Charles,Lidwine DE CROIX D'HEUCHIN

Charles,Lidwine DE CROIX D'HEUCHIN

  • Né le 15 octobre 1760 (mercredi) - Frelinghien, NORD, Hauts-de-France, France
  • Décédé le 10 avril 1832 (mardi) - Paris, 75000, Île-de-France, FRANCE, à l'âge de 71 ans
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

15 octobre 1760 :
Naissance - Frelinghien, NORD, Hauts-de-France, France
22 novembre 1802 :
Mariage (avec Eugenie,Augustine DE VASSE) - Versailles, 78000, Île-de-France, FRANCE
10 avril 1832 :
Décès - Paris, 75000, Île-de-France, FRANCE

Notes

Le marquis de Croix appartenait avant la Révolution aux armées du Roi.

En 1777, il est sous-lieutenant au régiment Provence-infanterie ; en 1779 capitaine au régiment Normandie-cavalerie, en 1788 major en second au régiment Provence-infanterie.

Membre de l'assemblée générale des Etats d'Artois en 1788, il est en mars 1789 l'un des rédacteurs du Cahier de doléances de la noblesse d'Artois, avant d'être, le 30 avril 1789, élu par la noblesse d’Artois député aux États-Généraux.

Son mandat exige le vote par ordre, mais il s'oppose à la séparation des ordres et siège avec le tiers-état après l'ordre de Louis XVI, le 27 juin 1789.

Avec ses co-députés, il obtient de la noblesse d'Artois le 5 juillet 1789, le pouvoir de voter par tête. Il intervient régulièrement à la tribune sur la liberté de la presse, les questions financières, le fonctionnement parlementaire. Il tente de préserver les prérogatives royales, il s'oppose à l'abolition de la noblesse, à celle des ordres de chevalerie, en particulier l'ordre de Malte qui assure le maintien de l'ordre en Méditerranée, aux mesures prises contre les émigrés, qui ont quitté la France contraints et forcés par l'insécurité.

Après la fuite du roi, un nouveau serment ayant été prescrit par l’Assemblée à ceux de ses membres qui étaient « fonctionnaires publics militaires », il le prête le 22 juin 1791.

Il vote en faveur des assignats.

Le 24 juillet 1791, il prend la défense des officiers émigrés et soutient qu’il s n’étaient pas punissables pour avoir « quitté leur régiment en temps de paix ». Il prend encore la parole le 21 août sur un sujet tout différent pour demander que le salon du Louvre, employé jusque-là à l’exposition des tableaux de l’Académie de peinture, ne reçût que les ouvrages des artistes qui avaient donné des preuves de talent, « afin que ce salon ne soit pas rempli de barbouillages ».

Il se trouve aux côtés de la famille royale pendant la journée du 10 août 17921.

Sous l'Empire, Croix consent à servir Napoléon qui le fait comte de l'Empire le 24 février 1809, lui confère la dignité de chambellan en 1810, et l’appelle le 5 avril 1813 à siéger au Sénat conservateur.

En 1814, Il est du petit nombre des sénateurs qui refusent de signer la déchéance de Napoléon.

Après le retour de Louis XVIII, à la première Restauration, il accepte de faire partie de la nouvelle Chambre des pairs le 4 juin 1814.

Pendant les Cent-Jours, Napoléon l’admet à son tour, le 2 juin 1815, sur la liste de ses pairs; mais le marquis de Croix s’abstient de siéger.

Révoqué le 24 juin 1815, à la seconde Restauration. il est réadmis à la Chambre des pairs le 25 juin 18172.

Il ne siégeait pas lors du scrutin du procès du maréchal Ney.

Il siège à la Chambre haute jusqu’à sa mort, ayant prêté serment à la Monarchie de Juillet en 1830.

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