Guillaume DES ROCHES

Guillaume DES ROCHES

  • Né en 1155 - Longué-Jumelles, 49160, France
  • Décédé le 26 juillet 1222 - Château-du-Loir, 72500, France
  • Vicomte d'Anjou, seigneur de Château-du-Loir (Sarthe), seigneur de Longué-Jumelles (49), seigneur de Sablé (Sablé-sur-Sarthe - Sarthe)
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Parents

Parents inconnus.

Union(s) et enfant(s)

Événements

1155 :
Naissance - Longué-Jumelles, 49160, France
1191 :
Mariage (avec Marguerite DE SABLE) - Rocheservière, 85620
26 juillet 1222 :
Décès - Château-du-Loir, 72500, France
Inhumé le 5 août 1222 (vendredi) à Dissay-sous-Courcillon, 72500, France

Notes

<div class="fiche-note-ind" style="font-size: 12px; font-family: Arial, sans-serif; white-space: normal; word-spacing: 0px; background-repeat: no-repeat; text-transform: none; font-weight: 400; color: #222222; font-style: normal; orphans: 2; widows: 2; margin: 0px; display: block; letter-spacing: normal; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; padding: 0px;">N&eacute; vers 1155 - 1160, on ignore tout de son enfance. Comme il fait une fondation pour Henri II d'Angleterre, on peut croire qu'il le servit d&egrave;s qu'il fut en &acirc;ge de le faire (c'est-&agrave;-dire vers 1170-1180). Il fut d'abord un chevalier au service de l'Empire Plantagen&ecirc;t et du roi angevin d'Angleterre, Jean sans Terre. Il &eacute;tait certainement au service de Richard Ier d'Angleterre dit Richard Cœur-de-Lion, fils d'Henri II, et l'on sait qu'il &eacute;tait d&eacute;j&agrave; habile aux armes et exp&eacute;riment&eacute; dans les affaires, assez avanc&eacute; dans la faveur du prince pour qu'il le chois&icirc;t le second des quatre d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s charg&eacute;s de n&eacute;gocier la paix avec Philippe-Auguste, le 8 juillet 1193, au sortir de sa captivit&eacute;.<br /><br />Vers 1187-89, Guillaume &eacute;pousa en premi&egrave;res noces Philippe, dont la m&egrave;re se nommait Hilaire. ce mariage qui ne lui donna pas d'h&eacute;ritier. Veuf vers 1190, il se marie avec Marguerite de Sabl&eacute;, la fille et l'h&eacute;riti&egrave;re de Robert IV de Sabl&eacute;, Grand ma&icirc;tre du Temple. Par ce mariage, il devient un des plus grands barons d'Anjou et du Maine avec les fiefs de Sabl&eacute;, La Suze, Louplande au Maine, et Briollay, Brion, Genneteil et Pr&eacute;cign&eacute; en Anjou. On peut voir dans cette alliance qui procura &agrave; Guillaume une situation enviable et une fortune territoriale consid&eacute;rable, l'influence de Richard Cœur-de-Lion, qui partait alors pour la croisade, emmenant avec lui, comme chef de sa flotte, le p&egrave;re de la fianc&eacute;e. Il y a dans cette alliance une circonstance qu'on n'a pas remarqu&eacute;e et qui est pourtant int&eacute;ressante. Quand se fit l'union en 1189 ou 1190, Marguerite n'&eacute;tait pas h&eacute;riti&egrave;re, ni m&ecirc;me future h&eacute;riti&egrave;re, car Geoffroy de Cornill&eacute;, son fr&egrave;re, vivait et devait vivre encore une dizaine d'ann&eacute;es. L'abb&eacute; Angot le suppose infirme ou incapable, physiquement ou moralement, car &agrave; part le r&ocirc;le qu'il remplit en place de son p&egrave;re &agrave; la r&eacute;ception de l'abb&eacute; d'&Eacute;vron (1190), on ne le rencontre dans aucun acte, sinon pour des donations aux abbayes, et cependant son existence est constat&eacute;e comme bienfaiteur &agrave; l'abbaye du Perray-aux-Nonnains &agrave; &Eacute;couflant jusqu'au 8 ao&ucirc;t 1200. Or depuis longtemps, soit du vivant de son p&egrave;re avant 1195, soit depuis jusqu'&agrave; la mort de Geoffroy de Cornill&eacute; en 1200, Guillaume des Roches administra et gouverna les domaines de sa femme. Sa belle-sœur Philippe, qui n'eut que 60 livres de rente en mariage, n'y fit pas une grande br&egrave;che.<br />En 1197, &agrave; Briollay il renouvelait le douaire de sa femme, universellement, sur tous ses biens pr&eacute;sents et &agrave; venir, avouant par l&agrave; combien la fortune que lui avait apport&eacute;e Marguerite, avant qu'il ne f&ucirc;t s&eacute;n&eacute;chal, &eacute;tait sup&eacute;rieure &agrave; la sienne. Bien avant cette date, vers 1187, Guillaume des Roches avait fond&eacute;, dans le manoir familial du Houx en Jupilles, un prieur&eacute; de Marmoutier.<br />Mais d&egrave;s le d&eacute;but du XIIIe si&egrave;cle, Guillaume appr&eacute;cie peu la tra&icirc;trise de Jean sans Terre (Jean sans Terre devient roi d'Angleterre le 6 avril 1199, apr&egrave;s la mort de son fr&egrave;re, Richard Ier d'Angleterre dit Richard Cœur-de-Lion, qu'il a trahi &agrave; plusieurs reprises). &Agrave; la mort de Richard Cœur-de-Lion, Guillaume des Roches, qui pr&eacute;c&eacute;demment avait d&eacute;j&agrave; servi d'interm&eacute;diaire entre Philippe-Auguste et le feu roi pour une ligue contre Jean-sans-Terre, se tourna d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment contre ce dernier, s'attachant au jeune Arthur Ier de Bretagne, fils de Geoffroy II de Bretagne fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; du roi Jean.<br />Il vint rejoindre le jeune prince &agrave; la t&ecirc;te de Bretons, indication probable d'une charge qu'il aurait remplie dans ce duch&eacute; pour le roi Richard. Il le suivit au Mans, re&ccedil;ut d&egrave;s mai-juin 1199 le titre de s&eacute;n&eacute;chal d'Anjou et du Maine, Mayet et la for&ecirc;t de Berc&eacute;, ce qui fait comprendre l'utilit&eacute; de ses conseils et l'importance de son secours. Au mois d'octobre, il commandait les troupes d'Arthur, princeps exercitus Arthuri, quand elles vinrent au Mans rejoindre l'arm&eacute;e de Philippe-Auguste. Mais c'est l&agrave; qu'apr&egrave;s avoir connu la destruction de Ballon, il fit au roi des reproches d'avoir d&eacute;vast&eacute; les places de son pupille et que, voyant la mauvaise humeur du monarque, il se d&eacute;cida &agrave; travailler &agrave; la r&eacute;conciliation d'Arthur et de son oncle, d&eacute;j&agrave; pr&eacute;par&eacute;e probablement au camp d'Auvers-le-Hamon, pr&egrave;s de Sabl&eacute;. Le rapprochement eut lieu et Guillaume repara&icirc;t aussit&ocirc;t, le 26 d&eacute;cembre, avec son titre de s&eacute;n&eacute;chal dans les actes du roi Jean. Il en obtint la cr&eacute;ation d'une foire &agrave; Angers, et entra dans l'intimit&eacute; de la reine-m&egrave;re, Ali&eacute;nor, qui fit alors des fondations &agrave; Fontevrault pour l'&acirc;me de Richard, son fils. Le roi Jean confirma &agrave; Chinon, le 24 juin 1200, la charge de s&eacute;n&eacute;chal d'Anjou, du Maine et m&ecirc;me de Touraine, &agrave; Guillaume et celui-ci le re&ccedil;ut dans son ch&acirc;teau de La Suze, le 3 septembre. Il eut du roi plusieurs missions de confiance : aupr&egrave;s du chapitre d'Angers pour l'&eacute;lection de Guillaume de Beaumont au si&egrave;ge &eacute;piscopal, qui n'aboutit pas imm&eacute;diatement ; avec le s&eacute;n&eacute;chal de Poitou, en 1201, pour donner des lettres de sauvegarde &agrave; ceux qui d&eacute;siraient aller le trouver en Angleterre ; le 3 novembre, aupr&egrave;s de la garnison de Moncontour. En janvier 1202, d'accord avec Raoul de Beaumont, il n&eacute;gocia &agrave; Rome un emprunt au nom du roi pour avancer l'&eacute;lection du candidat royal au si&egrave;ge d'Angers. Arthur, gr&acirc;ce &agrave; l'influence de la duchesse Constance, sa m&egrave;re, &eacute;tait rest&eacute; &agrave; la cour de France. Il refusa d'aller faire hommage au roi Jean qui le sommait d'y venir et qui priait tous ceux qui s'&eacute;taient ralli&eacute;s &agrave; lui : Maurice III de Craon, Juhel de Mayenne, Guy de Laval, Guillaume des Roches, l'&eacute;v&ecirc;que du Mans, le vicomte de Beaumont, de lui donner des otages si Arthur faisait d&eacute;fection (29 mars 1202). Quand le jeune Arthur eut entrepris sa conqu&ecirc;te du Poitou qui aboutit &agrave; sa capture &agrave; Mirebeau, Guillaume des Roches pr&eacute;vint le roi Jean que, s'il ne rel&acirc;chait pas le prince et les autres prisonniers, il se s&eacute;parerait de lui. C'est ce qu'il fit en se r&eacute;conciliant avec Philippe-Auguste, sans &eacute;couter le roi d'Angleterre qui le sommait de lui rendre les places dont il avait la garde (18 ao&ucirc;t) et le privait de son s&eacute;n&eacute;chalat (24 ao&ucirc;t).<br />Guillaume des Roches devint un des ennemis les plus ardents de Jean-sans-Terre apr&egrave;s l'assassinat du malheureux Arthur (avril ou fin 1203 ?) ; il conspira d'abord avec les seigneurs bretons, puis fit la guerre ouverte avec les principaux personnages du Maine qui avaient de nouveau pr&ecirc;t&eacute; serment &agrave; Philippe-Auguste : c'&eacute;taient Maurice de Craon et Juhel de Mayenne. Jean-sans-Terre occupait du mois de septembre 1202 au mois d'avril 1203 le ch&acirc;teau de La Suze, qui appartenait &agrave; Guillaume des Roches. Le lundi de P&acirc;ques (7 avril), le s&eacute;n&eacute;chal disgraci&eacute; entrait en Anjou, prenait Beaufort et Saumur en avril 1203, Ch&acirc;teauneuf en ao&ucirc;t, attaquait et emportait la ville d'Angers en octobre 1203, et enfin, le 1er novembre 1203 Philippe-Auguste lui rendait ses fonctions de s&eacute;n&eacute;chal ; le titulaire se h&acirc;ta de lui en faire hommage &agrave; Poitiers - ou &agrave; Angers - au mois d'ao&ucirc;t 1204, puis c&eacute;da &agrave; la reine B&eacute;rang&egrave;re de Navarre, comtesse douairi&egrave;re du Maine, veuve de Richard Cœur de Lion, la s&eacute;n&eacute;chauss&eacute;e particuli&egrave;re de la ville du Mans, et re&ccedil;ut en &eacute;change le douaire de la princesse &agrave; Ch&acirc;teau-du-Loir, contrat ratifi&eacute; par Philippe-Auguste en septembre 1204. De plus, Guillaume re&ccedil;ut du roi Ch&acirc;teauneuf-sur-Sarthe en 1204. Bataille de la Roche-aux-Moines[modifier | modifier le code] En 1207, Guillaume des Roches prit Parthenay sur Guy de Thouars, qu'il fit lui-m&ecirc;me prisonnier l'ann&eacute;e suivante avec Savari de Maul&eacute;on, s&eacute;n&eacute;chal de Poitou pour Jean-sans-Terre. En 1214, il amena &agrave; Louis, fils du roi de France, un renfort de quatre mille hommes avec lequel il for&ccedil;a le roi d'Angleterre &agrave; lever le si&egrave;ge de la Roche-aux-Moines, ch&acirc;teau qu'il gouvernait (&agrave; Savenni&egrave;res ; 2 juillet 1214). Cette exp&eacute;dition avait lieu quelques jours avant la bataille de Bouvines (27 juillet 1214) &agrave; laquelle Guillaume des Roches ne put prendre part. Mais il fut du petit nombre des chevaliers normands, angevins et manceaux qui se donn&egrave;rent sans arri&egrave;re-pens&eacute;e &agrave; la cause royale, avec Juhel de Mayenne et le vicomte de Beaumont. Presque tous les autres avaient, dit Rigord8, donn&eacute; secr&egrave;tement leur parole au roi Jean. Personnellement, il est nomm&eacute; le premier entre les chevaliers qui portaient banni&egrave;re sous Philippe-Auguste en Anjou : Milites andegavenses : senescallus. Il partit pour la croisade contre les Albigeois en 1209 et en 1218 ou 1219 .<br />Quoiqu'il ait jou&eacute; un r&ocirc;le militaire de premier rang, c'est surtout comme s&eacute;n&eacute;chal qu'il est connu. M&ucirc;ri d&eacute;j&agrave; par l'exp&eacute;rience de deux r&egrave;gnes, sous Henri II et son fils Richard, il se trouva pr&ecirc;t, sur la d&eacute;signation du roi de France, pour recevoir du jeune Arthur au printemps 1199 une charge qui demandait des qualit&eacute;s &eacute;minentes, qu'il conserva toujours agrandie sous trois rois souvent ennemis, et qu'il transmit h&eacute;r&eacute;ditairement &agrave; sa famille. Si les services qu'il rendait &eacute;taient estimables, la consid&eacute;ration qu'il en retirait et les &eacute;moluments de la charge &eacute;taient consid&eacute;rables aussi. Son rang &eacute;tait de premier ordre ; sup&eacute;rieur au mar&eacute;chalat, &eacute;gal &agrave; celui des comtes, et donnant souvent le pas sur les pairs quand il si&eacute;geait avec eux. Cinquante livres par an sur chaque pr&eacute;v&ocirc;t&eacute; des trois provinces, Anjou, Maine, Touraine, le tiers des exploits, des amendes, des offices, la garde des ch&acirc;teaux, constituaient les profits ordinaires ou casuels de sa charge. Les actes de son s&eacute;n&eacute;chalat (dapif&eacute;rat) sont loin d'&ecirc;tre tous connus. On ne peut mentionner que ceux qui concernent les affaires publiques, le roi ou les abbayes ; ces pi&egrave;ces des plus vari&eacute;es comprennent des proc&egrave;s, des scellements d'actes de sa cour ou de la cour du roi, des confirmations de legs aux abbayes ; il prononce des jugements en cour du Mans, d'Angers et de Tours, garde les ch&acirc;teaux de la couronne, prend la protection de l'abbaye de la Couture, au nom de Philippe-Auguste (1211) ; traite avec Guillaume de Sill&eacute; (1210) ; s'engage &agrave; respecter la juridiction eccl&eacute;siastique ; reconna&icirc;t une fois avoir exig&eacute; ind&ucirc;ment des taxes pour les hommes d'armes du roi ; en 1211, Philippe-Auguste a recours &agrave; ses connaissances des coutumes locales dans ses provinces de Touraine, d'Anjou et du Maine : il s'agit dans l'esp&egrave;ce " des affaires de Laval ", o&ugrave; Emma de Laval, fille de Guy VI, vient d'h&eacute;riter de la baronnie ; le s&eacute;n&eacute;chal &eacute;met l'avis que le roi doit marier cette h&eacute;riti&egrave;re, et que le gendre doit traiter avec lui du rachat. Il scelle des actes en commun avec l'&eacute;v&ecirc;que d'Angers, prononce sur la juridiction r&eacute;ciproque du chapitre du Mans et de Guillaume de la Jaille en Outill&eacute; (1213) ; si&egrave;ge avec les pairs de France dans le diff&eacute;rend entre &Eacute;rard de Brienne et la reine B&eacute;reng&egrave;re au sujet des comt&eacute;s de Champagne et de Brie, avec pr&eacute;s&eacute;ance sur Guillaume, comte de Joigny, doyen des pairs de Champagne, Jean, comte de Beaumont-sur-Oise, Robert, comte d'Alen&ccedil;on ; avec le m&ecirc;me Robert d'Alen&ccedil;on et l'abb&eacute; de la Couture, il enqu&ecirc;te sur les tailles que percevait le comte du Maine, sur celles que payaient les sujets de l'&eacute;v&ecirc;que, sur le proc&egrave;s de la reine B&eacute;reng&egrave;re contre Robert de Riboul. Au mois d'ao&ucirc;t 1218, il est caution, toujours en qualit&eacute; de s&eacute;n&eacute;chal, pour &Eacute;lisabeth d'Amboise, envers B&eacute;reng&egrave;re, comtesse de Troyes, du rachat des terres de la succession de Thibault, son neveu. Il a des lieutenants dans divers centres : Hamelin de Rorte l'est &agrave; Ballon, et deviendra lui-m&ecirc;me s&eacute;n&eacute;chal de France. Pour contr&ocirc;ler et verrouiller la Loire &agrave; l'ouest d'Angers (notamment contre Payen de Rochefort-sur-Loire), Guillaume construit la forteresse de La Roche-aux-Moines &agrave; Savenni&egrave;res, celle-l&agrave; m&ecirc;me qu'assi&eacute;gea Jean sans Terre en 1214. Ces fonctions &eacute;taient dangereuses &agrave; exercer pour une conscience d&eacute;licate. Guillaume se reprocha d'avoir exig&eacute; des tailles indues sur ses sujets, de s'&ecirc;tre fait verser par l'abb&eacute; de la Couture des taxes que celui-ci lui payait volontairement il est vrai (1218). &Agrave; l'article de la mort, il reconnut d'autres exactions semblables (1222) ; les victimes se plaignaient quelquefois. Enfin, sa veuve consulta l'&eacute;v&ecirc;que du Mans sur des perceptions de m&ecirc;me nature et lui demanda une ligne de conduite. Guillaume des Roches n'&eacute;tait donc pas un fonctionnaire irr&eacute;prochable, mais il savait reconna&icirc;tre ses torts. Les actes personnels de Guillaume des Roches sont presque aussi nombreux que ceux de son administration officielle. On peut citer ceux qui concernent ses fondations et surtout sa ville de Sabl&eacute;. Il donna beaucoup aux abbayes : &agrave; Perseigne, au nom de sa m&egrave;re ; au nom de sa femme Marguerite, &agrave; la Trappe (nos 8, 9, 10), et &agrave; Marmoutier. D&egrave;s avant 1187, il fonda pour sa famille le prieur&eacute; du Houx ; avant 1190, il donna &agrave; la Boissi&egrave;re, que son neveu Hardouin enrichira plus tard, de son consentement, deux pr&eacute;s sis &agrave; Longue-Ile ; il confirma &agrave; l'abbaye de Toussaint les d&icirc;mes de Tierc&eacute; (1200) ; il fut bienfaiteur de l'abbaye de Bellebranche, fondation de son pr&eacute;d&eacute;cesseur Robert III de Sabl&eacute; ; de l'abbaye de Clermont, dont il fonda le luminaire ; de l'abbaye de la Trappe. En 1209, avec Marguerite de Sabl&eacute;, sa femme, il transf&eacute;ra dans un lieu plus favorable, en Pr&eacute;cign&eacute;, l'abbaye de Bois-Renou, d&eacute;j&agrave; mentionn&eacute;e, et en fit l'abbaye du Perray-Neuf, pour le distinguer de l'abbaye du Perray-aux-Nonnains, fond&eacute; par son beau-p&egrave;re. Cr&eacute;ateur de la foire d'Agon, sous Jean sans Terre, il voulut accorder le m&ecirc;me avantage, le jour de la d&eacute;collation de saint Jean-Baptiste, &agrave; sa ville de Sabl&eacute; en 1204, aussit&ocirc;t qu'il eut &eacute;t&eacute; renomm&eacute; s&eacute;n&eacute;chal. Apr&egrave;s 1210, il eut &agrave; juger un diff&eacute;rend entre le prieur de Saint-Loup et Guillaume le Normand, seigneur du lieu. La cause l'int&eacute;ressait comme suzerain et comme justicier ; il r&eacute;gla en d&eacute;tail, suivant les titres et la coutume, les points litigieux sur les fours et l'&eacute;tang, mais n'oublia pas surtout ce qu'on lui devait quand il levait son arm&eacute;e, la mani&egrave;re dont Guillaume le Normand &eacute;tait tenu de conduire les hommes du prieur, ses droits quand il s'agissait de sa d&eacute;fense personnelle et plusieurs autres questions, le duel judiciaire, la vengeance des injures faites au seigneur. En 1219, le lendemain de l'Ascension, vendredi 17 mai, &agrave; Tours, au lieu de Boutigny, Guillaume des Roches fonde, en partie sur le revenu de Sabl&eacute;, pour lui et sa femme, pour ses filles et leurs &eacute;poux, l'abbaye cistercienne de Bonlieu. La m&ecirc;me ann&eacute;e, par deux actes dat&eacute;s l'un du Loroux, l'autre de La Suze, il reconna&icirc;t que l'abb&eacute; de la Couture ne lui doit la taille que de sa bonne volont&eacute; et prie ses baillis de n'exercer contre lui aucune contrainte. Au mois d'avril, il veut compl&eacute;ter sa fondation du Houx par le don d'un moulin, la fondation d'une foire de la Saint-Pierre &agrave; Jupilles et l'abandon d'une vigne. Les religieux de Marmoutier avaient accord&eacute; &agrave; lui, &agrave; sa femme, et aux bourgeois de Sabl&eacute;, la fraternit&eacute; de l'abbaye, en reconnaissance de l'empressement mis par eux au paiement des d&icirc;mes du prieur&eacute;.<br />Guillaume des Roches n'avait pas eu d'enfants de sa premi&egrave;re femme Philippe/Philippa, fille d' Hilaria. De Marguerite de Sabl&eacute;, il eut : 1204, mais qui mourut vers ce temps-l&agrave; sans alliance ; chal d'Anjou, de Touraine et du Maine du chef de sa femme, et mourut en 1226 : parents de Maurice IV de Craon, de Jeanne et d'Isabelle de Craon ; grave;re Cl&eacute;mence de Mayenne ; elle &eacute;pousa : c;teaudun, sire de Mondoubleau et St-Calais (1220) ; les &eacute;poux vivaient encore en 1245 ; ils eurent : uze et Louplande, Dreux sires de Ch&acirc;teau-du-Loir et de Mayet, des comtes de Roucy-Pierrepont et de Braine, puis des barons de Craon sires de La Suze et vicomtes de Ch&acirc;teaudun (cf. Amaury III petit-fils de Maurice IV ci-dessus ; et son fils Guillaume Ier) ; -roi Jean (Jean d'Acre garde Louplande et se remarie en 1257 avec Marie de Coucy reine d'&Eacute;cosse, d'o&ugrave;, par le mariage de leur fille Blanche de Brienne dame de Louplande avec Guillaume II de Fiennes, la suite des seigneurs de Fiennes et de Tingry ; en 1272, ce dernier couple vend Louplande au chambellan Pierre de La Brosse) ; dame de Montdoubleau et Saint-Calais, &eacute;pouse Robert Ier de Dreux-Beu, et leur fille Alix, femme du conn&eacute;table Raoul II de Clermont-Nesle, continue les vicomtes de Ch&acirc;teaudun, sires de Mondoubleau et St-Calais. &eacute;e avait toutes les baronnies ou terres nobles, et les jeunes seulement une rente, Guillaume, qui avait perdu l'unique h&eacute;ritier pr&eacute;somptif de son immense fortune, fit un partage ratifi&eacute; par Philippe-Auguste. Jeanne des Roches, l'a&icirc;n&eacute;e, outre la s&eacute;n&eacute;chauss&eacute;e h&eacute;r&eacute;ditaire, eut la seigneurie et le ch&acirc;teau de Sabl&eacute;, Briollay, Ch&acirc;teauneuf-sur-Sarthe, Pr&eacute;cign&eacute;, Brion, Agon, La Roche-aux-Moines; Cl&eacute;mence des Roches, fille cadette, re&ccedil;ut Ch&acirc;teau-du-Loir, Mayet, La Suze, Louplande, les for&ecirc;ts et autres d&eacute;pendances, r&eacute;serve faite sur les deux lots du douaire de Marguerite, veuve du s&eacute;n&eacute;chal. Celui-ci avait trouv&eacute; que sa fortune &eacute;tait assez consid&eacute;rable pour doter deux familles. abbatiale de l'abbaye de Bonlieu, derni&egrave;re fondation pieuse du s&eacute;n&eacute;chal. Sa statue tombale &eacute;tait couch&eacute;e entre l'effigie de ses deux femmes, ou, selon l'historien sarthois du xixe si&egrave;cle, Pesche, de ses deux filles (Jeanne et Cl&eacute;mence). Cette tombe n'a disparu qu'&agrave; la R&eacute;volution fran&ccedil;aise. Le jour de la s&eacute;pulture, de nombreux chevaliers qui y assist&egrave;rent, &agrave; la suite d'Amaury Ier de Craon et de Geoffroy, vicomte de Ch&acirc;teaudun, gendres du d&eacute;funt, firent dans la circonstance des dons &agrave; l'abbaye &agrave; l'intention de leur ami. La c&eacute;r&eacute;monie &eacute;tait c&eacute;l&eacute;br&eacute;e par l'&eacute;v&ecirc;que d'Angers et l'&eacute;v&ecirc;que du Mans. e; Marguerite de Sabl&eacute;, elle surv&eacute;cut assez longtemps &agrave; son mari, continuant ses œuvres charitables. Le dernier acte connu de sa part est le vidimus, dat&eacute; du mois de juin 1238, d'une charte de Robert de Sabl&eacute;, donn&eacute;e en 1201, en faveur de l'abbaye d'&Eacute;tival. Arthur Bertrand de Broussillon, s'appuyant sur un certificat de l'abbaye de Marmoutier constatant la restitution par l'abbaye des titres et documents qui lui avaient &eacute;t&eacute; confi&eacute;s par " la feue dame " et qui est dat&eacute; du 1er d&eacute;cembre 1246, affirme que Marguerite mourut au cours de cette ann&eacute;e-l&agrave;. La preuve n'est pas rigoureuse, car l'ann&eacute;e g&eacute;n&eacute;ralement retenue est 1238. Le d&eacute;p&ocirc;t peut avoir &eacute;t&eacute; r&eacute;clam&eacute; plusieurs ann&eacute;es apr&egrave;s le d&eacute;c&egrave;s de Marguerite. Elle eut sa s&eacute;pulture en l'abbaye du Perray-aux-Nonnains, &agrave; &Eacute;couflant, qui lui devait sa conservation, mais son cœur fut port&eacute; dans l'abbaye de Bonlieu, pr&egrave;s du tombeau de son mari. ; &eacute;tudi&eacute;e minutieusement par Hucher, mais il ne faut peut-&ecirc;tre pas supposer de nouveaux types &agrave; chaque fois qu'on voit quelques variantes dans les dessins. Une bande fusel&eacute;e est bien proche d'une bande vivr&eacute;e. La t&ecirc;te laur&eacute;e ou la t&ecirc;te band&eacute;e de l'incise qui sert de contre-sceau n'indique s&ucirc;rement qu'une interpr&eacute;tation du dessinateur ou graveur. En somme, les sceaux du s&eacute;n&eacute;chal ont un &eacute;cu &agrave; la bande vivr&eacute;e ou fusel&eacute;e charg&eacute;e d'un lambel &agrave; cinq pendants et, en exergue, Sigillum Guillelmi de Rupibus. La l&eacute;gende avec Willelmi suppose un second type. Le contre-sceau est toujours &agrave; la t&ecirc;te band&eacute;e, incise sur pierre antique, sertie dans un cercle de fer ou d'argent. Le s&eacute;n&eacute;chal s'en est toujoursservi. Le sceau matrice publi&eacute; par Hucher, qui est du xve si&egrave;cle et artistique, est un caprice d'un auteur inconnu dont on ne s'explique pas l'usage E DOMINE DE SABLUEI. Le contresceau rond porte au centre un &eacute;cu triangulaire charg&eacute; d'une aigle contourn&eacute;e,avec autour la l&eacute;gende fran&ccedil;aise + DESSOU LESCU MON PERE SUNT MI SECRE. Nous avons l&agrave; l'&eacute;cu de Robert IV, comme le dit la l&eacute;gende, et dont on ne conna&icirc;t pas d'autre exemplaire.</div>px; font-family: Arial, sans-serif; white-space: normal; word-spacing: 0px; background-repeat: no-repeat; text-transform: none; font-weight: 400; color: #222222; font-style: normal; orphans: 2; widows: 2; margin: 0px; display: block; letter-spacing: normal; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; padding: 0px;"><span style="font-size: 14px; font-family: Arial, sans-serif; white-space: normal; word-spacing: 0px; text-transform: none; float: none; font-weight: 400; color: #222222; font-style: normal; orphans: 2; widows: 2; display: inline !important; letter-spacing: normal; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial;">(</span><a style="font-size: 14px; cursor: pointer; text-decoration: underline; font-family: Arial, sans-serif; white-space: normal; word-spacing: 0px; background-repeat: no-repeat; text-transform: none; font-weight: 400; color: #389683; font-style: normal; orphans: 2; widows: 2; display: inline; letter-spacing: normal; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; -webkit-text-stroke-width: 0px;" href="https://www.geneanet.org/profil/arnaultlef">arnaultlef</a>)</div>;; white-space: normal; word-spacing: 0px; background-repeat: no-repeat; text-transform: none; font-weight: 400; color: #222222; font-style: normal; clear: both; orphans: 2; widows: 2; margin: 0px; display: block; letter-spacing: normal; line-height: 1.4; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; text-rendering: auto; padding: 0px;">&nbsp;</p>
<p style="font-size: 12px; font-family: Arial, sans-serif; white-space: normal; word-spacing: 0px; background-repeat: no-repeat; text-transform: none; font-weight: 400; color: #222222; font-style: normal; clear: both; orphans: 2; widows: 2; margin: 0px; display: block; letter-spacing: normal; line-height: 1.4; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; text-rendering: auto; padding: 0px;">&nbsp;</p>
<div class="sys-link-gw" style="font-size: 12px; font-family: Arial, sans-serif; white-space: normal; word-spacing: 0px; background-repeat: no-repeat; text-transform: none; float: right; font-weight: 400; color: #222222; font-style: normal; orphans: 2; widows: 2; margin: 0px; display: block; letter-spacing: normal; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; padding: 0px;">&nbsp;</div>ze: 12px; font-family: Arial, sans-serif; white-space: normal; word-spacing: 0px; background-repeat: no-repeat; text-transform: none; font-weight: 400; color: #222222; font-style: normal; orphans: 2; widows: 2; margin: 0px; display: block; letter-spacing: normal; background-color: #ffffff; text-indent: 0px; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-thickness: initial; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; padding: 0px;">om: medium none; font-weight: bold; font-style: normal; margin: 20px 0px 5px; z-index: 4; display: block; line-height: 1.4; text-rendering: optimizelegibility; padding: 0px;"><span class="htitle" style="height: 1px; background-repeat: no-repeat; position: relative; display: block; top: 13px; padding-right: 20px;">&nbsp;</span></h2>

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