Gillon,Othon DE TRAZEGNIES
Parents
Parents inconnus.
Union(s) et enfant(s)
- Marié le 2 janvier 1631 (jeudi), Tournai, 7500, Hainaut, Wallonie, BELGIQUE, avec Jacqueline DE LALAING ~1605-1672
Événements
- 2 juin 1598 :
- Naissance
- 2 janvier 1631 :
- Mariage (avec Jacqueline DE LALAING) - Tournai, 7500, Hainaut, Wallonie, BELGIQUE
- 3 septembre 1669 :
- Décès
- Titre : baron de Silly, pair de Hainaut
Notes
Envoyé, en 1623, en Espagne sous les ordres du comte d’Egmont, il en revint avec le commandement d’une compagnie de 300 hommes d’infanterie, puis d’une compagnie de 100 hommes de cavalerie, avec laquelle il prit part au siège de Breda. Membre du conseil de guerre, il fut nommé par commission du 31 juillet 1630, gouverneur de Philippeville où il fonda le monastère des Récolletines. Chargé du gouvernement de l’Artois en 1644, il eut à défendre cette province contre les entreprises des Français, et se distingua en différentes occasions, notamment lorsque, le 17 juin 1647, il repoussa les ennemis qui menaçaient les faubourgs de Saint-Omer. Nommé, en 1649, gouverneur de Tournai et du tournaisis et capitaine-général des armées, il fut reçu avec un grand faste dans sa ville. Il est vrai qu’il était, ainsi que sa femme, proche parent de Christine de Lalaing, princesse d’Epinoy, restée chère au cœur des Tournaisiens
Il fut commis en 1635 au renouvellement des lois de Flandres et, en 1654, de nouveau gouverneur de l’Artois. Gentilhomme de l’archiduc Léopold et de Don Juan d’Autriche, il fut chargé, en qualité de commissaire plénipotentiaire, de régler la délimitation des provinces avec les États de Hollande en exécution du traité de Münster.
En 1667, Louis XIV vint mettre le siège devant Tournai. Le vieux marquis organisa la défense, mais tout manquait à l’Espagne décadente. Son fils, Ferdinand, chanoine de Tournai, exhortait les habitants à la résistance. En vain : les bourgeois, francophiles par tradition, livrèrent la ville aux Français. Gillion-Othon se retira dans son château, mais, après trois jours, il fut obligé de se rendre. Louis XIV le reçut avec de grands égards. À Bruxelles, on l’accusa de trahison. Cependant, aprèsenquête, il fut innocenté. Il mourut désespéré à Trazegnies en 1669. C’était un homme intelligent, ambitieux, habile courtisan, ne reculant devant rien pour redresser la fortune de sa maison, qui avait fort fondu…
Il fut commis en 1635 au renouvellement des lois de Flandres et, en 1654, de nouveau gouverneur de l’Artois. Gentilhomme de l’archiduc Léopold et de Don Juan d’Autriche, il fut chargé, en qualité de commissaire plénipotentiaire, de régler la délimitation des provinces avec les États de Hollande en exécution du traité de Münster.
En 1667, Louis XIV vint mettre le siège devant Tournai. Le vieux marquis organisa la défense, mais tout manquait à l’Espagne décadente. Son fils, Ferdinand, chanoine de Tournai, exhortait les habitants à la résistance. En vain : les bourgeois, francophiles par tradition, livrèrent la ville aux Français. Gillion-Othon se retira dans son château, mais, après trois jours, il fut obligé de se rendre. Louis XIV le reçut avec de grands égards. À Bruxelles, on l’accusa de trahison. Cependant, aprèsenquête, il fut innocenté. Il mourut désespéré à Trazegnies en 1669. C’était un homme intelligent, ambitieux, habile courtisan, ne reculant devant rien pour redresser la fortune de sa maison, qui avait fort fondu…