Guillaume DELVAUX
Parents
- Gilles DELVEAULX ~1651-1733
- Marie BUQUET †1689
Frères et sœurs
- Gilles DELVAUX 1679-?
- Guillaume DELVAUX 1681-1761
- Barbe DELVAUX 1684-?
- Marie Agnès DELVAUX 1686-?
- Jean Philippe DELVAUX <1689-?
- Henri DELVAULX 1689-1746
Demi-frères et demi-sœurs
- Guillaume DELVAUX 1695-? (par Gilles DELVEAULX)
- Marie Françoise DELVAUX 1697-1746 (par Gilles DELVEAULX)
- Marie Anne DELVAULX 1703-1763 (par Gilles DELVEAULX)
Événements
- 22 juillet 1681 :
- Baptême - Blehen, 4280, Liège, Wallonie, BELGIQUE
- 1732 :
-
Profession
Evêque d'Ypres (Ieper)
- 12 octobre 1761 :
- Décès - Ieper, 8900, Flandre Occidentale, Flandre, BELGIQUE
- Titre : Evêque d'Ypres 1732-1761
Notes
Une tradition locale situe, rue du Centre, dans une maison proche de la ferme Bourmanne le lieu de naissance de Guillaume Delvaux (qui par coquetterie écrivait son nom Delvaulx). Ce qui pourrait militer en ce sens est la présence en façade, sous letoit, d’une pierre sculptée en bas-relief, qui semble être la partie supérieure d’une croix funéraire.
En fait, cette habitation fut la maison mortuaire du père du 16 e évêque d’Ypres, époux en secondes noces de Marie-Anne Le Flament. Il succomba le 21.4.1733 dans ce qui était alors le logis de sa fille Marie Françoise.
Où donc, dans ce cas, le fils de Gilles et de Marie Buket (ou Buquet) a-t-il vu le jour ? Il existe 2 possibilités. Soit il a ouvert les yeux près de la forge paternelle, qui se trouvait entre l’ancienne demeure de Paul Tihon et celle de Jean Paquot. Soit son père était déjà devenu le fermier du châtelain, en 1681. Il serait donc né dans la partie ferme du château de Blehen, de nos jours disparue. De toute façon, il est né dans la partie basse du village, nommée en wallon : avè là bas.
Guillaume (1681-1761), le plus célèbre des enfants de Blehen, a pour mère Marie Buket. Elève des Jésuites de Liège, docteur en théologie, président du collège Viglius à Louvain, 2 fois recteur de l'Université de Louvain en 1718 et 1723, pour une durée de 6 mois chaque fois (suivant l'usage du temps), il devient le 16 e évêque d'Ypres en 1732, après avoir combattu les idées jansénistes et notamment le professeur Van Espen. Il faut avouer qu'en raison des guerres et des querelles théologiques,l'Université à cette époque a perdu de son prestige et connaît un déclin matériel, moral et intellectuel.
Choisi pour son orthodoxie, le prélat connaît un fécond apostolat durant 29 ans. C'est lui qui le 29.6.1744 offre les clés de la ville au roi de France Louis XV, qui conquiert le pays. La cathédrale d'Ypres a conservé son nom écrit en latin sur le grillage en fer forgé qui entoure le choeur. Quant à son blason, il est visible sur le vitrail consacré entièrement aux blasons des évêques successifs. Dans la partie supérieure de l'écu figurent un marteau de forgeron et 2 masses rectorales ; sur l'autre partie, on voit 3 lions brabançons à mi-corps. Comme émaux, le dessus de l'écu coupé est d'argent et le dessous d'or ; les meubles supérieurs ont une couleur brune tandis que les lions sont de sable (couleur noire). Sa devise est :"Nascimurad labores" (nous venons au monde pour travailler).
Il est revenu visiter au moins une fois son village natal, à l'âge de 68 ans, le 9.7.1749, une fois la guerre terminée. Sa famille habitait une ferme située à l'endroit de l'actuel château d'Herzée.
Il a fondé en l'église un anniversaire en mémoire de ses parents et de son grand-oncle et parrain, l'abbé Guillaume de Brus : la pierre qui rappelle cet événement se trouve toujours du côté droit du sanctuaire. Il a aussi doté la chapelle Saint-Donat d'une relique qui paraît avoir disparu, de nos jours.
Il a choisi pour sépulture la partie arrière du maître-autel de sa cathédrale et repose donc à côté de Corneille Janssen, l'hérétique dont il a tant combattu les idées.
Pour terminer, une anecdote. Un quidam s'étonnait qu'on choisit un fils de forgeron pour devenir prélat. A quoi quelqu'un répondit : "C'est qu'il y a beaucoup d'ânes à ferrer"...
Une découverte majeure au sujet de la carrière du prélat : il aurait pu rester obscur religieux. Puisque, le 6.10.1699, une « convention » est signée entre le curé Guillaume de Brus et les dirigeants des Augustins de Huy. Il y est question que son « neveu » (en fait son petit-neveu), Guillaume Delvaux, dix-huit ans, y soit accepté comme « religieux clerx ». Le pasteur devra fournir cinq « habits » ; il devra en outre payer la « table de noviciat », deux ans de théologie ainsi que des meubles.
A propos de la pierre commémorative dans l’église, côté évangile, nous avons d’abord cru que le blason supérieur était celui du curé de Brus, les armoiries de gauche la propriété du père, Gilles, celles de gauche représentant la mère, Marie. Des découvertes récentes permettent de remettre en question ces attributions : en fait, la famille s’est inspirée d’armoiries existantes et figurent, de haut en bas et de gauche à droite, les blasons de l’évêque, du père et du grand-oncle.
source : blog de Florent Ista https://florentista.wordpress.com/2011/12/24/naissance-de-leveque-guillaume-delvaux/
En fait, cette habitation fut la maison mortuaire du père du 16 e évêque d’Ypres, époux en secondes noces de Marie-Anne Le Flament. Il succomba le 21.4.1733 dans ce qui était alors le logis de sa fille Marie Françoise.
Où donc, dans ce cas, le fils de Gilles et de Marie Buket (ou Buquet) a-t-il vu le jour ? Il existe 2 possibilités. Soit il a ouvert les yeux près de la forge paternelle, qui se trouvait entre l’ancienne demeure de Paul Tihon et celle de Jean Paquot. Soit son père était déjà devenu le fermier du châtelain, en 1681. Il serait donc né dans la partie ferme du château de Blehen, de nos jours disparue. De toute façon, il est né dans la partie basse du village, nommée en wallon : avè là bas.
Guillaume (1681-1761), le plus célèbre des enfants de Blehen, a pour mère Marie Buket. Elève des Jésuites de Liège, docteur en théologie, président du collège Viglius à Louvain, 2 fois recteur de l'Université de Louvain en 1718 et 1723, pour une durée de 6 mois chaque fois (suivant l'usage du temps), il devient le 16 e évêque d'Ypres en 1732, après avoir combattu les idées jansénistes et notamment le professeur Van Espen. Il faut avouer qu'en raison des guerres et des querelles théologiques,l'Université à cette époque a perdu de son prestige et connaît un déclin matériel, moral et intellectuel.
Choisi pour son orthodoxie, le prélat connaît un fécond apostolat durant 29 ans. C'est lui qui le 29.6.1744 offre les clés de la ville au roi de France Louis XV, qui conquiert le pays. La cathédrale d'Ypres a conservé son nom écrit en latin sur le grillage en fer forgé qui entoure le choeur. Quant à son blason, il est visible sur le vitrail consacré entièrement aux blasons des évêques successifs. Dans la partie supérieure de l'écu figurent un marteau de forgeron et 2 masses rectorales ; sur l'autre partie, on voit 3 lions brabançons à mi-corps. Comme émaux, le dessus de l'écu coupé est d'argent et le dessous d'or ; les meubles supérieurs ont une couleur brune tandis que les lions sont de sable (couleur noire). Sa devise est :"Nascimurad labores" (nous venons au monde pour travailler).
Il est revenu visiter au moins une fois son village natal, à l'âge de 68 ans, le 9.7.1749, une fois la guerre terminée. Sa famille habitait une ferme située à l'endroit de l'actuel château d'Herzée.
Il a fondé en l'église un anniversaire en mémoire de ses parents et de son grand-oncle et parrain, l'abbé Guillaume de Brus : la pierre qui rappelle cet événement se trouve toujours du côté droit du sanctuaire. Il a aussi doté la chapelle Saint-Donat d'une relique qui paraît avoir disparu, de nos jours.
Il a choisi pour sépulture la partie arrière du maître-autel de sa cathédrale et repose donc à côté de Corneille Janssen, l'hérétique dont il a tant combattu les idées.
Pour terminer, une anecdote. Un quidam s'étonnait qu'on choisit un fils de forgeron pour devenir prélat. A quoi quelqu'un répondit : "C'est qu'il y a beaucoup d'ânes à ferrer"...
Une découverte majeure au sujet de la carrière du prélat : il aurait pu rester obscur religieux. Puisque, le 6.10.1699, une « convention » est signée entre le curé Guillaume de Brus et les dirigeants des Augustins de Huy. Il y est question que son « neveu » (en fait son petit-neveu), Guillaume Delvaux, dix-huit ans, y soit accepté comme « religieux clerx ». Le pasteur devra fournir cinq « habits » ; il devra en outre payer la « table de noviciat », deux ans de théologie ainsi que des meubles.
A propos de la pierre commémorative dans l’église, côté évangile, nous avons d’abord cru que le blason supérieur était celui du curé de Brus, les armoiries de gauche la propriété du père, Gilles, celles de gauche représentant la mère, Marie. Des découvertes récentes permettent de remettre en question ces attributions : en fait, la famille s’est inspirée d’armoiries existantes et figurent, de haut en bas et de gauche à droite, les blasons de l’évêque, du père et du grand-oncle.
source : blog de Florent Ista https://florentista.wordpress.com/2011/12/24/naissance-de-leveque-guillaume-delvaux/