Jean Théodore Hubert JACQUE
Parents
- Jean Louis JACQUE 1760-1820
- Marie Anne GODEFROID 1769-1832
Frères et sœurs
- Jean Lambert JACQUE 1791-1865
- Pierre Joseph JACQUE 1794-1850
- Charles François Augustin JACQUE 1797-?
- Jean Théodore Hubert JACQUE 1799-1894
- Felix Arnold JACQUE
Événements
- 11 décembre 1799 :
- Naissance - Dochamps, 6960, Luxembourg, Wallonie, BELGIQUE
- 11 décembre 1894 :
-
Décès - Marche-en-Famenne, 6900, Luxembourg, Wallonie, BELGIQUE, rue Porte-Haute
Âge : 95Source : Acte de décès
- Titre : membre du Congrès national de 1830,puis de la Chambre des Représentants pendant de longues années,
Notes
Né le 2O frimaire, an VIII de la République française (ll décembre 1709) de Jean-Louis Jacques, maire de la commune et de Marie-Anne Godefroid, il acquit les connaissances ordinaires de l'instruction primaire à l'école du village. Il commença alors, sous la direction d'un prêtre, des études moyennes qu'il alla terminer au collège de Stavelot. Le jeune Jacques rentré à Dochamps, y remplit quelque temps les fonctions d'instituteur. Mais ce n'était qu'un début trop modeste, car bientôt, à la suite d'un concours, il fut nommé professeur à Virton.
Quelques années après, il devint comptable à Luxembourg, où, dans ses moment de loisir, il se livra à l'étude du droit. Venu à Liége au mois de septembre pour y passer les oxamens d'avocat, il apprit le départ des volontaires de cette ville pour Bruxelles, sous le commandement de Charles Rogier. Théodore Jacques courut les rejoindre, sut payer de sa personne dans les combats contre les Hollandais et fut nommé officier payeur. Au commencement d'octobre, un décret signé L. De Potter, F. de Mérode, Ch. Rogier, S. Van de Weyer et Van der Linden, chargea le jeune Luxembourgeois d'instaurer l'administration nationale dans le district de
Marche, « de surveiller la rentrée prompte et régulière des contributions et d'en faire verser le montant directement dans la caisse du gouvernement provisoire, à la Banque de Bruxelles ».
Lo premier soin du commissaire Jacques fut de vaquer au déguerpissement de son prédécesseur Batave, ce qui se fit à vue et lo plus pacifiquement du monde.
Après quoi, il adressa à la population du vaste arrondissement qui lui était confié, une proclamation dans laquelle, après avoir notifié sa mission, il ajoutait :
« Je compte sur votre confiance et jo mettrai tous mes soins à ne jamais la tromper. Daigne le Ciel bénir le courage et l'union des Belges! »
Jacques s'acquitta de sa mission avec tant de zèle et de tact, qu'il se concilia à la fois la reconnaissance du Gouvernement provisoire et l'amour de ses administrés. Choisi par les électeurs de l'arrondissement pour leur mandataire au Congrès, il fut, plus tard réélu membre de la Chambre des Représentants, jusqu'à ce qu'une loi vint établir l'incompatibilité d'une fonction publique rétribuée par l'Etat, avec le mandat de député. *» A sa retraite, le Parlement lui vota, à titre de récompensenationale, une modeste pension qu'il refusa, à diverses reprises de laisser majorer :
«* A quoi bon ! se contentait-il de répondre, celle que fai me suffit. » Ce désintéressement si rare rappelle celui de l'illustre Catinat disant à Louis XIV, dans des circonstances analogues : *- Tai tout ce qu'il me faut, ce qui arrachait au monarque cette exclamation : « Voilà lepremier homme qui me tient ce langage ! « Décoré de l'Ordre de Léopold et de la Croix de for, le vénérable législateur Constituant déclina également les accroissements décoratifs qui lui furent proposés.
Patriote jusqu'à la passion, homme intègre et indépendant do caractère, comme lo sont généralement les Ardennais, ces Bretons de la Belgique, il évoquait naturellement le souvenir des héros de Plutarque. Aussi jouissait il d'une popularité de bon aloi.
Jacques mourut à Marche, le ll décembre 1895, à l'âge de 96 ans, ayant survécu à tous ses collègues de la Constituante.
ce robuste Ardennais, réalisant sur le tard un rêve de jeunesse, se rendit seul, à l'âge de quatre-vingt-dix ans, à Constantinople, pour y contempler la Corne d'Or.
Quelques années après, il devint comptable à Luxembourg, où, dans ses moment de loisir, il se livra à l'étude du droit. Venu à Liége au mois de septembre pour y passer les oxamens d'avocat, il apprit le départ des volontaires de cette ville pour Bruxelles, sous le commandement de Charles Rogier. Théodore Jacques courut les rejoindre, sut payer de sa personne dans les combats contre les Hollandais et fut nommé officier payeur. Au commencement d'octobre, un décret signé L. De Potter, F. de Mérode, Ch. Rogier, S. Van de Weyer et Van der Linden, chargea le jeune Luxembourgeois d'instaurer l'administration nationale dans le district de
Marche, « de surveiller la rentrée prompte et régulière des contributions et d'en faire verser le montant directement dans la caisse du gouvernement provisoire, à la Banque de Bruxelles ».
Lo premier soin du commissaire Jacques fut de vaquer au déguerpissement de son prédécesseur Batave, ce qui se fit à vue et lo plus pacifiquement du monde.
Après quoi, il adressa à la population du vaste arrondissement qui lui était confié, une proclamation dans laquelle, après avoir notifié sa mission, il ajoutait :
« Je compte sur votre confiance et jo mettrai tous mes soins à ne jamais la tromper. Daigne le Ciel bénir le courage et l'union des Belges! »
Jacques s'acquitta de sa mission avec tant de zèle et de tact, qu'il se concilia à la fois la reconnaissance du Gouvernement provisoire et l'amour de ses administrés. Choisi par les électeurs de l'arrondissement pour leur mandataire au Congrès, il fut, plus tard réélu membre de la Chambre des Représentants, jusqu'à ce qu'une loi vint établir l'incompatibilité d'une fonction publique rétribuée par l'Etat, avec le mandat de député. *» A sa retraite, le Parlement lui vota, à titre de récompensenationale, une modeste pension qu'il refusa, à diverses reprises de laisser majorer :
«* A quoi bon ! se contentait-il de répondre, celle que fai me suffit. » Ce désintéressement si rare rappelle celui de l'illustre Catinat disant à Louis XIV, dans des circonstances analogues : *- Tai tout ce qu'il me faut, ce qui arrachait au monarque cette exclamation : « Voilà lepremier homme qui me tient ce langage ! « Décoré de l'Ordre de Léopold et de la Croix de for, le vénérable législateur Constituant déclina également les accroissements décoratifs qui lui furent proposés.
Patriote jusqu'à la passion, homme intègre et indépendant do caractère, comme lo sont généralement les Ardennais, ces Bretons de la Belgique, il évoquait naturellement le souvenir des héros de Plutarque. Aussi jouissait il d'une popularité de bon aloi.
Jacques mourut à Marche, le ll décembre 1895, à l'âge de 96 ans, ayant survécu à tous ses collègues de la Constituante.
ce robuste Ardennais, réalisant sur le tard un rêve de jeunesse, se rendit seul, à l'âge de quatre-vingt-dix ans, à Constantinople, pour y contempler la Corne d'Or.