Emma DE LIEDEKERKE DE PAILHE

Emma DE LIEDEKERKE DE PAILHE

  • Née le 22 mars 1896 (dimanche) - Londres, ANGLETERRE
  • Décédée le 6 février 1985 (mercredi) - Bruxelles, 1000, Bruxelles Capitale, BELGIQUE, à l'âge de 88 ans
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Événements

22 mars 1896 :
Naissance - Londres, ANGLETERRE
23 septembre 1927 :
Mariage (avec Guy DE BEAUFFORT)
6 février 1985 :
Décès - Bruxelles, 1000, Bruxelles Capitale, BELGIQUE
Titre : comtesse

Notes

Elevée à la dure, selon la coutume du temps, Emma débuta ses études en Angleterre où son père occupait un poste diplomatique ; elle les poursuivit ensuite en Belgique. Curieuse de tout, observatrice, attiré dès l’enfance par l’Artsous toutes ses formes, la petite Emma manifestait déjà un talent inné pour le dessin. Elle avait, certes, de qui tenir puisque son grand-père, le Marquis Giovanni Imperiali des Princes de Francavilla, fut un peintre miniaturiste incroyablement talentueux. La splendeur des créations de cet artiste original qui s’inspirait des enluminures médiévales, éclipsait bien souvent la qualité des miniatures moyenâgeuses les plus renommées. A une époque où le métier d’artiste était encore considéré comme marginal, lesparents d’Emma, bravant le qu’en dira-t-on, firent inscrire la jeune fille dans une école de peinture à Florence pour y parfaire sa technique picturale. Au terme de son apprentissage,lajeune artiste comprit que sa maîtrise ne s’épanouirait qu’en se libérant du carcan de l’académisme. C’est en parcourant les galeries des grands musées européens qu’elle se sentit envoûtée par la force envahissante, l’exécution raffinée et l’atmosphère ambiguë ou indéchiffrable qui se dégageait de l’oeuvre des Symbolistes. Elle conserva à jamais le sentiment de ferveur qu’elle vouait particulièrement alors aux Préraphaélites, Dante Rossetti,Gustave Moreau, Arnold Böcklin, et Edward Burne-Jones. A la veille de la première guerre Mondiale, c’est au coursd’une réunion artistique et mondaine réunissant des personnalités renommées dans un musée londonien qu’Emma de Liedekerke fit la connaissance de Fernand Khnopff, réputé alors comme le maître le plus caractéristique du symbolisme belge. Membre fondateur des XX, en 1884, reconnu par Verhaeren comme « l’incarnation du symboliste pratiquant un art évocateur de rêve et imprégné de mystère », Fernand Khnopff (1858-1921), chrétien convaincu, participa également au premier salon de la Rose Croix, àParis en 1892.

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