Théophile LAMBERT ◉ Sosa : 10
Théophile LAMBERT
◉ Sosa : 10
- Né le 29 juillet 1858 (jeudi) - Attert, 6717, Luxembourg, Wallonie, BELGIQUE
- Décédé le 2 février 1947 (dimanche) - Ans, 4430, Liège, Wallonie, BELGIQUE, Rue Monfort, 86 (maison familiale), à l'âge de 88 ans
- Inhumé le 6 février 1947 (jeudi) - Ans, 4430, Liège, Wallonie, BELGIQUE, Cimetière d'Ans (égalité)
- Receveur honoraire des contributions
Parents
- Henri François LAMBERT 1819-1905
- Marie Emilie LIFFRANGE 1824-1906
Union(s) et enfant(s)
-
Marié le 24 avril 1895 (mercredi), Mouscron, 7700, Hainaut, Wallonie, BELGIQUE, avec
Léonie Marie Louise VAN RENTERGHEM 1871-1949
dont
- Edmond Hyppolite LAMBERT 1896-1959
- Henri François Georges LAMBERT 1897-1972
- Maurice Théophile LAMBERT 1899-1902
- Georges Victor LAMBERT 1902-1970
- Théophile Edmond LAMBERT 1906-1979
- Maurice Henri LAMBERT 1907-1907
- Marie-Louise LAMBERT 1911-2005
- Marguerite Léonie Georgette LAMBERT 1912-2004
Frères et sœurs
- Armance LAMBERT 1852-1941
- Uranie Caroline Augustine LAMBERT 1854-1942
- Albertine LAMBERT 1855-1944
- Théophile LAMBERT 1858-1947
- Emile François Joseph LAMBERT 1863-1916
- Marie-Joséphine LAMBERT 1865-1952
Demi-frères et demi-sœurs
- Mélanie Catherine Emilie SULEAU 1846-1922 (par Marie Emilie LIFFRANGE)
- Marie Julie SULEAU 1849-1849 (par Marie Emilie LIFFRANGE)
Événements
- 29 juillet 1858 :
-
Naissance - Attert, 6717, Luxembourg, Wallonie, BELGIQUE
Témoin : Sébastien Auguste CHARDONAY ~1822-? · Témoin : Henri Joseph COLLARD ~1822-? · Déclarant : Henri François LAMBERT 1819-1905 · Officiant (prêtre, maire…) (Officier d'état civil) : Jean Baptiste PECKELS 1818-1873Source : Acte de naissance
- 1879 :
-
Profession - Rachamps (Bastogne), 6600, Luxembourg, BELGIQUE
Instituteur à l’école Communale de Rachamps. A la suite de mesures prises par l’état belge –qui ont été appelées « loi de malheur » (Loi qui interdisait l'enseignement de la religion dans les écoles),- il a quitté l’enseignement et dès 1889 devient fonctionnaire aux Finances Douanes et Accises (comme son père Henri-François, son frère Emile, ses deux fils Edmond et Henri)
- 24 avril 1895 :
-
Autre événement (avec Léonie Marie Louise VAN RENTERGHEM) : Le quotidien à cette époque - Mouscron, 7700, Hainaut, Wallonie, BELGIQUE
En 1895, Mouscron vit une période de transition fascinante et intense. La localité n'est pas encore une grande ville (elle n'obtiendra le titre officiel de ville qu'en 1963), mais c'est déjà un centre industriel et ouvrier en plein boom, profondément modelé par l'essor du textile et sa proximité immédiate avec la frontière française.
1. Une cité industrielle en pleine effervescenceLe cœur battant du textile : À la fin du XIXe siècle, Mouscron profite pleinement de la dynamique industrielle de la région et des liens étroits avec les grands centres textiles du nord de la France (comme Roubaix et Tourcoing). Filatures, tissages et négoces de laine façonnent le paysage urbain. Des usines et des ateliers commencent à s'implanter au milieu des habitations ou le long des axes de communication.
Le phénomène des frontaliers : En 1895, une part importante de la population active mouscronnoise est déjà constituée de travailleurs frontaliers. Profitant du coût de la vie plus bas en Belgique tout en bénéficiant des salaires souvent plus élevés de l'industrie française voisine, de nombreux ouvriers font la navette quotidienne à pied ou à vélo vers la France.
2. Un visage urbain en train de se moderniser
Un nouvel Hôtel de Ville : Quelques années plus tôt, en 1890, Mouscron s'est doté d'un prestigieux Hôtel de Ville de style néogothique (inspiré de l'architecture flamande traditionnelle et œuvre de l'architecte René Buyck), symbole de la fierté et de l'émancipation bourgeoise et administrative de la commune. Développement des infrastructures : La ville se densifie rapidement. Les rues voient s'ériger des maisons ouvrières en briques rouges typiques de l'architecture industrielle de cette fin de siècle.Institutions et enseignement :
L'année 1895 marque par exemple un tournant dans le social et l'éducation avec la relocalisation et le développement d'institutions caritatives et scolaires (comme la création d'infrastructures pour les orphelins portées par les Sœurs de la Charité, ancêtres de futurs établissements scolaires de la ville)
.3. La condition ouvrière et socialeLa fin de la grande crise : L'économie locale sort progressivement d'une longue période de stagnation et de crise générale qui a touché la Belgique entre 1874 et 1896. Pour la classe ouvrière, la vie quotidienne reste dure : les journées de travail dans les usines ou le travail à domicile pour le compte de fabricants sont longues, souvent de 10 à 12 heures par jour, dans des conditions parfois pénibles.
Le paysage social : Le tissu social est marqué par la dualité entre une bourgeoisie industrielle en ascension et une immense masse laborieuse ouvrière. C'est l'époque où s'organisent les premiers mouvements syndicaux et politiques socialistes et catholiques dans la région, prélude aux grands combats sociaux du début du XXe siècle. - 24 avril 1895 :
-
Mariage (avec Léonie Marie Louise VAN RENTERGHEM) - Mouscron, 7700, Hainaut, Wallonie, BELGIQUE
Témoin : Victor Joseph SULEAU 1866-1932 · Témoin : Oscar Joseph SEYNAEVE 1842-1917 · Témoin : Félicien HOUART 1850-? · Témoin : Nicolas BONTEMPS ~1864-? · Officiant (prêtre, maire…) : Fiche privéea son mariage il était commis aux écrituresSources :
- Acte de mariage
- Livret Mariage
- 1896 :
-
Profession - Mouscron, 7700, Hainaut, Wallonie, BELGIQUE
Commis aux écritures (AN de son fils Edmond)
- 1897 :
-
Profession - Welkenraedt, 4840, Liège, Wallonie, BELGIQUE
vérificateurs des douanes
- 1897 :
- Titre
- 19 avril 1897 :
-
Autre événement (avec Léonie Marie Louise VAN RENTERGHEM) : Domicile - Welkenraedt, 4840, Liège, Wallonie, BELGIQUE
voir acte de mariage de son frère Emile et voir acte de naissance de son fils Henri
- de 1899 à 1947 :
-
Autre événement : Trajectoire professionnelle
La trajectoire géographique de Théophile Lambert retrace une progression classique et linéaire au sein de l'Administration des Contributions directes, douanes et accises en Belgique.
À cette époque (fin XIXe - début XXe siècle), les receveurs de l'État changeaient régulièrement d'affectation au gré des promotions, de l'importance financière des bureaux, et de leur avancement à l'ancienneté.
Voici l'analyse de sa carrière à travers les six localités mentionnées :
1. Lamorteau, Welkenraedt et Mouscron :
Les postes frontaliers (Début de carrière)Théophile Lambert a commencé ou consolidé sa carrière dans des bureaux de douane et de perception hautement stratégiques, tous situés aux frontières de la Belgique
Lamorteau : Ce petit village de Gaume (frontière française) possédait une gare frontière internationale et un bureau de recettes douanières crucial pour le transit des marchandises.
Welkenraedt : Situé à l'époque à la frontière avec la Prusse (Allemagne), c'était l'un des postes de contrôle douanier et de transit ferroviaire les plus importants du pays.
Mouscron : Grand centre industriel et point de passage clé à la frontière française (proche de Tourcoing/Roubaix), impliquant une charge de travail fiscale et douanière intense.
2. Couvin : Le poste de maturité (1906–1912)
C'est à Couvin qu'il s'établit au début du XXe siècle en tant que receveur titulaire des contributions. Les archives de l'état civil confirment son ancrage familial durant cette période
3. Saint-Gérard : Transition rurale (1912-1914)
Après Couvin, il est muté à Saint-Gérard (commune de Mettet). Ce type de bureau gérait les contributions directes (impôts fonciers, taxes agricoles et personnelles) d'un district rural étendu.
4. Ans : Le grand bureau de fin de carrière et la retraite (Autour de 1920–1947)
Ans représente l'aboutissement de son parcours professionnel :Importance du bureau : En périphérie immédiate de Liège, la commune d'Ans connaissait un fort développement industriel, minier et ferroviaire. Être nommé receveur à Ans constituait une promotion vers un bureau de classe supérieure avant la retraite.Retraite et décès : C'est ici qu'il termine sa carrière active, obtenant son titre de receveur honoraire. C'est également dans la région liégeoise qu'il s'éteint en 1947, suivi par son épouse en 1949. - 9 juillet 1899 :
-
Autre événement (avec Léonie Marie Louise VAN RENTERGHEM) : Domicile - Vierves-sur-Viroin, 5670, Namur, Wallonie, BELGIQUE
Naissance de son fils Maurice
- vers 1902 :
-
Profession - Lamorteau, 6767, Luxembourg, Wallonie, BELGIQUE
receveur des contributions et des accises
- 17 mars 1902 :
-
Autre événement (avec Léonie Marie Louise VAN RENTERGHEM) : Domicile - Lamorteau, 6767, Luxembourg, Wallonie, BELGIQUE
voir acte décès de son fils Maurice
- 13 mars 1904 :
-
Profession - Couvin, 5660, Namur, Wallonie, BELGIQUE
Nomination comme Receveur des contributions directes et des accises
Journal "Avenir du Luxembourg" - vers 1906 :
-
Autre événement (avec Léonie Marie Louise VAN RENTERGHEM) : Domicile - Couvin, 5660, Namur, Wallonie, BELGIQUE
De Couvin ils vont à St Gérard où la maison a été brûlée en 18 ou en 19 ? Ensuite à Ans place Nicolay
- vers août 1911 :
- Autre événement (avec Léonie Marie Louise VAN RENTERGHEM) : Famille
- 1912 :
-
Autre événement (avec Léonie Marie Louise VAN RENTERGHEM) : Domicile - Saint-Gérard, 5640, Namur, Wallonie, BELGIQUE
"Dans les registres de population de Saint-Gérard pour 1919 (https://agatha.arch.be/fr/data/ead/BE-A0525_723486_807747#I723486807747491; la description parle d'un registre débutant en 1921, mais les données portent bien sur 1919 et les rétroactes sont également présents, à savoir l'arrivée en 1912), nous trouvons effectivement l'inscription de cette famille. Cependant, s'agissant d'un registre clôturé il y a moins de 120 ans, la délivrance d'une copie de composition de famille est soumise à autorisation du Collège communal de Mettet, conformément à la réglementation en vigueur."
Archives de l'Etat à Namur,
Boulevard Cauchy, 41,
B-5000 Namur.
Belgique. - de 1912 à 1919 :
-
Autre événement (avec Léonie Marie Louise VAN RENTERGHEM) : La vie à Saint- Gérard - Saint-Gérard, 5640, Namur, Wallonie, BELGIQUE
La vie à Saint-Gérard 1912 1918
La période de 1912 à 1918 à Saint-Gérard (village de l'Entre-Sambre-et-Neuse, aujourd'hui rattaché à la commune de Mettet) est profondément marquée par le contraste brutal entre la vie rurale paisible d'avant-guerre et la tourmente tragique de la Première Guerre mondiale.
Voici un aperçu de la vie dans cette région durant ces années charnières :
1. Avant la tourmente : La vie quotidienne (1912–1914)
Au début des années 1912, Saint-Gérard est une communauté rurale vivante, rythmée par le travail de la terre, l'élevage et l'artisanat local, typique de la province de Namur.
· Un cadre rural et traditionnel : La vie s'articule autour des activités agricoles, des saisons et de la paroisse. Le paysage est façonné par de vastes champs, des prairies et de belles propriétés, à l'instar du château Saint-Roch (plus tard connu sous le nom de château Pirmez).
· Le spectre de la mobilisation : Dès 1912-1913, alors que les tensions européennes s'accroissent, les jeunes hommes de la région (les miliciens) sont concernés par le service militaire et les préparatifs de défense du pays.
2. Le choc de l'invasion (Août 1914)
L'été 1914 bascule brutalement dans l'horreur avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale et l'invasion de la Belgique par l'armée allemande.
· La position stratégique : Située entre Namur et Mettet, la région se trouve prise dans la tourmente des combats de la Bataille de la Sambre et de l'encerclement de la position fortifiée de Namur fin août 1914.
· Destructions et violences : Comme beaucoup de localités voisines de l'Entre-Sambre-et-Meuse, Saint-Gérard subit les soubresauts de l'avancée allemande. Des habitations sont incendiées (le château Saint-Roch subira notamment d'importants dégâts par le feu à cette période) et la population locale fait face à la violence des troupes d'occupation.
3. Sous l'Occupation (1915–1918)
Pendant plus de quatre ans, Saint-Gérard, à l'instar du reste du pays, vit sous le joug de l'occupant allemand.
· Le quotidien sous contrainte : La vie est dictée par la pénurie, le rationnement strict, les réquisitions de nourriture, de bétail et de métaux, ainsi que par la peur permanente des décrets allemands.
· La solidarité et la résistance discrète : Malgré le contrôle strict de l'occupant, la population s'organise pour survivre. Certains habitants paieront un lourd tribut à la guerre, que ce soit au front, à travers la déportation ou parmi les victimes civiles.
4. La Libération (Novembre 1918)
L'armistice du 11 novembre 1918 met fin à quatre années de souffrances et d'isolement. Le village, meurtri mais soulagé, retrouve peu à peu sa liberté, entamant un long travail de reconstruction matérielle, mémorielle et psychologique pour panser les plaies de la guerre.
Pour approfondir cette période, penchons-nous sur les trois aspects les plus marquants de cette époque à Saint-Gérard : les combats d'août 1914 (notamment autour de la défense de Namur), le tragique sort du patrimoine local (comme le château Saint-Roch) et le quotidien sous l'occupation.
1. Le mois d'août 1914 et la position fortifiée de Namur
· La menace de l'encerclement : Fin août 1914, l'étau allemand se resserre sur la position fortifiée de Namur. Saint-Gérard se trouve directement dans la zone d'impact et de passage des troupes.
· Le rôle de l'armée belge : La 4e division de l'armée belge, commandée par le général Michel, a pour mission de tenir le secteur pour contrer l'avancée ennemie. Des accrochages et de violents bombardements secouent la région à partir du 22 août, avant que la défense ne finisse par céder face à la puissance de l'artillerie lourde allemande.
2. Le drame du patrimoine : L'incendie du Château Saint-Roch
· Destructions matérielles : Le village paie un lourd tribut aux destructions de la fin du mois d'août 1914. Parmi les édifices les plus touchés figure le château Saint-Roch (aujourd'hui connu sous le nom de château Pirmez).
· Un symbole ravagé : Témoin de l'architecture et de l'histoire locale, le château est incendié par les troupes d'occupation au cours de leur avancée, à l'instar de nombreuses habitations de la localité, victimes des représailles et de la violence qui ont frappé toute la province de Namur au début du conflit.
3. Vivre dans la tourmente (1915–1918)
· L'isolement et la faim : Une fois le front figé plus à l'ouest (en France et dans les Flandres), Saint-Gérard subit le quotidien de la Belgique occupée. Les denrées se font rares, le bétail et les récoltes sont en grande partie réquisitionnés par l'occupant pour nourrir l'armée allemande.
· La solidarité clandestine : Pour pallier les pénuries, la contrebande de survie et les réseaux d'entraide s'organisent discrètement malgré les interdictions strictes et la menace des tribunaux militaires allemands.
Voici les détails concernant à la fois les récits de la résistance civile et des épreuves locales dans l'Entre-Sambre-et-Meuse, et le devoir de mémoire à travers les monuments commémoratifs de Saint-Gérard et de l'entité de Mettet.
1. Résistance civile, survie et solidarité dans l'Entre-Sambre-et-Meuse
Durant la Grande Guerre, la résistance dans des localités comme Saint-Gérard ne prenait pas la forme de combats armés réguliers (l'occupant contrôlant impitoyablement le territoire), mais plutôt d'actes de courage quotidien et de résistance civile :
· Le Ravitaillement et le "Petit Nord" : Face aux réquisitions massives de bétail, de blé et de métaux par l'armée allemande, la population a dû s'organiser pour échapper à la famine. La contrebande de denrées alimentaires entre villages voisins et l'entraide clandestine sont devenues vitales.
· Le franchissement des frontières et le renseignement : L'Entre-Sambre-et-Meuse a vu naître de la part de certains habitants des actes d'aide aux soldats alliés isolés ou aux réfractaires, ainsi que la participation discrète à des réseaux de transmission d'informations. Ces actes, s'ils étaient découverts, menaient directement aux camps de travail ou aux peines capitales par les tribunaux allemands.
· Le lourd tribut des familles : De nombreux civils et soldats de la région (comme en témoignent les archives locales des mobilisés de 1914) ont payé de leur vie, soit tombés au front sous les couleurs belges, soit victimes des exactions d'août 1914 lors de la traversée des troupes.
2. Le Devoir de Mémoire : Monuments et traces mémorielles
Le souvenir de cette période tragique a été ancré dans la pierre au lendemain des conflits pour que les sacrifices de la population ne soient pas oubliés.
· Les monuments aux morts de l'entité de Mettet :
Au centre de la commune et dans les villages avoisinants, des monuments commémoratifs et des plaques nominatives dressent la liste des victimes civiles et des combattants des deux guerres mondiales.
À Saint-Gérard, ces stèles et monuments rappellent la mémoire des enfants du pays morts pour la patrie entre 1914 et 1918.
· Le patrimoine reconstruit comme témoin :
Des sites lourdement touchés, à l'instar du château Saint-Roch (le château Pirmez), incendié en août 1914, sont devenus les symboles architecturaux de la violence de l'invasion allemande dans la région. Leur reconstruction après-guerre a marqué la renaissance du village.
· Les commémorations et reconstitutions :
La région de l'Entre-Sambre-et-Meuse est particulièrement attachée à son histoire militaire. Des initiatives locales, des marches historiques et des rappels pédagogiques (comme des bivouacs commémoratifs) continuent de faire vivre la mémoire de ce passage de l'histoire européenne à Saint-Gérard. - 29 juillet 1912 :
-
Profession - Saint-Gérard, 5640, Namur, Wallonie, BELGIQUE
Nomination comme Receveur des contributions directes et des accises
Journal "Le Soir" - 6 décembre 1919 :
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Domicile - Ans, 4430, Liège, Wallonie, BELGIQUE, Place Nicolaï 32
Maison avec le christ en façade
Adossé à une maison, grand christ en bois polychrome, datant du 16e siècle, protégé par un auvent en bâtière. Ce Christ, qui ornait autrefois la façade de l'ancienne église paroissiale, rue de l'Ouest, fut placé au 19e siècle sur le mur de la propriété des Soeurs de la Providence, qui bordait à l'époque la place Nicolaï, à l'emplacement occupé plus tard par l'ancienne maison communale. Par la suite la sculpture, placée sur le mur d'une maison, sera l'objet d'une vénération particulière de lapart des mineurs de la localité. - 6 mai 1936 :
-
Autre événement (avec Léonie Marie Louise VAN RENTERGHEM) : Caveau de famille - Ans, 4430, Liège, Wallonie, BELGIQUE
achat de la concession au cimetière Ans égalité
remarque: Lambert Edmond et Lambert Agnès ont été transférés au cimetière d'Angleur rue de La belle jardinière - 7 mai 1938 :
-
Autre événement : Acquisition - Ans, 4430, Liège, Wallonie, BELGIQUE, Administration Communale
une concession à perpétuité, d'une parcelle de terrain au cimetière d'Ans Egalité C/7/6
Caveau construit suite au décès de son petit fils Marcel le 3/3/1938
Un 12 places (les deux enfants Marcel et Roger comptant pour une place)Source : documents - 20 septembre 1938 :
- Domicile - Ans, 4430, Liège, Wallonie, BELGIQUE, rue Monfort, 86
- 14 février 1943 :
-
Autre événement - Ans, 4430, Liège, Wallonie, BELGIQUE, Administration Communale
reçoit en tant que chef de ménage sa carte de sinistré en vue de l'approvisionnement en charbonSource : documents
- 2 février 1947 :
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Décès - Ans, 4430, Liège, Wallonie, BELGIQUE, Rue Monfort, 86 (maison familiale)
Muni de tous les sacrements de Notre Mère la Sainte Eglise et de la Bénédiction Apostolique
Signes visibles dans sa vie et sa mémoire
L'habit de sépulture : Il était très fréquent à cette époque que les tertiaires franciscains demandent à être enterrés revêtus du scapulaire et du cordon de l'ordre, ou même du grand habit de bure marron sous leur linceul
Les faire-part de décès : L'inscription "Tertiaire franciscain" ou "Membre du Tiers-Ordre de Saint-François" figurait systématiquement en tête de leurs avis mortuaires, juste à côté de leurs distinctions professionnelles.Sources :- Lettre mortuaire
- Article journal La Wallonie du 06 02 1947
- 6 février 1947 :
-
Inhumation - Ans, 4430, Liège, Wallonie, BELGIQUE, Cimetière d'Ans (égalité)
Le service funèbre suivi de l'inhumation, dans le caveau de famille, sera célébré en l'église paroissiale d'Ans Sainte-Marie
- Titre : Tertiaire franciscain - Membre de la ligue du Sacré-Coeur
- Autre événement (avec Léonie Marie Louise VAN RENTERGHEM) : Événements divers en photos
Notes
L’Ordre Franciscain Séculier (OFS)
(selon la nouvelle Règle de 1978) (autrefois Le Tiers ordre séculier)
Dès le XIe siècle apparaissent dans l’Église des confréries de laïcs qui s’appliquent à mener une vie évangélique tout en restant dans le monde, mais c’est à François que revient la fondation du premier Tiers Ordre proprement dit (1221 ?), destiné à tous ceux qui, bien qu’obligés de rester dans le monde, aspirent à mener une vie parfaite, à l’image des frères ou des Pauvres Dames.
L’Ordre de la Pénitence (appelé ainsi à ses débuts) comprend des clercs et des laïcs, des hommes et des femmes, des gens mariés et des célibataires, qui vivent dans le monde et conservent leurs biens. Ils doivent éviter tout luxe du vêtement et de la table, toute dépense superflue, tout orgueil de sang ou de situation ; les riches doivent traiter les pauvres comme leurs égaux. Les tertiaires jeûnent deux fois par semaine, doivent réciter les offices, visiter leurs frères malades et assister à leur enterrement, s’engagent à payer la dîme et à ne pas porter d’armes. Cette dernière clause désorganisera les milices communales en Italie et raréfiera les guerres locales.
Le mouvement se répand rapidement, surtout dans les villes, et exerce bientôt une grande influence, même sur le plan politique et social — que l’on pense à saint Louis, tertiaire franciscain et roi de France.
Au XVe siècle, l’intérêt élevé que réclament les banquiers endette ou ruine tant de gens modestes que c’en devient un fléau. Le franciscain Barnabé de Terni fonde les monts-de-piété, établissements de prêts sur gage sur intérêt.
Quelques tertiaires célèbres : sainte Élisabeth de Hongrie, saint Vincent de Paul, saint Jean Bosco, Bx Frédéric Ozanam, tous les papes contemporains de Léon XIII à Jean XXIII, Marthe Robin ; mais aussi : Dante, Pétrarque, Cervantes, Christophe Colomb, Michel-Ange, Raphaël, Palestrina, Liszt, Gounod.
Autrefois la tendance des Tiers Ordres était plus ou moins d’imiter les Ordres religieux. On parlait de prieur, de père ministre, de noviciat, maître des novices, profession. Dans certains pays (surtout Italie et Espagne), les tertiaires portaient pour les cérémonies religieuses un costume distinctif, qui ressemblait beaucoup à celui du premier ou du deuxième ordre.
Aujourd’hui la tendance est de s’insérer dans le monde, pour y faire pénétrer l’Évangile, plutôt que de s’en séparer. Bien des observances devenues désuètes ont disparu et ont fait place à des formes plus souples. Le vocabulaire s’est rajeuni : la Règle est devenue "projet de vie", le noviciat un "temps de probation", la profession un "engagement". Dans les pays de langue française, on préfère même dire "fraternités" plutôt que Tiers Ordre.
De nouvelles constitutions (appelées Règle de Paul VI, 1978) veillent à maintenir l’unité du mouvement dans le monde entier et sa fidélité à l’esprit de saint François, mais donnent aussi des statuts particuliers pour lui permettre une adaptation très souple à la culture et aux conditions de vie de chaque pays.
En 1993, on comptait 354 220 tertiaires, répartis en 5 195 fraternités.
L'Apostolat de la Prière (Ligue du Cœur de Jésus)
Nous l'avons vu dans la chronologie, l'Apostolat de la Prière a vu le jour le 3 décembre 1844, à Vals, près Le Puy, au scolasticat de la Compagnie de Jésus. Le Père François-Xavier Gautrelet (1807-1886) proposa ce jour-là aux jeunes religieux qui manifestaient leur impatience de partir en mission, d'être actifs dès cet instant, en offrant tous ensemble leurs prières, œuvres et souffrances de chaque jour en union avec le Cœur de Jésus s'immolant à l'autel pour le salut du monde.
Le but poursuivi par chacun des membres de cette association (dont la branche destinée spécialement aux hommes est appelée Ligue du Sacré-Cœur), est donc d'employer ses prières, ses œuvres et ses souffrances à la complète réalisation des désirs du divin Cœur de Jésus, sous les auspices du Cœur immaculé de Marie : établir le règne de Dieu sur la terre. Chaque associé offre également tous ses actes, tant intérieurs qu'extérieurs, en union avec les intentions auxquelles Jésus-Christ s'immole sans cesse sur l'autel.
Il n'y a donc pas là de pratique particulière, mais seulement direction d'intention.
(selon la nouvelle Règle de 1978) (autrefois Le Tiers ordre séculier)
Dès le XIe siècle apparaissent dans l’Église des confréries de laïcs qui s’appliquent à mener une vie évangélique tout en restant dans le monde, mais c’est à François que revient la fondation du premier Tiers Ordre proprement dit (1221 ?), destiné à tous ceux qui, bien qu’obligés de rester dans le monde, aspirent à mener une vie parfaite, à l’image des frères ou des Pauvres Dames.
L’Ordre de la Pénitence (appelé ainsi à ses débuts) comprend des clercs et des laïcs, des hommes et des femmes, des gens mariés et des célibataires, qui vivent dans le monde et conservent leurs biens. Ils doivent éviter tout luxe du vêtement et de la table, toute dépense superflue, tout orgueil de sang ou de situation ; les riches doivent traiter les pauvres comme leurs égaux. Les tertiaires jeûnent deux fois par semaine, doivent réciter les offices, visiter leurs frères malades et assister à leur enterrement, s’engagent à payer la dîme et à ne pas porter d’armes. Cette dernière clause désorganisera les milices communales en Italie et raréfiera les guerres locales.
Le mouvement se répand rapidement, surtout dans les villes, et exerce bientôt une grande influence, même sur le plan politique et social — que l’on pense à saint Louis, tertiaire franciscain et roi de France.
Au XVe siècle, l’intérêt élevé que réclament les banquiers endette ou ruine tant de gens modestes que c’en devient un fléau. Le franciscain Barnabé de Terni fonde les monts-de-piété, établissements de prêts sur gage sur intérêt.
Quelques tertiaires célèbres : sainte Élisabeth de Hongrie, saint Vincent de Paul, saint Jean Bosco, Bx Frédéric Ozanam, tous les papes contemporains de Léon XIII à Jean XXIII, Marthe Robin ; mais aussi : Dante, Pétrarque, Cervantes, Christophe Colomb, Michel-Ange, Raphaël, Palestrina, Liszt, Gounod.
Autrefois la tendance des Tiers Ordres était plus ou moins d’imiter les Ordres religieux. On parlait de prieur, de père ministre, de noviciat, maître des novices, profession. Dans certains pays (surtout Italie et Espagne), les tertiaires portaient pour les cérémonies religieuses un costume distinctif, qui ressemblait beaucoup à celui du premier ou du deuxième ordre.
Aujourd’hui la tendance est de s’insérer dans le monde, pour y faire pénétrer l’Évangile, plutôt que de s’en séparer. Bien des observances devenues désuètes ont disparu et ont fait place à des formes plus souples. Le vocabulaire s’est rajeuni : la Règle est devenue "projet de vie", le noviciat un "temps de probation", la profession un "engagement". Dans les pays de langue française, on préfère même dire "fraternités" plutôt que Tiers Ordre.
De nouvelles constitutions (appelées Règle de Paul VI, 1978) veillent à maintenir l’unité du mouvement dans le monde entier et sa fidélité à l’esprit de saint François, mais donnent aussi des statuts particuliers pour lui permettre une adaptation très souple à la culture et aux conditions de vie de chaque pays.
En 1993, on comptait 354 220 tertiaires, répartis en 5 195 fraternités.
L'Apostolat de la Prière (Ligue du Cœur de Jésus)
Nous l'avons vu dans la chronologie, l'Apostolat de la Prière a vu le jour le 3 décembre 1844, à Vals, près Le Puy, au scolasticat de la Compagnie de Jésus. Le Père François-Xavier Gautrelet (1807-1886) proposa ce jour-là aux jeunes religieux qui manifestaient leur impatience de partir en mission, d'être actifs dès cet instant, en offrant tous ensemble leurs prières, œuvres et souffrances de chaque jour en union avec le Cœur de Jésus s'immolant à l'autel pour le salut du monde.
Le but poursuivi par chacun des membres de cette association (dont la branche destinée spécialement aux hommes est appelée Ligue du Sacré-Cœur), est donc d'employer ses prières, ses œuvres et ses souffrances à la complète réalisation des désirs du divin Cœur de Jésus, sous les auspices du Cœur immaculé de Marie : établir le règne de Dieu sur la terre. Chaque associé offre également tous ses actes, tant intérieurs qu'extérieurs, en union avec les intentions auxquelles Jésus-Christ s'immole sans cesse sur l'autel.
Il n'y a donc pas là de pratique particulière, mais seulement direction d'intention.