Jérôme,Benoît,Philogène DE BAILLIENCOURT

Jérôme,Benoît,Philogène DE BAILLIENCOURT

  • Né le 17 octobre 1808 (lundi) - Béthune, 62400, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE
  • Décédé le 30 novembre 1869 (mardi) - Grenoble, 38000, Rhône-Alpes, FRANCE, à l'âge de 61 ans
  • lieutenant-colonel au 40ème Régiment d’Infanterie de Ligne, général de division d’infanterie sorti de Saint-Cyr
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

17 octobre 1808 :
Naissance - Béthune, 62400, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE
9 mars 1853 :
Mariage (avec Athénaïs,Gabrielle,Mathilde DE GUA) - Crottet, 01620, Rhône-Alpes, FRANCE
30 avril 1860 :
Mariage (avec Jeanne COMPAGNON DE LA SERVETTE) - Lyon, 69000, Rhône-Alpes, FRANCE
30 novembre 1869 :
Décès - Grenoble, 38000, Rhône-Alpes, FRANCE
Titre : commandeur de la Légion d’Honneur

Notes

Jérôme de Bailliencourt entre à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, 9e promotion6, le 19 novembre 1826 à l'âge de 18 ans2'7. Il y est le camarade de promotion de Patrice de Mac Mahon et de François Certain de Canrobert8. Il en sort diplômé et commence sa carrière militaire2.

Il peut être le Jérôme de Bailliencourt, qui est un des bénéficiaires en 1841 des concessions de mine de houille à Escautpont et Thivencelle, laquelle deviendra la Compagnie des mines de Thivencelle9.

Il épouse10 le 9 mars 185311,12 à Crottet Athénaïs du Guas, laquelle meurt en couches, quelques jours avant le nouveau-né, à Civitavecchia12 en Italie le 4 décembre 185313, puis se marie le 30 avril 1860 à Lyon avec Jeanne Compagnon de La Servette14, fille d'un ancien garde de Louis XVIII15. Il a eu du second mariage une fille, Jeanne Louise, née le 7 février 1861 à Lyon, qui va s'allier le 27 janvier 1881 à Paris 7e avec le vicomte Guillaume de Kergariou, chevalier de la Légion d'honneur, maire de La Gouesnière, décoré pendant la guerre de 187015, fils d'Henri de Kergariou14. On attribue également à Jérôme de Bailliencourt un fils Robert dont on sait seulement qu'il est né à Lyon7.

Jérôme de Bailliencourt dit Courcol, meurt à Grenoble le 30 novembre 1869, en service, à l'âge de 61 ans16'1

Jérôme de Bailliencourt est lieutenant le 30 juin 1832 et passe capitaine le 28 janvier 18367.

En 1840, Jérôme de Bailliencourt, capitaine au 17e régiment de ligne, assure la garde du fort de Ham. Le château devenu prison détient alors un illustre prisonnier, Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, y incarcéré après la tentative de coup d'État à Boulogne-sur-Mer. Le capitaine de Bailliencourt se lie avec son prisonnier, lequel bénéficie de conditions de détention peu autoritaires. Jérôme connait l'ouvrier, selon les versions, peintre ou maçon, dénommé Padinguet ou Badinguet, auquel Louis Napoléon Bonaparte emprunte les vêtements pour s'évader en 18462.

Cet évènement ne semble pas avoir pénalisé la carrière de l'officier, passé chef d'escadron dans le même régiment le 16 février 18452.

Pendant les évènements des Journées de Juin 1848, le chef d'escadron montre du courage dans l'application des ordres reçus pour la défense de la jeune République : il enlève successivement dix-huit barricades dans le quartier de la rue Mouffetard2 et du quartier Saint-Jacques15

Ces faits d'armes lui valent la nomination au grade de lieutenant-colonel le 15 juillet 1848. Il est affecté au 40e régiment de ligne2.

Le 26 octobre 1851, il fait partie du corps militaire, formé du 40e de ligne et du 14e régiment d'infanterie légère, envoyé à Rome par Napoléon III pour soutenir le pape Pie IX confronté à l'hostilité des révolutionnaires italiens (Giuseppe Mazzini, Giuseppe Garibaldi ), désireux d'instaurer l'unité italienne. Le 7 janvier 1852, il est promu colonel et le 24 décembre 1858 général de brigade2.

Edmond About a rencontré Jérôme de Bailliencourt, alors colonel au 40e de ligne, en Italie, et il en dit le plus grand bien « un des hommes les plus aimables, les plus ronds, les plus ouverts que j'aie rencontrés en aucun pays18 ». L'écrivain raconte que Jerôme de Bailliencourt a demandé et obtenu un congé d'un mois pour revoir sa famille après plusieurs années d'absence, mais qu'il a rejoint son poste avant l'expiration de son congé car la vie militaire lui manquait trop19.

Il rentre en France le 15 janvier 1859. Il est nommé à Valence à la tête de la 1re brigade de la 2e division de l'armée de Lyon. Il ne participe pas à la guerre d'Italie : il n'est appelé en Italie que le 2 juillet 1859 et arrive à Milan pour assister à la conclusion de l'armistice de Villafranca.

Le général de Bailliencourt est nommé au commandement militaire supérieur de Turin, et il est chargé d'organiser le retour des troupes françaises. Il quitte l'Italie parmi les derniers le 19 août 18592.

En 1867, Jérôme de Bailliencourt est désigné pour commander la 2e brigade de la garde impériale et en 1869, il est élevé au grade de général de division2.

Il reçoit une nouvelle affectation à la tête de la division militaire de Grenoble. Il meurt dans cette ville quelques mois plus tard en cette même année 18692.

Jérôme de Bailliencourt a laissé des souvenirs de ses deux séjours en Italie sous le titre Italie 1852-1862, feuillets militaires. Ils ont été publiés en 18942. Il y décrit sans plan ni but précis, ce qu'il entend, ce qu'il voit8. Le livre et son auteur ont fait l'objet d'un long article élogieux dans le journal L'Univers du 16 juin 189420

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