🌳 JEGOUZO D47
par Lelan0805
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Louis URVOY (SIEUR DE CARVAL)
Parents
- Thomas URVOY 1561-1640
- Perrine PONIC 1565-1611
Union(s) et enfant(s)
-
Marié 1630 (vers), avec
Louise LE NY 1608-1676
dont
- Antoine URVOY 1630-?
- Julien URVOY 1640-?
- Ollivier URVOY 1640-1683
- Marie URVOY 1647-?
- Pierre URVOY 1649-1704
Frères et sœurs
- Marie URVOY 1584-?
- Jean URVOY 1586-1660
- Anonyme URVOY 1588-1588
- Julien URVOY 1589-?
- Guillaume URVOY 1599-1670
- Pierre URVOY 1603-1660
- Louis URVOY (SIEUR DE CARVAL) 1605-1670
Événements
- 1605 :
- Naissance - Ménéac, 56490, France
- 3 octobre 1670 :
- Décès - Priziac, 56320, France
- Domicile : ADDR
- 1630 (vers) :
- Mariage (avec Louise LE NY)
Notes
<p style="text-align: left;" dir="ltr">Acte de décès: Archives du Morbihan F.56/621</p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: medium;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’historique de la vie de Louis URVOY, pourrait s’écrire différemment des hypothèses déjà citées précédemment surtout suite à la dernière pièce transcrite par </span><strong><span style="font-size: 11pt; background: white; font-weight: normal; color: #222222; mso-bidi-font-weight: bold;">Vital LE DEZ</span></strong></span><span style="font-family: Arial; background: white; color: #222222;"><span style="font-size: medium;"> (</span></span><a href="https://www.geneanet.org/profil/vled"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; background: white; color: #14705a;">vled</span></a><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;">) concernant l’émancipation des enfants mineurs de Louis URVOY à son décès</span>. Dans cette pièce plusieurs détails nous parle de la parentée des époux URVOY, tout d’abord pour Louis il est fait mention que <strong><em><span style="background: white; color: #222222;">Missire Julien Urvoy oncle paternel des dits mineurs. </span></em></strong><span style="background: white; color: #222222; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">Donc</span> Louis à un frère prêtre qui s’appelle Julien. Ce détail laisse à penser que Louis URVOY ne peut être le fils de Guillaume URVOY et d’Hélène HALLOUYAIS car ils n’ont pas de fils connu s’appelant Julien et étant prêtre.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Cet oncle est cité au moins deux fois dans des actes de Priziac et en particulier à la naissance François URVOY (petit fils de Louis) en 1673, sa présence n’est pas indiquée dans l’acte mais il le signe « Ju. URVOY prêtre ». Si l’on cherche un Julien URVOY prêtre, on en trouve un, un fils de Thomas URVOY et de Perrine PONIC (ou PONNIC suivant les actes, POSNIC aujourd'hui). Il est né le 28 aout 1589 à Ménéac et n’est pas décédé le 17 avril 1609 comme certain généalogiste le signal, car dans l'acte de sépulture, le nom de Julien URVOY est précédé d'un Dom qui indique que c'est un prêtre qui est décédé ce jour là. Quant à l’autre Julien URVOY que je parlais, Il est bien devenu prêtre mais seulement le 14 mars 1615</span></span><span style="font-size: 6pt; font-family: Arial;">. </span><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">Tout son parcours pour devenir prêtre est indiqué dans le document<span style="mso-spacerun: yes;"> </span>« Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Serie G : archives ecclésiastiques, clergé séculier, v. 02 ». Ce document est filiatif et indique ses parents ; il est fils de Thomas (URVOY) et de Pétronille Ponic de Ménéac. Il y a une différence avec le prénom de sa mère (Pétronille au lieu de Perrine) il se peut que ce soit une erreur de transcription ou qu’elle est un 2° prénom (à vérifier) mais cela ne fait peu de doute que ce soit bien Thomas et Perrine PONIC ses parents. A noter que cette Perrine n'était pas présente à l'ordination de son fils, car décédée en 1611.Quant à Louis URVOY, il n’y a pas de trace d’acte de naissance le concernant, tout ce que l’on sait c’est qu’il est le frère de Julien URVOY et c’est un fait sûr. Il est donc né après son frère Pierre URVOY né en 1603 aux alentours de 1605 probablement.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;">Louis est bien notaire .La mention de sa signature apparaît bien dans les archives des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem -57H 1 à 7 concernant la commanderie du Croisty (voir l'arbre de Catherine AUBEL (Sologne3)) Attention toute fois, on ne devient pas notaire en claquant des doigts, il y a tout un parcourt à franchir. Il a tout d’abord un handicap, son père ne semble pas être notaire, il ne peut donc reprendre une situation familiale et devra rechercher un office vacant.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour devenir notaire royal sous l’ancien régime, il était nécessaire d’avoir certains critères : </span><span style="color: black;">(extrait du cite : archives.quercy.net/genealogie/neulat2.html).</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #222222; mso-fareast-font-family: inherit;">- </span><span style="background: white; color: #222222;">Etre un homme.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: black; mso-fareast-font-family: inherit;">- </span><span style="background: white; color: #222222;">Etre un enfant légitime.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: black; mso-fareast-font-family: inherit;">- </span><span style="background: white; color: #222222;">Savoir lire et écrire en français et avoir fait de longues études.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: black; mso-fareast-font-family: inherit;">- </span><span style="background: white; color: #222222;">Etre de mœurs irréprochables.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: black; mso-fareast-font-family: inherit;">- </span><span style="background: white; color: #222222;">Etre de religion catholique apostolique et romaine.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: black; mso-fareast-font-family: inherit;">- </span><span style="background: white; color: #222222;">Etre âgé de plus de 25 ans (une dispense était possible).</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 21.85pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 21.85pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;">De plus pour chaque prétendant à un office notarial, une enquête était menée pour vérifier que ces différentes conditions étaient remplies. Ainsi dans les lettres de provision d’office est-il toujours indiqué la mention suivante : « Sur le bon et louable rapport qu’on nous a fait de la personne de notre bien-aimé X de ses sens, suffisance loyauté prudhommie capacité et expérience » ainsi que « estant apparu des bonnes vie et mœurs âge susd(it) de vingt cinq ans accomplis conversation et Religion Catholique apostolique et romaine ».</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 21.85pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 21.85pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Si la conclusion du rapport est positive, le prétendant deviendra notaire après avoir payé les droits d’exercices. C’est la lettre de provision d’office délivrée par le Roi qui officialise l’acquisition de la charge de notaire. Il faut bien noter que l’acquisition d’une telle charge est investissement car elle permet comme l’indique la lettre de provision d’office de jouir des « honneurs, pouvoir, libertés, fonctions, autorités, privilèges, droits, exemptions, franchises, immunités, prérogatives, fruits, profits, revenus et émoluments » inhérents à la charge.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 21.85pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><a name="III-_Les_lettres_de_provision_d’offic"></a><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: black; mso-bidi-font-weight: bold;">Les lettres de provision d’office</span></span><span style="color: black; mso-bidi-font-weight: bold;"> </span><span style="color: black;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les lettres patentes de provision d’office se présentent sous la forme d’un <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">document de 2 à 3 pages par lequel le roi pourvoit une charge (un office)</span> à une personne donnée. Cette charge était un emploi public (et donc royal sous l’Ancien Régime) tel que : notaire, procureur, conseiller, avocat, greffier… Ainsi, les « officiers » de l’Ancien Régime sont les prédécesseurs des fonctionnaires actuels. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les lettres originales étaient délivrées à Paris, siège de l’autorité royale, sur parchemin. Une copie sur papier était conservée par la Grande Chancellerie. Ce sont ces copies qui sont parvenues jusqu’à nous et qui sont <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">conservées aux Archives Nationales à Paris, sous les cotes V/1/1 à V/1/539 pour la période 1641-1790</span> (lacunes considérables jusqu’en 1674). </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les lettres de provision d’office sont particulièrement intéressantes car elles donnent les informations suivantes :</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 3pt 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">• Date de début d’exercice</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 3pt 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">• Prédécesseur et lien éventuel de parenté</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 3pt 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">• Date de baptême </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 7.2pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Je pense que ces informations montrent clairement l’accession au notariat à l’époque de l’ancien régime. Il est donc fort possible qu’a l’issue de sa formation, Louis URVOY a donc dû trouver un office libre vers Priziac, Le Faouët… Il n’a peut-être pas eu de choix, les circonstances lui ont peut-être imposé ces lieux. Il avait donc en principe 25 ans environ, ce qui nous amène vers les<span style="mso-spacerun: yes;"> </span>années 1628 -1630.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white;">"La famille de KERGOËT posséda Carval jusqu’en 1654, époque à laquelle François de LESCOËT et Françoise du FRESNAY, sieur et dame de Runello, Kergoët, Carval et Cosperic, le vendirent à Louis URVOY et à Louise LE NY, son épouse. (extrait du livre Seigneurie De Guémené).</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #222222;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-size: medium; font-family: Times New Roman;"> </span></span></span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #222222;">Vie d'un notaire royal de province</span></span></strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">Il faisait peu d'actes à domicile ; itinérant, il se rendait dans les différents hameaux</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #4a4a52;">du village qui était de son ressort et </span><span style="color: black;">des </span><span style="color: #4a4a52;">villages environnants.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #4a4a52;">Au début d'un acte, il </span><span style="color: black;">précisait </span><span style="color: #4a4a52;">le lieu de la rédaction </span><span style="color: black;">: </span><span style="color: #4a4a52;">chez les parties, sur la place</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: black;">publique, à la </span><span style="color: #4a4a52;">porte </span><span style="color: black;">de l'église, au cimetière </span><span style="color: #4a4a52;">(!)....</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">De même, il consignait l'heure dans un monde de dur labeur. il venait soit très tôt le</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">matin soit tard le soir et parfois la nuit.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium; font-family: Times New Roman;">Les habitants étant très pauvres, il était quelquefois payé en nature. A l'occasion, il se livrait au négoce ou prêtait de l'argent. Connaissant bien la fortune de tout le monde, leurs enfants faisaient souvent de "beaux" mariages.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium; font-family: Times New Roman;"> Sinon pourquoi on ne retrouve pas l'acte de naissance de Louis URVOY sur la paroisse de Ménéac, la réponse se trouve probablement dans le Blog d'Odile ALBERT qui à fait une étude sur les naissances à Ménéac de 1566 à 1625 et elle indique, dans son blog, que les registres de 1600 à 1625 sont très mal tenus et il y a des blancs et des lacunes dont une de 4 mois du 20 avril au 14 juin 1606, voila peut-être une explication.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: medium;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>L’historique de la vie de Louis URVOY, pourrait s’écrire différemment des hypothèses déjà citées précédemment surtout suite à la dernière pièce transcrite par </span><strong><span style="font-size: 11pt; background: white; font-weight: normal; color: #222222; mso-bidi-font-weight: bold;">Vital LE DEZ</span></strong></span><span style="font-family: Arial; background: white; color: #222222;"><span style="font-size: medium;"> (</span></span><a href="https://www.geneanet.org/profil/vled"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; background: white; color: #14705a;">vled</span></a><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;">) concernant l’émancipation des enfants mineurs de Louis URVOY à son décès</span>. Dans cette pièce plusieurs détails nous parle de la parentée des époux URVOY, tout d’abord pour Louis il est fait mention que <strong><em><span style="background: white; color: #222222;">Missire Julien Urvoy oncle paternel des dits mineurs. </span></em></strong><span style="background: white; color: #222222; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;">Donc</span> Louis à un frère prêtre qui s’appelle Julien. Ce détail laisse à penser que Louis URVOY ne peut être le fils de Guillaume URVOY et d’Hélène HALLOUYAIS car ils n’ont pas de fils connu s’appelant Julien et étant prêtre.<span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Cet oncle est cité au moins deux fois dans des actes de Priziac et en particulier à la naissance François URVOY (petit fils de Louis) en 1673, sa présence n’est pas indiquée dans l’acte mais il le signe « Ju. URVOY prêtre ». Si l’on cherche un Julien URVOY prêtre, on en trouve un, un fils de Thomas URVOY et de Perrine PONIC (ou PONNIC suivant les actes, POSNIC aujourd'hui). Il est né le 28 aout 1589 à Ménéac et n’est pas décédé le 17 avril 1609 comme certain généalogiste le signal, car dans l'acte de sépulture, le nom de Julien URVOY est précédé d'un Dom qui indique que c'est un prêtre qui est décédé ce jour là. Quant à l’autre Julien URVOY que je parlais, Il est bien devenu prêtre mais seulement le 14 mars 1615</span></span><span style="font-size: 6pt; font-family: Arial;">. </span><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">Tout son parcours pour devenir prêtre est indiqué dans le document<span style="mso-spacerun: yes;"> </span>« Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Serie G : archives ecclésiastiques, clergé séculier, v. 02 ». Ce document est filiatif et indique ses parents ; il est fils de Thomas (URVOY) et de Pétronille Ponic de Ménéac. Il y a une différence avec le prénom de sa mère (Pétronille au lieu de Perrine) il se peut que ce soit une erreur de transcription ou qu’elle est un 2° prénom (à vérifier) mais cela ne fait peu de doute que ce soit bien Thomas et Perrine PONIC ses parents. A noter que cette Perrine n'était pas présente à l'ordination de son fils, car décédée en 1611.Quant à Louis URVOY, il n’y a pas de trace d’acte de naissance le concernant, tout ce que l’on sait c’est qu’il est le frère de Julien URVOY et c’est un fait sûr. Il est donc né après son frère Pierre URVOY né en 1603 aux alentours de 1605 probablement.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;">Louis est bien notaire .La mention de sa signature apparaît bien dans les archives des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem -57H 1 à 7 concernant la commanderie du Croisty (voir l'arbre de Catherine AUBEL (Sologne3)) Attention toute fois, on ne devient pas notaire en claquant des doigts, il y a tout un parcourt à franchir. Il a tout d’abord un handicap, son père ne semble pas être notaire, il ne peut donc reprendre une situation familiale et devra rechercher un office vacant.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Pour devenir notaire royal sous l’ancien régime, il était nécessaire d’avoir certains critères : </span><span style="color: black;">(extrait du cite : archives.quercy.net/genealogie/neulat2.html).</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #222222; mso-fareast-font-family: inherit;">- </span><span style="background: white; color: #222222;">Etre un homme.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: black; mso-fareast-font-family: inherit;">- </span><span style="background: white; color: #222222;">Etre un enfant légitime.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: black; mso-fareast-font-family: inherit;">- </span><span style="background: white; color: #222222;">Savoir lire et écrire en français et avoir fait de longues études.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: black; mso-fareast-font-family: inherit;">- </span><span style="background: white; color: #222222;">Etre de mœurs irréprochables.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: black; mso-fareast-font-family: inherit;">- </span><span style="background: white; color: #222222;">Etre de religion catholique apostolique et romaine.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt; tab-stops: list 36.0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: black; mso-fareast-font-family: inherit;">- </span><span style="background: white; color: #222222;">Etre âgé de plus de 25 ans (une dispense était possible).</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 21.85pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 21.85pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;">De plus pour chaque prétendant à un office notarial, une enquête était menée pour vérifier que ces différentes conditions étaient remplies. Ainsi dans les lettres de provision d’office est-il toujours indiqué la mention suivante : « Sur le bon et louable rapport qu’on nous a fait de la personne de notre bien-aimé X de ses sens, suffisance loyauté prudhommie capacité et expérience » ainsi que « estant apparu des bonnes vie et mœurs âge susd(it) de vingt cinq ans accomplis conversation et Religion Catholique apostolique et romaine ».</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 21.85pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 21.85pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Si la conclusion du rapport est positive, le prétendant deviendra notaire après avoir payé les droits d’exercices. C’est la lettre de provision d’office délivrée par le Roi qui officialise l’acquisition de la charge de notaire. Il faut bien noter que l’acquisition d’une telle charge est investissement car elle permet comme l’indique la lettre de provision d’office de jouir des « honneurs, pouvoir, libertés, fonctions, autorités, privilèges, droits, exemptions, franchises, immunités, prérogatives, fruits, profits, revenus et émoluments » inhérents à la charge.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 21.85pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white; color: #222222;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><a name="III-_Les_lettres_de_provision_d’offic"></a><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: black; mso-bidi-font-weight: bold;">Les lettres de provision d’office</span></span><span style="color: black; mso-bidi-font-weight: bold;"> </span><span style="color: black;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les lettres patentes de provision d’office se présentent sous la forme d’un <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">document de 2 à 3 pages par lequel le roi pourvoit une charge (un office)</span> à une personne donnée. Cette charge était un emploi public (et donc royal sous l’Ancien Régime) tel que : notaire, procureur, conseiller, avocat, greffier… Ainsi, les « officiers » de l’Ancien Régime sont les prédécesseurs des fonctionnaires actuels. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les lettres originales étaient délivrées à Paris, siège de l’autorité royale, sur parchemin. Une copie sur papier était conservée par la Grande Chancellerie. Ce sont ces copies qui sont parvenues jusqu’à nous et qui sont <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">conservées aux Archives Nationales à Paris, sous les cotes V/1/1 à V/1/539 pour la période 1641-1790</span> (lacunes considérables jusqu’en 1674). </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les lettres de provision d’office sont particulièrement intéressantes car elles donnent les informations suivantes :</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 3pt 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">• Date de début d’exercice</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 3pt 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">• Prédécesseur et lien éventuel de parenté</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 3pt 0cm 0pt 39.85pt; text-indent: -18pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">• Date de baptême </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 7.2pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span>Je pense que ces informations montrent clairement l’accession au notariat à l’époque de l’ancien régime. Il est donc fort possible qu’a l’issue de sa formation, Louis URVOY a donc dû trouver un office libre vers Priziac, Le Faouët… Il n’a peut-être pas eu de choix, les circonstances lui ont peut-être imposé ces lieux. Il avait donc en principe 25 ans environ, ce qui nous amène vers les<span style="mso-spacerun: yes;"> </span>années 1628 -1630.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="background: white;">"La famille de KERGOËT posséda Carval jusqu’en 1654, époque à laquelle François de LESCOËT et Françoise du FRESNAY, sieur et dame de Runello, Kergoët, Carval et Cosperic, le vendirent à Louis URVOY et à Louise LE NY, son épouse. (extrait du livre Seigneurie De Guémené).</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #222222;"><span style="text-decoration: none;"><span style="font-size: medium; font-family: Times New Roman;"> </span></span></span></span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #222222;">Vie d'un notaire royal de province</span></span></strong></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">Il faisait peu d'actes à domicile ; itinérant, il se rendait dans les différents hameaux</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #4a4a52;">du village qui était de son ressort et </span><span style="color: black;">des </span><span style="color: #4a4a52;">villages environnants.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: #4a4a52;">Au début d'un acte, il </span><span style="color: black;">précisait </span><span style="color: #4a4a52;">le lieu de la rédaction </span><span style="color: black;">: </span><span style="color: #4a4a52;">chez les parties, sur la place</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="color: black;">publique, à la </span><span style="color: #4a4a52;">porte </span><span style="color: black;">de l'église, au cimetière </span><span style="color: #4a4a52;">(!)....</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">De même, il consignait l'heure dans un monde de dur labeur. il venait soit très tôt le</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;">matin soit tard le soir et parfois la nuit.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium; font-family: Times New Roman;">Les habitants étant très pauvres, il était quelquefois payé en nature. A l'occasion, il se livrait au négoce ou prêtait de l'argent. Connaissant bien la fortune de tout le monde, leurs enfants faisaient souvent de "beaux" mariages.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="color: black;"><span style="font-size: medium; font-family: Times New Roman;"> Sinon pourquoi on ne retrouve pas l'acte de naissance de Louis URVOY sur la paroisse de Ménéac, la réponse se trouve probablement dans le Blog d'Odile ALBERT qui à fait une étude sur les naissances à Ménéac de 1566 à 1625 et elle indique, dans son blog, que les registres de 1600 à 1625 sont très mal tenus et il y a des blancs et des lacunes dont une de 4 mois du 20 avril au 14 juin 1606, voila peut-être une explication.</span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="mso-spacerun: yes;"> </span></span></span></p>