Antoine MATHONNET
Antoine MATHONNET
- Né le 2 avril 1764 (lundi) - Villar-d'Arêne, 05480, Hautes-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE
- Décédé le 14 février 1849 (mercredi) - Villar-d'Arêne, 05480, Hautes-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE, à l'âge de 84 ans
- employé des fermes du Roi, botaniste
Parents
- Simon MATHONNET 1742-1816
- Marguerite GONNET 1744-1812
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 31 janvier 1785 (lundi), Guillestre, 05600, Hautes-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE, avec
Jeanne FANTIN-LATOUR 1754-?
dont
- Anne Marguerite MATHONNET 1785-1819
- Jeanne Marie MATHONNET 1792-?
Frères et sœurs
- Claude MATHONNET 1766-1842 ◉ Sosa 96
- Jean Antoine MATHONNET 1769-1805
- Antoine MATHONNET 1764-1849
- Barthélémy MATHONNET 1771-1785
- Pierre Magloire MATHONNET 1774-?
- Jacques Félix ou Philippe MATHONNET 1776-1777
- Jean Simon MATHONNET 1778-1789
Événements
- 2 avril 1764 :
- Naissance - Villar-d'Arêne, 05480, Hautes-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE
- 31 janvier 1785 :
- Mariage (avec Jeanne FANTIN-LATOUR) : Mariage religieux - Guillestre, 05600, Hautes-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE
- 14 février 1849 :
- Décès - Villar-d'Arêne, 05480, Hautes-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur, FRANCE
Notes
Extrait de "Biographie-Bibliographie du Briançonnais, par Aristide Albert (Gap 1889):
Mathonnet est entré dans la douane en 1783. Il fut contrôleur à Aoste (Italie) et admis à la retraite le 1er février 1815. Dans ses incessantes courses sur les sommets des Alpes, Mathonnet s'éprit pour la Flore du Dauphiné d'une vive admiration, et il ne tarda pas à devenir un botaniste distingué.
Nous avons esquissé, il y a longtemps déjà , la biographie de Malthonnet (Essai descriptif sur l'Oisans pp. 99, 100, 101, 102). Nous nous exprimions en ces termes :
M. Mathonnet était officier de la douane. Appelé, par l'exercice de sa profession, à résider sur les lieux les plus élevés des Alpes qui séparcnt la France du Piémont et de la Savoie, né du reste au pied du Lautaret, cette terre classique pour le botaniste, M. Mathonnet devait, ce semble, être frappé tôt ou tard par la variété des richesses végétales constamment étalées à ses regards, et se trouver tout naturellement conduit par la curiosité jusqu'aux abords de la science. Les joies sereines et douces attachées à ces travaux devaient faire le reste et pousser l'adepte jusqu'à l'initiation. Ce ne fut néanmoins qu'à l'âge mûr que M. Mathonnet s'avisa de charmer ses loisirs par l'étude de la botanique. Bientôt cette étude le passionna au point qu'il y appliqua toutes les facultés d'une nature énergique, patiente et active. Des communications fréquentes avec les nombreux botanistes qui, chaque été, vont admirer et étudier la prodigieuse variété des plantes alpines du Lautaret, donnèrent à ses connaissanœs plus de précision et d'étendue ; au bout de quelques années, M. Mathonnet était un botaniste distingué, un explorateur intelligent et heureux. Il découvrait des espèces nonvelles et attachait pour toujours son nom â la flore du Dauphiné (voir Mutel: Flore du Dauphiné). Les botanistes qui allaient le visiter et demander des conseils à son expérience pour diriger leur herborisation, trouvèrent toujours en lui le guide le plus complaisant, le plus doucement dévoué qu'on pût désirer. Son souvenir est demeuré cher aux nombreux jeunes savants auxquels il a fait les honneurs du Lautaret, et auxquels il distribuait si libéralement, au retour des explorations, les trésors de son riche herbier. Nous extrayons d'un voyage botanique dans les Alpes, publié par M. Grenier, de l'académie de Besançon, les lignes suivantes, qui sont un hommage rendu au caractère de M. Mathonnet, en même temps qu'elles ajouteront quelques traits intéressants à cette courte notice biographique :
" Après la pénible traversée du col de la Cavale, je donnai le lendemain à un repos richement productif pour mes collections. Je passai la journée entière avec M. Mathonnet, ce vieux doyen des botanistes, et qui, malgré ses quatre-vingts ans, gravit encore les plus hauts sommets du Villard d'Arène ou du Lautaret. C'est toujours par centaines qu'il récolte les rares espèces qui végètent sur ces montagnes, et c'est par centaines qu'il les prodigue aux botanistes qui lui font visite.
Ancien douanier en retraite depuia plus de trente ans, M. Mathonnet n'a jamais habité que les plus hautes Alpes de France et de Piémont. Le goût de la botanique lui est venu alors qu'il avait déjà dépassé soixante ans (note de l'auteur: c'est une erreur. La correspondance de M. Mathonnet prouve qu'à cet âge il s'occupait déjà fort activement de botanique). Mais à cet âge il était encore si vigoureux» que les plus
infatigables marcheurs de la contrée ne pouvaient lutter avec lui. L'amour de la botanique éclata chez lui comme une passion. Il se levait la nuit, prenait un morceau de pain et s'élançait sur les cimes voisines, au sommet desquelles il arrivait parfois avant le lever du soleil. Personne n'a plus que lui contribué à répandre les rares espèces qui croissent sur le Lautaret aux environs de Guiilestre et sur le mont Yiso. »
Nous avons eu dans les mains et lu avec intérêt la volumineuse correspondance avec Mathonnet des nombreux botanistes dont il avait, par des conseils bienveillants et éclairés, facilité les recherches et rendu fructueuses les herborisations. Il s'exhale un parfum de respectueuse et vive affection, de délicate reconnaissance pour le vénérable vieillard, de toutes ces lettres signées d'une foule de noms connus par des travaux appréciés en botanique, tels que F. Clément, Puiseox, David, Bonjean, Orenier, Mutel, etc. Par une singulière coincidence de pensée, plusieurs de ces correspondants, peut-être inconnus les uns aux autres, donnent à M. Mathonnet les mêmes titres de 'président du Lautaret', de 'vénérable patriarche de la botanique'. Ces appellations sont surtout inscrites en tête des missives de la plus récente date.
Quelques projets de lettre écrits de la main de M. Mathonnet, et les notes qu'il a laissées sur divers sujets, révèlent en lui des sentiments élevés, un jugement ferme et droit, une âme pleine de chaleur et de sincérité. Tels sont les principaux traits d'une existence modeste et peu connue, mais qu'il est juste d'entourer de la considération que méritent d'utiles travaux, ainsi que l'élévation et la noblesse du caractère.
Mathonnet est entré dans la douane en 1783. Il fut contrôleur à Aoste (Italie) et admis à la retraite le 1er février 1815. Dans ses incessantes courses sur les sommets des Alpes, Mathonnet s'éprit pour la Flore du Dauphiné d'une vive admiration, et il ne tarda pas à devenir un botaniste distingué.
Nous avons esquissé, il y a longtemps déjà , la biographie de Malthonnet (Essai descriptif sur l'Oisans pp. 99, 100, 101, 102). Nous nous exprimions en ces termes :
M. Mathonnet était officier de la douane. Appelé, par l'exercice de sa profession, à résider sur les lieux les plus élevés des Alpes qui séparcnt la France du Piémont et de la Savoie, né du reste au pied du Lautaret, cette terre classique pour le botaniste, M. Mathonnet devait, ce semble, être frappé tôt ou tard par la variété des richesses végétales constamment étalées à ses regards, et se trouver tout naturellement conduit par la curiosité jusqu'aux abords de la science. Les joies sereines et douces attachées à ces travaux devaient faire le reste et pousser l'adepte jusqu'à l'initiation. Ce ne fut néanmoins qu'à l'âge mûr que M. Mathonnet s'avisa de charmer ses loisirs par l'étude de la botanique. Bientôt cette étude le passionna au point qu'il y appliqua toutes les facultés d'une nature énergique, patiente et active. Des communications fréquentes avec les nombreux botanistes qui, chaque été, vont admirer et étudier la prodigieuse variété des plantes alpines du Lautaret, donnèrent à ses connaissanœs plus de précision et d'étendue ; au bout de quelques années, M. Mathonnet était un botaniste distingué, un explorateur intelligent et heureux. Il découvrait des espèces nonvelles et attachait pour toujours son nom â la flore du Dauphiné (voir Mutel: Flore du Dauphiné). Les botanistes qui allaient le visiter et demander des conseils à son expérience pour diriger leur herborisation, trouvèrent toujours en lui le guide le plus complaisant, le plus doucement dévoué qu'on pût désirer. Son souvenir est demeuré cher aux nombreux jeunes savants auxquels il a fait les honneurs du Lautaret, et auxquels il distribuait si libéralement, au retour des explorations, les trésors de son riche herbier. Nous extrayons d'un voyage botanique dans les Alpes, publié par M. Grenier, de l'académie de Besançon, les lignes suivantes, qui sont un hommage rendu au caractère de M. Mathonnet, en même temps qu'elles ajouteront quelques traits intéressants à cette courte notice biographique :
" Après la pénible traversée du col de la Cavale, je donnai le lendemain à un repos richement productif pour mes collections. Je passai la journée entière avec M. Mathonnet, ce vieux doyen des botanistes, et qui, malgré ses quatre-vingts ans, gravit encore les plus hauts sommets du Villard d'Arène ou du Lautaret. C'est toujours par centaines qu'il récolte les rares espèces qui végètent sur ces montagnes, et c'est par centaines qu'il les prodigue aux botanistes qui lui font visite.
Ancien douanier en retraite depuia plus de trente ans, M. Mathonnet n'a jamais habité que les plus hautes Alpes de France et de Piémont. Le goût de la botanique lui est venu alors qu'il avait déjà dépassé soixante ans (note de l'auteur: c'est une erreur. La correspondance de M. Mathonnet prouve qu'à cet âge il s'occupait déjà fort activement de botanique). Mais à cet âge il était encore si vigoureux» que les plus
infatigables marcheurs de la contrée ne pouvaient lutter avec lui. L'amour de la botanique éclata chez lui comme une passion. Il se levait la nuit, prenait un morceau de pain et s'élançait sur les cimes voisines, au sommet desquelles il arrivait parfois avant le lever du soleil. Personne n'a plus que lui contribué à répandre les rares espèces qui croissent sur le Lautaret aux environs de Guiilestre et sur le mont Yiso. »
Nous avons eu dans les mains et lu avec intérêt la volumineuse correspondance avec Mathonnet des nombreux botanistes dont il avait, par des conseils bienveillants et éclairés, facilité les recherches et rendu fructueuses les herborisations. Il s'exhale un parfum de respectueuse et vive affection, de délicate reconnaissance pour le vénérable vieillard, de toutes ces lettres signées d'une foule de noms connus par des travaux appréciés en botanique, tels que F. Clément, Puiseox, David, Bonjean, Orenier, Mutel, etc. Par une singulière coincidence de pensée, plusieurs de ces correspondants, peut-être inconnus les uns aux autres, donnent à M. Mathonnet les mêmes titres de 'président du Lautaret', de 'vénérable patriarche de la botanique'. Ces appellations sont surtout inscrites en tête des missives de la plus récente date.
Quelques projets de lettre écrits de la main de M. Mathonnet, et les notes qu'il a laissées sur divers sujets, révèlent en lui des sentiments élevés, un jugement ferme et droit, une âme pleine de chaleur et de sincérité. Tels sont les principaux traits d'une existence modeste et peu connue, mais qu'il est juste d'entourer de la considération que méritent d'utiles travaux, ainsi que l'élévation et la noblesse du caractère.