Alphonse,Louis DE CARDEVAC

Alphonse,Louis DE CARDEVAC

  • Né le 12 septembre 1806 (vendredi) - Havrincourt, 62147, Pas-de-Calais, Hauts-de-France, FRANCE
  • Décédé le 19 février 1892 (vendredi) - Havrincourt, 62147, Pas-de-Calais, Hauts-de-France, FRANCE, à l'âge de 85 ans
  • membre du conseil général du Pas de Calais, chambellan de Napoléon III
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Parents

Parents inconnus.

Union(s) et enfant(s)

Événements

12 septembre 1806 :
Naissance - Havrincourt, 62147, Pas-de-Calais, Hauts-de-France, FRANCE
Source : acte de naissance
13 juillet 1835 :
Mariage (avec Henriette DE ROCHECHOUART DE MORTEMART) - Neauphle-le-Château, 78640, Yvelines, Île-de-France, FRANCE
Source : acte de mariage
30 décembre 1854 :
Autre événement : Honors - Paris, 75000, Île-de-France, FRANCE
16 août 1862 :
Autre événement : Honors - Paris, 75000, Île-de-France, FRANCE
Cause : officier de la légiion d'honneur
19 février 1892 :
Décès - Havrincourt, 62147, Pas-de-Calais, Hauts-de-France, FRANCE
Source : acte de déces n° 3

Notes

Issu de l'une des plus anciennes familles d'Artois, cousin germain de Napoléon III, il fait Polytechnique et Metz. Il fait la campagne de Belgique, puis démissionne (1832) et se consacre à la science agricole et à l'industrie à Havrincourt, où il possède un somptueux château et un immense domaine. Il y crée une importante fabrique de sucre. Maire d'Havrincourt et conseiller général du Pas-de-Calais, il est élu (1849) représentant à la Législative, où il siège à droite. Il est rapporteur de la loi qui réintègre dans l'armée les officiers généraux mis à la retraite par le gouvernement provisoire. Chambellan de l'Empereur, il est élu, candidat officiel, député au corps législatif dans la 6e circonscription du Nord, contre Thiers, et, à l'Assemblée, fait à ce dernier, qui demande la liberté politique, un éloge du 2 décembre. Battu en 1869 et 1876, il est réélu en 1877, après la dissolution de la Chambre, et siège dans la minorité conservatrice. Sénateur (1886), il fait partie du groupe bonapartiste. Il est l'auteur d'une "Notice sur le domaine d'Havrincourt" / --- Refer. : Dbf 7, 1126 - R. et C. - LC 3, 374.

Représentant en 1849, député de 1863 à 1869, de 1877 à 1881, membre du Sénat, né à Havrincourt (Pas-de-Calais) le 12 septembre 1806, d'une des plus anciennes familles nobles de l'Artois, il entra, en 1826, à l'Ecole polytechnique, et, lieutenant au1er régiment d'artillerie en 1830, fit la campagne de Belgique.

Démissionnaire en 1833, il s'occupa d'agriculture, devint, en 1846, conseiller général du canton de Bertencourt (Pas-de-Calais) et fut élu (13 mai 1849) représentant du Pas-de-Calais à l'Assemblée législative, le 8e sur 15, par 78 275 voix sur 129 691 votants et 194 088 inscrits. Il y soutint la proposition du général Castellane demandant la réintégration dans l'armée des officiers généraux mis à la retraite par le gouvernement provisoire, et fut rapporteur de la loi qui consacra cette réintégration.

Le 9 février 1852, il obtint, sans être élu, 6 967 voix, contre 11 693 à l'élu, M. d'Herlincourt, 5 668 à M. Degeorges et 5 476 à M. Plichon, dans la 1re circonscription du Pas-de-Calais.

Il fonda alors d'importantes raffineries dont les produits obtinrent des récompenses aux Expositions de 1862 et 1868. Chambellan de l'empereur depuis 1860 (sa mère était une demoiselle de Tascher, parente de l'impératrice Joséphine), il fut élu, avec l'appui du gouvernement, député au Corps législatif dans la 6e circonscription du Nord, le 1er juin 1863, par 13 245 voix (25 351 votants, 31 916 inscrits), contre 12 066 voix à M. Thiers. Il prit part aux discussions sur la vérification des pouvoirs et sur les questions économiques, et fit partie de la commission du budget et de celle de l'armée. En mars 1865, lors de la discussion de l'adresse, il provoqua de vives protestations de la gauche en répondant à M. Thiers qui réclamait pour le pays la liberté politique : « Tout périssait, lorsque le 2 décembre est arrivé ; tout le pays l'attendait. »

Membre du conseil général depuis 1846 et président de ce conseil de 1867 à 1869, maire d'Havrincourt, il échoua aux élections de 1869, et ne fut pas plus heureux après la chute de l'Empire, à celles du 20 février 1876, dans la 2e circonscription d'Arras, où il n'obtint que 8 315 voix contre 10 319 à M. Florent-Lefebvre, élu.

Mais il fut élu dans la même circonscription, le 14 octobre 1877, aux élections qui suivirent la dissolution de la Chambre par le cabinet du 16 mai, avec 11 434 voix (19 633 votants, 23 594 inscrits), contre 8 079 voix au député sortant, M. Florent-Lefebvre.

Membre de la minorité conservatrice, il ne prit part que par ses votes aux travaux parlementaires, ne se représenta pas aux élections de 1881, et fut nommé sénateur du Pas-de-Calais le 14 février 1886, par 876 voix sur 1 736 votants, contre 860 à M. Camescasse. Il siégea à droite, dans le groupe bonapartiste, avec lequel il vota ; en dernier lieu il s'est prononcé :

- contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889),
- contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse,
- contre la procédure à suivre devant le Sénat contre le général Boulanger.

Il effectue ses études à Paris et à Douai. Il entre à l'école Polytechnique en 1826 puis entre à l'école d'application de l'artillerie et du génie à Metz en 1828. Lieutenant au 1er régiment d'artillerie en 1830, il prend part à la campagne de Belgique en 1831 pour faire appliquer le traité de Londres (Traité des XVIII articles) sous les ordres du maréchal Étienne Maurice Gérard dans le cadre de la révolution belge3.

En 1833, à la mort de son père, il quitte l'armée pour se consacrer à la gestion de ses domaines et à l'agriculture4.

Il entreprend des études agricoles à l'école d'agriculture de Grignon et s'installe définitivement à Havrincourt. il se montre ouvert au progrès agricole, tout en déclarant souhaiter améliorer la situation de ses employés, dont il attend qu'ils se montrent intéressés à bien faire3.

Ses domaines recouvrent en 1834 1100 hectares. Il se spécialise dans la betterave, notamment sucrière, et dans l'élevage surtout ovin. Il cherche à améliorer la qualité de l'élevage par des croisements, se préoccupe de viser une gestion exemplaire : un comptable à plein temps est nommé pour la sucrerie et la ferme, les ouvriers (236 tenanciers viennent chaque soir recevoir les directives3.

Il épouse en 1835 Henriette Emma Victurienne de Rochechouart-Mortemart (Maison de Rochechouart de Mortemart). Le couple donne naissance à six enfants3.

Alphonse de Cardevac adhère à la société d'agriculture du Pas-de-Calais, recherche la performance dans son exploitation : entre 1850 et 1868, il va recevoir 37 médailles aux concours agricoles. il est à l'origine de la création de l'école départementale d'agriculture3.

En 1852, après son échec à l'élection législative dans la 1re circonscription du Pas-de-Calais, il revient à son exploitation, se passionne pour la culture de la betterave à sucre, fonde en 1857 une fabrique de sucre puis en 1886 d'importantes raffineries de sucre de betterave (Industrie sucrière- Betterave sucrière). Sa production est ainsi transformée sur place en tablettes de sucre blanc, livré directement aux consommateurs et affranchi de la pression du syndicat des raffineurs3. Les produits de ses usines reçoivent des récompenses aux Expositions de 1862 et 1868 (Expositions internationales)4.

La renommée d'Alphonse de Cardevac se répand, les sociétés d'agriculture le recherchent comme membre (sociétés de Cambrai, Douai, Saint-Quentin), il devient membre des conseils d'administration de la société nationale des agriculteurs de France (Académie d'agriculture de France ?) et l'école de Grignon. Il multiplie les mémoires et articles sur le sujet3.

Il est chambellan honoraire de l'empereur Napoléon III à partir de 1860, puis chambellan de l'impératrice et en 1862 chambellan3 (sa mère est apparentée à l'impératrice Joséphine de Beauharnais, première épouse de Napoléon Ier). Cette fonction lui fait côtoyer à Compiègne nombre de souverains de l'époque et peut contribuer à expliquer ses décorations étrangères (voir ci-dessous Distinctions). Il représente Napoléon III en 1865 au couronnement de Léopold II (roi des Belges) et reçoit ultérieurement la croix de commandeur de l'ordre de Léopold.

Il meurt un an après son dernier mandat politique, celui de sénateur, le 19 février 1892, à Havrincourt, à l'âge de 85 ans. A son décès, déclaré par son fils Aimery Henri de Cardevac, comte d'Havrincourt, propriétaire à Havrincourt, qui va hériter du titre, et par son gendre Jacques Charles Frédéric, marquis de Chabannes la Palice Curton (Famille de Chabannes), propriétaire à Lapalisse, Alphonse Pierre de Cardevac marquis d'Havrincourt, est dit agriculteur industriel et décédé en son châteaud'Havrincourt. Suit l'énumération de ses décorations et mandats politiques

Description physique : Cheveux châtain brun - Front découvert - Nez gros - Yeux châtains - Bouche moyenne - Menton rond - Visage ovale - Taille 164 - Signes particuliers : marqué de petite vérole

Scolarité : EXAMEN : Besançon - PASSAGE: 125ème en 1827 sur 127 élèves - SORT : 117ème en 1828 sur 123 élèves CORPS : Artillerie - 40ème en 1828- sur 45 élèves

Renseignements situation: Sénateur - Député

Dossier militaire: REG.SORT o

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