Robert (Rollon) DE NORMANDIE ◉ Sosa : 7 334 003 280
Robert (Rollon) DE NORMANDIE
◉ Sosa : 7 334 003 280, 29 336 071 730, 29 336 071 760, 29 336 071 776, 29 336 072 784, 58 672 143 638, 58 672 143 952, 58 672 144 192 et 58 672 144 246 · générations 33, 35, 36
- Né @#DJULIAN@ ABT 860 - Une ÃŽle d'Alesund (Norvège)
- Décédé @#DJULIAN@ ABT 931
Parents
Union(s) et enfant(s)
-
Avec
Poppa DE BAYEUX
dont
- Guillaume DE NORMANDIE †942 ◉ Sosa 3 667 001 640
- Adèle DE NORMANDIE 912-962 ◉ Sosa 14 668 035 865
Événements
- @#DJULIAN@ ABT 860 :
- Naissance - Une Île d'Alesund (Norvège)
- @#DJULIAN@ ABT 931 :
- Décès
Notes
Chef viking à l'origine du duché de Normandie. En 911, en contrepartie de l'arrêt de ses pillages, il reçoit du roi Charles le Simple un territoire autour de Rouen. Environ 100 ans plus tard, cette concession deviendra le duché de Normandie. Il est assez difficile de fixer la trame de la vie de Rollon car il a été l'objet de récits tournant parfois au légendaire. Rollon (Rollo en latin) est parfois appelé Robert Ier le Riche, Robert étant le nom qu'il reçut à son baptême. Les historiens normands le nomment volontiers Rhou. Plus souvent, on le surnomme Rollon le Marcheur (Göngu-Hrólfr en vieux norrois), car la légende raconte qu'aucune monture n'a jamais été capable de porter son imposante stature de plus de deux mètres pour plus de cent quarante kilos. Pour d'autres, la légende devait montrer Rollon comme un géant puisqu'il était puissant et redouté.
L'histoire de Rollon est assez incertaine, notamment ses origines. L'historien Lucien Musset fait remarquer que « le succès de sa dynastie (Rollon est à l'origine de la lignée des ducs de Normandie) a créé autour de lui un halo de légendes » . De plus, les sources qui évoquent ce personnage sont presque toutes tardives.
Certaines sources (notamment danoises) racontent qu'il serait né au Danemark en 845. Les sagas islandaises du XIIIe siècle le présentent plutôt comme un Norvégien. C'est cette dernière thèse qui emporte le plus l'adhésion aujourd'hui. Ces mêmes sagas expliquent que Rollon est le fils d'un jarl (comte) de la région de Möre, dans l'ouest de la Norvège, Rognevald. Les ruines de son château se trouveraient dans la banlieue sud d'Ålesund. Comme beaucoup d'autres Scandinaves, il est finalement contraint de quitter son pays et de parcourir les mers.
Selon toute vraisemblance, il prend la tête d'une bande de Vikings, essentiellement des Danois et quelques Norvégiens, s'attaque principalement aux côtes de la Mer du Nord et de la Manche. Dudon de Saint-Quentin, historien du début du XIe siècle, ajoute plusieurs détails, malheureusement invérifiables : après son bannissement de Norvège, Rollon trouve refuge auprès du roi anglo-saxon. Ce dernier lui confie une petite troupe d'Anglais et le Viking part ainsi avec sa bande anglo-scandinave ravager la Frise, l'embouchure du Rhin et de l'Escaut.
Dudon de Saint-Quentin place l'arrivée de Rollon dans le royaume franc en 876 exactement. Là encore, aucune preuve ne permet de vérifier cette affirmation. Aujourd'hui, plusieurs historiens, comme Jean Renaud ou Lucien Musset avant lui, doutent de l'exactitude de cette date, et proposent une datation plus tardive (890-905)
L'installation de Rollon à Rouen n’inaugure pas la colonisation scandinave dans l’actuelle Normandie. Elle la renforce. En effet, selon Jean Renaud, des Danois s’étaient déjà installés à l’embouchure de la Seine, sans compter la colonisation régulière et indépendante sur les côtes du Cotentin.
Rollon partage la terre « entre ses chevaliers et des étrangers » précise Guillaume de Jumièges. Au vu de la toponymie, les colons s'établissent près des côtes et en Basse-Seine. Mais le pays est loin d'avoir été déserté par la population locale. Celle-ci avait fui les affrontements, mais une fois la paix rétablie et les nouveaux seigneurs installés, la vie reprit son cours normal.
Après le traité de Saint-Clair-sur-Epte, Rollon poursuit ses expéditions de pillage ou ses tentatives plus ou moins réussies d'extension territoriale. Il fait également preuve de sévérité à l’égard des hommes du roi comme le souligne Dudon de Saint-Quentin. L’anecdote qui suit est décrite comme étant légendaire par les historiens, mais elle marque le rejet de toute ingérence royale dans les affaires de Rouen. Donc en 922, deux chevaliers sont envoyés par Charles le Simple afin de s’assurer de la sécurité de sa fille Gisèle. Ces deux chevaliers ne sont pas présentés au comte Rollon, et circulent sans autorisation dans le comté. Lorsque Rollon apprend leur existence, il les fait capturer, et les amène sur la place du marché de Rouen pour les décapiter aux yeux de tous. Cet épisode représente pour Dudon de Saint-Quentin et Guillaume de Jumièges le début de la dégradation des rapports entre le comte et le roi Charles.
Lors de la déposition momentanée de Charles le Simple, les Normands de Rouen lui restent fidèles. Conformément aux clauses du traité, aucune flotte scandinave ne remonte la Seine pour piller le royaume franc. Mais les annales nous précisent qu'en 923 Rollon et ses hommes trahirent leur serment de 911. Selon Flodoard, Ragenold, chef des Vikings de la Loire, convainc « ses compatriotes de Rouen » de mener une entreprise de pillage jusqu’à Beauvais, ce qu’ils firent.
Le chroniqueur insiste sur le nombre de captifs francs, mille au total, ce qui justifia la réaction de 924 du comte Herbert II de Vermandois et du roi Raoul, mandé par Hugues le Grand, fils du roi Robert Ier, le prédécesseur de Raoul. Ces deux personnages menèrent une expédition punitive sur le comté de Normandie. Rollon réagit à cet affront en poussant son armée cette fois-ci bien au-delà de l’Oise. Pour trouver une issue favorable, la diplomatie prit à ce moment là toute son importance, et ce furent les ambassadeurs normands qui eurent le dernier mot, puisque le roi fut contraint de payer un tribut aux Normands. Rollon reçut également en réparation les régions du Bessin et de l’Hiémois. Il ne faut pas oublier que la population continuait de payer le danegeld au comte et ce jusqu’en 926. D'après les Annales de Flodoard, chanoine de Reims, en 924 le jarl des Normands obtint du pouvoir carolingien Cinomannis et Baiocae (Le Mans et Bayeux), c'est-à -dire le Maine et le Bessin. Lucien Musset juge improbable la concession de tout le comté du Maine et propose plutôt de parler de la région de l'Hiémois.
En 925, Flodoard retrace dans ses chroniques le parcours de Rollon sur les terres franques, qui rompit du même coup la paix de 924. Avec son armée, il prit position dans le comté de Flandre ; les villes de Beauvais, d'Amiens, d'Arras et enfin de Noyon furent tour à tour pillées et incendiées. Face à cette incursion, le comte Herbert et le roi Raoul allièrent de nouveau leur force pour piller le comté de Normandie. L’armée de Rollon les repoussa, mais le comte dut faire face à une révolte « des gens du Bessin » qui refusaient certainement la nouvelle tutelle comtale.
La répression franque ne s’arrêta pas pour autant puisqu’un second assaut se prépara contre la jeune Normandie. Arnoul Ier de Flandre s'empara de Bresles, et dirigea l’ensemble de ses forces sur la forteresse normande d’Eu. Rollon y envoya des renforts que Flodoard estime à mille hommes. Mais quel que fût leur nombre, les Francs eurent raison de la forteresse, qui tomba sous leur contrôle et finit par être brûlée avec ses occupants. C’est grâce à l’intervention de Hugues le Grand que les hostilités cessèrent. Les Normands acceptèrent les termes de l’accord et rendirent les terres qu'ils venaient fraîchement de conquérir. Les fils de Baudouin II le Chauve, Arnoul Ier de Flandre et Adolphe de Boulogne, reprirent leurs possessions. Raoul de Gouy et Helgaud de Ponthieu en firent autant. Cette défaite normande ne fut pas cuisante puisque le comté de Normandie ne fut amputé d’aucune concession territoriale.
Ces affrontements au niveau de la Picardie se placent dans un contexte d'effondrement du pouvoir royal dans cette région (le carolingien Charles le Simple est renversé par Raoul). La Picardie devenait à partir des années 920 "le terrain où se heurtaient les appétits des principaux dirigeants de France du Nord" (jarl des Normands, comte de Flandre, duc des Francs et comte de Vermendois). Avec pour enjeu principal : le contrôle des contrées littorales du pays. D'où des conflits autour des forteresses d'Eu et de Montreuil-sur-Mer.
Généalogie
Si l'on suit le récit de Dudon de Saint-Quentin, Rollon a eu un frère, Gurim, qui trouva la mort dans une bataille contre le roi des Danois ; ce avant que Rollon quitte son pays natal.
L'une de ses « frilla » les plus connues fut Poppa de Bayeux, fille du comte franc Bérenger de Bayeux, tué en personne par Rollon lors de la prise de la ville, après son siège par ses Vikings. Après son baptême, Rollon reçoit une épouse officielle, Gisèle, une fille du roi Charles le Simple, princesse capétienne âgée au plus de 4 ans.
Son fils Guillaume lui succède aux environs de 927. Sa fille Gerloc devient plus tard l'épouse de Guillaume Tête-d'Étoupe, comte de Poitiers et duc d'Aquitaine.
(source wikipedia)
L'histoire de Rollon est assez incertaine, notamment ses origines. L'historien Lucien Musset fait remarquer que « le succès de sa dynastie (Rollon est à l'origine de la lignée des ducs de Normandie) a créé autour de lui un halo de légendes » . De plus, les sources qui évoquent ce personnage sont presque toutes tardives.
Certaines sources (notamment danoises) racontent qu'il serait né au Danemark en 845. Les sagas islandaises du XIIIe siècle le présentent plutôt comme un Norvégien. C'est cette dernière thèse qui emporte le plus l'adhésion aujourd'hui. Ces mêmes sagas expliquent que Rollon est le fils d'un jarl (comte) de la région de Möre, dans l'ouest de la Norvège, Rognevald. Les ruines de son château se trouveraient dans la banlieue sud d'Ålesund. Comme beaucoup d'autres Scandinaves, il est finalement contraint de quitter son pays et de parcourir les mers.
Selon toute vraisemblance, il prend la tête d'une bande de Vikings, essentiellement des Danois et quelques Norvégiens, s'attaque principalement aux côtes de la Mer du Nord et de la Manche. Dudon de Saint-Quentin, historien du début du XIe siècle, ajoute plusieurs détails, malheureusement invérifiables : après son bannissement de Norvège, Rollon trouve refuge auprès du roi anglo-saxon. Ce dernier lui confie une petite troupe d'Anglais et le Viking part ainsi avec sa bande anglo-scandinave ravager la Frise, l'embouchure du Rhin et de l'Escaut.
Dudon de Saint-Quentin place l'arrivée de Rollon dans le royaume franc en 876 exactement. Là encore, aucune preuve ne permet de vérifier cette affirmation. Aujourd'hui, plusieurs historiens, comme Jean Renaud ou Lucien Musset avant lui, doutent de l'exactitude de cette date, et proposent une datation plus tardive (890-905)
L'installation de Rollon à Rouen n’inaugure pas la colonisation scandinave dans l’actuelle Normandie. Elle la renforce. En effet, selon Jean Renaud, des Danois s’étaient déjà installés à l’embouchure de la Seine, sans compter la colonisation régulière et indépendante sur les côtes du Cotentin.
Rollon partage la terre « entre ses chevaliers et des étrangers » précise Guillaume de Jumièges. Au vu de la toponymie, les colons s'établissent près des côtes et en Basse-Seine. Mais le pays est loin d'avoir été déserté par la population locale. Celle-ci avait fui les affrontements, mais une fois la paix rétablie et les nouveaux seigneurs installés, la vie reprit son cours normal.
Après le traité de Saint-Clair-sur-Epte, Rollon poursuit ses expéditions de pillage ou ses tentatives plus ou moins réussies d'extension territoriale. Il fait également preuve de sévérité à l’égard des hommes du roi comme le souligne Dudon de Saint-Quentin. L’anecdote qui suit est décrite comme étant légendaire par les historiens, mais elle marque le rejet de toute ingérence royale dans les affaires de Rouen. Donc en 922, deux chevaliers sont envoyés par Charles le Simple afin de s’assurer de la sécurité de sa fille Gisèle. Ces deux chevaliers ne sont pas présentés au comte Rollon, et circulent sans autorisation dans le comté. Lorsque Rollon apprend leur existence, il les fait capturer, et les amène sur la place du marché de Rouen pour les décapiter aux yeux de tous. Cet épisode représente pour Dudon de Saint-Quentin et Guillaume de Jumièges le début de la dégradation des rapports entre le comte et le roi Charles.
Lors de la déposition momentanée de Charles le Simple, les Normands de Rouen lui restent fidèles. Conformément aux clauses du traité, aucune flotte scandinave ne remonte la Seine pour piller le royaume franc. Mais les annales nous précisent qu'en 923 Rollon et ses hommes trahirent leur serment de 911. Selon Flodoard, Ragenold, chef des Vikings de la Loire, convainc « ses compatriotes de Rouen » de mener une entreprise de pillage jusqu’à Beauvais, ce qu’ils firent.
Le chroniqueur insiste sur le nombre de captifs francs, mille au total, ce qui justifia la réaction de 924 du comte Herbert II de Vermandois et du roi Raoul, mandé par Hugues le Grand, fils du roi Robert Ier, le prédécesseur de Raoul. Ces deux personnages menèrent une expédition punitive sur le comté de Normandie. Rollon réagit à cet affront en poussant son armée cette fois-ci bien au-delà de l’Oise. Pour trouver une issue favorable, la diplomatie prit à ce moment là toute son importance, et ce furent les ambassadeurs normands qui eurent le dernier mot, puisque le roi fut contraint de payer un tribut aux Normands. Rollon reçut également en réparation les régions du Bessin et de l’Hiémois. Il ne faut pas oublier que la population continuait de payer le danegeld au comte et ce jusqu’en 926. D'après les Annales de Flodoard, chanoine de Reims, en 924 le jarl des Normands obtint du pouvoir carolingien Cinomannis et Baiocae (Le Mans et Bayeux), c'est-à -dire le Maine et le Bessin. Lucien Musset juge improbable la concession de tout le comté du Maine et propose plutôt de parler de la région de l'Hiémois.
En 925, Flodoard retrace dans ses chroniques le parcours de Rollon sur les terres franques, qui rompit du même coup la paix de 924. Avec son armée, il prit position dans le comté de Flandre ; les villes de Beauvais, d'Amiens, d'Arras et enfin de Noyon furent tour à tour pillées et incendiées. Face à cette incursion, le comte Herbert et le roi Raoul allièrent de nouveau leur force pour piller le comté de Normandie. L’armée de Rollon les repoussa, mais le comte dut faire face à une révolte « des gens du Bessin » qui refusaient certainement la nouvelle tutelle comtale.
La répression franque ne s’arrêta pas pour autant puisqu’un second assaut se prépara contre la jeune Normandie. Arnoul Ier de Flandre s'empara de Bresles, et dirigea l’ensemble de ses forces sur la forteresse normande d’Eu. Rollon y envoya des renforts que Flodoard estime à mille hommes. Mais quel que fût leur nombre, les Francs eurent raison de la forteresse, qui tomba sous leur contrôle et finit par être brûlée avec ses occupants. C’est grâce à l’intervention de Hugues le Grand que les hostilités cessèrent. Les Normands acceptèrent les termes de l’accord et rendirent les terres qu'ils venaient fraîchement de conquérir. Les fils de Baudouin II le Chauve, Arnoul Ier de Flandre et Adolphe de Boulogne, reprirent leurs possessions. Raoul de Gouy et Helgaud de Ponthieu en firent autant. Cette défaite normande ne fut pas cuisante puisque le comté de Normandie ne fut amputé d’aucune concession territoriale.
Ces affrontements au niveau de la Picardie se placent dans un contexte d'effondrement du pouvoir royal dans cette région (le carolingien Charles le Simple est renversé par Raoul). La Picardie devenait à partir des années 920 "le terrain où se heurtaient les appétits des principaux dirigeants de France du Nord" (jarl des Normands, comte de Flandre, duc des Francs et comte de Vermendois). Avec pour enjeu principal : le contrôle des contrées littorales du pays. D'où des conflits autour des forteresses d'Eu et de Montreuil-sur-Mer.
Généalogie
Si l'on suit le récit de Dudon de Saint-Quentin, Rollon a eu un frère, Gurim, qui trouva la mort dans une bataille contre le roi des Danois ; ce avant que Rollon quitte son pays natal.
L'une de ses « frilla » les plus connues fut Poppa de Bayeux, fille du comte franc Bérenger de Bayeux, tué en personne par Rollon lors de la prise de la ville, après son siège par ses Vikings. Après son baptême, Rollon reçoit une épouse officielle, Gisèle, une fille du roi Charles le Simple, princesse capétienne âgée au plus de 4 ans.
Son fils Guillaume lui succède aux environs de 927. Sa fille Gerloc devient plus tard l'épouse de Guillaume Tête-d'Étoupe, comte de Poitiers et duc d'Aquitaine.
(source wikipedia)