Raymond GRENSON

Raymond GRENSON

  • Né le 10 novembre 1930 (lundi) - Ampsin, 4540, Liège, Wallonie, BELGIQUE
  • Décédé le 24 octobre 2023 (mardi) - Rocourt, 4000, Liège, Wallonie, BELGIQUE, à l'âge de 92 ans
  • Inhumé le 31 octobre 2023 (mardi) - Alleur, 4432, Liège, Wallonie, BELGIQUE, Cimetière d'Alleur
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Parents

Union(s) et enfant(s)

Frères et sœurs

Événements

10 novembre 1930 :
Naissance - Ampsin, 4540, Liège, Wallonie, BELGIQUE
de 1950 à 1955 :
Titre - Chatkol, CORÉE du SUD
Participation à la guerre de Corée (voir note)
Blessé en 1953
24 octobre 2023 :
Décès - Rocourt, 4000, Liège, Wallonie, BELGIQUE
Source : Faire part de décès
31 octobre 2023 :
Inhumation - Alleur, 4432, Liège, Wallonie, BELGIQUE, Cimetière d'Alleur
Columbarium cimetière d'Alleur

Notes

La guerre de Corée fut marquée par la création, sous l'égide de l'Onu, d'un commandement militaire rassemblant 21 pays alliés à la Corée du Sud, dont la Belgique. Le gouvernement belge répondit à l'appel onusien en avalisant la création du Corps deVolontaires pour la Corée, en coopération avec le Grand-Duché de Luxembourg, en juillet 1950. Au total, 3.498 Belges seront engagés dans les hostilités et 106 perdront la vie.
Très concrètement, la Belgique n'envoie pas de soldats réguliers sur le front et fait uniquement appel à des volontaires. L'État belge n'est en effet pas en guerre contre la Corée du Nord et n'est lié par aucun traité d'alliance avec le Sud. De plus, la Constitution belge interdit l'envoi de miliciens sur des théâtres d'opérations hors frontières.
Lors du premier appel, plus de 2.000 Belges se portent volontaires et sont examinés aux centres de sélection de Gand et de Namur. Finalement, 700 passeront avec succès le processus de sélection et seront formés au camp de Bourg-Léopold dès octobre 1950. Ils sont rejoints par quelques volontaires luxembourgeois. Ces derniers, formés aux côtés des Belges, seront au nombre de 78 au cours des trois ans de conflit.
Le corps belgo-luxembourgeois embarque à Anvers le 18 décembre 1950 sur le Kamina, navire de la Force navale belge, et arrive à Pusan, dans le sud-est de la Corée du Sud, le 31 janvier 1951. Des troupes sud-coréennes sont alors adjointes au Corps de Volontaires et l'unité est subordonnée à la 3e division d'infanterie des États-Unis.
À leur arrivée en péninsule coréenne, la situation sur le terrain a tourné à l'avantage des troupes nord-coréennes, appuyées par l'Armée des Volontaires du peuple chinois. Ces dernières parviennent en effet à repousser les troupes du commandement des Nations unies, dès la fin de 1950, hors des frontières nord-coréennes et finissent par s'emparer de Séoul, la capitale sud-coréenne, et d'une large partie du sud de la péninsule en janvier 1951.
Du 22 au 26 avril 1951, les volontaires belges et luxembourgeois combattent dans la bataille de la rivière Imjin. L'objectif des combats est d'empêcher les forces du Nord de reprendre Séoul, libérée en mars 1951 par les forces de l'Onu. Un bataillon belge se joint aux forces britanniques de la 29e brigade d'infanterie et parvient à conserver sa position pendant trois jours malgré une nette infériorité numérique en comparaison au camp opposé. Si la brigade se replie finalement, sa résistance permet aux forces de l'Onu de se préparer à défendre le nord de Séoul, ce qu'elles feront avec succès. Au total, les combats feront près de 150 morts dans les rangs du Commandement de l'Onu, dont 12 Belges.
Le "courage et l'héroïsme" du Corps de Volontaires pour la Corée dans cette bataille sont salués par l'armée américaine et le bataillon fait l'objet d'une citation présidentielle américaine et d'une citation présidentielle coréenne.
Les volontaires belges et luxembourgeois participent encore à deux batailles importantes du conflit. La première se déroule à Haktang-ni du 9 au 13 octobre 1951, en territoire nord-coréen actuel, non loin de la frontière entre les deux Corées, dansle cadre de l'"Opération Commando". Cette dernière vise à empêcher les troupes du Nord de couper les lignes d'approvisionnement du Commandement des Nations unies près de Séoul. Les soldats belges sont chargés de tenir une position sur une colline isolée et font face aux tirs nourris des membres de l'Armée des Volontaires du peuple chinois. Le contingent belge est alors au plus bas en termes d'effectifs en raison du départ vers la Belgique de soldats combattant depuis février. Les combats s'achèvent après quatre jours et les troupes de l'Onu se replient, ayant rempli leur objectif défensif. Au total, 10 soldats du Commandement de l'Onu ont perdu la vie au cours de la bataille.
Quelques mois avant la signature de l'armistice, le Corps de Volontaires pour la Corée prend part à la bataille de Chatkol, à hauteur de la frontière entre les deux Corées au cœur d'une zone regroupant de nombreuses troupes du Nord, appelée le Triangle de fer. Le bataillon belge tiendra sa position pendant 55 nuits. Au total, 24 volontaires perdent la vie au cours des combats.
En trois années de conflit, les combats menés par le Corps de Volontaires pour la Corée auront coûté la vie à 106 Belges et deux Luxembourgeois. Les dépouilles de ces soldats ont toutes été rapatriées, selon le site officiel du Cimetière commémoratif des Nations unies en Corée. Cinq Belges sont également considérés comme disparus.
Après la signature de l'armistice mettant fin aux combats le 27 juillet 1953, l'Onu maintient une présence militaire sur place afin d'assurer la sécurité de la Joint Security Area (Zone de sécurité commune), le principal point de contact entre les deux pays créé à hauteur de la frontière.
Les derniers soldats du contingent belge quittent finalement la Corée en 1955.
La mémoire des combattants est honorée par plusieurs monuments en Belgique ainsi qu'en Corée du Sud où le drapeau belge figure non loin de la frontière avec le Nord, devenue la trace indélébile d'une guerre qui coûta la vie à deux à trois millions de personnes dont une large majorité de civils.
source: Journal "La libre Belgique"

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