🌳 AINSI SOIENT ELLES
par POGNICI
🏛️ Patriarche des lignées
Toutes les personnes
Rechercher dans tous les arbres
Jules ANSPACH
Parents
- François,Louis,Jean-Jacques ANSPACH 1784-1858
- Marie-Françoise,Aglaée,Charlotte,Mélanie HONNOREZ 1807-1851
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 23 août 1851 (samedi), Bruxelles, 1000, Bruxelles Capitale, BELGIQUE, avec
Françoise,Louise,Fanny URBAN 1828-1895
dont
- Marguerite,Melanie,Eugenie ANSPACH 1852-1934
- Maurice ANSPACH 1854-1942
Frères et sœurs
- Jules ANSPACH 1829-1879
- Edouard ANSPACH 1831-1902
- Eugene,Guillaume ANSPACH 1833-1890
Événements
- 20 juillet 1829 :
- Naissance - Bruxelles, 1000, Bruxelles Capitale, BELGIQUE
- 23 août 1851 :
- Mariage (avec Françoise,Louise,Fanny URBAN) - Bruxelles, 1000, Bruxelles Capitale, BELGIQUE
- 19 mai 1879 :
- Décès - Etterbeek, 1040, Bruxelles Capitale, BELGIQUE
Notes
Jules Anspach, après des études à l’Athénée royal de Bruxelles, décrocha à 22 ans (en 1851), son diplôme de docteur en droit à l’Université libre de Bruxelles. Comme son père, attiré par la politique, il fut nommé conseiller communal en 1857. Entre-temps, de 1856 à 1858, il publia un volumineux ouvrage: « De la Procédure devant les Cours d'Assises ». En été 1863, il fut amené à remplacer le bourgmestre André-Napoléon Fontainas, décédé inopinément le 19 juillet et le 15 octobre de la même année, le roi Léopold Ier le nomma bourgmestre de la capitale, à 34 ans), charge qu'il devait assumer jusqu'au tombeau. Il est considéré à juste titre comme le plus grand bourgmestre de Bruxelles. Il eut la volonté de doter la nouvelle Belgique d’une capitale digne de ce nom, après le projet avorté un siècle auparavant de Maximilien-Emmanuel de Bavière de faire de Bruxelles la plus belle ville d’Europe et la capitale des Pays-Bas du Sud, dont il aurait été le souverain. L'état de délabrement deBruxelles en ce début d'indépendance était effrayant et, à part le « quartier autrichien » entourant le Parc de Bruxelles, rien n'avait cette majesté nécessaire à la capitale d'un pays qui, pour survivre, devait affirmer son existence à la face d'un monde hostile. Les grands travaux d'Anspach devaient ainsi rapidement hausser Bruxelles au niveau des grandes capitales européennes et éloigner les esprits nostalgiques, de Paris ou d'Amsterdam. L'on reste admiratif devant la rapidité et l'enthousiasme avec lesquels ont été entrepris ces travaux qui ont aéré le centre de Bruxelles mais préservé tout le reste de la ville ancienne. Le voûtement de la Senne et le percement des boulevards centraux, impliquant l'expropriation et la démolition de plus d'un millier de maisons, la plupart insalubres, ne prirent que 4 ans et 9 mois (de février 1867 à novembre 1871). Les destructions massives des quartiers historiques (notamment l'ancien Mont des Arts et les quartiers sous-jacents), avec comme point d'orgue la Jonction Nord-Midi, n'ont commencé qu'au vingtième siècle avec l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle classe politique inculte et affairiste. La ville, qui croupissait dans la vallée de la Senne, était alors accablée par les maladies et l'insalubrité. Déjà, plusieurs épidémies de choléra avaient causé des milliers de victimes dans la population humble des « bas-quartiers ». Dans ces taudis, on voyait couramment Anspach accompagner les docteurs van Volxem, Max et Feigneaux afin de réconforter les populations décimées par le choléra. Si le bourgmestre ne contracta jamais le mal, par contre, le sergent de ville, attaché à ses pas, en mourut. La tâche de Jules Anspach (mettre Bruxelles au niveau des plus belles et des plussaines cités d’Europe) était immense. Il parvint à l’accomplir et à donner à la capitale belge l’aspect qu’elle a encore de nos jours. En priorité, il fallait préalablement réaliser le voûtement de la Senne et l'édification de la voirie de largesboulevards centraux.