René,Pierre,Auguste BARBIER DE LA SERRE

René,Pierre,Auguste BARBIER DE LA SERRE

  • Né le 30 juin 1880 (mercredi) - Paris, ÎLE-de-FRANCE, France, 7ème arrondissement
  • Décédé le 6 mars 1969 (jeudi) - Moulins-la-Marche, 61380, Orne, Normandie, FRANCE, à l'âge de 88 ans
  • prêtre, président général de la Fédération Internationale Sportive de l'enseignement catholique
Partager : Facebook WhatsApp X E-mail

Parents

Frères et sœurs

Événements

30 juin 1880 :
Naissance - Paris, ÎLE-de-FRANCE, France, 7ème arrondissement
Sources : acte de naissance n° 862
1900 :
Autre événement : Military service - Paris, ÎLE-de-FRANCE, France
Sources : registre matricule n° 595
1900 :
Études : Instruction générale
Cause : 5 - bachelier ou diplômé de l’enseignement primaire (sait signer)
Sources : registre matricule n° 595
30 août 1949 :
Autre événement : Honors - Paris, ÎLE-de-FRANCE, France
6 mars 1969 :
Décès - Moulins-la-Marche, 61380, Orne, Normandie, FRANCE

Notes

Guerre 1914 - 1918 : 155ème RI puis attaché à l'administration militaire en Alsace
Guerre 1939 - 1945 : aumonier militaire

Il entre au séminaire de Saint-Sulpice en 1898, après de brillantes études secondaires au collège jésuite Saint-Ignace de la Rue de Madrid, à ParisH 2. Ordonné prêtre en 1904, il se rend à Rome de 1904 à 1906 pour préparer (avec succès) le doctoratde théologieH 3.

À son retour à Paris, l’Église de France est en plein tourment à la suite de la séparation de l’Église et de l’État et la Compagnie de Saint-Sulpice, incertaine de l’avenir, juge opportun de faire appel à des prêtres séculiers pour renforcer ses cadres. Avec les abbés Petit de Julleville, Legris et Paulet, il est choisi en 1906 pour enseigner au grand séminaireH 4, formant avec eux ce qu’on a appelé « Le Tiers-Ordre de Saint-Sulpice ». Il meurt le 6 mars 1969 à Perrou1.

L’enseignement privé secondaire
Ce service dure quatre ans, jusqu’en 1910, date à laquelle il suit Pierre Petit de JullevilleN 1 qui prend alors, à la demande du cardinal Amette, archevêque de Paris, la direction du collège Sainte-Croix de Neuilly, que les pères de Sainte-Croix ont dû quitter en 1901 et céder au diocèseH 5.

En tant que préfet des études, il s’investit alors dans cet établissement prestigieux où il contribue au développement de l’éducation physique et des sports à une époque où la place de ces disciplines étaient encore des plus modestes dans l’enseignement secondaire catholique parisienH 6.

Le sport et la pédagogie
Membre du comité directeur de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF) aux côtés de Paul Michaux et Charles Simon, il participe à ce titre, le 10 février 1911, à l’assemblée constitutive de l’Union gymnastique et sportive de l’enseignement libre2 (UGSEL), alors simple commission scolaire de cette fédération3.

Il en devient président en 19224 et forge l’identité profonde de cette association grâce à son sens aigu de l’éducation de la jeunesse. Pour cet éducateur chrétien, les positions sont explicites : « être est plus fondamental qu’agir ; car l’action ne vaut pas pour elle-même, mais en dépendance à une règle de vérité ». Ce primat de l’esprit ne peut néanmoins se concevoir sans une ascèse corporelle de tous les instants5.

De 1948 à 1951, Barbier de la Serre assure également la présidence de la Fédération internationale sportive de l’enseignement libre6 (FISEC).

L’Institut catholique de Paris et les aumôneries nationales
Nommé pro-recteur de l’Institut catholique de Paris en 1927H 7, il y côtoie François Hébrard et collabore jusqu’en 1938 avec Alfred Baudrillart6. Durant ce séjour dans la maison des Carmes, il est nommé protonotaire apostolique le 10 janvier 1928, secrétaire général du comité national de l’enseignement libre en 1931 et chanoine honoraire de la cathédrale de Paris en janvier 1936.

À la veille de la guerre, le surmenage l’oblige à quitter Paris ; il se réfugie à Rouen pour quelques années de repos très relatif comme vicaire général7 de son ami, le cardinal Petit de JullevilleH 8.

Dès 1942, le cardinal Suhard lui confie l’aumônerie générale des guides de FranceH 9 et celle de la Fédération française des étudiants catholiquesH 10. Il quitte ces fonctions successivement en 1948 et en 19516 pour se consacrer exclusivement au soutien du clergé rural et partager la vie quotidienne des prêtres du diocèse de Sées. Il est alors nommé chanoine honoraire de la cathédrale de Sées en 1953.

Voir dans l'arbre