Charles,Marie-Pierre DE BROQUEVILLE
Parents
- Stanislas DE BROQUEVILLE 1830-1919
- Marie-Claire DE BRIEY DE LANDRES 1832-1876
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 7 avril 1885 (mardi), Bruxelles-Capitale, Belgique, avec
Berthe D'HUART 1864-1937
dont
- Jean DE BROQUEVILLE 1886-1948
- Robert DE BROQUEVILLE 1891-1984
- Pierre DE BROQUEVILLE 1892-1941
- André,Louis,Joseph DE BROQUEVILLE 1893-1964
- Jacques DE BROQUEVILLE 1895-1968
- Marie-Anne DE BROQUEVILLE 1898-1975
Frères et sœurs
- Charles,Marie-Pierre DE BROQUEVILLE 1860-1940
- Athanase DE BROQUEVILLE 1868-1949
Événements
- 4 décembre 1860 :
- Naissance - Mol Belgique
- 7 avril 1885 :
- Mariage (avec Berthe D'HUART) - Bruxelles-Capitale, Belgique
- 5 septembre 1940 :
- Décès - Bruxelles-Capitale, Belgique
Notes
D'origine normande, il reçoit une éducation privée de la part de Jésuites de Turnhout, notamment de l'abbé Simon, futur prélat et aumônier de la Cour, qui joue un grand rôle. Il parle et écrit couramment le français et le néerlandais. Son mariage avec la baronne Berthe d'Huart, en 1885, petite-fille du sénateur et leader catholique Jules Malou, étend considérablement ses relations.
À 25 ans, il est membre du conseil communal de Mol. En 1886, il devient membre du conseil provincial d'Anvers et, en 1892, représentant catholique de l'arrondissement de Turnhout à la Chambre. Il garde ce mandat jusqu'en juin 1919. Il est ensuite sénateur provincial de Namur avant de devenir sénateur coopté de 1925 à 1936. Sa carrière gouvernementale commença, elle, en septembre 1910 où il devient Ministre des Chemins de Fer, Postes et Télégraphes, dans le cabinet de François Schollaert. En 1911, le roi Albert Ier fait appel à lui pour constituer un nouveau gouvernement de droite, à la suite de la chute de Schollaert. Vu la situation internationale, il réorganisa l'armée et élargit la base de recrutement. En novembre 1912, il devient Ministre de la Guerre. Il fit voter la loi généralisant le service militaire, réorganisa le commandement, augmenta l'armement et créa de nouvelles unités. Il se fixa à Dunkerque durant la bataille de l'Yser pour couvrir constitutionnellement les décisions d'Albert Ier. En 1915, il élargit le cabinet en faisant entrer Paul Hymans, le comte Goblet d'Alviella et Émile Vandervelde. En 1917, il cède le portefeuille de la Guerre et prend la responsabilité des Affaires étrangères. Il dut cependant abandonner son portefeuille et la direction du gouvernement. Il fut nommé ministre d'État. En 1918, il devient ministre de la Reconstruction. À la fin de la guerre, il entra dans le cabinet formé à Lophem par Léon Delacroix en tant que ministre de l'Intérieur. En 1926, il fut appelé en tant que Ministre de la Défense nationale, dans le cabinet de Henri Jaspar, jusqu'en 1930. Il fut ministre de l'Instruction ad interim. En 1932, le roi le chargea de dissoudre les Chambres pour remédier à la crise économique. Il forma un cabinet dont il fut le premier ministre jusqu'en 1934. Il fut également Ministre de l'Agriculture. À la mort du roi, il fit un discours, le 6 mars 1934, au Sénat sur la nécessité de faire son deuil du Traité de Versailles et d'arriver à une entente sur le désarmement avec l'Allemagne, sinon tout cela mènerait à une nouvelle guerre. Présenté comme un homme d'une "amabilité éternellement souriante", il quitte la vie publique en 1936 et meurt, à Bruxelles, le 5 septembre 1940, sous la deuxième occupation allemande
À 25 ans, il est membre du conseil communal de Mol. En 1886, il devient membre du conseil provincial d'Anvers et, en 1892, représentant catholique de l'arrondissement de Turnhout à la Chambre. Il garde ce mandat jusqu'en juin 1919. Il est ensuite sénateur provincial de Namur avant de devenir sénateur coopté de 1925 à 1936. Sa carrière gouvernementale commença, elle, en septembre 1910 où il devient Ministre des Chemins de Fer, Postes et Télégraphes, dans le cabinet de François Schollaert. En 1911, le roi Albert Ier fait appel à lui pour constituer un nouveau gouvernement de droite, à la suite de la chute de Schollaert. Vu la situation internationale, il réorganisa l'armée et élargit la base de recrutement. En novembre 1912, il devient Ministre de la Guerre. Il fit voter la loi généralisant le service militaire, réorganisa le commandement, augmenta l'armement et créa de nouvelles unités. Il se fixa à Dunkerque durant la bataille de l'Yser pour couvrir constitutionnellement les décisions d'Albert Ier. En 1915, il élargit le cabinet en faisant entrer Paul Hymans, le comte Goblet d'Alviella et Émile Vandervelde. En 1917, il cède le portefeuille de la Guerre et prend la responsabilité des Affaires étrangères. Il dut cependant abandonner son portefeuille et la direction du gouvernement. Il fut nommé ministre d'État. En 1918, il devient ministre de la Reconstruction. À la fin de la guerre, il entra dans le cabinet formé à Lophem par Léon Delacroix en tant que ministre de l'Intérieur. En 1926, il fut appelé en tant que Ministre de la Défense nationale, dans le cabinet de Henri Jaspar, jusqu'en 1930. Il fut ministre de l'Instruction ad interim. En 1932, le roi le chargea de dissoudre les Chambres pour remédier à la crise économique. Il forma un cabinet dont il fut le premier ministre jusqu'en 1934. Il fut également Ministre de l'Agriculture. À la mort du roi, il fit un discours, le 6 mars 1934, au Sénat sur la nécessité de faire son deuil du Traité de Versailles et d'arriver à une entente sur le désarmement avec l'Allemagne, sinon tout cela mènerait à une nouvelle guerre. Présenté comme un homme d'une "amabilité éternellement souriante", il quitte la vie publique en 1936 et meurt, à Bruxelles, le 5 septembre 1940, sous la deuxième occupation allemande