Raes DE DAMMARTIN ◉ Sosa : 87 474 304
Parents
Union(s) et enfant(s)
- Marié en 1110, avec Alix DE WARFUSEE ~1091-? dont
Événements
- 1090 :
-
Baptême
Le Chevalier à la Barbe
- 1110 :
- Mariage (avec Alix DE WARFUSEE) : Mariage religieux
- 1130 :
- Décès
- Titre : Chevalier
Notes
Jacques de Hemricourt lui donne une origine française qui est contestable. Il serait petit-fils d'Albéric, comte de Dammartin, chambrier de France, et de Clémence de Bar.Il serait le fils troisième d' Albéric, comte de Dammartin et d' Amicie deMeullant et donc le cadet de ses frères Renaud et Simon. En 1214, suite à la trahison de son frère ainé Renaud qui fut emprisonné à vie, Raës eut part à cette disgrâce de Philippe-Auguste, et fut condamné à sortir de France. D'une belle suite, d' un train magnifique et nanti d' une fortune considérable, il vint donc se réfugier à Huy dans la Principauté de Liège.
Voici comment Jacques de Hemricourt raconte son histoire (il est la seule source) :
Il y avait aussi dans le même temps un noble chevalier nommé Raës à la barbe, frère du comte de Dammartin en Gaule, qui ayant encouru la disgrâce de Philippe Ier, roi de France, fut banni de ce royaume. En étant sorti avec beaucoup d'argent, depierreries et une suite nombreuse, il vint s'établir à Huy, où il tenait un grand train de maison, ayant chiens, oiseaux, chasseurs et fauconniers. Tantôt il allait à la chasse et tantôt à la pêche pour se distraire de ses ennuis. Un jour qu'il chassait depuis le matin sur les terres de Warfusée, passant vers midi non loin de la chapelle du château, il entendit la clochette qui annonçait l'élévation. Il poussa son cheval de ce côté, mit pied à terre, entra dans la chapelle et se mit à prierdévotement. Le seigneur de Warfusée entendant quelque bruit, tourna la tête et aperçut le chevalier inconnu. La messe étant finie, il le fit convier à dîner par un de ses gens: Messire Raës y ayant consenti, le seigneur de Warfusée prit son hôte par la main et lui fit grand accueil, en s'enquérant de la cause qui l'amenait dans cette contrée. Il commanda promptement le dîner et envoya prévenir la belle Alix pour qu'elle fît fête au chevalier étranger. Elle se rendit aux ordres de son père, et s'approchant de messire Raës d'un air honnête et gracieux, elle lui dit qu'il était le bienvenu. Le bon seigneur les fit asseoir l'un près de l'autre, et fit faire grande chère non-seulement au chevalier, mais à toute sa suite. Quand ils eurent longuement dîné, et qu'ils se furent bien divertis, Messire Raës remercia le seigneur de Warfusée et sa fille de la bonne réception qu'ils lui avaient faite, et prit congé d'eux avec une parfaite courtoisie. De son côté le bon seigneur le pria, quand son chemin le dirigerait vers le château, d'y renouveler sa visite. Messire Raës, qui déjà se sentait épris d'amour pour la belle Alix, y consentit facilement. Il y revint tant et si bien, dit Hemricourt, qu'après quelques informations prises réciproquement, le chevalier Raës à la barbe, de Dammartin en Gaule, épousa la belle Alix de Warfusée; et leur mariage fut tellement favorisé du ciel qu'ils devinrent les auteurs de cette innombrable lignée de chevaliers dont nous allons tout à l'heure raconter les exploits. Le sire de Warfusée qui s'était fait prêtre, ainsi que nous l'avons vu, ayant laissé à sa fille, parmi ses grands héritages, beaucoup de moulins, cela donna lieu de dire dans le commun peuple, que les nobles de Hesbaye étaient tous sortis d'un prêtre et d'un meunier.
Sources:
- personne: wikipedia
Autre source :
Raes le Chevalier à la Barbe.
Ce chevalier exilé de la cour de Philippe, roi de France, fit construire à peu de distance de Warfusée, une tour qu'il alla habiter et qu'il nomma du nom de Dommartin, en commémoration de ses aïeux.
Quatre siècles et demi se sont écoulés depuis que de Hemricourt a écrit dans son Miroir des Nobles de la Hesbaye, que ce Raes-à-la-Barbe était frère du comte de Dammartin, en Gaules, et qu'il fut banni de ce royaume ayant encouru la disgrâce duroi Philippe Ier ; et depuis, bien des savants, ajoutant foi à l'autorité de ce chroniqueur, ont répété la même chose.
Cependant, de Hemricourt n'a appuyé par aucun document authentique les détails qu'il a fournis sur ce personnage célèbre, dont la naissance, la parenté et même le blason sont contestables.
L'Académie d'Archéologie de Belgique (dont l'auteur de cet ouvrage a l'honneur d'être membre correspondant) a, dans un de ses bulletins consacré une notice savamment écrite et très curieuse concernant Raes de Damrnartin, notice qui prouve que ce chevalier n'appartenait pas à la maison de Dammartin, de Boulogne, et qu'il était, probablement, un chevalier français qui, pour des motifs de sûreté ou autres, se fit passer pour un comte de Damrnartin lorsqu'il vint s'établir au pays de Liége.
Cette opinion est basée sur ce que nulle part, on trouve un Raes-à-la-Barbe, frère du comte de Damrnartin. D'un autre côté, le deuxième volume de l'Art de vérifier les dates, pages 662 et 765, qui rapporte au long l'histoire de la famille de Dammartin, dit qu'AIbéric II, comte de Dammartin, épousa Mahaut de Trie, dont il eut deux fils et trois filles ; l'ainé des fils fut Renaud Ier, qui, en secondes noces, épousa Ide, fille aînée du comte de Boulogne.
Ce Renaud se jeta dans la révolte du comte de Flandre, et fut l'auteur de la ligue qui se forma contre le roi Philippe-Auguste; mais il fut obligé de se sauver en Angleterre, où il excita le roi Jean-sans-Terre à la guerre. Enfin, il combattit pour l'empereur Othon IV, à la bataille de Bovines, y fut fait prisonnier, et enfermé dans un cachot à Péronne, où il mourut en 1227.
Le comté fut confisqué et donné au fils de Philippe-Auguste, qui avait épousé la fille de Renaud ; à sa mort, sa veuve fit hommage du comté au roi Louis IX, qui, paraît-il, le donna au frère de Renaud, nommé Renaud-Simon, qui le posséda peu de temps.
D'ailleurs, dit la notice susmentionnée, Raes de Dammartin d'où venait-il ? Appartenait-il aux Dammartin de Boulogne à titre illégitime ? Il faut en douter, et ce qui doit autoriser le doute à cet égard, ce sont les armoiries blasonnées par de Hemricourt. Raes, dit-il, portait en son écu un gonfanon à trois pendants et au-dessus trois annelets. Or, jamais cette maison n'a eu ces armoiries.
Nous croyons bien faire en ajoutant à l'appui de ce qui précède la notice...
" Collection de tombes, épitaphes et blasons recueillis dans les églises et couvents de Hesbaye " - Baron Léon de Herckenrode, 1845
Voici comment Jacques de Hemricourt raconte son histoire (il est la seule source) :
Il y avait aussi dans le même temps un noble chevalier nommé Raës à la barbe, frère du comte de Dammartin en Gaule, qui ayant encouru la disgrâce de Philippe Ier, roi de France, fut banni de ce royaume. En étant sorti avec beaucoup d'argent, depierreries et une suite nombreuse, il vint s'établir à Huy, où il tenait un grand train de maison, ayant chiens, oiseaux, chasseurs et fauconniers. Tantôt il allait à la chasse et tantôt à la pêche pour se distraire de ses ennuis. Un jour qu'il chassait depuis le matin sur les terres de Warfusée, passant vers midi non loin de la chapelle du château, il entendit la clochette qui annonçait l'élévation. Il poussa son cheval de ce côté, mit pied à terre, entra dans la chapelle et se mit à prierdévotement. Le seigneur de Warfusée entendant quelque bruit, tourna la tête et aperçut le chevalier inconnu. La messe étant finie, il le fit convier à dîner par un de ses gens: Messire Raës y ayant consenti, le seigneur de Warfusée prit son hôte par la main et lui fit grand accueil, en s'enquérant de la cause qui l'amenait dans cette contrée. Il commanda promptement le dîner et envoya prévenir la belle Alix pour qu'elle fît fête au chevalier étranger. Elle se rendit aux ordres de son père, et s'approchant de messire Raës d'un air honnête et gracieux, elle lui dit qu'il était le bienvenu. Le bon seigneur les fit asseoir l'un près de l'autre, et fit faire grande chère non-seulement au chevalier, mais à toute sa suite. Quand ils eurent longuement dîné, et qu'ils se furent bien divertis, Messire Raës remercia le seigneur de Warfusée et sa fille de la bonne réception qu'ils lui avaient faite, et prit congé d'eux avec une parfaite courtoisie. De son côté le bon seigneur le pria, quand son chemin le dirigerait vers le château, d'y renouveler sa visite. Messire Raës, qui déjà se sentait épris d'amour pour la belle Alix, y consentit facilement. Il y revint tant et si bien, dit Hemricourt, qu'après quelques informations prises réciproquement, le chevalier Raës à la barbe, de Dammartin en Gaule, épousa la belle Alix de Warfusée; et leur mariage fut tellement favorisé du ciel qu'ils devinrent les auteurs de cette innombrable lignée de chevaliers dont nous allons tout à l'heure raconter les exploits. Le sire de Warfusée qui s'était fait prêtre, ainsi que nous l'avons vu, ayant laissé à sa fille, parmi ses grands héritages, beaucoup de moulins, cela donna lieu de dire dans le commun peuple, que les nobles de Hesbaye étaient tous sortis d'un prêtre et d'un meunier.
Sources:
- personne: wikipedia
Autre source :
Raes le Chevalier à la Barbe.
Ce chevalier exilé de la cour de Philippe, roi de France, fit construire à peu de distance de Warfusée, une tour qu'il alla habiter et qu'il nomma du nom de Dommartin, en commémoration de ses aïeux.
Quatre siècles et demi se sont écoulés depuis que de Hemricourt a écrit dans son Miroir des Nobles de la Hesbaye, que ce Raes-à-la-Barbe était frère du comte de Dammartin, en Gaules, et qu'il fut banni de ce royaume ayant encouru la disgrâce duroi Philippe Ier ; et depuis, bien des savants, ajoutant foi à l'autorité de ce chroniqueur, ont répété la même chose.
Cependant, de Hemricourt n'a appuyé par aucun document authentique les détails qu'il a fournis sur ce personnage célèbre, dont la naissance, la parenté et même le blason sont contestables.
L'Académie d'Archéologie de Belgique (dont l'auteur de cet ouvrage a l'honneur d'être membre correspondant) a, dans un de ses bulletins consacré une notice savamment écrite et très curieuse concernant Raes de Damrnartin, notice qui prouve que ce chevalier n'appartenait pas à la maison de Dammartin, de Boulogne, et qu'il était, probablement, un chevalier français qui, pour des motifs de sûreté ou autres, se fit passer pour un comte de Damrnartin lorsqu'il vint s'établir au pays de Liége.
Cette opinion est basée sur ce que nulle part, on trouve un Raes-à-la-Barbe, frère du comte de Damrnartin. D'un autre côté, le deuxième volume de l'Art de vérifier les dates, pages 662 et 765, qui rapporte au long l'histoire de la famille de Dammartin, dit qu'AIbéric II, comte de Dammartin, épousa Mahaut de Trie, dont il eut deux fils et trois filles ; l'ainé des fils fut Renaud Ier, qui, en secondes noces, épousa Ide, fille aînée du comte de Boulogne.
Ce Renaud se jeta dans la révolte du comte de Flandre, et fut l'auteur de la ligue qui se forma contre le roi Philippe-Auguste; mais il fut obligé de se sauver en Angleterre, où il excita le roi Jean-sans-Terre à la guerre. Enfin, il combattit pour l'empereur Othon IV, à la bataille de Bovines, y fut fait prisonnier, et enfermé dans un cachot à Péronne, où il mourut en 1227.
Le comté fut confisqué et donné au fils de Philippe-Auguste, qui avait épousé la fille de Renaud ; à sa mort, sa veuve fit hommage du comté au roi Louis IX, qui, paraît-il, le donna au frère de Renaud, nommé Renaud-Simon, qui le posséda peu de temps.
D'ailleurs, dit la notice susmentionnée, Raes de Dammartin d'où venait-il ? Appartenait-il aux Dammartin de Boulogne à titre illégitime ? Il faut en douter, et ce qui doit autoriser le doute à cet égard, ce sont les armoiries blasonnées par de Hemricourt. Raes, dit-il, portait en son écu un gonfanon à trois pendants et au-dessus trois annelets. Or, jamais cette maison n'a eu ces armoiries.
Nous croyons bien faire en ajoutant à l'appui de ce qui précède la notice...
" Collection de tombes, épitaphes et blasons recueillis dans les églises et couvents de Hesbaye " - Baron Léon de Herckenrode, 1845