🌳 AINSI SOIENT ELLES
par POGNICI
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Henri,Jules GUESQUIERES
Parents
Parents inconnus.
Union(s) et enfant(s)
- Marié le 10 mai 1886 (lundi), Lille, 59000, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE, avec Zelia,Henriette DUTELLE 1865-1923
Événements
- 28 août 1863 :
- Naissance - Lille, 59000, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE
- 10 mai 1886 :
- Mariage (avec Zelia,Henriette DUTELLE) - Lille, 59000, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE
- 1er septembre 1918 :
- Décès - Lille, 59000, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE
Notes
Député du Nord de 1906 à 1918
« Les trois mandats parlementaires d' Henri Ghesquiere portent témoignage des exigences qui « dominèrent sa vie : la justice sociale et l'amour de la Patrie.
« il débute dans la vie, modestement, comme ouvrier-fileur, et déjà se fait remarquer par son « action vigoureuse contre l'intransigeance et le mépris de la classe patronale à l'égard des « ouvriers et ouvrières du textile.
« Il est rapidement licencié et, frappé d'interdit, pour subvenir aux besoins de sa famille « nombreuse il devient marchand de journaux ambulant.
« Elu Conseiller Municipal de Lille en 1896, Adjoint au Maire jusqu'en 1904, puis Conseiller « Général du canton Sud de Lille, il devient Député le 20 mei 1906 dans la 2e circonscription de « Lille (7533 voix sur 13756 votants).
Son inlassable activité en faveur de cet humble prolétariat qu'il connaît si bien, lui vaudra d'être réélu en 1910 et en 1914 par 1000 voix de majorité.
Il apparttint au Palais Bourbon, d'abord à la Commission du Travail des Mines, puis à la Commission des Assurances et de la Prévoyance siciale dont il fut souvent rapporteur en séances publiques.
Il est l'auteur de propositions concrètes pour améliorer le sort des couches défavorisées de la population : extension de la loi de 1898 sur els accidents du travail, droit à réparation des accidents et malades dont sont victimes les soldats à l'occasion du service militaire (1907), assistance maternelle aus femmes en couches obligatoirs et primes de natalité et d'allaitement aux mères qui élèvent elles-mêmes leurs enfants (1912), réglementation du travail à domicile (1913), réduction de la journée de travail à 10 heures, au lieu de 12 et 14.
L'occupation du territoire par les allemands en 1914-1918 devait être pour Henri Ghesquiere l'occasion de nouvelles luttes et de cruelles épreuves.
Retenu comme otage en 1914, il perd l'un de ses fils au champ d'honneur en février 1915, alors que son fils Henri se bat dans la guerre de tranchée.
Il est ensuite emprisonné, en juillet, pour incitation à la grève d'ouvrieres travillant pour l'ennemi.
Sa santé faiblit alors et il meurt le 1e septembre 1918, un mois et demi avant l'armistice, des suites de sa captivité.
La ville de Lille a fait élever à sa mémoire dans le quartier de Wazemmes, un monument qui rappelle son action en faveur de l'assistence maternelle et la protection de l'enfence.
C'est sur la constatation du bian substantiel de son action au Parlement - auquel il faudrait ajouter ses activités municipales, départementales, militantes, sans omettre son courageux comporement pratriotique en 1914-1918 - que je peux donner maintenant toute la signification aux titres d'authentique et brillant représentant du peuple.
La personalité d'Henri Ghesquiere est caratérisée par un trait dominant : c est un homme de conscience.
Issue du peupe, il reste « peuple », simple, généreux et honnête, dévoué jusqu'au sacrifice.
Investi par les travailleurs du mandat de Député, celui-ci ne sera pas pour lui un ornement de carte de visite. La mission qui lui confie le suffrage universel, il va le remplir avec application, méthode et énergie.
Il va passer des heures et des mois à étudier, la législation afférente au problème social d'être en mesure d'en dénoncer l'intolérable insuffisance, et de proposer concrètement des lois de défence ouvrière et de protecton sociale.
Excellent orateur, son éloquence est celle du tribun qui tressaille et s'émeut à la discription qu il fait de la misère qui ronge les foyers ouvriers, mais il sait aussi élever le débat au niveau des considératons philosophiques et historiques quiviennent renforcer sa thème.
A la Chambre il est très écouté. Quand le Président lui donne la parole, le silence se fait sur tous les bancs et c'est alors la voix du peuple laborieux et souffrant qui se fait entendre, avec courtoisie toujours mais avec une conviction et une rigueur qui imposent le respect.
Si je reviens un instant sur son rôle de Député, ce sera pour en souligner quelques aspects syptomatiques.
De la longue énumération de mes prestations parlementaires, j'en extrais une qui met en évidence son caratère inédit.
Il s'agit de la proposition de loi créant le droit à l'assistence pour les femmes en couches avec allocations spéciales pour celles ai allaient et restent au foyer.
En la matière, on peut dire qu'il est le père de cette loi ; il est en tout cas un précurseur.
Rappeler cela aujourd'huy pourrait paraître banal, sinon dérisoire ou égard à la législation actuelle en matière sociale. Il faut bien se pénétrer du fait qu'à l'époque considerée, il n'existe pas de Sécurité Sociale, ni d'assurance quelconque. Seule est appliquée la loi sur l'Assistence aux Vieillards infirmes et incurables (40 sous par mois).
Mais ce qui m'a frappé le plus et suscité mon admiration, c'est l'extraordinaire argumentation qu'il a accumulée dans l'exposé des motifs de la dite proposition de loi qui ne compte pas moins de 51 pages (document qi figure au J.O. du 8 novembre sous le no 2251).
Ce document projette une lumière impressionante sur la description de la condition ouvrière ou les statistiques claires sont aussi convaincantes que l'énoncé pertinant des faits.
C'est donc à juste titre que je soulignais précédemment qu' Henri Ghesquiere consacrait tout le temps qu'il fallait à l'étude et à la recherche de la documentation dans la volonté d'être irréfutable et de faire triompher la cause qu'il défendait. Notez qu'il ne disposait d'aucune aide de technicien, même pas un sécrétariat.
Dand le débat pubic du 8 novembre 1952 sur ladite proposition de loi une voix adverse s'est élevée. Ce fut celle d'un ci-devant Marquis M. Audifred-Pasquier qui eut cette phrase édifiante « ce que nous propose l'honorable collègue M. Ghesquiere, c'est la suppression de la charité qu'exercent avec dévouement dans nos communes les dames patronesses ».
Réplique d'Henri Ghesquiere : « ce que nous proposons, nous, c'est en effet de coustraire les travailleurs à l'humiliante charité telle que la practiquent les patrons par le truchement de ce qu'on appelle les dames patronesses. A votre conception de la charité nous opposons, nous, la notion de solidarité nationale. Nous voulons que ce soit par la loi que les malheureux reçoivent le secours que rend nécessaire la scandaleuse modicité des salaires et les conditions de vie inhumaines des ménages ouvriers. Nous voulons que, par la loi, les imondes taudis disparaissent et que soit créé le droit à l'assurance contre la maladie, le chômage et les accidents du travail ».
Ces nobles et ardentes paroles, Henri Ghesquiere était un journaliste de qualité, collaborant à plusieurs journaux et publications, qu'il était auteur de pièces à thèse sociale et compositeur de musique comme celle de l'Insurgé, nous aurons ensemble fait revivre un instant un véritable apôtre de l'idéal de sa vie : la socialisme.
Ce sera aussi un message de respect et d'immense gratitude que nous adressons à la mémoire de ce grand citoyen de Lille
« Les trois mandats parlementaires d' Henri Ghesquiere portent témoignage des exigences qui « dominèrent sa vie : la justice sociale et l'amour de la Patrie.
« il débute dans la vie, modestement, comme ouvrier-fileur, et déjà se fait remarquer par son « action vigoureuse contre l'intransigeance et le mépris de la classe patronale à l'égard des « ouvriers et ouvrières du textile.
« Il est rapidement licencié et, frappé d'interdit, pour subvenir aux besoins de sa famille « nombreuse il devient marchand de journaux ambulant.
« Elu Conseiller Municipal de Lille en 1896, Adjoint au Maire jusqu'en 1904, puis Conseiller « Général du canton Sud de Lille, il devient Député le 20 mei 1906 dans la 2e circonscription de « Lille (7533 voix sur 13756 votants).
Son inlassable activité en faveur de cet humble prolétariat qu'il connaît si bien, lui vaudra d'être réélu en 1910 et en 1914 par 1000 voix de majorité.
Il apparttint au Palais Bourbon, d'abord à la Commission du Travail des Mines, puis à la Commission des Assurances et de la Prévoyance siciale dont il fut souvent rapporteur en séances publiques.
Il est l'auteur de propositions concrètes pour améliorer le sort des couches défavorisées de la population : extension de la loi de 1898 sur els accidents du travail, droit à réparation des accidents et malades dont sont victimes les soldats à l'occasion du service militaire (1907), assistance maternelle aus femmes en couches obligatoirs et primes de natalité et d'allaitement aux mères qui élèvent elles-mêmes leurs enfants (1912), réglementation du travail à domicile (1913), réduction de la journée de travail à 10 heures, au lieu de 12 et 14.
L'occupation du territoire par les allemands en 1914-1918 devait être pour Henri Ghesquiere l'occasion de nouvelles luttes et de cruelles épreuves.
Retenu comme otage en 1914, il perd l'un de ses fils au champ d'honneur en février 1915, alors que son fils Henri se bat dans la guerre de tranchée.
Il est ensuite emprisonné, en juillet, pour incitation à la grève d'ouvrieres travillant pour l'ennemi.
Sa santé faiblit alors et il meurt le 1e septembre 1918, un mois et demi avant l'armistice, des suites de sa captivité.
La ville de Lille a fait élever à sa mémoire dans le quartier de Wazemmes, un monument qui rappelle son action en faveur de l'assistence maternelle et la protection de l'enfence.
C'est sur la constatation du bian substantiel de son action au Parlement - auquel il faudrait ajouter ses activités municipales, départementales, militantes, sans omettre son courageux comporement pratriotique en 1914-1918 - que je peux donner maintenant toute la signification aux titres d'authentique et brillant représentant du peuple.
La personalité d'Henri Ghesquiere est caratérisée par un trait dominant : c est un homme de conscience.
Issue du peupe, il reste « peuple », simple, généreux et honnête, dévoué jusqu'au sacrifice.
Investi par les travailleurs du mandat de Député, celui-ci ne sera pas pour lui un ornement de carte de visite. La mission qui lui confie le suffrage universel, il va le remplir avec application, méthode et énergie.
Il va passer des heures et des mois à étudier, la législation afférente au problème social d'être en mesure d'en dénoncer l'intolérable insuffisance, et de proposer concrètement des lois de défence ouvrière et de protecton sociale.
Excellent orateur, son éloquence est celle du tribun qui tressaille et s'émeut à la discription qu il fait de la misère qui ronge les foyers ouvriers, mais il sait aussi élever le débat au niveau des considératons philosophiques et historiques quiviennent renforcer sa thème.
A la Chambre il est très écouté. Quand le Président lui donne la parole, le silence se fait sur tous les bancs et c'est alors la voix du peuple laborieux et souffrant qui se fait entendre, avec courtoisie toujours mais avec une conviction et une rigueur qui imposent le respect.
Si je reviens un instant sur son rôle de Député, ce sera pour en souligner quelques aspects syptomatiques.
De la longue énumération de mes prestations parlementaires, j'en extrais une qui met en évidence son caratère inédit.
Il s'agit de la proposition de loi créant le droit à l'assistence pour les femmes en couches avec allocations spéciales pour celles ai allaient et restent au foyer.
En la matière, on peut dire qu'il est le père de cette loi ; il est en tout cas un précurseur.
Rappeler cela aujourd'huy pourrait paraître banal, sinon dérisoire ou égard à la législation actuelle en matière sociale. Il faut bien se pénétrer du fait qu'à l'époque considerée, il n'existe pas de Sécurité Sociale, ni d'assurance quelconque. Seule est appliquée la loi sur l'Assistence aux Vieillards infirmes et incurables (40 sous par mois).
Mais ce qui m'a frappé le plus et suscité mon admiration, c'est l'extraordinaire argumentation qu'il a accumulée dans l'exposé des motifs de la dite proposition de loi qui ne compte pas moins de 51 pages (document qi figure au J.O. du 8 novembre sous le no 2251).
Ce document projette une lumière impressionante sur la description de la condition ouvrière ou les statistiques claires sont aussi convaincantes que l'énoncé pertinant des faits.
C'est donc à juste titre que je soulignais précédemment qu' Henri Ghesquiere consacrait tout le temps qu'il fallait à l'étude et à la recherche de la documentation dans la volonté d'être irréfutable et de faire triompher la cause qu'il défendait. Notez qu'il ne disposait d'aucune aide de technicien, même pas un sécrétariat.
Dand le débat pubic du 8 novembre 1952 sur ladite proposition de loi une voix adverse s'est élevée. Ce fut celle d'un ci-devant Marquis M. Audifred-Pasquier qui eut cette phrase édifiante « ce que nous propose l'honorable collègue M. Ghesquiere, c'est la suppression de la charité qu'exercent avec dévouement dans nos communes les dames patronesses ».
Réplique d'Henri Ghesquiere : « ce que nous proposons, nous, c'est en effet de coustraire les travailleurs à l'humiliante charité telle que la practiquent les patrons par le truchement de ce qu'on appelle les dames patronesses. A votre conception de la charité nous opposons, nous, la notion de solidarité nationale. Nous voulons que ce soit par la loi que les malheureux reçoivent le secours que rend nécessaire la scandaleuse modicité des salaires et les conditions de vie inhumaines des ménages ouvriers. Nous voulons que, par la loi, les imondes taudis disparaissent et que soit créé le droit à l'assurance contre la maladie, le chômage et les accidents du travail ».
Ces nobles et ardentes paroles, Henri Ghesquiere était un journaliste de qualité, collaborant à plusieurs journaux et publications, qu'il était auteur de pièces à thèse sociale et compositeur de musique comme celle de l'Insurgé, nous aurons ensemble fait revivre un instant un véritable apôtre de l'idéal de sa vie : la socialisme.
Ce sera aussi un message de respect et d'immense gratitude que nous adressons à la mémoire de ce grand citoyen de Lille