Anne Marie Constance DELVAUX
Anne Marie Constance DELVAUX
- Baptisée le 20 janvier 1838 (samedi) - Montenaken, 3890, Limbourg, Flandre, BELGIQUE
- Née le 20 janvier 1838 (samedi) - Montenaken, 3890, Limbourg, Flandre, BELGIQUE
- Décédée le 30 septembre 1899 (samedi) - Dunkerque, 59240, Nord, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE, rue de la Paix 22, à l'âge de 61 ans
- religieuse
Parents
- Philippe DELVAUX 1800-1860
- Marie Josephe TYRION 1797-1872
Frères et sœurs
- Marie Josephine Alexandine DELVAUX 1825-1885
- Ferdinand DELVAUX 1828-1889
- Anne Elisabeth DELVAUX 1832-1854
- Alexandre DELVAUX 1834-1901
- Anne Marie Constance DELVAUX 1838-1899
Événements
- 20 janvier 1838 :
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Baptême - Montenaken, 3890, Limbourg, Flandre, BELGIQUE
Source : Acte de baptême
- 20 janvier 1838 :
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Naissance - Montenaken, 3890, Limbourg, Flandre, BELGIQUE
Officiant (prêtre, maire…) : Fiche privée · Mentionné(e) : Philippe DELVAUX 1800-1860 · Mentionné(e) : Nicolas VANDEVORST 1798-1874 · Mentionné(e) : Ferdinand VANDEVORST ~1812-?Source : Acte de naissance
- avant 1866 :
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Ordination - Gent, 9000, Flandre Orientale, Flandre, BELGIQUE, rue du chantier
Avant d'être mutée en France, Anne Marie Constance Delvaux (Sœur Augustine) a fait son noviciat ou a exercé au Couvent des Sœurs Noires de Gand (Klooster der Zwarte Zusters).Cette étape gantoise éclaire d'ailleurs les raisons et la logistique de son départ vers Dunkerque en 1866 :
1. Le couvent des Sœurs Noires de Gand au XIXe siècleSon rétablissement historique : Chassées par la Révolution française à la fin du XVIIIe siècle, les Sœurs Noires augustines se réinstallent à Gand au début du XIXe siècle.L'adresse de l'époque : À partir de 1833, la communauté gantoise s'établit définitivement dans ses bâtiments de la rue Houtbriel. C'est précisément dans ce grand couvent urbain que Sœur Augustine a vécu et a été formée aux soins des malades à domicile avant 1866
.2. Le lien direct entre Gand et Dunkerque
Le réseau des Augustines : Au XIXe siècle, les congrégations religieuses de la règle de Saint Augustin en Belgique et dans le Nord de la France entretenaient des liens très étroits. Les couvents de Flandre (comme ceux de Gand ou de Bruges) envoyaient régulièrement des religieuses en renfort dans les couvents francophones ou frontaliers.
La chaîne de solidarité de 1866 : Lors de l'épidémie de choléra de 1866, le couvent de Dunkerque manquait de bras pour s'occuper de la population. C'est l'administration de la communauté — probablement depuis la maison de Gand — qui a encadré et décidé de sa mutation vers le port français.vie quotidienne d'une Sœur Noire à Gand à cette époque
Dans les années 1850-1860, au moment où Anne Marie Constance Delvaux (Sœur Augustine) y vit, la vie quotidienne au Klooster der Zwarte Zusters de Gand (situé rue Houtbriel) oscille en permanence entre la rigueur monastique cloîtrée et la confrontation directe avec la misère urbaine.
Voici à quoi ressemblaient ses journées à cette époque, régies par les statuts stricts de la règle de Saint Augustin :
A. Une vie communautaire rythmée par la prière et le silence
Le réveil et les offices : La journée commence très tôt (vers 4h30 ou 5h) au son de la cloche. La vie est rythmée par la liturgie des heures (les Matines, les Laudes, la Messe de communauté, etc.).Le "Grand Silence" : Depuis le repas du soir jusqu'après la prière du lendemain matin, un silence absolu (silentium) règne dans le couvent.Les repas en commun : Au réfectoire, les Sœurs Noires mangent dans le silence le plus complet. Pendant le repas, l’une des sœurs est chargée de lire à voix haute un ouvrage pieux ou historique. La nourriture y est simple et frugale, le calendrier catholique imposant de très nombreux jours de jeûne.
B. Le cœur de leur mission : Les soins aux malades "hors les murs"Contrairement à d’autres ordres totalement cloîtrés, les Sœurs Noires sont des religieuses apostoliques et hospitalières. C'est leur vocation principale :La garde à domicile : Les sœurs quittent le couvent de la rue Houtbriel par deux pour se rendre au chevet des malades de la ville de Gand, particulièrement chez les plus pauvres. Elles administrent les remèdes, veillent les mourants, lavent le linge et s'occupent de la toilette mortuaire.L’habit de travail : Pour sortir dans les rues pavées et souvent insalubres de Gand, elles revêtent leur tenue complète, celle-là même qui leur donne leur nom : une longue robe noire en laine, un grand scapulaire noir et un voile noir de lin. Un costume austère et lourd, peu confortable en été.
C. La vie interne au couvent (Le Noviciat) C'est dans ce couvent que Sœur Augustine a reçu sa formation religieuse et médicale :Le travail manuel : En dehors des temps de prière et de sortie chez les malades, les sœurs accomplissent les tâches quotidiennes indispensables à la survie de la communauté : entretien du potager, cuisine, confection et réparation des draps ou des habits de laine.L’obéissance et la discipline : La communauté est dirigée par une Supérieure. Quatre fois par an, les sœurs se réunissent pour le « chapitre des coulpes ». Chaque religieuse doit y confesser publiquement ses manquements à la règle (avoir brisé le silence, être arrivée en retard à un office, etc.) et recevoir une pénitence.
D. Le tournant de 1866 : Pourquoi Gand l'a envoyée à Dunkerque ? Gand était une grande "maison-mère" capable de former des novices solides. En 1866, lorsque l’épidémie de choléra frappe violemment le nord de la France et la Belgique, le couvent de Dunkerque, dépassé par le nombre de morts, appelle à l'aide son réseau augustin.Ayant acquis sa formation aux soins d'urgence au milieu de la population ouvrière gantoise, Sœur Augustine avait le profil idéal. C'est cette abnégation quotidienne apprise à Gand qu'elle est allée appliquer à Dunkerque jusqu'à la fin de sa vie
Elle est dite soeur Augustine dans son acte de décès, comme l'ordre est celle des soeurs Augustines il n'est pas dit que c'est son nom de soeurSources :- documents
- documents
- 1866 :
- Domicile - Gent, 9000, Flandre Orientale, Flandre, BELGIQUE, couvent des soeurs Augustines
- 16 janvier 1866 :
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Autre événement : Mutation - Dunkerque, 59240, Nord, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE, rue de la Paix 22
est mutée au couvent des "soeurs noires" comme garde malade en vue de renforcer l'effectif
"Le souvenir des Augustines ne devait pas être perdu.
Toutefois leur ordre, rétabli dans le pays et notamment à Bailleul et à Bergues, n'offrait pas les ressources d'u_n nombreux personnel, et d'un autre côté, le besoin urgent de services et secours à domicile se faisant sentir,on recourut, en 1827, aux Filles de l'Enfant-Jésus de Lille,· qui, pendant de longnes années, rendirent aux malarde et nécessiteux de toutes les classes d'inappréciables services.
Mais les statuts 08 cette congrégaltion ne permettant pas le déplacement des religieuses hors de la communauté, la faculté momentanée de ia cohabitation leur fut retirée.
Ce fut alors qu'on songea, pour relier l'avenir au passé, aux Sœurs Augustines de Gand ,qui acceptèrent avec empressement la proposition qu'on était venu leur faire."Source : documents - 30 septembre 1899 :
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Décès - Dunkerque, 59240, Nord, Nord-Pas-de-Calais, FRANCE, rue de la Paix 22
Âge : 61
prénom devenu Marie Anne ConstanceSource : Acte de décès
Notes
Anne Marie Constance DELVAUX devenue Soeur Augutine est décédéè à Dunkerque en 1899. Le certificat de décès fut communiquer le 4 septembre 1903 à Montenaken (voir acte de décès)