🌳 AINSI SOIENT ELLES
par POGNICI
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Robert DE HAUTECLOCQUE
Parents
- Wallerand DE HAUTECLOCQUE 1503-~1553
- Marie DE VERITE ~1510-1555
Union(s) et enfant(s)
-
Marié en 1558, avec
Marie DE BEAUFFORT †1599
dont
- François DE HAUTECLOCQUE 1560->1635
- Michèle DE HAUTECLOCQUE 1562-1632
- Élisabeth DE HAUTECLOCQUE 1565-1636
Frères et sœurs
- Robert DE HAUTECLOCQUE ~1533-?
- Jeanne DE HAUTECLOCQUE 1535-?
- Catherine DE HAUTECLOCQUE ~1540-?
- Hugues DE HAUTECLOCQUE 1540-1590
Événements
- vers 1533 :
- Naissance
- 1558 :
- Mariage (avec Marie DE BEAUFFORT)
- Titre : seigneur de Quatrevaux, Wail et Haguerve
Notes
PROCES D’UNE SORCIERE A WAIL EN 1573
En mai-juin 1573 eut lieu à Wail le procès en sorcellerie de Jehenne PETIT, dite « Nisette » née vers
1519, trois fois veuve, mariée en quatrièmes noces à Jehan TERNISIEN, exploitant une ferme qu’ils tenaient du
prieuré de St-Georges. Elle fut accusée d’avoir causé la mort de gens et de bêtes, de commerce avec le diable.
Lors de ce procès, Robert de Hauteclocque, écuyer, sieur de Quatrevaux, époux de Marie de Beauffort, comparut
comme témoin : « Dict que depuis environ sept à huit ans l’on disoyt communément audict lieu du Wail ladicte
Nisette estre sorchière... auroyt oy dire par à présent deffuncte Barbe DUCAY, qu’elle avoyt faict mesner par
ung sien enffant une josne vache au maretz dudict Wail, et que passant par devant la maison de ladicte Nisette,
icelle Nisette vint près ladicte vache et mis ses mains sur ladicte vache..., disant que depuis ce jour, ladicte vache
ne luy auroyt rendu laict, ladicte vache estoyt morte quelque peu de temps aprez. »
Nisette fut soumise à la question extraordinaire, puis condamnée à être menée vers trois carrefours dudit lieu,
puis au lieu patibulaire avec un chapeau d’étoupe sur la tête, pour y être fustigée, puis placée sur l’échafaud, à
genoux, une torche ardente à la main, pour y faire amende honorable, avant d’ être enfin arse sur le bûcher, ledict
chapeau étant bruslé et consumé sur sa teste. L’accusée évita le bûcher, s’en tirant finalement assez bien avec
confiscation de ses biens et bannissement, l’accusation n’ayant pu prouver qu’elle ait véritablement causé la mort
de gens et de bêtes.
Il faisait partie des gentilshommes qui siégeaient aux États en 1574, et qui déclarèrent que l'Artois resterait toujours attaché à l'ancienne religion. En cette qualité, il fut délégué aux conférences tenues à Gand en 1575 par les États des différentes provinces confédérées, et où fut signé le 7 janvier 1579 le célèbre traité d'Union, dit de pacification perpétuelle (1) ; ce traité, qui fut ratifié en la ville de Mons par Philippe II, roi d'Espagne, le 12 septembre 1579, sauva l'Artois de l'invasion protestante.
En mai-juin 1573 eut lieu à Wail le procès en sorcellerie de Jehenne PETIT, dite « Nisette » née vers
1519, trois fois veuve, mariée en quatrièmes noces à Jehan TERNISIEN, exploitant une ferme qu’ils tenaient du
prieuré de St-Georges. Elle fut accusée d’avoir causé la mort de gens et de bêtes, de commerce avec le diable.
Lors de ce procès, Robert de Hauteclocque, écuyer, sieur de Quatrevaux, époux de Marie de Beauffort, comparut
comme témoin : « Dict que depuis environ sept à huit ans l’on disoyt communément audict lieu du Wail ladicte
Nisette estre sorchière... auroyt oy dire par à présent deffuncte Barbe DUCAY, qu’elle avoyt faict mesner par
ung sien enffant une josne vache au maretz dudict Wail, et que passant par devant la maison de ladicte Nisette,
icelle Nisette vint près ladicte vache et mis ses mains sur ladicte vache..., disant que depuis ce jour, ladicte vache
ne luy auroyt rendu laict, ladicte vache estoyt morte quelque peu de temps aprez. »
Nisette fut soumise à la question extraordinaire, puis condamnée à être menée vers trois carrefours dudit lieu,
puis au lieu patibulaire avec un chapeau d’étoupe sur la tête, pour y être fustigée, puis placée sur l’échafaud, à
genoux, une torche ardente à la main, pour y faire amende honorable, avant d’ être enfin arse sur le bûcher, ledict
chapeau étant bruslé et consumé sur sa teste. L’accusée évita le bûcher, s’en tirant finalement assez bien avec
confiscation de ses biens et bannissement, l’accusation n’ayant pu prouver qu’elle ait véritablement causé la mort
de gens et de bêtes.
Il faisait partie des gentilshommes qui siégeaient aux États en 1574, et qui déclarèrent que l'Artois resterait toujours attaché à l'ancienne religion. En cette qualité, il fut délégué aux conférences tenues à Gand en 1575 par les États des différentes provinces confédérées, et où fut signé le 7 janvier 1579 le célèbre traité d'Union, dit de pacification perpétuelle (1) ; ce traité, qui fut ratifié en la ville de Mons par Philippe II, roi d'Espagne, le 12 septembre 1579, sauva l'Artois de l'invasion protestante.