au conseil, étaient arrêtés les principaux articles du "Moniteur" qui se publiait à Gand aux frais de la cour. Les rédacteurs de cette feuille étaient MM Châteaubriand, Lally-Tollendal, Guizot et Bertin. Après la victoire de Waterloo et lacapitulation de Paris, le roi témoigna au comte d'Hane et à sa famille combien il était sensible aux bontés que l'on avait eues pour lui dans les fâcheuses conjonctures où s'étati trouvée de nouveau toute l'Europe, et au moment de monter en voiture, il remit au comte d'Hane une tabatière en or garnie de brillants et du chiffre de Sa Majesté surmonté de la couronne royale ; le tout en pierres fines. Dès que le roi fut rentré dans sa capitale, il s'empressa d'envoyer au comte d'Hane une magnifique et précieuse vaisselle, aux armes d'Hane, avec cette inscription : "Donnée par le roi de France en 1815" ; une lettre gracieuse de la main du roi accompagnait cet envoi.
A la table du roi, monsieur le comte avait le pas sur l'héritier de la couronne royale, et quoique sa modestie eut à souffrir de cette décision, il ne put la faire changer, sa Majesté Louis XVIII voulant témoigner par là toute son estime envers celui qui l'honorait plus dans l'exil qu'il ne l'avait honoré sur le trône. Louis XVIII honora toujours monsieur le Comte d'une affection toute particulière, et les riches présents qu'il lui adressa, à son retour en France, ne lui parurent pas suffirepour remplir les obligations qu'il avait contractées envers lui.
Plus tard, le roi des Pays Bas, en 1816 et 1820, et puis, en 1818, le prince d'Orange, aujourd'hui Guillaume II, roi des Pays Bas, descendirent au même hôtel et occupèrent quelques unes des pièces habitées par le roi de France
De manière que le comte d'Hane eut l'honneur de recevoir la plupart des souverains qui, de notre époque, ont séjourné dans la ville de Gand.
Il eut l'honneur insigne de recevoir dans son magnifique hôtel, au mois de mai 1811, le roi et la reine de Westphalie, et en 1814 l'empereur de toutes les Russies. Cet hôtel devint bientôt l'asile d'une illustre infortune :il devint la résidence royale de la Cour de France car Louis XVIII, ayant quitté la France devant la marche triomphante de Napoléon, arriva à Gand le 16 mars 1815
Il fut encore l'hôte du roi et de sa cour pendant trois mois. L'appartement habité par Sa Majestévse composait de quatre pièces principales ; l'une, très grande, du style italien, occupe par son élévation deux étages de l'hôtel ; une galerie, rehaussée de dorures et de sculptures dentelées, soutenue par des colonnes, règne autour du salon ; le plafond représente l'Olympe ; les grisailles et les médaillons sont dus à l'habile pinceau de Reyschoot ; le parquet, en bois étrangers de diverses couleurs, forme à l'oeil des saillies bien simulées. La chambre à coucher, dans le style de Louis XIV, avec son lit sculpté à baldaquin, ne manque pas non plus d'une certaine somptuosité. En face de cette chambre était la salle d'audience et de concert.
C'est là que Louis XVIII apprit que la couronne de Saint Louis lui était rendue. Le salon principal est tendu de tapisseries de haute-lisse ; décoré de vases précieux de porphyre et de meubles sculptés, il est d'une magnificence qui n'a pas toujours été appréciée de nos temps. Louis XVIII y prenait ses repas ; il avait le comte d'Hane à sa droite , et le comte d'Artois, depuis Charles X, à sa gauche ; en face du roi était le duc de Berry, qui venait chaque jour d'Alost, où il avait sa résidence, et s'en allait, le soir, précédé de cavaliers portant des torches.
Les ministres et des seigneurs qui avaient suivi le roi dans son exil, prenaient ordinairement place à la table royale, où l'on remarqua MM de Talleyrand, de Châteaubriand, de Noailles, de Duras, de Blacas, de Feltre, de Lally-Tollendal, et aussi le duc de Wellington.
Le soir, au conseil, étaient arrêtés les principaux articles du "Moniteur" qui se publiait à Gand aux frais de la cour. Les rédacteurs de cette feuille étaient MM Châteaubriand, Lally-Tollendal, Guizot et Bertin. Après la victoire de Waterloo et lacapitulation de Paris, le roi témoigna au comte d'Hane et à sa famille combien il était sensible aux bontés que l'on avait eues pour lui dans les fâcheuses conjonctures où s'étati trouvée de nouveau toute l'Europe, et au moment de monter en voiture, il remit au comte d'Hane une tabatière en or garnie de brillants et du chiffre de Sa Majesté surmonté de la couronne royale ; le tout en pierres fines. Dès que le roi fut rentré dans sa capitale, il s'empressa d'envoyer au comte d'Hane une magnifique et précieuse vaisselle, aux armes d'Hane, avec cette inscription : "Donnée par le roi de France en 1815" ; une lettre gracieuse de la main du roi accompagnait cet envoi.
A la table du roi, monsieur le comte avait le pas sur l'héritier de la couronne royale, et quoique sa modestie eut à souffrir de cette décision, il ne put la faire changer, sa Majesté Louis XVIII voulant témoigner par là toute son estime envers celui qui l'honorait plus dans l'exil qu'il ne l'avait honoré sur le trône. Louis XVIII honora toujours monsieur le Comte d'une affection toute particulière, et les riches présents qu'il lui adressa, à son retour en France, ne lui parurent pas suffirepour remplir les obligations qu'il avait contractées envers lui.
Plus tard, le roi des Pays Bas, en 1816 et 1820, et puis, en 1818, le prince d'Orange, aujourd'hui Guillaume II, roi des Pays Bas, descendirent au même hôtel et occupèrent quelques unes des pièces habitées par le roi de France
De manière que le comte d'Hane eut l'honneur de recevoir la plupart des souverains qui, de notre époque, ont séjourné dans la ville de Gand.