Jean Baptiste Camille Dit André LEMOYNE

Jean Baptiste Camille Dit André LEMOYNE

  • Né le 28 novembre 1822 (jeudi) - Saint-Jean-d'Angély, 17347, Charente Maritime, Nouvelle-Aquitaine, France
  • Décédé le 28 février 1907 (jeudi) - Saint-Jean-d'Angély, 17347, Charente Maritime, Nouvelle-Aquitaine, France, à l'âge de 84 ans
  • Ecrivain, Avocat, Typographe, Bibliothécaire (école des Arts décoratifs)
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Parents

Frères et sœurs

Événements

28 novembre 1822 :
Naissance - Saint-Jean-d'Angély, 17347, Charente Maritime, Nouvelle-Aquitaine, France
Source : acte
28 février 1907 :
Décès - Saint-Jean-d'Angély, 17347, Charente Maritime, Nouvelle-Aquitaine, France
ANDRÉ LEMOYNE poète et romancier
« Dans notre jardin public, le buste du doux écrivain André Lemoyne, poète des bois rêveurs et des prés fleuris de la Boutonne, s'en est allé… vers la fonderie. Pour l'effigie de l'artiste dont les pensées furent uniquement tissées de paix champêtre et de vie tendre et chantante, c'est une singulière destinée que celle de devenir, peut-être, un engin semeur de mort ! »
Ces quelques lignes du livre de Noël Santon « Saint-Jean sous la botte » m'ont données envie de parler de l'écrivain angérien. Qui était-il ?
Jean-Baptiste Camille Lemoyne, plus connu sous le nom d'André Lemoyne, est né à Saint-Jean d'Angély le 28 novembre 1822. Fils de Jacques Hippolyte, notaire, et de Suzanne Justine Texier, il débute sa scolarité au Collège de Saint-Jean-d'Angély. Puis il est admis au Lycée Henri IV à Paris et entame des études de droit. Après sa licence il s'inscrit au barreau de Paris en 1847.
Cependant des soucis pécuniaires l'obligent à renoncer à la profession d'avocat pour chercher un métier immédiatement rémunérateur. Il devient donc typographe, correcteur, puis chef de publicité chez Firmin-Didot de 1848 à 1877 . Pendant cette période il habite rue de l'Université, et commence à écrire sous le nom d'André LEMOYNE:
Stella Maris (1860), Chemin perdu (1863), Les Sauterelles de Jean de Saintonge (1863) , Les Roses d'antan (1865), Les charmeuses (1867), Une Idylle normande (1874), Alise d'Évran (1876), Paysages de mer et fleurs des prés (1876).

Il voyage, comme l'atteste la lettre adressée à Alfred Didot directeur de la Chasse illustrée parue en 1874 dans Une idylle normande (Notes de voyage).
En 1877 avec l'appui de Mr Charles Pendrell Waddington philosophe et professeur à Normale Sup, il obtient le poste de bibliothécaire archiviste à l'école des Arts déco, et continue son œuvre :
. Légendes des bois et chansons marines (1878), Oiseaux chanteurs (1882), Soirs d'hiver et de printemps (1883), Fleurs et ruines (1888), Fleurs du soir (1893), Le Moulin des prés (1894), La mare aux chevreuils (1902), Poésies, Paris, Lemerre, 1883-1897, Romans, Paris, Lemerre, 1886, La Tour d'Ivoire, Paris, Lemerre, 1902

En 1907 c'est chez son cousin Alfred Barthe notaire à Saint-Jean-d'Angély qu'il décède le 1er mars à l'âge de 85 ans. L'avis paraît dans la revue « Je sais tout » du 15 février au 15 mars 1907. Et les « Tablettes » du 2 mars 1907 sous la plume de Georges Gourdon évoquent le poète en ces termes :
« Le doyen des poètes français, M. André Lemoyne, s'est doucement éteint, hier à l'âge de 85 ans. C'était un noble caractère, un cœur d'or et un artiste incomparable ; il laisse une œuvre restreinte mais parfaite, où respire un vif sentiment de nature : quatre recueils de vers, dont les Roses d'antan, et un volume de prose.
Âme rustique, songeuse, charmante, André Lemoyne est une des gloires de notre Saintonge ; à cette époque de vénalité et de cabotinages, il honora sa profession par sa probité scrupuleuse et ne complaît dans les Lettres françaises que des admirateurs et des amis, unanimes à pleurer sa perte. »
In (Bulletin de la société des archives historiques de la Saintonge et d'Aunis, 1907, p. 89)





Côtes de Saintonge

À Etienne Clais.

Comme un orgue lointain sur une immense grève,
Bruit du flot qui recouvre un lit de sable fin,
Et toujours recommence et jamais ne s'achève,
La mer, la vaste mer se déroulait sans fin.

Sur les dunes épars, de grands pins maritimes
Dans le rythme des flots murmurants s'accordaient
Aux souffles du matin, en secouant leurs cimes,
Et comme à l'unisson gravement répondaient.

Sur l'Océan d'azur, où passait un navire,
Sans crainte aventurés, des papillons volaient
Comme un vrai tourbillon de neige. Ils semblaient dire
Aux marins du pays, qui sous bon vent filaient :

« Lorsque s'achèvera votre course lointaine,
Nous ne saluerons pas votre joyeux retour,
Car, livrant aux hasards notre vie incertaine,
Nous durons peu d'instants, comme les fleurs d'un jour.

À l'horizon des flots, noyant ses voiles hautes,
Quand le vaisseau parti lentement s'effaçait,
Le croisant dans sa route en approchant des côtes,
Un autre grand navire au large apparaissait.

Après un long voyage aux mers orientales,
Les hommes revenaient, las d'avoir navigué,
Mais la fièvre d'amour pour les grèves natales
Verse un baume divin dans le corps fatigué.

Ils avaient aperçu le clocher de Marennes,
Dont la flèche en plein ciel des eaux semblait jaillir,
Et dans le chaud parfum des plantes riveraines
Les plus robustes cœurs se sentaient défaillir.



GÉNÉALOGIE D'ANDRÉ LEMOYNE

La famille LEMOYNE est installée à Marestay (paroisse de Matha de 164 feux en 1685) depuis le 17è siècle :
Jacques LEMOYNE x Jeanne ARRAMY d'où
Jacques LEMOYNE ° Marestay 08/02/1616 + Marestay 16/11/1693 x Pernelle JOBET d'où :
Pierre LEMOYNE ° 1638 + Marestay 22/03/1704 x Marestay 01/09/1664 Anne DUBOIS. Pierre est marchand à Marestay, puis syndic perpétuel représentant de la communauté de Marestay. Le couple élève au moins 9 enfants nés entre 1666 et 1690, 7 filles et 2 garçons dont Pierre :
Pierre LEMOYNE ° Marestay 12/06/1672 + Marestay 26/11/1722 x Blanzac-les-M 21/02/1702 Jeanne SORIN. Pierre est huissier royal à Marestay, mais aussi marchand. Neuf enfants sont issus du couple, six filles et trois garçons dont Jean futur notaire et Jacques également notaire :
Jacques LEMOYNE ° Marestay 10/05/1713 + Marestay 29/08/1785 x St Pierre de Juillers 31/10/1747 Marie GUIONNET. Jacques est notaire royal à Marestay de 1743 à 1785, et juge sénéchal du comté de Matha. Il n'aura que huit enfants, trois filles dont Suzanne (mère de Suzanne TEXIER) et cinq garçons, dont Jean qui suit :
Jean LEMOYNE ° Marestay 24/06/1756 + St Pierre de Juillers 12/08/1823 x1 Ste Sévère 08/11/1779 Marie JACQUES. Jean exerce la profession de praticien puis de notaire royal. De son premier mariage avec Marie JACQUES il a huit enfants dont Jacques Hippolyte né le 04/10/1792 à Saint-Pierre de Juillers.
Jacques Hippolyte LEMOYNE a une personnalité particulière. Notable exerçant la profession de notaire à Saint-Jean-d'Angély , la ressemblance avec ses ancêtres s'arrête là. Il épouse le 29/05/1820 à St Jean d'Angély sa cousine germaine Suzanne Marie Justine Athénaïs TEXIER (cf tableau ci-joint) dont il n'a que trois enfants nés en 1822, 1824 et 1830. Il devient avocat, puis banquier et sous-préfet. Puis, après le décès de son épouse le 16 février 1845, tout semble basculer. Il commence à voyager, part en Angleterre et se fixe à Jersey. Là il convole en secondes noces avec Elisabeth DRAGE, citoyenne britannique, le 19 avril 1854 à Saint-Helier, comme l'indique la transcription de l'acte effectuée huit années plus tard le 4 avril 1862 dans le registre de Saint-Jean-d'Angély :




Jacques Hippolyte demeure à Saint-Helier jusqu'à son décès le 2 janvier 1875.

La famille JACQUES est charentaise issue de marchands d'Echallat. Leur descendant Jean épouse le 03/02/1855 à St Pierre de Juillers Marguerite GUIONNET, belle-sœur de Jacques LEMOYNE.
Leur fille Marie JACQUES ° Ballans 10/12/1756 + Saint-Pierre-de-Juillers 14/12/1803 épouse à son tour le 08/11/1779 à Sainte-Sévère son cousin germain par les GUIONNET, Jean LEMOYNE dont nous avons parlé ci-dessus.
!
Les GUIONNET sont originaires de Cherbonnières, paroisse de 83 feux située au Nord de Matha. Ils sont marchands et laboureurs à bœufs. Etienne x Claude BOLLEAU parents de Charles né vers 1660.
Charles GUIONNET x Paillé ca 1691 Renée FORGET d'où :
Etienne GUIONNET marchand ° Cherbonnières 04/06/1700 + Saint-Pierre-de-Juillers 17/04/1783 x id 14/02/1724 Marie VERNOU. Ce couple sera à l'origine de 3 branches de l'ascendance étudiée grâce à leurs deux filles :
Marie GUIONNET ° Saint-Pierre-de-Juillers 18/05/1729 épouse de Jacques LEMOYNE
et Marguerite GUIONNET ° Saint-Pierre-de-Juillers 03/03/1733 épouse de Jean JACQUES.
On notera ainsi 2 mariages entre cousins germains, soit 3 fois le couple Etienne GUIONNET x Marie VERNOU dans la 5è génération, et 2 fois le couple Pierre LEMOYNE x Jeanne SORIN. 


La famille TEXIER est originaire de Fontenet petite paroisse proche de Saint-Jean-d'Angély dénombrant 123 feux en 1685. Ils sont aussi marchands. On trouve successivement :
Pierre TEXIER x Jeanne GUÉRIN d'où :
Barthélemi TEXIER ° vers 1694 + Fontenet 22/02/1736 x Saint-Jean-d'Angély 20/08/1724 Catherine CORBINEAU d'où au moins 4 enfants dont :
Louis Barthélemy TEXIER laboureur à bœufs et marchand ° vers 1729 + Fontenet 16/03/1788 x Fontenet 31/01/1757 Jeanne IZAMBARD fille de Jean et Jeanne PERROGON. Ce mariage comporte encore une composante de consanguinité. En effet une dispense de parenté 3/4 a été prononcée. Malheureusement les dispenses de consanguinité n'ayant pas été conservées dans le diocèse de Saintes il est impossible d'arriver à construire le tableau de parenté avec la souche commune. Malgré l'ascendance à 2 générations d'un côté et à 3 générations de l'autre côté je n'ai pas réussi. Le challenge est ouvert !
Parmi leurs 8 enfants se trouve :
Pierre TEXIER avocat , procureur au siège royal de Saint-Jean-d'Angély ° Fontenet 25/10/1763 + 1831 x Marestay 21/11/1786 Suzanne LEMOYNE fille de Jacques et Marie GUIONNET (où l'on retrouve la branche LEMOYNE !) d'où Suzanne Marie Justine Athénaïs TEXIER mère d'André LEMOYNE.




Document réalisé et transmi par Mme Marie Brigitte Charrier(mb17)
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