🌳 AINSI SOIENT ELLES
par POGNICI
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Joseph,Anne,Augustin,Maximilien DE CROY
Parents
- Louis,Ferdinand,Joseph DE CROY 1713-1761
- Marie-Louise,Cunégonde DE MONTMORENCY LUXEMBOURG 1716-1764
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 20 février 1762 (samedi), Paris, 75000, Île-de-France, FRANCE, avec
Adelaide,Louise,Angélique,Gabrielle DE CROY SOLRE 1741-1822
dont
- Adelaide,Marie-Louise,Justine,Joséphine DE CROY 1768-1846
- Amélie,Gabrielle,Josephine DE CROY 1774-1847
Événements
- 12 novembre 1744 :
- Naissance - Paris, 75000, Île-de-France, FRANCE
- 20 février 1762 :
- Mariage (avec Adelaide,Louise,Angélique,Gabrielle DE CROY SOLRE) - Paris, 75000, Île-de-France, FRANCE
- 19 août 1823 :
-
Autre événement : Distinction - Paris, 75000, Île-de-France, FRANCE
Cause : officier de la légiion d'honneur
https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/ui/notice/96955 - 14 octobre 1839 :
- Décès - Mons, 7000, Wallonie, BELGIQUE
Notes
Aide de camp de son père, à l'âge de 16 ans, Joseph Anne Maximilien de Croÿ était à ses côtés lorsque ce général fut frappé mortellement à la bataille de Filinghausen le 16 juillet 17611.
Colonel à vingt ans2, il succéda à son père dans le gouvernement de Schlettstadt/Sélestat, fut nommé colonel du régiment de Flandre, le 23 juin 1767, brigadier des armées du Roi le 1er mars 1780, maréchal-de-camp le 1er janvier 1784, et chevalier de l'ordre de la Toison d'or en 17901.
Joseph de Croÿ fut élu député de la noblesse aux États généraux par le bailliage d'Amiens et de Ham, le 11 avril 1789.
Il fit partie de la minorité hostile à toute réforme, protesta contre la réunion des trois ordres et contre la déclaration des droits, et émigra, dès 1791, d'abord en Allemagne1, puis en Espagne, où l'une de ses tantes avait épousé le marquis de Guadalest (es), « amirante » d'Aragon2.
Pendant la Révolution française, le duc d'Havré fut chargé par Louis XVI et par les princes, ses frères, d'une mission particulière près la cour d'Espagne, et il resta à Madrid comme représentant de Louis XVIII, jusqu'à l'époque où l'alliance de cette cour avec la République française le força de quitter cette capitale1. Le duc d'Havré n'était pas à la hauteur d'une telle mission2, et le duc d'Avaray écrivait, le 15 février 1794 : « Je frémis de voir d'aussi grands intérêts dans des mains aussi innocentes. » L'incident le plus remarquable de sa mission et de son séjour en Espagne n'eut rien de politique : il tomba amoureux de la femme de Pérignon, ambassadeur de la République française en Espagne.
Il avait épousé, par contrat du 16 février 17623(mariage célébré le 20), sa "cousine" Adélaïde-Louise-Angélique-Gabrielle, princesse de Croy-Solre, fille d’Emmanuel, duc de Croÿ, prince de Solre, maréchal de France, et d’Angélique-Adélaïde d’Harcourt. Les dossiers de l’émigration contiennent un assez grand nombre de pièces relatives au duc et à la duchesse d’Havré de 1792 à 1800, et particulièrement des certificats de résidence4. La 57e partie de la liste des émigrés du département de la Seine, arrêtée le 21 vendémiaire an III, portait l’inscription suivante : Croï d’Havré et son épouse, rue de Lille. La duchesse ne suivit pourtant pas son mari pendant l’émigration : elle résida tantôt à Paris, tantôt à Havré, en Belgique (alors département de Jemmapes). Aussi obtint-elle facilement sa radiation sous le Consulat. Le 24 thermidor an VIII (12 août 1800), elle habitait depuis deux mois au 96 rue de Grenelle, avec son mari et ses enfants5.
Le duc d'Havré fut encore chargé de plusieurs autres missions importantes par Louis XVIII, « qui l'honorait de sa confiance et de son amitié1 », et qu'il accompagna à son retour en France.
Rentré en France à la première Restauration, il fut successivement nommé capitaine des gardes du corps du Roi (grade dont il s'est démis en 1825, mais dont il conserva les honneurs), pair de France (4 juin 1814), lieutenant-général (22 août 1814), commandeur, puis grand-croix de l'ordre de Saint-Louis, les 23 août 1814 et 5 mai 1816, grand-croix de l'ordre de Charles III d'Espagne et officier de la Légion d'honneur le 19 août 1823.
En 1816, il fut chargé par le roi d'aller, en qualité d'ambassadeur extraordinaire, recevoir à Marseille S.A.R. la princesse des Deux-Siciles, épouse de Mgr le duc de Berry1.
À la Chambre haute, il vota pour la mort dans le procès du maréchal Ney, soutint les prérogatives de la couronne, refusa le serment au gouvernement de Louis-Philippe, et se retira en Belgique, où il, mourut le 14 octobre 1839, à l’âge de quatre-vingt-quinze ans.
Colonel à vingt ans2, il succéda à son père dans le gouvernement de Schlettstadt/Sélestat, fut nommé colonel du régiment de Flandre, le 23 juin 1767, brigadier des armées du Roi le 1er mars 1780, maréchal-de-camp le 1er janvier 1784, et chevalier de l'ordre de la Toison d'or en 17901.
Joseph de Croÿ fut élu député de la noblesse aux États généraux par le bailliage d'Amiens et de Ham, le 11 avril 1789.
Il fit partie de la minorité hostile à toute réforme, protesta contre la réunion des trois ordres et contre la déclaration des droits, et émigra, dès 1791, d'abord en Allemagne1, puis en Espagne, où l'une de ses tantes avait épousé le marquis de Guadalest (es), « amirante » d'Aragon2.
Pendant la Révolution française, le duc d'Havré fut chargé par Louis XVI et par les princes, ses frères, d'une mission particulière près la cour d'Espagne, et il resta à Madrid comme représentant de Louis XVIII, jusqu'à l'époque où l'alliance de cette cour avec la République française le força de quitter cette capitale1. Le duc d'Havré n'était pas à la hauteur d'une telle mission2, et le duc d'Avaray écrivait, le 15 février 1794 : « Je frémis de voir d'aussi grands intérêts dans des mains aussi innocentes. » L'incident le plus remarquable de sa mission et de son séjour en Espagne n'eut rien de politique : il tomba amoureux de la femme de Pérignon, ambassadeur de la République française en Espagne.
Il avait épousé, par contrat du 16 février 17623(mariage célébré le 20), sa "cousine" Adélaïde-Louise-Angélique-Gabrielle, princesse de Croy-Solre, fille d’Emmanuel, duc de Croÿ, prince de Solre, maréchal de France, et d’Angélique-Adélaïde d’Harcourt. Les dossiers de l’émigration contiennent un assez grand nombre de pièces relatives au duc et à la duchesse d’Havré de 1792 à 1800, et particulièrement des certificats de résidence4. La 57e partie de la liste des émigrés du département de la Seine, arrêtée le 21 vendémiaire an III, portait l’inscription suivante : Croï d’Havré et son épouse, rue de Lille. La duchesse ne suivit pourtant pas son mari pendant l’émigration : elle résida tantôt à Paris, tantôt à Havré, en Belgique (alors département de Jemmapes). Aussi obtint-elle facilement sa radiation sous le Consulat. Le 24 thermidor an VIII (12 août 1800), elle habitait depuis deux mois au 96 rue de Grenelle, avec son mari et ses enfants5.
Le duc d'Havré fut encore chargé de plusieurs autres missions importantes par Louis XVIII, « qui l'honorait de sa confiance et de son amitié1 », et qu'il accompagna à son retour en France.
Rentré en France à la première Restauration, il fut successivement nommé capitaine des gardes du corps du Roi (grade dont il s'est démis en 1825, mais dont il conserva les honneurs), pair de France (4 juin 1814), lieutenant-général (22 août 1814), commandeur, puis grand-croix de l'ordre de Saint-Louis, les 23 août 1814 et 5 mai 1816, grand-croix de l'ordre de Charles III d'Espagne et officier de la Légion d'honneur le 19 août 1823.
En 1816, il fut chargé par le roi d'aller, en qualité d'ambassadeur extraordinaire, recevoir à Marseille S.A.R. la princesse des Deux-Siciles, épouse de Mgr le duc de Berry1.
À la Chambre haute, il vota pour la mort dans le procès du maréchal Ney, soutint les prérogatives de la couronne, refusa le serment au gouvernement de Louis-Philippe, et se retira en Belgique, où il, mourut le 14 octobre 1839, à l’âge de quatre-vingt-quinze ans.