Wallerand,Marie-Alfred DE HAUTECLOCQUE

Wallerand,Marie-Alfred DE HAUTECLOCQUE

  • Né le 5 septembre 1866 (mercredi) - Belloy-Saint-Léonard, 80270, Picardie, FRANCE
  • Décédé le 22 août 1914 (samedi) - Ethe, 6760, Wallonie, BELGIQUE, à l'âge de 47 ans
  • lieutenant-colonel
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

5 septembre 1866 :
Naissance - Belloy-Saint-Léonard, 80270, Picardie, FRANCE
Source : acte de naissance n° 3
1886 :
Service militaire - Béthune, 62400, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE
Source : registre matricule n° 2063
26 décembre 1894 :
Autre événement : Honors - Paris, 75000, Île-de-France, FRANCE
2 juillet 1895 :
Mariage (avec Françoise DU CROCQUET DE SAVEUSE) - Saveuse, 80730, Somme, Hauts-de-France, FRANCE
Source : acte de mariage n° 1
22 août 1914 :
Décès - Ethe, 6760, Wallonie, BELGIQUE
Source : acte de décès

Notes

Tué aux combats de Belgique, en août 1914. Citation posthume : Dès le début des opérations, s'est affirmé comme un véritable chef, vigoureux, entraîneur d'hommes. A Mangiennes, il a arrêté, avec son régiment, des forces de cavalerie supérieures, qui débouchaient de Pillon. Par ses mitrailleuses très judicieusement employées, il a infligé des pertes sérieuses au 5ème bataillon de chasseurs à pied de Silésie. Entre temps, par son impulsion vigoureuse, il n'a permis à aucune patrouille ennemie de franchir nos lignes. Le 22 août 1914, à Ethe, il a, dans un élan aussi téméraire que brave, entraîné ses hussards à la charge et dégagé les têtes de colonne d'infanterie. Ayant eu son cheval tué, il en a remonté un autre et est reparti de nouveau pour charger furieusement l'adversaire. Tombé cette fois mortellement blessé, il n'a cessé d'encourager ses hussards et a montré la résignation la plus sublime. Le lieutenant-colonel de Hauteclocque laissera au 4ème Corps le souvenir impérissabled'un chef de cavalerie remarquable et d'un soldat des plus vaillants. Citation ou Remarque Né le 4 octobre 1866. Fils du Comte et de la Comtesse née Fanny DE DOUVILLE-MAILLEFEU (décédés). Marié, en 1895, à Mlle Elisabeth DE SAVEUSE DE PONS RENEPONT, dont neuf enfants
Sources : Tableau d'Honneur

Il entra à l'école spéciale militiare de St Cyr le 1er novembre 1885 avec le numéro 11. Le 14 septembre 1887, il passa comme sous-lieutenant élève à l'école de cavalerie de Saumur, d'où il sortit avec le numéro 2. Nommé sous-lieutenant au 12ème chasseurs à cheval le 12 septembre 1888, puis lieutenant au choix le 1er mai 1891, dans le même régiment, il le quitta le 28 octobre 1892, pour être, sur sa demande, détaché à l'état major hors cadre de Soudan.

Désigné comme lieutenant aux spahis soudanais, il prit part en cette qualité, en 1892 et 1893, aux expéditions du colonel Combes contre Samory, et fut proposé pour le grade de capitaine à l'issue de cette campagne. En 1893 et 1894, il faisait partie de la colonne du colonel Bonnier dans une nouvelle expédition contre Samory, et fut porté pour la croix de la Légion d'honneur à la suite du combat de Boola, où, se trouvant en avant-garde avec 8 spahis pour éclairer la colonne le 14 janvier 1894, il tomba sur une troupe de 200 sofas de Samory qu'il chargea et mit en déroute, leur tuant 50 hommes, dont leur chef, qui périt de sa main, et leur prenant quantité d'armes et de munitions.

En 1894, il exécuta une expédtion contre les Maures du Sahel. Fatigué et blessé deux fois en service commandé, il revint en France comme lieutenant au 3ème chasseurs le 28 septembre 1894. Nommé chevalier de la Légion d'honneur pour faits de guerre le 24 décembre suivant, il fut promu capitaine au choix au 11ème hussards le 2 février 1897. Il passa capitaine-commandant au même régiment le 3 avril 1899 ; il le quitta le 3 octobre suivant pour être attaché comme capitaine écuyer à l'école de cavalerie de Saumur.

Outre la croix de la Légion d'Honneur, il reçut la croix d'officier de l'étoile noire du Bénin et la médaille coloniale avec les agrafes Sénégal et Soudan.

Il part dès la mobilisation de la 1ère guerre mondiale, comme colonel du 14ème chasseurs, et son fils, Bernard, âgé de 18 ans, s'engage lui aussi dans le régiment de son père. Le 22 août 1914, à la bataille d'Ethe, le père et le fils sont tombés tous deux, glorieusement pour la France, le même jour et la même charge de cavalerie.

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